WEEKLY NEWS FLASH #164

What. a. week.

La semaine qui vient de s’achever fut plus que chargée. Sommet de Hanoï, témoignage de Michael Cohen devant le Congrès, vote contre l’état d’urgence à la Chambre des Représentants, déclaration de candidature de Jay Inslee à la présidence… On vous résume le tout ci-dessous. Bonne lecture !

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Le sommet de Hanoï, lors duquel Donald Trump et Kim Jong-Un ne sont parvenus à aucun accord. Pour tout savoir à ce sujet, lisez notre article Le sommet de Hanoï.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

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Juan Guaidó, le président colombien Ivan Duque et Mike Pence à Bogota, Colombie.

En déplacement dans la capitale colombienne pour y rencontrer Juan Guaidó, le vice-président américain Mike Pence a annoncé que les Etats-Unis allaient mettre en place de nouvelles sanctions contre plusieurs membres du régime de Nicolas Maduro et consacrer 56 millions de dollars supplémentaires à l’aide humanitaire pour les réfugiés vénézuéliens. Il a également répété que Nicolas Maduro devait « s’en aller » et a encouragé les dirigeants des pays qui ne l’ont pas encore fait à reconnaître Juan Guaidó comme président légitime du Venezuela.

De son côté, Juan Guaidó a annoncé qu’il avait l’intention de rentrer très prochainement au Venezuela. Rappelons qu’il s’est rendu en Colombie alors que Nicolas Maduro le lui avait interdit. Il pourrait donc théoriquement être arrêté à son retour au pays. Néanmoins, Maduro sait sans doute que l’arrestation de Guaidó serait très mal vue par la communauté internationale. Elliot Abrams, qui est en charge du dossier vénézuélien au sein du Département d’Etat américain, a affirmé que les Etats-Unis espéraient que Juan Guaidó ne serait pas arrêté et pourrait rentrer chez lui sans encombres.

I think that if he were arrested on his return we would see a very large reaction on the part of the Venezuelan people and on the part of the international community. (Je pense que s’il était arrêté à son retour, nous assisterions à une très forte réaction de la part du peuple vénézuélien et de la communauté internationale)

LA VIDÉO DE LA SEMAINE

Le journaliste américain d’origine mexicaine Jorge Ramos – qui travaille pour la chaîne de télévision américaine Univision – et son équipe ont été détenus pendant deux heures dans le palais présidentiel de Nicolas Maduro à Caracas. Ils étaient venus réaliser une interview du président vénézuélien. Celui-ci n’a pas apprécié les questions que Jorge Ramos lui posait. Il s’est fortement énervé lorsque le journaliste lui a montré une vidéo qu’il venait de réaliser dans les rues de Caracas et lui a demandé de réagir. La vidéo montre des jeunes gens en train de se nourrir de déchets ramassés dans un camion-poubelle. Ils expliquent à Jorge Ramos qu’ils ont faim et n’ont pas d’autre choix.

Tout le matériel de Jorge Ramos et de son équipe a été confisqué. Après deux heures de détention, les journalistes ont finalement été relâchés et ont pu rentrer aux Etats-Unis. Leur matériel ne leur a toutefois jamais été restitué.

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Traduction: Nous sommes rentrés à la maison. Merci à tous pour votre soutien. Nous l’avons ressenti au moment où nous en avions le plus besoin. Malheureusement, le régime vénézuélien ne nous a rendu ni nos caméras, ni nos cartes vidéos avec l’interview, ni les téléphones portables de mes collègues. (Le mien m’a été restitué mais tout a été effacé).

Un peu plus tard, on apprenait qu’un autre journaliste américain, Daniel Garrido de Telemundo, avait également été séquestré au Venezuela. Des hommes armés l’ont forcé à monter dans une voiture et lui ont mis un sac sur la tête. Il a été interrogé pendant six heures avant d’être finalement libéré. Tout son matériel a été confisqué.

PAS DE NOUVELLES TAXES SUR LES PRODUITS CHINOIS

Donald Trump avait annoncé qu’il mettrait en place des taxes supplémentaires sur les produits chinois le 1er mars si aucun accord commercial n’était trouvé avec la Chine. Il y a finalement renoncé. Le président a annoncé que les négociations avec Pékin allaient se poursuivre plus longuement. D’après la presse américaine, le président chinois Xi Jinping pourrait être invité au Mar-a-Lago à la fin du mois de mars.

LE TÉMOIGNAGE DE LA SEMAINE

Pendant que Donald Trump négociait avec Kim Jong-Un à Hanoï, son ancien avocat, Michael Cohen, témoignait devant un comité de la Chambre des Représentants (House Oversight Committee). Le témoignage de Cohen était public et diffusé en direct sur toutes les chaînes de télévision américaines – et même sur certaines chaînes info étrangères. Et le moins que l’on puisse dire est que Cohen n’a pas dressé un portrait flatteur du président. Ci-dessous, quelques extraits de son témoignage. (Pour le lire en entier, cliquez ici).

I am ashamed because I know what Mr. Trump is. He is a racist. He is a conman. He is a cheat. He was a presidential candidate who knew that Roger Stone was talking with Julian Assange about a WikiLeaks drop of Democratic National Committee emails. (J’ai honte parce que je sais qui est Mr. Trump. C’est un raciste. C’est un escroc. C’est un fraudeur. C’est un candidat à la présidence qui savait que Roger Stone était en contact avec Julian Assange à propos de la publication par WikiLeaks des emails du Parti Démocrate)

He is capable of behaving kindly, but he is not kind. He is capable of committing acts of generosity, but he is not generous. He is capable of being loyal, but he is fundamentally disloyal. (Il est capable de se comporter gentiment, mais il n’est pas gentil. Il est capable de commettre des actes de générosité, mais il n’est pas généreux. Il est capable d’être loyal, mais il est fondamentalement déloyal)

Donald Trump is a man who ran for office to make his brand great, not to make our country great. He had no desire or intention to lead this nation – only to market himself and to build his wealth and power. (Donald Trump est un homme qui s’est présenté à l’élection présidentielle pour promouvoir sa marque, pas pour rendre sa grandeur à notre pays. Il n’avait ni le désir ni l’intention de diriger cette nation – seulement de se faire de la publicité et d’accroître sa richesse et son pouvoir)

Mr. Trump would often say this campaign was going to be the « greatest infomercial in political history ». He never expected to win the primary. He never expected to win the general election. The campaign – for him – was always a marketing opportunity. (Mr. Trump disait souvent que cette campagne serait la « plus grande campagne de pub de l’histoire politique ». Il ne s’attendait pas du tout à gagner la primaire. Il ne s’est jamais attendu à remporter l’élection générale. La campagne – pour lui – était seulement une opportunité commerciale)

He once asked me if I could name a country run by a black person that wasn’t a « shithole ». This was when Barack Obama was President of the United States. (Il m’a un jour demandé si je pouvais nommer un seul pays dirigé par une personne noire qui ne soit pas un « pays de merde ». C’était lorsque Barack Obama était président des Etats-Unis)

While we were once driving through a struggling neighborhood in Chicago, he commented that only black people could live that way. And he told me that black people would never vote for him because they were too stupid. (Un jour, alors que nous traversions en voiture un quartier difficile de Chicago, il a déclaré que seuls les noirs pouvaient vivre comme cela. Et il m’a dit que les noirs ne voteraient jamais pour lui parce qu’ils étaient trop stupides)

He asked me to pay off an adult film star with whom he had an affair, and to lie to his wife about it, which I did. Lying to the First Lady is one of my biggest regrets. She is a kind, good person. I respect her greatly – and she did not deserve that. (Il m’a demandé de payer une star de cinéma pour adultes avec laquelle il avait eu une liaison, et de mentir à sa femme à ce propos, ce que j’ai fait. Avoir menti à la Première Dame est l’un de mes plus grands regrets. C’est quelqu’un de bien. J’ai beaucoup de respect pour elle – et elle ne méritait pas cela)

When I say conman, I’m talking about a man who declares himself brilliant but directed me to threaten his high school, his colleges, and the College Board to never release his grades or SAT scores. (Quand je dis qu’il est un escroc, je parle d’un homme qui se déclare brillant mais qui m’a ordonné de menacer son lycée, son université et le College Board pour qu’ils ne publient jamais ses notes ou son score SAT*)

*Le SAT est un test de raisonnement à effectuer pour être admis dans les universités américaines

Mr. Trump had frequently told me and others that his son Don Jr. had the worst judgment of anyone in the world. (Mr. Trump m’a souvent dit, ainsi qu’à d’autres personnes, que son fils Don Jr. avait de moins bonnes capacités de jugement que n’importe qui d’autre dans le monde)

To our nation, I am sorry for actively working to hide from you the truth about Mr. Trump when you needed it most. (À notre nation, je suis désolé d’avoir travaillé activement à vous cacher la vérité au sujet de Mr. Trump au moment où vous en aviez le plus besoin)

For those who question my motives for being here today, I understand. I have lied, but I am not a liar. I have done bad things, but I am not a bad man. I have fixed things, but I am no longer your « fixer », Mr. Trump. (Pour ceux qui mettent en doute mes motivations à être ici aujourd’hui, je comprends. J’ai menti, mais je ne suis pas un menteur. J’ai fait de mauvaises choses, mais je ne suis pas un homme mauvais. J’ai réglé des choses, mais je ne suis plus « celui qui règle les problèmes », Mr. Trump)

I am going to prison (…) My testimony certainly does not diminish the pain I caused my family and friends – nothing can do that. And I have never asked for, nor would I accept, a pardon from President Trump. (Je vais en prison (…) Mon témoignage ne diminue certainement pas la souffrance que j’ai causée à ma famille et à mes amis – rien ne le peut. Et je n’ai jamais demandé, ni n’accepterai jamais, une grâce présidentielle du président Trump)

Wow. Reprenez votre souffle…

En réalité, Michael Cohen n’a pas révélé tellement de nouvelles informations dans ce témoignage. Par exemple, on savait déjà qu’il avait versé de l’argent à Stormy Daniels et il avait déjà déclaré dans une interview que Donald Trump était un raciste. Les révélations nouvelles qui semblent les plus significatives sont les suivantes:

1 – Michael Cohen affirme que Donald Trump était au courant que l’un de ses conseillers pendant la campagne, à savoir Roger Stone, était en contact avec WikiLeaks. Or, c’est WikiLeaks qui a publié les e-mails du Parti Démocrate obtenus à la suite d’un piratage informatique.

2 – Michael Cohen affirme qu’il a menacé les écoles et universités dans lesquelles Donald Trump a étudié afin que ses notes et résultats à divers tests ne soient jamais rendus publics.

Notez que lors de la séance de questions-réponses avec les députés, Michael Cohen a affirmé que, durant les dix années lors desquelles il avait travaillé pour Donald Trump, ce dernier lui avait demandé plus de 500 fois (!) de menacer des gens d’une manière ou d’une autre.

3 – Michael Cohen a affirmé en réponse à la question d’un député que l’un des avocats de Donald Trump, Jay Sekulow, avait modifié le texte de son précédent témoignage devant le Congrès, au sujet du projet de Trump Tower à Moscou. Lors de ce témoignage, Cohen avait affirmé que les discussions autour du projet avaient été totalement abandonnées dès le mois de janvier 2016. Il a depuis reconnu qu’il avait menti sous serment et que les discussions concernant la construction d’une Trump Tower à Moscou avaient en réalité duré au moins jusqu’en juin 2016. D’après Cohen, le fait que Sekulow ait modifié le texte de son témoignage démontre que Donald Trump, même s’il ne lui a jamais demandé clairement de mentir au Congrès, savait qu’il allait le faire et n’y voyait pas d’objection.

Mais, au fait, faut-il vraiment croire Michael Cohen? De nombreux élus républicains insistent sur le fait que Michael Cohen n’est pas un témoin crédible. Ils n’ont pas tort de rappeler que Cohen a menti sous serment devant le Congrès par le passé. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il a été condamné à une peine de prison. Même si, a priori, nous ne voyons pas très bien quel intérêt aurait eu Cohen à mentir à nouveau, il est sans doute utile de garder ce précédent à l’esprit.

Notre recommandation pour y voir plus clair et avoir davantage de certitudes? Attendre calmement les conclusions de l’enquête du procureur Mueller.

LA RÉSOLUTION DE LA SEMAINE

La Chambre des Représentants a adopté cette semaine une résolution visant à mettre un terme à l’état d’urgence décrété par le président Trump pour la construction d’un mur à la frontière. Seulement 13 députés républicains ont voté avec les Démocrates en faveur de cette résolution désavouant le président: Justin Amash, Thomas Massie, Will Hurd, Brian Fitzpatrick, Francis Rooney, Fred Upton, Elise Stefanik, Greg Walden, Dusty Johnson, Jaime Herrera Beutler, Cathy McMorris Rodgers, James Sensenbrenner et Mike Gallagher.

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Le Sénat va désormais devoir se prononcer à son tour sur cette résolution au cours des 18 prochains jours. Elle devrait y être adoptée puisque quatre sénateurs républicains – Thom Tillis, Susan Collins, Lisa Murkowski et Rand Paul – ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils voteraient en sa faveur.

Cependant, même si le Sénat adopte à son tour la résolution, il est plus que probable que le président Trump y mettra son veto. Pour outrepasser ce veto présidentiel, les deux Chambres du Congrès devraient alors revoter en faveur de la résolution et l’adopter cette fois à la majorité des 2/3. Ce qui ne se produira certainement pas.

LE VOTE DE LA SEMAINE

La Chambre des Représentants a aussi voté cette semaine en faveur d’une nouvelle législation concernant les armes à feu. Le Bipartisan Background Checks Act a pour objectif de rendre obligatoire la vérification des antécédents de l’acheteur (background check) lors de TOUTES les ventes d’armes. Actuellement, les vendeurs agréés doivent vérifier les antécédents des acheteurs, mais aucun background check n’est exigé pour les ventes de particulier à particulier (que ce soit lors des grandes foires aux armes, très populaires aux Etats-Unis, ou sur Internet). La loi adoptée cette semaine par la Chambre des Représentants rendrait la vérification des antécédents obligatoire lors de ce type de ventes. Elle a été adoptée par 240 voix contre 190. Huit députés républicains ont voté en faveur de la loi et deux députés démocrates ont voté contre.

C’était la première fois depuis près de 25 ans que l’une des chambres du Congrès votait en faveur d’une législation importante concernant l’encadrement de la vente des armes à feu. Néanmoins, cette loi n’entrera pas en vigueur de sitôt puisqu’elle n’a aucune chance d’être adoptée par le Sénat, toujours dominé par les Républicains.

LA CONFIRMATION DE LA SEMAINE

Le Sénat a confirmé la nomination d’Andrew Wheeler au poste de directeur de l’Agence de protection de l’environnement (52-47).

LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

They want to take your pickup truck. They want to take away your hamburger. This is what Stalin dreamed about but never achieved. (Ils veulent confisquer votre pickup. Ils veulent confisquer votre hamburger. C’est tout ce dont Staline a rêvé mais qu’il n’est jamais parvenu à réaliser)

Sebastian Gorka, ex-conseiller de Donald Trump, au sujet du Green New Deal soutenu par certains Démocrates. Gorka a fait cette déclaration lors de la CPAC (Conservative Political Action Conference), un événement annuel qui réunit les conservateurs américains pour des débats et échanges d’idées – mais qui s’est transformé ces dernières années en rassemblement très pro-Trump et qui est de plus en plus déserté par les conservateurs défavorables au président.

Si l’intervention de Gorka était totalement caricaturale, il est loin d’être le seul intervenant à avoir critiqué une dérive du Parti Démocrate vers le « socialisme » lors de la CPAC. Le leader des Républicains à la Chambre des Représentants, Kevin McCarthy, a par exemple déclaré que certains des nouveaux élus démocrates à la Chambre « ne sont pas des Démocrates, ce sont des socialistes ». Il a aussi affirmé que la prochaine élection présidentielle serait un combat entre « le socialisme et le libre marché ». Donald Trump et les Républicains semblent donc bien décidés à faire du socialisme réel ou supposé des Démocrates l’un de leurs thèmes de campagne en 2020.

LE COMMUNIQUÉ DE LA SEMAINE

Lors de la CPAC, la présidente du Parti Républicain, Ronna McDaniel, a aussi ouvertement apporté son soutien à Donald Trump en vue de sa réélection en 2020. Ce qui n’a pas du tout plu à Bill Weld, qui a formé un comité exploratoire et songe à défier le président dans le cadre d’une primaire républicaine. Il est vrai que le président du parti reste habituellement neutre dans le cadre des primaires. Selon Weld, la prise de position de McDaniel vise à décourager quiconque d’oser défier le président. L’ancien gouverneur du Massachusetts a publié un communiqué assez remarquable dans lequel il dénonce cette tentative d’intimidation et explique à Ronna McDaniel les raisons pour lesquelles des Républicains pourraient avoir envie de se présenter face à Donald Trump.

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On peut notamment y lire que « cet homme corrompu et narcissique » (= Trump) « est en bonne voie pour détruire notre parti et notre nation » et qu’il faut l’arrêter « pour le bien des générations futures ».

LA CARTE DE LA SEMAINE

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Cette carte montre la cote de popularité moyenne du président Trump dans chaque état américain au cours de l’année 2018, d’après Gallup. Le président ne dépasse les 50% d’opinions favorables que dans 17 états sur 50.

L’état où Donald Trump est le plus populaire reste la Virginie Occidentale (62% d’opinions favorables), suivie du Wyoming (61%) et du Dakota du Nord et Dakota du Sud (ex-aequo, 58%).

L’état dans lequel Donald Trump est le plus impopulaire est Hawaï (seulement 26% d’opinions favorables). Le Vermont (28%) et la Californie et le Massachusetts (ex-aequo, 29%) complètent le podium.

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

D’après un sondage Quinnipiac réalisé au Texas, les Texans ayant une opinion défavorable du président Trump (50%) sont plus nombreux que les Texans en ayant une opinion favorable (47%). À titre de comparaison, 51% des Texans disent apprécier leur sénateur Ted Cruz, alors que 40% en ont une opinion défavorable. Le gouverneur Greg Abbott est quant à lui crédité de 58% d’opinions favorables, contre 28% d’opinions défavorables. Trump, Cruz et Abbott sont pourtant tous les trois membres du même parti politique.

ROAD TO 2020

Nouvelle semaine, nouveau candidat à la présidentielle de 2020 !

  • Jay Inslee est candidat à l’élection présidentielle de 2020

Jay Inslee, actuel gouverneur de l’état de Washington, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2020. Il est le premier gouverneur à se lancer dans la course. Il veut placer la lutte contre le changement climatique au cœur du débat.

I’m running for president because I am the only candidate who will make defeating climate change our nation’s number one priority. (Je suis candidat à la présidence parce que je suis le seul candidat qui fera de la lutte contre le changement climatique la première priorité de notre nation)

We’re the first generation to feel the sting of climate change. And we’re the last that can do something about it. We can do this. (Nous sommes la première génération à ressentir les effets du changement climatique. Et nous sommes la seule qui puisse encore changer les choses. Nous pouvons le faire)

  • Le point sur les candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020

Ils sont désormais 11:

✅John Delaney

✅Andrew Yang

✅Tulsi Gabbard

✅Julián Castro

✅Kamala Harris

✅Marianne Williamson

✅Cory Booker

✅Elizabeth Warren

✅Amy Klobuchar

✅Bernie Sanders

✅Jay Inslee

  • Bernie Sanders refuse de qualifier Nicolas Maduro de dictateur

La semaine dernière, nous vous parlions d’anciennes vidéos montrant Bernie Sanders en train de défendre Fidel Castro et Daniel Ortega dans les années 80. Aujourd’hui, il refuse de qualifier Nicolas Maduro de dictateur. Lorsque le journaliste de CNN Wolf Blitzer lui a demandé pourquoi, voici ce que Sanders a répondu:

I think it’s fair to say that the last election was undemocratic. But there are still democratic operations taking place in that country. (Je pense qu’il est juste de dire que la dernière élection n’était pas démocratique. Mais il y a encore des opérations démocratiques en cours dans ce pays)

Wolf Blitzer n’a malheureusement pas demandé à Bernie Sanders d’expliquer quelles étaient les « opérations démocratiques » qui ont lieu au Venezuela.

LES EXCUSES DE LA SEMAINE

Lors d’une audition au Congrès, Madeleine Albright, ex-Secrétaire d’Etat du président Clinton, a présenté ses excuses à Mitt Romney. Elle s’est excusée de s’être ouvertement moquée, comme beaucoup de Démocrates, de la déclaration de Mitt Romney selon laquelle la Russie était « l’adversaire géopolitique numéro 1 » des Etats-Unis. Mitt Romney avait défendu cette idée durant sa campagne pour l’élection présidentielle de 2012 et Barack Obama s’était moqué de lui lors de l’un de leurs débats, affirmant que Romney était resté coincé à l’époque de la Guerre Froide. L’analyse de Romney prend aujourd’hui une toute autre dimension à la suite de l’annexion de la Crimée et de la campagne d’interférence menée par la Russie sur les réseaux sociaux lors de la campagne électorale américaine de 2016. C’est ce que Madeleine Albright a admis cette semaine.

I personally owe an apology to now-Senator Romney, because I think that we underestimated what was going on in Russia. (Je dois une excuse à celui qui est désormais le sénateur Romney, parce que je pense que nous avons sous-estimé ce qu’il se passait en Russie)

Ce tweet publié sur le compte officiel du Parti Démocrate en octobre 2012 est toutefois toujours en ligne.

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Traduction: Romney, qui qualifie la Russie de notre « adversaire géopolitique n°1 », ne semble pas réaliser que nous sommes au 21ème siècle.

LA PERFORMANCE SPORTIVE DE LA SEMAINE

Kyrsten Sinema, sénatrice démocrate de l’Arizona, a participé cette semaine à l’Ironman en Nouvelle-Zélande. Elle a bouclé le parcours en 12 heures, 59 minutes et 57 secondes, battant ainsi son record personnel établi lors d’une précédente course en 2015.

LA MÉDAILLE DE LA SEMAINE

L’acteur texan Matthew McConaughey a reçu la Médaille des Arts du Texas des mains du gouverneur Greg Abbott.

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LE TWEET DE LA SEMAINE

Ou quand le gouverneur de Californie célèbre l’anniversaire de son fils sur Twitter à l’aide d’une jolie photo…

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