WEEKLY NEWS FLASH #164

What. a. week.

La semaine qui vient de s’achever fut plus que chargĂ©e. Sommet de HanoĂŻ, tĂ©moignage de Michael Cohen devant le Congrès, vote contre l’Ă©tat d’urgence Ă  la Chambre des ReprĂ©sentants, dĂ©claration de candidature de Jay Inslee Ă  la prĂ©sidence… On vous rĂ©sume le tout ci-dessous. Bonne lecture !

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Le sommet de HanoĂŻ, lors duquel Donald Trump et Kim Jong-Un ne sont parvenus Ă  aucun accord. Pour tout savoir Ă  ce sujet, lisez notre article Le sommet de HanoĂŻ.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

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Juan Guaidó, le président colombien Ivan Duque et Mike Pence à Bogota, Colombie.

En dĂ©placement dans la capitale colombienne pour y rencontrer Juan GuaidĂł, le vice-prĂ©sident amĂ©ricain Mike Pence a annoncĂ© que les Etats-Unis allaient mettre en place de nouvelles sanctions contre plusieurs membres du rĂ©gime de Nicolas Maduro et consacrer 56 millions de dollars supplĂ©mentaires Ă  l’aide humanitaire pour les rĂ©fugiĂ©s vĂ©nĂ©zuĂ©liens. Il a Ă©galement rĂ©pĂ©tĂ© que Nicolas Maduro devait « s’en aller » et a encouragĂ© les dirigeants des pays qui ne l’ont pas encore fait Ă  reconnaĂ®tre Juan GuaidĂł comme prĂ©sident lĂ©gitime du Venezuela.

De son cĂ´tĂ©, Juan GuaidĂł a annoncĂ© qu’il avait l’intention de rentrer très prochainement au Venezuela. Rappelons qu’il s’est rendu en Colombie alors que Nicolas Maduro le lui avait interdit. Il pourrait donc thĂ©oriquement ĂŞtre arrĂŞtĂ© Ă  son retour au pays. NĂ©anmoins, Maduro sait sans doute que l’arrestation de GuaidĂł serait très mal vue par la communautĂ© internationale. Elliot Abrams, qui est en charge du dossier vĂ©nĂ©zuĂ©lien au sein du DĂ©partement d’Etat amĂ©ricain, a affirmĂ© que les Etats-Unis espĂ©raient que Juan GuaidĂł ne serait pas arrĂŞtĂ© et pourrait rentrer chez lui sans encombres.

I think that if he were arrested on his return we would see a very large reaction on the part of the Venezuelan people and on the part of the international community. (Je pense que s’il Ă©tait arrĂŞtĂ© Ă  son retour, nous assisterions Ă  une très forte rĂ©action de la part du peuple vĂ©nĂ©zuĂ©lien et de la communautĂ© internationale)

LA VIDÉO DE LA SEMAINE

Le journaliste amĂ©ricain d’origine mexicaine Jorge Ramos – qui travaille pour la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine Univision – et son Ă©quipe ont Ă©tĂ© dĂ©tenus pendant deux heures dans le palais prĂ©sidentiel de Nicolas Maduro Ă  Caracas. Ils Ă©taient venus rĂ©aliser une interview du prĂ©sident vĂ©nĂ©zuĂ©lien. Celui-ci n’a pas apprĂ©ciĂ© les questions que Jorge Ramos lui posait. Il s’est fortement Ă©nervĂ© lorsque le journaliste lui a montrĂ© une vidĂ©o qu’il venait de rĂ©aliser dans les rues de Caracas et lui a demandĂ© de rĂ©agir. La vidĂ©o montre des jeunes gens en train de se nourrir de dĂ©chets ramassĂ©s dans un camion-poubelle. Ils expliquent Ă  Jorge Ramos qu’ils ont faim et n’ont pas d’autre choix.

Tout le matériel de Jorge Ramos et de son équipe a été confisqué. Après deux heures de détention, les journalistes ont finalement été relâchés et ont pu rentrer aux Etats-Unis. Leur matériel ne leur a toutefois jamais été restitué.

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Traduction: Nous sommes rentrĂ©s Ă  la maison. Merci Ă  tous pour votre soutien. Nous l’avons ressenti au moment oĂą nous en avions le plus besoin. Malheureusement, le rĂ©gime vĂ©nĂ©zuĂ©lien ne nous a rendu ni nos camĂ©ras, ni nos cartes vidĂ©os avec l’interview, ni les tĂ©lĂ©phones portables de mes collègues. (Le mien m’a Ă©tĂ© restituĂ© mais tout a Ă©tĂ© effacĂ©).

Un peu plus tard, on apprenait qu’un autre journaliste amĂ©ricain, Daniel Garrido de Telemundo, avait Ă©galement Ă©tĂ© sĂ©questrĂ© au Venezuela. Des hommes armĂ©s l’ont forcĂ© Ă  monter dans une voiture et lui ont mis un sac sur la tĂŞte. Il a Ă©tĂ© interrogĂ© pendant six heures avant d’ĂŞtre finalement libĂ©rĂ©. Tout son matĂ©riel a Ă©tĂ© confisquĂ©.

PAS DE NOUVELLES TAXES SUR LES PRODUITS CHINOIS

Donald Trump avait annoncĂ© qu’il mettrait en place des taxes supplĂ©mentaires sur les produits chinois le 1er mars si aucun accord commercial n’Ă©tait trouvĂ© avec la Chine. Il y a finalement renoncĂ©. Le prĂ©sident a annoncĂ© que les nĂ©gociations avec PĂ©kin allaient se poursuivre plus longuement. D’après la presse amĂ©ricaine, le prĂ©sident chinois Xi Jinping pourrait ĂŞtre invitĂ© au Mar-a-Lago Ă  la fin du mois de mars.

LE TÉMOIGNAGE DE LA SEMAINE

Pendant que Donald Trump nĂ©gociait avec Kim Jong-Un Ă  HanoĂŻ, son ancien avocat, Michael Cohen, tĂ©moignait devant un comitĂ© de la Chambre des ReprĂ©sentants (House Oversight Committee). Le tĂ©moignage de Cohen Ă©tait public et diffusĂ© en direct sur toutes les chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaines – et mĂŞme sur certaines chaĂ®nes info Ă©trangères. Et le moins que l’on puisse dire est que Cohen n’a pas dressĂ© un portrait flatteur du prĂ©sident. Ci-dessous, quelques extraits de son tĂ©moignage. (Pour le lire en entier, cliquez ici).

I am ashamed because I know what Mr. Trump is. He is a racist. He is a conman. He is a cheat. He was a presidential candidate who knew that Roger Stone was talking with Julian Assange about a WikiLeaks drop of Democratic National Committee emails. (J’ai honte parce que je sais qui est Mr. Trump. C’est un raciste. C’est un escroc. C’est un fraudeur. C’est un candidat Ă  la prĂ©sidence qui savait que Roger Stone Ă©tait en contact avec Julian Assange Ă  propos de la publication par WikiLeaks des emails du Parti DĂ©mocrate)

He is capable of behaving kindly, but he is not kind. He is capable of committing acts of generosity, but he is not generous. He is capable of being loyal, but he is fundamentally disloyal. (Il est capable de se comporter gentiment, mais il n’est pas gentil. Il est capable de commettre des actes de gĂ©nĂ©rositĂ©, mais il n’est pas gĂ©nĂ©reux. Il est capable d’ĂŞtre loyal, mais il est fondamentalement dĂ©loyal)

Donald Trump is a man who ran for office to make his brand great, not to make our country great. He had no desire or intention to lead this nation – only to market himself and to build his wealth and power. (Donald Trump est un homme qui s’est prĂ©sentĂ© Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle pour promouvoir sa marque, pas pour rendre sa grandeur Ă  notre pays. Il n’avait ni le dĂ©sir ni l’intention de diriger cette nation – seulement de se faire de la publicitĂ© et d’accroĂ®tre sa richesse et son pouvoir)

Mr. Trump would often say this campaign was going to be the « greatest infomercial in political history ». He never expected to win the primary. He never expected to win the general election. The campaign – for him – was always a marketing opportunity. (Mr. Trump disait souvent que cette campagne serait la « plus grande campagne de pub de l’histoire politique ». Il ne s’attendait pas du tout Ă  gagner la primaire. Il ne s’est jamais attendu Ă  remporter l’Ă©lection gĂ©nĂ©rale. La campagne – pour lui – Ă©tait seulement une opportunitĂ© commerciale)

He once asked me if I could name a country run by a black person that wasn’t a « shithole ». This was when Barack Obama was President of the United States. (Il m’a un jour demandĂ© si je pouvais nommer un seul pays dirigĂ© par une personne noire qui ne soit pas un « pays de merde ». C’Ă©tait lorsque Barack Obama Ă©tait prĂ©sident des Etats-Unis)

While we were once driving through a struggling neighborhood in Chicago, he commented that only black people could live that way. And he told me that black people would never vote for him because they were too stupid. (Un jour, alors que nous traversions en voiture un quartier difficile de Chicago, il a dĂ©clarĂ© que seuls les noirs pouvaient vivre comme cela. Et il m’a dit que les noirs ne voteraient jamais pour lui parce qu’ils Ă©taient trop stupides)

He asked me to pay off an adult film star with whom he had an affair, and to lie to his wife about it, which I did. Lying to the First Lady is one of my biggest regrets. She is a kind, good person. I respect her greatly – and she did not deserve that. (Il m’a demandĂ© de payer une star de cinĂ©ma pour adultes avec laquelle il avait eu une liaison, et de mentir Ă  sa femme Ă  ce propos, ce que j’ai fait. Avoir menti Ă  la Première Dame est l’un de mes plus grands regrets. C’est quelqu’un de bien. J’ai beaucoup de respect pour elle – et elle ne mĂ©ritait pas cela)

When I say conman, I’m talking about a man who declares himself brilliant but directed me to threaten his high school, his colleges, and the College Board to never release his grades or SAT scores. (Quand je dis qu’il est un escroc, je parle d’un homme qui se dĂ©clare brillant mais qui m’a ordonnĂ© de menacer son lycĂ©e, son universitĂ© et le College Board pour qu’ils ne publient jamais ses notes ou son score SAT*)

*Le SAT est un test de raisonnement à effectuer pour être admis dans les universités américaines

Mr. Trump had frequently told me and others that his son Don Jr. had the worst judgment of anyone in the world. (Mr. Trump m’a souvent dit, ainsi qu’Ă  d’autres personnes, que son fils Don Jr. avait de moins bonnes capacitĂ©s de jugement que n’importe qui d’autre dans le monde)

To our nation, I am sorry for actively working to hide from you the truth about Mr. Trump when you needed it most. (Ă€ notre nation, je suis dĂ©solĂ© d’avoir travaillĂ© activement Ă  vous cacher la vĂ©ritĂ© au sujet de Mr. Trump au moment oĂą vous en aviez le plus besoin)

For those who question my motives for being here today, I understand. I have lied, but I am not a liar. I have done bad things, but I am not a bad man. I have fixed things, but I am no longer your « fixer », Mr. Trump. (Pour ceux qui mettent en doute mes motivations Ă  ĂŞtre ici aujourd’hui, je comprends. J’ai menti, mais je ne suis pas un menteur. J’ai fait de mauvaises choses, mais je ne suis pas un homme mauvais. J’ai rĂ©glĂ© des choses, mais je ne suis plus « celui qui règle les problèmes », Mr. Trump)

I am going to prison (…) My testimony certainly does not diminish the pain I caused my family and friends – nothing can do that. And I have never asked for, nor would I accept, a pardon from President Trump. (Je vais en prison (…) Mon tĂ©moignage ne diminue certainement pas la souffrance que j’ai causĂ©e Ă  ma famille et Ă  mes amis – rien ne le peut. Et je n’ai jamais demandĂ©, ni n’accepterai jamais, une grâce prĂ©sidentielle du prĂ©sident Trump)

Wow. Reprenez votre souffle…

En rĂ©alitĂ©, Michael Cohen n’a pas rĂ©vĂ©lĂ© tellement de nouvelles informations dans ce tĂ©moignage. Par exemple, on savait dĂ©jĂ  qu’il avait versĂ© de l’argent Ă  Stormy Daniels et il avait dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ© dans une interview que Donald Trump Ă©tait un raciste. Les rĂ©vĂ©lations nouvelles qui semblent les plus significatives sont les suivantes:

1 – Michael Cohen affirme que Donald Trump Ă©tait au courant que l’un de ses conseillers pendant la campagne, Ă  savoir Roger Stone, Ă©tait en contact avec WikiLeaks. Or, c’est WikiLeaks qui a publiĂ© les e-mails du Parti DĂ©mocrate obtenus Ă  la suite d’un piratage informatique.

2 – Michael Cohen affirme qu’il a menacĂ© les Ă©coles et universitĂ©s dans lesquelles Donald Trump a Ă©tudiĂ© afin que ses notes et rĂ©sultats Ă  divers tests ne soient jamais rendus publics.

Notez que lors de la sĂ©ance de questions-rĂ©ponses avec les dĂ©putĂ©s, Michael Cohen a affirmĂ© que, durant les dix annĂ©es lors desquelles il avait travaillĂ© pour Donald Trump, ce dernier lui avait demandĂ© plus de 500 fois (!) de menacer des gens d’une manière ou d’une autre.

3 – Michael Cohen a affirmĂ© en rĂ©ponse Ă  la question d’un dĂ©putĂ© que l’un des avocats de Donald Trump, Jay Sekulow, avait modifiĂ© le texte de son prĂ©cĂ©dent tĂ©moignage devant le Congrès, au sujet du projet de Trump Tower Ă  Moscou. Lors de ce tĂ©moignage, Cohen avait affirmĂ© que les discussions autour du projet avaient Ă©tĂ© totalement abandonnĂ©es dès le mois de janvier 2016. Il a depuis reconnu qu’il avait menti sous serment et que les discussions concernant la construction d’une Trump Tower Ă  Moscou avaient en rĂ©alitĂ© durĂ© au moins jusqu’en juin 2016. D’après Cohen, le fait que Sekulow ait modifiĂ© le texte de son tĂ©moignage dĂ©montre que Donald Trump, mĂŞme s’il ne lui a jamais demandĂ© clairement de mentir au Congrès, savait qu’il allait le faire et n’y voyait pas d’objection.

Mais, au fait, faut-il vraiment croire Michael Cohen? De nombreux Ă©lus rĂ©publicains insistent sur le fait que Michael Cohen n’est pas un tĂ©moin crĂ©dible. Ils n’ont pas tort de rappeler que Cohen a menti sous serment devant le Congrès par le passĂ©. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine de prison. MĂŞme si, a priori, nous ne voyons pas très bien quel intĂ©rĂŞt aurait eu Cohen Ă  mentir Ă  nouveau, il est sans doute utile de garder ce prĂ©cĂ©dent Ă  l’esprit.

Notre recommandation pour y voir plus clair et avoir davantage de certitudes? Attendre calmement les conclusions de l’enquĂŞte du procureur Mueller.

LA RÉSOLUTION DE LA SEMAINE

La Chambre des ReprĂ©sentants a adoptĂ© cette semaine une rĂ©solution visant Ă  mettre un terme Ă  l’Ă©tat d’urgence dĂ©crĂ©tĂ© par le prĂ©sident Trump pour la construction d’un mur Ă  la frontière. Seulement 13 dĂ©putĂ©s rĂ©publicains ont votĂ© avec les DĂ©mocrates en faveur de cette rĂ©solution dĂ©savouant le prĂ©sident: Justin Amash, Thomas Massie, Will Hurd, Brian Fitzpatrick, Francis Rooney, Fred Upton, Elise Stefanik, Greg Walden, Dusty Johnson, Jaime Herrera Beutler, Cathy McMorris Rodgers, James Sensenbrenner et Mike Gallagher.

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Le SĂ©nat va dĂ©sormais devoir se prononcer Ă  son tour sur cette rĂ©solution au cours des 18 prochains jours. Elle devrait y ĂŞtre adoptĂ©e puisque quatre sĂ©nateurs rĂ©publicains – Thom Tillis, Susan Collins, Lisa Murkowski et Rand Paul – ont d’ores et dĂ©jĂ  fait savoir qu’ils voteraient en sa faveur.

Cependant, mĂŞme si le SĂ©nat adopte Ă  son tour la rĂ©solution, il est plus que probable que le prĂ©sident Trump y mettra son veto. Pour outrepasser ce veto prĂ©sidentiel, les deux Chambres du Congrès devraient alors revoter en faveur de la rĂ©solution et l’adopter cette fois Ă  la majoritĂ© des 2/3. Ce qui ne se produira certainement pas.

LE VOTE DE LA SEMAINE

La Chambre des ReprĂ©sentants a aussi votĂ© cette semaine en faveur d’une nouvelle lĂ©gislation concernant les armes Ă  feu. Le Bipartisan Background Checks Act a pour objectif de rendre obligatoire la vĂ©rification des antĂ©cĂ©dents de l’acheteur (background check) lors de TOUTES les ventes d’armes. Actuellement, les vendeurs agrĂ©Ă©s doivent vĂ©rifier les antĂ©cĂ©dents des acheteurs, mais aucun background check n’est exigĂ© pour les ventes de particulier Ă  particulier (que ce soit lors des grandes foires aux armes, très populaires aux Etats-Unis, ou sur Internet). La loi adoptĂ©e cette semaine par la Chambre des ReprĂ©sentants rendrait la vĂ©rification des antĂ©cĂ©dents obligatoire lors de ce type de ventes. Elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e par 240 voix contre 190. Huit dĂ©putĂ©s rĂ©publicains ont votĂ© en faveur de la loi et deux dĂ©putĂ©s dĂ©mocrates ont votĂ© contre.

C’Ă©tait la première fois depuis près de 25 ans que l’une des chambres du Congrès votait en faveur d’une lĂ©gislation importante concernant l’encadrement de la vente des armes Ă  feu. NĂ©anmoins, cette loi n’entrera pas en vigueur de sitĂ´t puisqu’elle n’a aucune chance d’ĂŞtre adoptĂ©e par le SĂ©nat, toujours dominĂ© par les RĂ©publicains.

LA CONFIRMATION DE LA SEMAINE

Le SĂ©nat a confirmĂ© la nomination d’Andrew Wheeler au poste de directeur de l’Agence de protection de l’environnement (52-47).

LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

They want to take your pickup truck. They want to take away your hamburger. This is what Stalin dreamed about but never achieved. (Ils veulent confisquer votre pickup. Ils veulent confisquer votre hamburger. C’est tout ce dont Staline a rĂŞvĂ© mais qu’il n’est jamais parvenu Ă  rĂ©aliser)

Sebastian Gorka, ex-conseiller de Donald Trump, au sujet du Green New Deal soutenu par certains DĂ©mocrates. Gorka a fait cette dĂ©claration lors de la CPAC (Conservative Political Action Conference), un Ă©vĂ©nement annuel qui rĂ©unit les conservateurs amĂ©ricains pour des dĂ©bats et Ă©changes d’idĂ©es – mais qui s’est transformĂ© ces dernières annĂ©es en rassemblement très pro-Trump et qui est de plus en plus dĂ©sertĂ© par les conservateurs dĂ©favorables au prĂ©sident.

Si l’intervention de Gorka Ă©tait totalement caricaturale, il est loin d’ĂŞtre le seul intervenant Ă  avoir critiquĂ© une dĂ©rive du Parti DĂ©mocrate vers le « socialisme » lors de la CPAC. Le leader des RĂ©publicains Ă  la Chambre des ReprĂ©sentants, Kevin McCarthy, a par exemple dĂ©clarĂ© que certains des nouveaux Ă©lus dĂ©mocrates Ă  la Chambre « ne sont pas des DĂ©mocrates, ce sont des socialistes ». Il a aussi affirmĂ© que la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle serait un combat entre « le socialisme et le libre marchĂ© ». Donald Trump et les RĂ©publicains semblent donc bien dĂ©cidĂ©s Ă  faire du socialisme rĂ©el ou supposĂ© des DĂ©mocrates l’un de leurs thèmes de campagne en 2020.

LE COMMUNIQUÉ DE LA SEMAINE

Lors de la CPAC, la prĂ©sidente du Parti RĂ©publicain, Ronna McDaniel, a aussi ouvertement apportĂ© son soutien Ă  Donald Trump en vue de sa rĂ©Ă©lection en 2020. Ce qui n’a pas du tout plu Ă  Bill Weld, qui a formĂ© un comitĂ© exploratoire et songe Ă  dĂ©fier le prĂ©sident dans le cadre d’une primaire rĂ©publicaine. Il est vrai que le prĂ©sident du parti reste habituellement neutre dans le cadre des primaires. Selon Weld, la prise de position de McDaniel vise Ă  dĂ©courager quiconque d’oser dĂ©fier le prĂ©sident. L’ancien gouverneur du Massachusetts a publiĂ© un communiquĂ© assez remarquable dans lequel il dĂ©nonce cette tentative d’intimidation et explique Ă  Ronna McDaniel les raisons pour lesquelles des RĂ©publicains pourraient avoir envie de se prĂ©senter face Ă  Donald Trump.

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On peut notamment y lire que « cet homme corrompu et narcissique » (= Trump) « est en bonne voie pour dĂ©truire notre parti et notre nation » et qu’il faut l’arrĂŞter « pour le bien des gĂ©nĂ©rations futures ».

LA CARTE DE LA SEMAINE

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Cette carte montre la cote de popularitĂ© moyenne du prĂ©sident Trump dans chaque Ă©tat amĂ©ricain au cours de l’annĂ©e 2018, d’après Gallup. Le prĂ©sident ne dĂ©passe les 50% d’opinions favorables que dans 17 Ă©tats sur 50.

L’Ă©tat oĂą Donald Trump est le plus populaire reste la Virginie Occidentale (62% d’opinions favorables), suivie du Wyoming (61%) et du Dakota du Nord et Dakota du Sud (ex-aequo, 58%).

L’Ă©tat dans lequel Donald Trump est le plus impopulaire est HawaĂŻ (seulement 26% d’opinions favorables). Le Vermont (28%) et la Californie et le Massachusetts (ex-aequo, 29%) complètent le podium.

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

D’après un sondage Quinnipiac rĂ©alisĂ© au Texas, les Texans ayant une opinion dĂ©favorable du prĂ©sident Trump (50%) sont plus nombreux que les Texans en ayant une opinion favorable (47%). Ă€ titre de comparaison, 51% des Texans disent apprĂ©cier leur sĂ©nateur Ted Cruz, alors que 40% en ont une opinion dĂ©favorable. Le gouverneur Greg Abbott est quant Ă  lui crĂ©ditĂ© de 58% d’opinions favorables, contre 28% d’opinions dĂ©favorables. Trump, Cruz et Abbott sont pourtant tous les trois membres du mĂŞme parti politique.

ROAD TO 2020

Nouvelle semaine, nouveau candidat à la présidentielle de 2020 !

  • Jay Inslee est candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2020

Jay Inslee, actuel gouverneur de l’Ă©tat de Washington, a annoncĂ© sa candidature Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2020. Il est le premier gouverneur Ă  se lancer dans la course. Il veut placer la lutte contre le changement climatique au cĹ“ur du dĂ©bat.

I’m running for president because I am the only candidate who will make defeating climate change our nation’s number one priority. (Je suis candidat Ă  la prĂ©sidence parce que je suis le seul candidat qui fera de la lutte contre le changement climatique la première prioritĂ© de notre nation)

We’re the first generation to feel the sting of climate change. And we’re the last that can do something about it. We can do this. (Nous sommes la première gĂ©nĂ©ration Ă  ressentir les effets du changement climatique. Et nous sommes la seule qui puisse encore changer les choses. Nous pouvons le faire)

  • Le point sur les candidats dĂ©mocrates Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 2020

Ils sont désormais 11:

âś…John Delaney

âś…Andrew Yang

âś…Tulsi Gabbard

✅Julián Castro

âś…Kamala Harris

âś…Marianne Williamson

âś…Cory Booker

âś…Elizabeth Warren

âś…Amy Klobuchar

âś…Bernie Sanders

âś…Jay Inslee

  • Bernie Sanders refuse de qualifier Nicolas Maduro de dictateur

La semaine dernière, nous vous parlions d’anciennes vidĂ©os montrant Bernie Sanders en train de dĂ©fendre Fidel Castro et Daniel Ortega dans les annĂ©es 80. Aujourd’hui, il refuse de qualifier Nicolas Maduro de dictateur. Lorsque le journaliste de CNN Wolf Blitzer lui a demandĂ© pourquoi, voici ce que Sanders a rĂ©pondu:

I think it’s fair to say that the last election was undemocratic. But there are still democratic operations taking place in that country. (Je pense qu’il est juste de dire que la dernière Ă©lection n’Ă©tait pas dĂ©mocratique. Mais il y a encore des opĂ©rations dĂ©mocratiques en cours dans ce pays)

Wolf Blitzer n’a malheureusement pas demandĂ© Ă  Bernie Sanders d’expliquer quelles Ă©taient les « opĂ©rations dĂ©mocratiques » qui ont lieu au Venezuela.

LES EXCUSES DE LA SEMAINE

Lors d’une audition au Congrès, Madeleine Albright, ex-SecrĂ©taire d’Etat du prĂ©sident Clinton, a prĂ©sentĂ© ses excuses Ă  Mitt Romney. Elle s’est excusĂ©e de s’ĂŞtre ouvertement moquĂ©e, comme beaucoup de DĂ©mocrates, de la dĂ©claration de Mitt Romney selon laquelle la Russie Ă©tait « l’adversaire gĂ©opolitique numĂ©ro 1 » des Etats-Unis. Mitt Romney avait dĂ©fendu cette idĂ©e durant sa campagne pour l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 2012 et Barack Obama s’Ă©tait moquĂ© de lui lors de l’un de leurs dĂ©bats, affirmant que Romney Ă©tait restĂ© coincĂ© Ă  l’Ă©poque de la Guerre Froide. L’analyse de Romney prend aujourd’hui une toute autre dimension Ă  la suite de l’annexion de la CrimĂ©e et de la campagne d’interfĂ©rence menĂ©e par la Russie sur les rĂ©seaux sociaux lors de la campagne Ă©lectorale amĂ©ricaine de 2016. C’est ce que Madeleine Albright a admis cette semaine.

I personally owe an apology to now-Senator Romney, because I think that we underestimated what was going on in Russia. (Je dois une excuse Ă  celui qui est dĂ©sormais le sĂ©nateur Romney, parce que je pense que nous avons sous-estimĂ© ce qu’il se passait en Russie)

Ce tweet publié sur le compte officiel du Parti Démocrate en octobre 2012 est toutefois toujours en ligne.

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Traduction: Romney, qui qualifie la Russie de notre « adversaire gĂ©opolitique n°1 », ne semble pas rĂ©aliser que nous sommes au 21ème siècle.

LA PERFORMANCE SPORTIVE DE LA SEMAINE

Kyrsten Sinema, sĂ©natrice dĂ©mocrate de l’Arizona, a participĂ© cette semaine Ă  l’Ironman en Nouvelle-ZĂ©lande. Elle a bouclĂ© le parcours en 12 heures, 59 minutes et 57 secondes, battant ainsi son record personnel Ă©tabli lors d’une prĂ©cĂ©dente course en 2015.

LA MÉDAILLE DE LA SEMAINE

L’acteur texan Matthew McConaughey a reçu la MĂ©daille des Arts du Texas des mains du gouverneur Greg Abbott.

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LE TWEET DE LA SEMAINE

Ou quand le gouverneur de Californie cĂ©lèbre l’anniversaire de son fils sur Twitter Ă  l’aide d’une jolie photo…

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