WEEKLY NEWS FLASH #212

Au sommaire cette semaine: Donald Trump, William Barr, Roger Stone et l’indépendance du Département de la Justice. Mais aussi le projet de budget 2021 de la Maison Blanche, les ennuis de Michael Bloomberg et bien d’autres choses encore. Bonne lecture 😉

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Les primaires du New Hampshire ont eu lieu ce mardi 11 février. Bernie Sanders a remporté la primaire démocrate et Donald Trump a remporté la primaire républicaine. Pour en savoir plus, lisez notre article Bernie Sanders remporte la primaire démocrate du New Hampshire.

L’AUTRE ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Le président Trump a-t-il poussé son ministre de la Justice à intervenir en faveur de son ami Roger Stone? L’indépendance du Département de la Justice est-elle en danger? Ce sont les questions qui se sont posées cette semaine après que le ministre de la Justice William Barr soit intervenu pour contredire les procureurs qui avaient recommandé une peine de sept à neuf ans de prison pour Roger Stone. Explications.

Roger Stone est un personnage très controversé, ami et conseiller informel de Donald Trump. En 2016, il ne faisait pas officiellement partie de son équipe de campagne, mais on sait qu’il était en contact régulier avec le candidat républicain. Il était aussi en contact avec WikiLeaks. À la suite de son enquête indépendante sur l’ingérence russe, le procureur Mueller a inculpé Roger Stone pour avoir menti au Congrès au sujet de ses liens avec WikiLeaks. Stone avait affirmé qu’il n’avait aucun lien avec l’organisation de Julian Assange et qu’il n’avait pas connaissance de son intention de publier les e-mails d’Hillary Clinton et du Parti Démocrate. Robert Mueller a pu démontrer que Roger Stone avait menti sous serment. Il a également retenu d’autres charges contre lui, notamment entrave à la justice et intimidation de témoin. Il a donc été démontré que Roger Stone avait connaissance des projets de WikiLeaks et il est suspecté d’avoir régulièrement transmis des informations à ce sujet à des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump.

Le procès de Roger Stone a eu lieu au mois de novembre dernier. Il a été reconnu coupable des sept chefs d’accusation retenus contre lui, notamment d’avoir menti sous serment au Congrès au sujet de ses liens avec WikiLeaks. Sa peine doit être prononcée lors d’une audience devant le tribunal le 20 février prochain.

Cette semaine, quatre procureurs fédéraux en charge de l’affaire ont recommandé une peine allant de sept à neuf ans de prison. Cependant, dès le lendemain, le Département de la Justice faisait publiquement savoir qu’il estimait que la peine réclamée par les quatre procureurs était « excessive » et recommandait que Roger Stone soit condamné à une peine de prison d’une durée bien inférieure (sans plus de précision). Les quatre procureurs se sont retirés de l’affaire en guise de protestation.

Pourquoi le ministre de la Justice William Barr a-t-il publiquement désavoué les procureurs en charge de l’affaire? A-t-il obéi à un ordre du président Trump réclamant plus de clémence envers son ami Roger Stone? Le Département de la Justice serait-il en train de perdre son indépendance en cédant à des pressions politiques? La question se pose, d’autant que le président avait publié un tweet critiquant la recommandation des procureurs peu avant que le Département de la Justice les désavoue.

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Traduction: C’est une situation horrible et très injuste. Les vrais crimes ont été commis de l’autre côté, et rien ne leur arrive. On ne peut pas permettre cette erreur judiciaire!

Quelques jours plus tard, William Barr accordait une interview à ABC News et certifiait avoir pris la décision de réviser la recommandation des procureurs avant que le président Trump publie son tweet. Il affirme ne pas avoir été influencé par la Maison Blanche. D’après lui, la sanction réclamée par les procureurs était tout simplement trop sévère au regard des peines habituellement prononcées pour des crimes semblables. William Barr a ensuite reconnu que le tweet du président Trump pouvait faire penser qu’il avait été influencé dans sa prise de décision, alors que ce n’était pas le cas. Il a déclaré que la publication du tweet du président l’avait placé dans une situation délicate. « Est-ce que je devais continuer à faire ce que je pensais juste ou est-ce que je devais reculer en raison de l’impression que pourrait donner le tweet? », s’est-il interrogé à haute voix. Il a ajouté que les tweets du président « m’empêchent de faire mon boulot » et « Je pense qu’il est temps de cesser de tweeter à propos des affaires traitées par le Département de la Justice ».

Le ministre de la Justice a donc ouvertement critiqué l’attitude du président Trump et ses déclarations ont immédiatement fait la Une de l’actualité.

William Barr a encore ajouté qu’il basait ses décisions sur ce qu’il pensait juste et qu’il ne serait jamais influencé par quiconque, « que ce soit le Congrès, la presse ou le président ». Faut-il le croire? C’est une autre question. Ses explications n’ont en tout cas pas convaincu tout le monde, puisque plus de 1,100 anciens employés du Département de la Justice ont signé une lettre réclamant sa démission.

PS: William Barr sera interrogé par le comité judiciaire de la Chambre des Représentants le 31 mars prochain.

LES CRITIQUES DE LA SEMAINE

William Barr n’est pas le seul à avoir publiquement critiqué le président Trump cette semaine. L’ancien chef de cabinet de la Maison Blanche, John Kelly, s’est lâché lors d’une conférence organisée dans une université du New Jersey. Il a entre autres affirmé que le lieutenant-colonel Alexander Vindman avait eu raison de faire part de ses inquiétudes après avoir entendu la conversation téléphonique entre le président Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, que la décision du président Trump de bloquer une livraison d’aide militaire à l’Ukraine allait à l’encontre des intérêts américains, que la politique du président vis-à-vis de la Corée du Nord ne fonctionnerait pas, que la presse n’est pas l’ « ennemie du peuple » et que la majorité des immigrants sont des gens respectables à la recherche d’une vie meilleure et « pas tous des violeurs et des meurtriers ».

Le président Trump a bien évidemment réagi sur Twitter.

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Traduction: Quand j’ai viré John Kelly, ce que j’aurais pu faire plus rapidement, il savait très bien qu’il était largement dépassé. Être chef de cabinet n’était simplement pas fait pour lui. Il est arrivé avec fracas et reparti en gémissant, mais comme beaucoup d’autres, l’action lui manque et il ne peut pas garder sa bouche fermée, alors qu’il a en réalité l’obligation militaire et légale de le faire. Son incroyable épouse, Karen, pour qui j’ai beaucoup de respect, m’a un jour pris à part et m’a dit fermement que « John vous respecte énormément. Quand nous ne serons plus ici, il ne parlera de vous que positivement ». Faux!

LA RÉSOLUTION DE LA SEMAINE

Le Sénat américain a adopté une résolution visant à empêcher le président Trump de lancer des opérations militaires contre l’Iran sans autorisation préalable du Congrès (55-45). Huit Républicains ont voté avec tous les Démocrates en faveur de cette résolution: Rand Paul, Mike Lee, Lamar Alexander, Susan Collins, Lisa Murkowski, Bill Cassidy, Jerry Moran et Todd Young. Le président Trump devrait y opposer son veto.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

109 ou le nombre de soldats américains qui ont souffert de lésions cérébrales plus ou moins graves à la suite de l’attaque iranienne contre deux bases américaines en Irak au mois de janvier. Le Pentagone n’a cessé de revoir ce chiffre à la hausse au fil des semaines. Près de 70% des soldats concernés ont déjà repris le service. Le président Trump a été très critiqué pour avoir récemment minimisé leurs blessures, affirmant qu’il avait entendu dire que quelques soldats avaient eu des « maux de tête ».

LA MAISON BLANCHE ANNONCE QUE LES ETATS-UNIS ONT ABATTU QASSEM AL-RIMI

La Maison Blanche a indiqué que l’armée américaine avait abattu Qassem Al-Rimi, le leader d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, au Yémen. Al-Rimi était l’un des membres les plus en vue du réseau Al-Qaïda et avait récemment revendiqué un attentat survenu sur la base militaire de Pensacola, en Floride. Un soldat saoudien en stage sur la base avait ouvert le feu et abattu trois soldats américains.

LE BUDGET DE LA SEMAINE

Trump Budget, Washington, USA - 10 Feb 2020

La Maison Blanche a présenté son projet de budget fédéral pour 2021. Il s’élève à 4,8 mille milliards de dollars. Nous n’entrerons pas trop amplement dans les détails dans la mesure où il revient in fine au Congrès de rédiger et d’approuver le budget fédéral. Le projet de budget présenté par la Maison Blanche chaque année n’est donc qu’une proposition sur laquelle le Congrès peut se baser, mais qu’il modifie souvent assez largement. Le projet de budget de la Maison Blanche permet toutefois de discerner les priorités de l’administration en place.

Dans son projet de budget 2021, la Maison Blanche suggère d’augmenter de plus de 10% le budget alloué au Département des Anciens Combattants et à la NASA. Elle suggère également d’augmenter légèrement le budget alloué aux Départements de la Défense, de la Sécurité Intérieure (en charge de l’immigration) et du Trésor. En revanche, la Maison Blanche propose de revoir à la baisse le budget alloué à toutes les autres agences fédérales, avec notamment une diminution de 8% pour le Département de l’Éducation et une diminution de 21% pour le Département d’Etat.

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Les propositions budgétaires de la Maison Blanche pour 2021 (Source: Washington Post)

Foreign Policy a aussi souligné que la Maison Blanche proposait de dégager un budget de $587,000 pour la construction d’un consulat américain au Groenland.

LE COME-BACK DE LA SEMAINE

Hope Hicks va faire son retour à la Maison Blanche. L’ancienne directrice de la communication, qui était partie pour accepter un job chez Fox News, occupera désormais un poste de conseillère du président et travaillera en relation étroite avec Jared Kushner.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

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Donald Trump fait un tour d’honneur dans « The Beast », la limousine présidentielle, sur le circuit du Daytona 500. Le Daytona 500 est une course automobile qui a lieu chaque année à Daytona Beach, en Floride. C’est la plus prestigieuse des courses de la NASCAR.

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

D’après un sondage réalisé par le Deseret News, 37% des habitants de l’Utah affirment que la décision de leur sénateur Mitt Romney de voter en faveur de la destitution du président Trump les rend moins susceptibles de le soutenir à l’avenir. 36% déclarent au contraire que sa décision les rend davantage susceptibles de le soutenir à l’avenir. 22% affirment que sa décision n’aura pas d’impact sur leur volonté ou non de le soutenir.

LA DÉMISSION DE LA SEMAINE

Troy Price, le président du Parti Démocrate de l’Iowa, a annoncé sa démission à la suite des problèmes techniques survenus lors du caucus de l’Iowa.

ROAD TO 2020

J-2 avant un nouveau débat démocrate et J-5 avant le caucus du Nevada !

  • Amy Klobuchar et Tom Steyer ne connaissent pas le nom du président du Mexique

Amy Klobuchar, Tom Steyer et Pete Buttigieg ont tous les trois été interviewés par la chaîne de télévision hispanophone Telemundo en marge d’une conférence à laquelle ils participaient au Nevada. Au cours de leurs interviews respectives, le journaliste qui les interrogeait leur a posé une question toute simple: « Pouvez-vous citer le nom du président du Mexique? ». Seul Pete Buttigieg a été capable de répondre. Amy Klobuchar et Tom Steyer ont reconnu qu’ils ne connaissaient pas la réponse 😱😱😱

(Le président du Mexique s’appelle Andrés Manuel Lopez Obrador)

  • Mike Bloomberg, call your office

Alors que la candidature de Michael Bloomberg est prise de plus en plus au sérieux au vu de son ascension dans les sondages, l’ancien maire de New York est rattrapé par son passé. Trois dossiers plus ou moins gênants ont refait surface cette semaine.

1) Lorsqu’il était maire de New York (de 2002 à 2013), Bloomberg était un fervent défenseur de l’usage par la police du stop-and-frisk, une pratique autorisant les policiers à contrôler dans la rue toute personne « raisonnablement » soupçonnée d’avoir commis ou d’être sur le point de commettre un crime et à la fouiller.

La pratique est décriée. Ses défenseurs affirment qu’elle permet de lutter efficacement contre la criminalité, mais ses détracteurs estiment qu’elle revient à autoriser la police à violer les droits constitutionnels des citoyens et qu’elle favorise les délits de faciès. Les statistiques montrent en effet que les citoyens afro-américains et hispaniques sont davantage concernés par le stop-and-frisk que les citoyens blancs.

Durant le mayorat de Bloomberg, le stop-and-frisk a été utilisé à très grande échelle par la police de New York, avec l’appui du maire. Le nombre de citoyens contrôlés et fouillés par la police de New York n’a cessé d’augmenter au fil des années. En 2011, près de 700,000 contrôles et fouilles avaient été effectués par le NYPD! L’ampleur du phénomène a suscité le débat et a transformé le stop-and-frisk en véritable controverse politique nationale. Depuis que Bill de Blasio a succédé à Michael Bloomberg à la mairie de New York, la pratique est toujours autorisée, mais elle est utilisée beaucoup moins fréquemment. D’après la New York Civil Liberties Union, environ 10,000 personnes ont été contrôlées et fouillées chaque année par le NYPD depuis le début du mayorat de De Blasio.

Quelques jours avant d’annoncer sa candidature à la présidence, Michael Bloomberg a affirmé qu’il regrettait d’avoir défendu le stop-and-frisk et a même présenté ses excuses aux communautés afro-américaine et latino. Il défendait pourtant encore cette pratique très récemment.

Cette semaine, une vidéo dans laquelle on le voit s’exprimer à ce sujet lors d’une conférence en 2015 a refait surface. Bloomberg y affirme que le stop-and-frisk a contribué à la chute de la criminalité à New York. Il y affirme aussi que « 95% des meurtriers et des victimes de meurtres à New York sont des hommes issus de minorités ethniques âgés de 16 à 25 ans » et qu’il est donc logique que la police fasse davantage usage du stop-and-frisk contre des personnes correspondant à ce profil.

People say « Oh my God, you are arresting kids for marijuana that are all minorities ». Yes, that’s true. Why? Because we put all the cops in minority neighborhoods. Yes, that is true. Why did we do it? Because that’s where all the crime is. (Les gens disent, « Oh mon Dieu, vous arrêtez des enfants pour possession de marijuana et ce sont tous des enfants issus de minorités ». Oui, c’est vrai. Pourquoi? Parce que nous avons mis tous les policiers dans les quartiers peuplés par les minorités. Oui, c’est vrai. Pourquoi l’avons-nous fait? Parce que c’est là qu’est la criminalité)

Le président Trump a partagé la vidéo sur son compte Twitter, accompagnée d’un commentaire qualifiant Bloomberg de « RACISTE TOTAL ». Le tweet du président a cependant été rapidement supprimé. Il faut dire que Donald Trump a lui-même défendu le stop-and-frisk à plusieurs reprises. Lors de sa campagne électorale de 2016, il avait vanté les mérites de cette pratique et affirmé qu’elle avait largement contribué à faire chuter le taux de criminalité à New York.

L’utilisation massive du stop-and-frisk à New York pendant qu’il en était le maire et sa défense systématique de cette pratique jusqu’à très récemment constitue certainement l’une des principales faiblesses de Michael Bloomberg dans le cadre de sa candidature à l’investiture démocrate. Ses adversaires ne manqueront sans doute pas d’utiliser cet argument contre lui. Certains s’en sont déjà emparés. Ainsi, Bernie Sanders a déclaré lors d’un meeting ce week-end que les Démocrates ne parviendraient pas à battre Donald Trump en novembre s’ils choisissaient un candidat « qui a défendu et mis en place des politiques racistes comme le stop-and-frisk ».

2) Une autre vidéo a refait surface cette semaine. On peut y voir Michael Bloomberg critiquer l’Obamacare en 2010. Il affirme que la loi du président Obama ne réglera pas les problèmes auxquels le système de santé américain est confronté et que ce n’est qu’un programme gouvernemental supplémentaire qui va coûter beaucoup d’argent.

3) Enfin, le Washington Post a publié le contenu d’une brochure offerte à Michael Bloomberg par ses employés à l’occasion de son 48ème anniversaire, en 1990. Elle est intitulée The Portable Bloomberg: The Wit & Wisdom of Michael Bloomberg. Il s’agit en fait d’une compilation des meilleures citations de Bloomberg, qu’il aurait faites devant ses employés au fil des ans. Certaines de ces citations sont qualifiées par les détracteurs de Bloomberg de commentaires et/ou blagues sexistes qui auraient pu mettre certaines de ses employées mal à l’aise. Des « blagues » qui passent mal aujourd’hui, à l’heure du mouvement #MeToo. Par exemple, lors de la mise en place d’un nouveau système informatique au sein de l’entreprise, Bloomberg aurait déclaré:

It will do everything, including give you a blowjob. I guess that puts a lot of you girls out of business. (Il fera tout, y compris les fellations. Je suppose que cela va mettre beaucoup d’entre vous, les filles, au chômage)

Le Washington Post rapporte aussi que plusieurs anciennes employées de Bloomberg ont porté plainte pour discrimination au sein de l’entreprise. Aucune de ces plaintes n’a jamais abouti. La plupart du temps, un accord financier a été trouvé pour mettre un terme aux poursuites. Dans d’autres cas, la plainte est restée sans suite faut d’éléments à charge probants. L’une des plaintes a été déposée par une employée qui accusait à l’époque Bloomberg de lui avoir dit « tue-le » lorsqu’elle lui a appris qu’elle était enceinte. Bloomberg a nié sous serment avoir tenu de tels propos et a fini par trouver un arrangement financier avec la plaignante.

Pour lire l’article complet du Washington Post ↓

Mike Bloomberg for years has battled women’s allegations of profane, sexist comments

  • La déclaration de la semaine

At least I’m not a communist. (Au moins, je ne suis pas un communiste)

James Carville, ex-conseiller de Bill Clinton, en réponse à Bernie Sanders, qui venait de le qualifier de « mercenaire politique ». Sanders réagissait lui-même aux critiques proférées à son encontre par Carville la semaine précédente.

  • Bill de Blasio apporte son soutien à Bernie Sanders

L’actuel maire de New York et ex-candidat aux primaires démocrates a annoncé qu’il soutenait désormais Bernie Sanders.

  • Le gouverneur républicain du Vermont apporte son soutien à Bill Weld

Le gouverneur républicain du Vermont Phil Scott a apporté son soutien à Bill Weld pour la primaire républicaine qui l’oppose à Donald Trump. Scott est le premier élu républicain d’envergure à apporter son soutien à Weld. Le Vermont fait partie des états qui voteront lors du Super Tuesday, le 3 mars.

Bill Weld a également reçu le soutien de Gary Johnson, ancien gouverneur républicain du Nouveau Mexique devenu Libertarien. Gary Johnson était le candidat du Parti Libertarien à l’élection présidentielle de 2016 et Bill Weld n’était alors autre que son colistier.

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Traduction: Je ne suis peut-être plus un Républicain, mais JE SAIS que Trump n’est pas la bonne voie à suivre pour notre pays. C’est pourquoi je suis heureux d’apporter mon soutien à mon ancien colistier Bill Weld pour la primaire républicaine. Je viens de lui faire un don de $1,000 pour l’aider à combattre. Faites de même.

LE TWEET DE LA SEMAINE

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Traduction: Deux électeurs de Caroline du Sud et du Nevada m’ont contacté aujourd’hui pour me dire qu’ils étaient tristes que j’aie mis fin à ma campagne parce qu’ils avaient l’intention de voter pour moi. Cela m’a fait beaucoup de peine de leur dire qu’ils n’auraient de toute façon pas pu voter pour moi puisque les patrons du parti, pour protéger Trump, ont annulé la primaire de Caroline du Sud et le caucus du Nevada il y a plusieurs mois.

L’ARRESTATION DE LA SEMAINE

En Floride, un homme a été arrêté après avoir foncé avec sa voiture dans un stand tenu par des supporters du président Trump sur le parking d’un supermarché Walmart. Personne n’a heureusement été blessé. Le suspect a déclaré à la police qu’il avait agi de la sorte parce que « quelqu’un devait prendre position » contre Trump.

LE MOT DE LA SEMAINE

Vexit. Il y a 160 ans, la Virginie Occidentale se séparait de la Virginie. Aujourd’hui, certains élus républicains de cet état voudraient que les comtés les plus conservateurs de Virginie (un état qui bascule de plus en plus fermement dans le camp démocrate) fassent sécession et rejoignent ensuite la Virginie Occidentale. Une proposition de loi visant à inviter les comtés de Virginie qui le souhaitent à rejoindre la Virginie Occidentale a même été introduite au parlement local et le gouverneur de l’état a récemment évoqué publiquement l’idée d’un « Vexit ». Concrètement, il semble pourtant improbable que cette idée aboutisse. En effet, si la Virginie Occidentale pourrait en théorie accepter de nouveaux comtés en son sein, la Constitution de Virginie n’autorise pas des comtés à faire sécession. Et, même si un référendum était organisé, le parlement de Virginie devrait in fine en valider le résultat.

LA CONDAMNATION DE LA SEMAINE

Terminons en signalant que Michael Avenatti, l’ancien avocat de Stormy Daniels, la star du X ayant eu une liaison avec Donald Trump, a été reconnu coupable d’avoir tenté d’extorquer 25 millions de dollars à l’entreprise Nike. La peine d’Avenatti sera prononcée au mois de juin prochain, mais il dort déjà en prison depuis un mois, après avoir violé les termes de sa caution. Michael Avenatti avait bénéficié d’un grand intérêt médiatique en défendant Stormy Daniels. En raison de sa popularité croissante, il avait même évoqué la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2020. Il était aussi l’avocat de l’une des femmes accusant le juge Brett Kavanaugh de l’avoir agressée sexuellement. Il avait fortement critiqué les membres républicains du Sénat qui, selon lui, refusaient d’entendre sa cliente.

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