WEEKLY NEWS FLASH #147

La semaine écoulée était la dernière avant les élections de mi-mandat. Le président Trump a beaucoup parlé d’immigration et a envoyé 5,200 soldats à la frontière qui sépare les Etats-Unis du Mexique. Retour sur cette décision très controversée et sur le reste de l’actualité. Bonne lecture !

CARAVANE DE MIGRANTS: LE PRÉSIDENT TRUMP ENVOIE 5,200 SOLDATS À LA FRONTIÈRE

Une caravane de plusieurs milliers de migrants partie du Honduras se dirige actuellement vers les Etats-Unis. Ces migrants affirment vouloir atteindre la frontière américaine et demander l’asile aux Etats-Unis. Le président Trump ne cesse quant à lui de répéter que des personnes dangereuses font partie de cette caravane et qu’elles ne passeront pas la frontière. Il a même qualifié la caravane d’ « invasion de notre pays » dans un tweet et annoncé qu’il envoyait l’armée à la frontière.

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Traduction: Beaucoup de membres de gangs et de très mauvaises personnes sont infiltrées dans la caravane qui se dirige vers notre frontière avec le Mexique. Faites demi-tour, vous ne serez pas admis aux Etats-Unis si vous n’utilisez pas la procédure légale. Ceci est une invasion de notre Pays et notre Armée vous attend!

Le Pentagone a confirmé que 5,200 hommes avaient été déployés au Texas, en Arizona et en Californie pour sécuriser la frontière. L’opération a été baptisée Operation Faithful Patriot.

Cette mobilisation de l’armée américaine sur le sol américain est sans précédent et très critiquée, d’autant que la garde nationale se charge généralement de ce genre d’opérations domestiques – mais il est vrai que plusieurs gouverneurs refusent d’envoyer des membres de la garde nationale de leur état pour des opérations à la frontière depuis que l’administration Trump a séparé des enfants de leurs parents cet été. Le président Trump assure que l’opération est nécessaire pour faire face à l’arrivée de la caravane. Beaucoup l’accusent d’instrumentaliser les troupes à des fins politiques. En effet, la caravane de migrants se trouve encore dans le sud du Mexique. Son arrivée n’est donc pas imminente. Par contre, ce déploiement de l’armée intervient une semaine avant les élections de mi-mandat.

Donald Trump a aussi affirmé que le nombre de soldats déployés à la frontière pourrait encore augmenter, jusqu’à 15,000 hommes. Ce serait davantage que le nombre de soldats américains actuellement déployés en Afghanistan (environ 14,000).

Le président a aussi suggéré que les soldats américains pourraient ouvrir le feu contre les migrants pour se défendre si ceux-ci les attaquaient avec des pierres. Il répondait à la question d’un journaliste lui demandant s’il était envisageable que les soldats américains soient amenés à faire usage de leurs armes. Le président a déclaré que le jet de pierres par un migrant serait considéré comme l’usage d’une arme à feu car « cela ne fait pas une grande différence si vous êtes touché au visage par une pierre ou une arme à feu ».

En réalité, il est très peu probable que les soldats américains ouvrent le feu puisque les règles d’engagement du Département de la Défense précisent qu’un soldat n’a le droit d’ouvrir le feu aux Etats-Unis que s’il est menacé et que cette menace constitue un danger mortel imminent ou un danger pouvant provoquer de graves blessures. Tout est question d’interprétation mais quelques jets de pierres ne semblent pas correspondre à cette définition étant donné l’équipement des soldats. Le lendemain, le président Trump est d’ailleurs lui-même revenu sur ses précédentes déclarations, affirmant que l’armée n’ouvrirait pas le feu sur les migrants. Il a toutefois déclaré que ceux qui feraient preuve de violence seraient arrêtés.

Le Washington Post a également rapporté que l’administration Trump avait fait pression sur le gouvernement mexicain pour que celui-ci tente d’empêcher la caravane de parvenir jusqu’à la frontière américaine. Le président mexicain Enrique Peña Nieto a annoncé que le Mexique offrirait des permis de travail et un accès aux soins de santé aux migrants de la caravane qui voudraient s’installer au Mexique. Sur environ 7,000 migrants partis du Honduras au sein de la caravane, environ 1,000 auraient décidé de rester au Mexique. La caravane semble aussi s’être divisée en deux groupes composés chacun d’environ 3,000 personnes, l’un progressant plus rapidement que l’autre vers les Etats-Unis.

LA VIDÉO DE LA SEMAINE

Le président Trump semblait bien décidé à ramener le sujet de l’immigration au cœur du débat politique lors de cette dernière semaine de campagne avant les midterms. Outre l’envoi de l’armée à la frontière, le président a publié sur son compte Twitter une vidéo assimilant immigration et criminalité. Cette vidéo montre des images de Luis Bracamontes, un mexicain qui résidait illégalement aux Etats-Unis et qui a été reconnu coupable du meurtre de deux policiers en 2014. Sur les images filmées au cours de son procès, Bracamontes déclare qu’il est fier d’avoir assassiné des policiers et qu’il en tuera bientôt d’autres. Dans le clip diffusé par le président Trump, les images du procès de Bracamontes sont accompagnées d’un texte affirmant que « Les Démocrates l’ont laissé entrer dans notre pays. Les Démocrates lui ont permis de rester ». [Fact-check: Bracamontes est entré illégalement pour la dernière fois aux Etats-Unis sous la présidence de George W. Bush, après avoir été déporté plusieurs fois]

Le clip montre ensuite, sans transition, des images de la caravane de migrants qui se dirige actuellement vers les Etats-Unis, accompagnées du texte « Qui d’autre les Démocrates veulent-ils laisser entrer? ». Le message est assez clair. Tous les immigrants sont assimilés à de dangereux meurtriers.

CNN a refusé de diffuser cette publicité électorale à l’antenne, la qualifiant de « raciste ». D’autres chaînes l’ont diffusée plusieurs fois, avant d’annoncer qu’elles allaient cesser de le faire. Même Fox News a annoncé qu’elle allait cesser de diffuser le clip (après l’avoir toutefois diffusé à six reprises).

ET CE N’EST PAS TOUT…

Le président Trump a également annoncé lors d’un entretien accordé à deux journalistes d’Axios qu’il songeait à mettre fin au droit du sol (birthright citizenship) par décret présidentiel. Le droit du sol garantit la nationalité américaine à toute personne née sur le sol américain. D’après Donald Trump, il s’agit d’une pratique « ridicule » et les Etats-Unis sont « le seul pays au monde » à garantir automatiquement la citoyenneté à tout bébé né sur son territoire. [Fact-check: En réalité, au moins 30 autres pays dans le monde font la même chose, dont le Canada et quasiment tous les pays d’Amérique Latine]

Concernant le débat sur le birthright citizenship en tant que tel, il n’est pas forcément totalement absurde ni illégitime. Donald Trump n’est pas le seul à réclamer du changement. Le sénateur républicain Lindsey Graham, qu’il est difficile de qualifier d’extrémiste, plaide par exemple en faveur d’une réforme depuis plusieurs années. Les détracteurs du birthright citizenship estiment notamment qu’il encourage à l’immigration illégale. En effet, les personnes s’installant illégalement aux Etats-Unis savent que, même si elles risquent d’être un jour ou l’autre arrêtées et renvoyées dans leur pays d’origine, ce ne sera pas le cas de leurs enfants qui seront nés aux Etats-Unis et seront donc des citoyens américains. D’autre part, des cas d’abus extrêmes existent. Récemment, plusieurs articles de presse ont montré que des femmes chinoises payent des sommes folles pour venir accoucher aux Etats-Unis. Elles retournent ensuite rapidement en Chine avec leur bébé mais celui-ci est néanmoins citoyen américain et pourra en tirer profit plus tard.

Le problème concernant les propos de Donald Trump est 1) qu’ils interviennent au moment où il diffuse une vidéo assimilant tous les immigrants à des meurtriers, ce qui peut laisser penser que sa motivation pour supprimer le birthright citizenship est plus raciste qu’autre chose. Pas une bonne base pour envisager un débat politique sérieux et serein sur une question aussi délicate. Et surtout, 2) qu’il déclare vouloir supprimer le birthright citizenship par décret présidentiel, alors que ce droit est inscrit dans la Constitution. Le quatorzième amendement de la Constitution américaine affirme en effet que:

All persons born or naturalized in the United States, and subject to the jurisdiction thereof, are citizens of the United States and of the state wherein they reside

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Toute personne née ou naturalisée aux Etats-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyenne des Etats-Unis et de l’état dans lequel elle réside

L’immense majorité des juristes estiment donc qu’il faudrait modifier la Constitution pour supprimer le birthright citizenship. Or, modifier la Constitution est complexe et nécessite plus d’une majorité simple des voix au Congrès. Le président Trump devrait en passer par là et ne pourrait donc pas, contrairement à ce qu’il prétend, supprimer le droit du sol à l’aide d’un simple décret présidentiel. S’il tentait effectivement de le faire, la question serait très certainement portée devant les tribunaux et son décret présidentiel jugé anticonstitutionnel et annulé.

NB: Nous entrons ici dans un débat un peu complexe mais sachez qu’un petit nombre de juristes estiment qu’il serait possible pour le président de supprimer le droit à la nationalité à la naissance pour les enfants nés de parents qui ne résident pas légalement aux Etats-Unis. Ces juristes se basent sur la phrase « et soumise à leur juridiction » du quatorzième amendement pour affirmer que la Constitution a été mal interprétée et que le birthright citizenship qu’elle garantit ne devrait en réalité concerner que les enfants nés de parents américains ou résidant légalement aux Etats-Unis. Mais pour l’immense majorité des juristes, la Constitution américaine est bien interprétée et la phrase « et soumise à leur juridiction » désigne toutes les personnes concernées par la loi américaine et pouvant être jugées aux Etats-Unis. Concrètement, c’est le cas de toute personne se trouvant sur le territoire américain, à l’exception des diplomates qui bénéficient de l’immunité diplomatique. (Même si vous résidez illégalement aux Etats-Unis, vous devez respecter la loi américaine et, si vous commettez un crime, vous serez jugé par un tribunal américain). Le député républicain Justin Amash a repris cette interprétation communément acceptée dans un tweet.

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Traduction: Un président ne peut pas amender la Constitution ou les lois existantes par décret présidentiel. Le concept de citoyenneté à la naissance du quatorzième amendement dérive de celui de la Grande-Bretagne. La phrase « et soumise à leur juridiction » exclut principalement les diplomates étrangers, qui ne sont pas soumis aux lois américaines.

La plupart des élus du Congrès semblent d’accord avec cette interprétation largement majoritaire et pensent que si Donald Trump veut supprimer le birthright citizenship, il ne pourra pas le faire unilatéralement par décret présidentiel. Interrogé lors d’une interview à la radio, le Speaker Paul Ryan a déclaré que le président ne pouvait pas revenir sur le droit du sol par décret présidentiel.

You obviously cannot do that. You cannot end birthright citizenship with an executive order. (Vous ne pouvez évidemment pas faire cela. Vous ne pouvez pas supprimer le birthright citizenship par décret présidentiel)

Donald Trump a répliqué sur Twitter en accusant Paul Ryan d’être totalement ignorant à propos de cette question.

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Traduction: Paul Ryan devrait se concentrer sur la tâche de conserver la Majorité plutôt que de donner son opinion sur le droit du sol, un sujet à propos duquel il ne sait rien! Notre nouvelle majorité républicaine y travaillera, ainsi que sur les vides juridiques en matière d’immigration et la sécurisation de notre Frontière!

LE DISCOURS DE LA SEMAINE

Voilà un discours qui n’a sans doute pas reçu l’attention qu’il mérite. Le conseiller à la sécurité nationale John Bolton s’est exprimé à Miami au sujet de l’Amérique Latine. Il a utilisé le terme « troïka de la tyrannie » pour désigner Cuba, le Venezuela et le Nicaragua. Une expression qui rappelle celle d’ « axe du mal » utilisée par George W. Bush.

John Bolton a affirmé que les Etats-Unis avaient l’intention de s’opposer plus fermement aux dictateurs d’extrême gauche qui sévissent en Amérique Latine. Il les a accusés non seulement de causer d’immenses souffrances humaines mais aussi de déstabiliser toute la région. La sécurité nationale américaine serait donc en jeu.

John Bolton est allé jusqu’à affirmer que les Etats-Unis étaient impatients de voir tomber les gouvernements de la « troïka de la tyrannie ».

Enfin, John Bolton s’est aussi réjoui de l’élection d’Ivan Duque en Colombie et de Jair Bolsonaro au Brésil. Les deux nouveaux présidents de droite ne cachent pas leur hostilité au communisme et aux régimes cubain et vénézuélien.

LES PROPOS RACISTES DE LA SEMAINE

Michael Cohen, l’ancien avocat et homme de confiance de Donald Trump qui appelle désormais à voter en faveur des Démocrates aux élections de mi-mandat, a accordé un entretien à Vanity Fair. Il assure avoir entendu Donald Trump prononcer à de nombreuses reprises des propos racistes et choquants à l’encontre des noirs. Cohen assure que Donald Trump tient des propos encore bien plus polémiques en privé qu’en public.

En résumé, Michael Cohen affirme notamment que Donald Trump lui a dit les choses suivantes:

« Les noirs sont trop stupides pour voter pour moi »

« Donne-moi le nom d’un seul pays dirigé par un noir et qui n’est pas un pays de merde »

« Il n’y a que les noirs pour pouvoir vivre comme cela » (Trump aurait fait ce commentaire à Michael Cohen alors qu’ils se déplaçaient en voiture dans un quartier défavorisé de Chicago pour se rendre à une réunion à la fin des années 2000)

Michael Cohen affirme avoir toujours été choqué par les propos racistes tenus par Donald Trump mais s’y être habitué au fil du temps. Il affirme aujourd’hui vouloir se racheter une conscience en disant la vérité au sujet du président, aux Américains comme à la justice.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

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Donald et Melania Trump rendent hommage aux victimes de la tuerie antisémite de Pittsburgh. On les voit ici déposer des cailloux et des fleurs sur les onze étoiles de David érigées aux abords de la synagogue où a eu lieu la fusillade. Ils étaient accompagnés du rabbin de la synagogue, Jeffrey Myers. Ivanka Trump et Jared Kushner avaient également fait le déplacement.

La venue du président Trump à Pittsburgh pour rendre hommage aux victimes ne faisait pas l’unanimité. Certaines associations juives avaient affirmé que le président entretenait la haine en Amérique et s’étaient opposées, en vain, à sa venue. Mais le rabbin de la synagogue avait quant à lui déclaré que « Je suis un citoyen américain. C’est mon président. Il est le bienvenu ».

Les leaders du Congrès, Démocrates et Républicains (Nancy Pelosi, Chuck Schumer, Paul Ryan et Mitch McConnell), avaient été invités par la Maison Blanche à faire le déplacement aux côtés du président. Ils ont tous décliné l’invitation. Paul Ryan et Mitch McConnell ont prétexté avoir d’autres activités prévues et ne pas pouvoir les annuler.

Au total, le président Trump a passé trois heures à Pittsburgh. Après avoir rendu hommage aux victimes aux abords de la synagogue, il s’est rendu dans un hôpital pour rencontrer plusieurs policiers blessés lors de l’attaque.

DES COUPS DE FEU CONTRE UN BUREAU DU PARTI RÉPUBLICAIN EN FLORIDE

Au moins quatre coups de feu ont été tirés à travers les vitres d’un bureau du Parti Républicain dans une petite ville de Floride. Heureusement, l’incident s’est produit durant la nuit. Personne n’était donc présent à l’intérieur du bâtiment et personne n’a été blessé. Le lendemain matin, le responsable du local n’a pu que constater les dégâts (vitres brisées, balles encastrées dans les murs et le plafond). La police pense que le motif de l’attaque était politique puisqu’aucun autre commerce de la rue n’a été vandalisé et que rien n’a été volé. L’auteur des faits n’a pas été retrouvé.

LE PARDON DE LA SEMAINE

Dans ce contexte de violence exacerbée que nous vous décrivons maintenant depuis plusieurs semaines, le député républicain de Floride Carlos Curbelo a décidé de pardonner à un jeune homme qui avait menacé de l’assassiner. Le jeune homme, âgé de 19 ans, a récemment été arrêté par le FBI après avoir menacé Curbelo de mort sur les réseaux sociaux. Après son arrestation, Curbelo a demandé à le rencontrer et le jeune homme s’est alors excusé. Curbelo a décidé de lui pardonner et de ne pas porter plainte contre lui. Lors d’une conférence de presse où les deux hommes sont apparus côte à côte, Curbelo a déclaré que le jeune homme avait pris conscience de la gravité de son acte et que: « Il a fait une erreur et il ne faut pas que sa vie soit ruinée à cause de cela. Je crois aux secondes chances ». Curbelo en a aussi profité pour dénoncer les propos irresponsables de certains élus qui banalisent la violence et ne donnent pas le bon exemple.

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Qui est le plus responsable de la rhétorique négative et du manque de civilité à Washington? D’après un sondage NPR/PBS/Marist, 40% des Américains pensent que c’est le président Trump, 29% les médias, 17% les Démocrates du Congrès et seulement 7% les Républicains du Congrès.

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ROAD TO THE MIDTERMS

J-1⃣ avant les élections de mi-mandat !

  • La carte de la semaine
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Source: Bloomberg News

Cette carte montre quel fut le sujet le plus abordé dans les publicités électorales diffusées à la télévision dans les différentes régions du pays au cours de la campagne électorale. Attention, le sujet le plus abordé ne signifie évidemment pas l’unique sujet abordé. Cependant, il est intéressant de constater que le sujet de l’immigration, sur lequel le président Trump a décidé de se focaliser durant la dernière semaine de la campagne, n’a été le sujet dominant qu’en de rares endroits. Le thème dominant dans la majeure partie du pays fut celui de la santé et de l’accès aux soins.

  • Le classement de la semaine

Voici les cinq campagnes électorales pour le Sénat qui auront coûté le plus cher cette année (dépenses cumulées du candidat démocrate et du candidat républicain): Floride, Nevada, Missouri, Indiana et Arizona.

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Source: CNN
  • Ride with Joe Manchin

Pour les deux derniers jours de sa campagne, le sénateur démocrate Joe Manchin a décidé de traverser son état de Virginie Occidentale à moto pour aller à la rencontre des électeurs. Ceux qui le désirent sont invités à parcourir un bout de chemin avec lui.

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RIP BRENT TAYLOR

Brent Taylor, maire de la ville de North Ogden, en Utah, mais aussi membre de la garde nationale de son état, est décédé cette semaine en Afghanistan. Il y avait été déployé en janvier et devait y rester un an pour entraîner un bataillon de l’armée afghane. Il a été tué dans une attaque perpétrée par un membre rebelle de ce bataillon. Ce dernier a été abattu.

Brent Taylor avait déjà été déployé une fois en Afghanistan et deux fois en Irak. Il s’était engagé après les attentats du 11 septembre 2001, tout comme ses cinq frères. Il laisse derrière lui une femme et sept enfants. Il était un maire très apprécié et son décès a suscité beaucoup d’émotion en Utah. Le lieutenant-général de l’état a tenu à partager la dernière publication de Taylor sur Facebook, dans laquelle il appelait les Américains à participer aux élections de mi-mandat.

I hope everyone back home exercises their precious right to vote. And that whether the Republicans or the Democrats win, that we all remember that we have far more as Americans that unites us than divides us. « United we stand, divided we fall ». God Bless America. (J’espère que tout le monde à la maison exercera son précieux droit de vote. Et que, peu importe si ce sont les Républicains ou les Démocrates qui l’emportent, nous nous souviendrons tous qu’en tant qu’Américains, nous avons beaucoup plus de points communs que de différences. « L’union fait la force, la désunion nous affaiblit ». Que Dieu bénisse l’Amérique)

LA MAUVAISE BLAGUE DE LA SEMAINE

Pete Davidson, humoriste membre de l’équipe de l’émission satirique Saturday Night Live, a été très critiqué après une séquence lors de laquelle il s’est moqué de l’apparence physique d’un vétéran candidat aux élections de mi-mandat.

Dan Crenshaw est candidat à la Chambre des Représentants dans la 2ème circonscription du Texas pour le Parti Républicain. C’est la première fois qu’il se présente à une élection. Il est âgé de 34 ans. C’est un ancien Navy SEAL, unité d’élite de l’armée américaine. Il a perdu un œil en 2012 lors d’une mission en Afghanistan, lorsqu’un engin explosif improvisé a explosé non loin de lui. Il a quitté l’armée en 2016 après dix années de service.

Voici ce que l’humoriste Pete Davidson a déclaré au sujet de Crenshaw alors qu’une photo de ce dernier apparaissait à l’écran (Crenshaw porte un bandeau de pirate pour cacher son œil endommagé):

This guy is kind of cool – Dan Crenshaw. You may be surprised to hear he’s a congressional candidate for Texas and not a hit man in a porno movie. I’m sorry. I know he lost his eye in war – or whatever. (Ce mec est cool – Dan Crenshaw. Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’il est candidat au Congrès au Texas et pas un homme de main dans un film porno. Pardon. Je sais qu’il a perdu son œil à la guerre – ou quelque chose comme ça)

La « blague » a déclenché la fureur de très nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Peut-on rire de tout? C’est un débat éternel.

Dan Crenshaw a réagi de la manière suivante sur son compte Twitter et a vu son nombre de followers augmenter considérablement.

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Traduction: Une bonne règle dans la vie: J’essaye fortement de n’offenser personne; j’essaye encore plus fortement de ne pas être offensé. Ceci étant dit, j’espère que NBC reconnaît que les vétérans ne méritent pas de voir leurs blessures utilisées comme matériel pour de mauvaises blagues.

LA MAUVAISE NOUVELLE DE LA SEMAINE

Jon Huntsman, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, est atteint d’un cancer de la peau. La maladie a été décelée alors qu’elle n’était pas encore à un stade de développement avancé. Huntsman a été soigné et ses chances de guérison seraient élevées. Il n’a pas l’intention de renoncer à son poste à Moscou.

NE CROYEZ PAS TOUT CE QUE VOUS LISEZ SUR FACEBOOK !

On ne le répétera jamais assez. Soyez vigilants lorsque vous vous informez sur les réseaux sociaux.

Depuis qu’il a été démontré que la Russie avait instrumentalisé Facebook lors de la campagne électorale de 2016, le site a ajouté à toutes les publicités qui y sont visibles la mention Paid for by. Les utilisateurs peuvent ainsi savoir qui a payé pour créer et diffuser l’annonce qui s’affiche sur leur écran. Mais cette information est-elle toujours correcte? Apparemment, non. L’équipe de VICE News est parvenue très facilement à créer de fausses publicités électorales au nom des 100 sénateurs des Etats-Unis. N’importe quelle personne mal intentionnée pourrait donc créer de fausses publicités en se faisant passer pour un homme politique et les faire diffuser sur le site en son nom. Nous vous laissons imaginer les conséquences potentielles…

Conseil de pro: La meilleure manière de s’informer sur Internet reste de consulter les sites web officiels de publications reconnues et les pages Facebook ou Twitter officielles des hommes politiques. Si vous voyez des propos choquants attribués à un homme politique dans une publicité ou ailleurs, vérifiez toujours si ce n’est pas une invention avant de vous indigner.

LES TWEETS DE LA SEMAINE 🎃

Les Américains ont fête Halloween cette semaine. Pour l’occasion, le député républicain Mark Sanford avait décidé de distribuer des exemplaires de la Constitution plutôt que des friandises aux enfants qui viendraient frapper à sa porte.

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Quant à Ted Cruz, il continue de s’amuser de la rumeur selon laquelle il pourrait être le Zodiaque, ce fameux tueur en série qui n’a jamais été identifié. Des adeptes de la théorie du complot avaient affirmé il y a quelques années que le sénateur ressemblait au portrait-robot établi du tueur. En réalité, les meurtres du Zodiaque ont eu lieu entre 1966 et 1978 et Ted Cruz est né en 1970. La thèse des complotistes a donc beaucoup amusé la majorité des internautes et est depuis devenue une sorte de blague reprise par tous, y compris le principal intéressé. Le tweet d’Halloween de Ted Cruz a été partagé plus de 60,000 fois. Amazing.

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