WEEKLY NEWS FLASH #124

Au menu cette semaine: la vraie fausse annulation du sommet de Singapour, la libération de Joshua Holt, le nouveau règlement de la NFL, et bien plus encore. Bonne lecture ! 

LE SOMMET DE SINGAPOUR ANNULÉ (ET DÉJÀ REPROGRAMMÉ?)

En l’espace de quelques jours, le président Trump a annoncé officiellement l’annulation de sa rencontre avec Kim Jong-Un avant de suggérer qu’elle pourrait finalement tout de même avoir lieu.

Mardi 22 mai. Alors qu’il reçoit le président sud-coréen Moon Jae-In à la Maison Blanche, Donald Trump annonce à la presse qu’il n’est pas certain que sa rencontre avec Kim Jong-Un, prévue le 12 juin à Singapour, aura bien lieu. Le président explique que les Etats-Unis ont exigé que certaines conditions soient respectées pour que le sommet ait lieu et que ce n’est pas le cas pour l’instant.

De son côté, la Corée du Nord menace elle aussi d’annuler le sommet après que le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, ait déclaré qu’il faudrait appliquer le « modèle libyen » à la Corée du Nord. Rappelons que Mouammar Kadhafi a été renversé puis tué par des rebelles soutenus par l’Occident en 2011, quelques années après avoir accepté de renoncer à son programme nucléaire. Ce n’était donc sans doute pas la meilleure analogie à faire (à moins que Bolton ait voulu faire subtilement capoter le sommet?).

Jeudi 24 mai. Le sommet de Singapour est officiellement annulé. La Maison Blanche dévoile la lettre envoyée par Donald Trump à Kim Jong-Un pour lui faire part de sa décision. Quelques heures auparavant, la Corée du Nord avait encore menacé d’annuler la rencontre et traité le vice-président Mike Pence d’ « idiot ».

Dans sa lettre à Kim Jong-Un, Donald Trump déclare que le sommet n’aura pas lieu en raison de la « colère immense et de l’hostilité affichées dans votre déclaration la plus récente ». Le président américain avertit aussi le leader nord-coréen: « Vous parlez de vos capacités nucléaires, mais les nôtres sont si énormes et puissantes que je prie Dieu pour qu’elles ne doivent jamais être utilisées ». Donald Trump laisse cependant aussi la porte ouverte à la négociation puisqu’il remercie encore une fois Kim Jong-Un d’avoir récemment libéré des Américains détenus en Corée du Nord et lui dit qu’il espère toujours pouvoir un jour le rencontrer. « Si vous changez d’avis au sujet de ce sommet très important, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire », conclut-il.

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Vendredi 25 mai. Kim Jong-Un affirme qu’il est toujours disposé à rencontrer Donald Trump « à tout moment ». Et, 24 heures seulement après avoir annulé le sommet, le président américain semble déjà suggérer que celui-ci pourrait finalement bien avoir lieu le 12 juin comme prévu initialement ! Il affirme même que les contacts avec la Corée du Nord ont repris. « Nous allons voir ce qu’il se passe. Nous sommes en train de leur parler en ce moment même ».

Dimanche 27 mai. La presse révèle qu’une équipe de diplomates américains est arrivée en Corée du Nord pour discuter de l’organisation du sommet de Singapour avec des homologues nord-coréens. Bien que la Maison Blanche n’ait encore rien confirmé, il semble donc que le sommet de Singapour aura finalement bien lieu le 12 juin.

L’équipe américaine dépêchée en Corée du Nord pour planifier le sommet est dirigée par Sung Kim, ex-ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud. Les discussions avec les Nord-Coréens devraient se poursuivre durant plusieurs jours. Il s’agit notamment de se mettre d’accord sur les sujets qui seront évoqués lors du sommet et sur la définition de certains termes comme « dénucléarisation ». Mieux vaut en effet s’assurer que les deux parties évoqueront bien la même chose lorsqu’ils utiliseront ce terme lors du sommet.

LA LIBÉRATION DE LA SEMAINE

Joshua Holt a été libéré et est rentré aux Etats-Unis. Ce citoyen américain, originaire de l’Utah, s’était rendu au Venezuela en juin 2016 pour se marier avec une femme rencontrée en ligne. Quelques jours après leur mariage, il avait été arrêté et mis en prison sans autre forme de procès. Il était accusé d’avoir entreposé des armes et des grenades dans son logement. Des faits qu’il a toujours catégoriquement niés. Il était incarcéré depuis deux ans à Caracas.

Depuis deux ans, le sénateur de l’Utah Orrin Hatch était en contact avec la famille Holt et tentait de faire libérer Joshua. Un autre sénateur républicain, Bob Corker (qui est aussi le président du comité des Affaires Étrangères du Sénat), a joué un rôle important dans la dernière ligne droite. Il s’est en effet rendu au Venezuela ce vendredi pour rencontrer Nicolas Maduro et ramener Joshua Holt aux Etats-Unis. Un débat existe pour savoir si Bob Corker a eu raison d’aller serrer la main de Maduro quelques jours seulement après sa « réélection » lors d’une « élection » présidentielle que les Etats-Unis ont qualifiée d’illégitime. Les images de Maduro recevant un sénateur américain au palais présidentiel ont été diffusées à la télévision d’état vénézuélienne. Chacun se fera son opinion à ce sujet mais une chose est sûre, la rencontre aura au moins servi à quelque chose puisque Bob Corker a bien ramené Joshua Holt dans ses valises. Holt, son épouse vénézuélienne et Corker ont embarqué à bord du même avion qui les a ramenés à Washington, où ils ont été accueillis à l’aéroport par la famille de Joshua Holt et Orrin Hatch. Joshua Holt a également été reçu plus tard par Donald Trump à la Maison Blanche.

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Bob Corker (au centre) avec Joshua Holt et son épouse avant de monter dans l’avion les ramenant aux Etats-Unis (photo publiée sur Twitter par Micah Johnson, directrice de la communication de Bob Corker)

En réalité, la libération de Joshua Holt a abouti après de longues négociations entamées il y a plusieurs mois dans le plus grand secret. Caleb McCarry, l’un des conseillers de Bob Corker, aurait joué un rôle essentiel. C’est lui qui a mené les négociations, en jouant de sa relation avec Nicolas Maduro, qu’il connaît depuis plus de 15 ans. Les deux hommes ont en effet fait partie d’un groupe de discussion informel créé en 2002 (et aujourd’hui disparu) qui réunissait des hommes politiques américains et vénézuéliens de tous bords dans le but de tenter de restaurer un dialogue entre les deux pays après la tentative de coup d’état manquée contre Hugo Chavez. McCarry se serait ainsi rendu au Venezuela il y a plusieurs mois pour rencontrer Maduro et évoquer la libération future de Joshua Holt. Il aurait aussi été en contact régulier avec Rafael Lacava, un proche de Maduro assez excentrique qui se fait appeler Dracula. Cette semaine, Caleb McCarry était encore aux côtés de son patron, Bob Corker, à Caracas. La rencontre entre Corker et Maduro était le dernier acte devant mener à la libération de Holt. Le pari était évidemment risqué puisque Maduro aurait pu changer d’avis jusqu’au dernier moment.

L’HISTOIRE FOLLE DONT ON NE PARLE DÉCIDÉMENT PAS SUFFISAMMENT…

Celle des diplomates américains victimes de mystérieuses « attaques acoustiques ». Ces attaques, dont la cause exacte reste toujours inexpliquée, ont touché 21 diplomates américains et plusieurs diplomates canadiens en poste à Cuba l’an dernier. Cette semaine, le Département d’Etat a confirmé qu’un diplomate américain travaillant en Chine avait été victime d’une attaque semblable. Des examens médicaux ont montré qu’il souffrait d’une lésion cérébrale, comme plusieurs des diplomates victimes des attaques à Cuba. L’ambassade américaine à Pékin ainsi que tous les consulats américains en Chine sont en état d’alerte et ont donné ordre à leurs employés de se rendre chez le médecin dès l’apparition du moindre symptôme suspect et inexpliqué.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

3 ou le nombre de pays ayant délocalisé leur ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Le Guatemala et le Paraguay ont en effet déjà imité les Etats-Unis. La Roumanie, la République Tchèque et le Honduras ont annoncé qu’ils pourraient bientôt en faire autant.

MEANWHILE, IN SWEDEN…

Le gouvernement suédois va distribuer à tous les habitants du pays une brochure de vingt pages visant à les informer sur la façon de réagir « en cas de crise ou de guerre ». Il s’agit de la version remaniée d’une brochure déjà distribuée aux habitants pendant la Seconde Guerre Mondiale puis dans les années 80. On peut notamment y lire que « Si la Suède était attaquée par un autre pays, nous ne baisserions jamais les bras ».

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La décision de distribuer la brochure aux habitants a en partie été prise par le gouvernement en raison de l’attitude provocatrice de la Russie ces dernières années. Des avions russes ont notamment violé l’espace aérien suédois à plusieurs reprises, à tel point que la Suède a évoqué la possibilité de rejoindre l’OTAN. Le gouvernement suédois avait déjà décidé l’an dernier de rétablir le service militaire obligatoire, sept ans après y avoir renoncé.

FACT-CHECK: NON, AUCUN « ESPION » DU FBI N’A INFILTRÉ LA CAMPAGNE DE DONALD TRUMP EN 2016

Cette semaine, Donald Trump a mis en avant un nouvel argument selon lequel le FBI l’aurait espionné pendant la campagne électorale de 2016. Il s’agit évidemment une nouvelle fois d’une grossière exagération. En réalité, on a appris que Stephen Halper, un professeur d’université à la retraite et spécialiste des relations internationales, avait accepté, à la demande du FBI, d’entrer en contact avec trois membres de l’équipe de campagne de Donald Trump, en vue d’obtenir d’éventuelles informations intéressantes. Ce qui n’est pas de l’espionnage et n’est pas juridiquement condamnable. Cela fait même partie des méthodes d’enquête traditionnelles du FBI.

Pour bien comprendre, il faut faire la distinction entre trois termes différents: spy (« espion », le mot utilisé par Donald Trump), informant et asset.

Le mot spy est utilisé dans le monde du renseignement pour désigner un agent travaillant pour le compte d’un gouvernement étranger. Ce n’est pas du tout le cas de Stephen Halper. Il ne peut donc pas être qualifié d’espion. Il essayait au contraire d’aider le FBI à savoir si certains membres de l’équipe de campagne de Donald Trump n’étaient pas des espions travaillant pour la Russie et ayant infiltré la campagne du candidat républicain, notamment Carter Page, un conseiller de Trump sur les questions de politique étrangère. Le FBI enquêtait sur Carter Page depuis plusieurs années et le soupçonnait d’être un espion russe.

Dans le jargon du FBI, un informant est une personne qui décide de collaborer avec les enquêteurs pour les aider à coincer un plus gros poisson que lui en échange d’une possible réduction de peine. Ceux d’entre vous qui regardent des séries télévisées policières américaines sauront de quoi nous parlons. Halper ne peut pas non plus être qualifié d’informant puisqu’il n’a strictement rien à se reprocher et n’est pas dans le collimateur de la justice.

Halper peut uniquement être qualifié d’asset, ce qui, dans le jargon du FBI, désigne un informateur acceptant volontairement d’aider les enquêteurs.

Ce qu’il faut avant tout retenir de ce nouvel épisode est que:

1. Le FBI soupçonnait Carter Page d’être un espion russe infiltré au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump.

2. Donald Trump semble plus que jamais prêt à déformer la réalité pour faire croire à ses supporters qu’il est victime d’une « chasse aux sorcières » menée par un FBI prêt à tout pour le renverser.

DONALD TRUMP GRACIE LE BOXEUR JACK JOHNSON À TITRE POSTHUME

Donald Trump a gracié le boxeur Jack Johnson, décédé en 1946, à titre posthume. Johnson est un boxeur très célèbre puisqu’il fut le premier afro-américain à remporter le titre de champion du monde poids lourds au début du vingtième siècle. Mais il fut ensuite condamné à 1 an de prison en 1913 pour avoir enfreint le Mann Act, une loi interdisant de transporter une femme d’un état à un autre pour des « raisons immorales ». Le jury qui a condamné Johnson était composé exclusivement de blancs et tout porte à croire que ce qui dérangeait véritablement était qu’il ait une petite amie blanche. Les descendants de Jack Johnson réclamaient depuis des années qu’il soit gracié pour réparer cette injustice historique, même à titre posthume. C’est désormais chose faite.

LE RÈGLEMENT DE LA SEMAINE

Le président de la NFL a annoncé que les dirigeants des différents clubs du championnat de football américain s’étaient mis d’accord pour modifier le règlement en vue de la nouvelle saison. Le nouveau règlement oblige les joueurs à se tenir debout durant l’hymne national joué avant le coup d’envoi des matchs.

This season, all league and team personnel shall stand and show respect for the flag and the Anthem. (Cette saison, le personnel de la ligue et de toutes les équipes devra se tenir debout et faire preuve de respect à l’égard du drapeau et de l’hymne national)

Autrement dit, les joueurs ne pourront plus protester pendant l’hymne, en posant par exemple un genou à terre. De très nombreux joueurs avaient protesté ainsi la saison dernière, déclenchant un vaste débat dans la société américaine. Le débat était rapidement devenu très politique puisque le président Trump s’était emparé du sujet en affirmant que les joueurs qui manquaient de respect au drapeau devraient être licenciés par leurs clubs !

Il faut savoir que la tradition de jouer l’hymne national avant les matchs a été adoptée au début du siècle dernier pour rendre hommage aux militaires américains déployés à l’étranger pendant que leurs compatriotes s’amusent au pays. Pour de nombreux Américains, les joueurs qui s’agenouillent face au drapeau pendant l’hymne manquent donc de respect aux soldats et à tous les vétérans morts pour la patrie et devraient trouver une autre façon de protester. Mais pour les joueurs afro-américains ayant choisi d’agir ainsi et leurs défenseurs, il s’agit de protester contre les injustices de la société américaine, en particulier les violences policières à répétition dont est victime leur communauté. De plus, ils estiment qu’ils ne font qu’exercer leur liberté d’expression, garantie par la Constitution américaine. Le débat semble sans fin.

La NFL a en tout cas choisi de défendre le point de vue des opposants aux protestations pendant l’hymne. Il faut dire que la saison dernière, de nombreux supporters avaient cessé de se rendre au stade pour faire entendre leur mécontentement. Notons que le nouveau règlement adopté par la NFL autorise toutefois les joueurs qui le désirent à rester dans les vestiaires pendant que l’hymne est joué.

Le président Trump et le vice-président Pence se sont réjouis de l’adoption du nouveau règlement de la NFL.

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LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

Our presidency has been debased by a figure who has a seemingly bottomless appetite for destruction and division and only a passing familiarity with how the Constitution works. (Notre présidence a été dégradée par une personnalité qui a de toute évidence un appétit très profond pour la destruction et la division et qui n’est guère familier avec la manière dont fonctionne la Constitution)

Jeff Flake à propos de Donald Trump lors d’un discours prononcé devant des étudiants à la Harvard School of Law. Le sénateur républicain de l’Arizona continue donc de critiquer férocement le président. Il a également ajouté ceci:

You could say that we are witnesses to history, and if it were possible to divorce ourselves from the obvious tragedy of this debacle, I suppose that might even be interesting from an academic perspective. The way some rare diseases are interesting to medical researchers. (On pourrait dire que nous sommes les témoins de l’histoire, et s’il était possible de faire abstraction de la tragédie évidente de ce fiasco, je suppose que cela pourrait même être intéressant d’un point de vue académique. De la même façon que des maladies rares sont intéressantes pour la recherche médicale)

🔥🔥🔥

BOB CORKER REFUSE LE POSTE D’AMBASSADEUR EN AUSTRALIE

Bob Corker est un autre sénateur républicain qui a parfois violemment critiqué Donald Trump. Celui-ci lui a pourtant récemment proposé le poste d’ambassadeur en Australie, rapporte le Washington Examiner. Corker a refusé.

ROAD TO THE MIDTERMS

Plus que 1⃣6⃣2⃣ jours avant les élections de mi-mandat…

  • Résultats des primaires du 22 mai

De nouvelles primaires ont eu lieu dans plusieurs états du Sud ce mardi 22 mai. Comme d’habitude, nous vous résumons ce qu’il fallait en retenir.

En Géorgie, Stacey Abrams a remporté la primaire démocrate pour le poste de gouverneur. En novembre, elle sera ainsi la première femme afro-américaine à être candidate à un poste de gouverneur aux Etats-Unis ! Elle sera opposée à Casey Cagle ou Brian Kemp. Ces deux Républicains ont terminé en tête de la primaire de leur parti (devant d’autres candidats, dont Michael Williams, qui avait fait campagne à bord d’un « bus de la déportation ») mais aucun d’entre eux n’a obtenu plus de 50% des voix. Ils devront donc s’affronter lors d’un second tour qui aura lieu le 24 juillet.

Dans le sixième district du Kentucky, Amy McGrath a créé la surprise en remportant la primaire démocrate l’opposant à Jim Gray, le maire bien connu et ouvertement gay de la ville de Lexington. McGrath est novice en politique et ancienne pilote de l’U.S. Air Force. En novembre, elle sera opposée au Républicain Andy Barr, le député sortant qui brigue un nouveau mandat.

Dans le 31ème district du Texas, une autre ancienne pilote de l’Air Force a également remporté la primaire démocrate pour un poste de députée à la Chambre des Représentants. MJ Hegar a beaucoup fait parler d’elle durant la campagne, notamment grâce à ce clip intitulé Doors et considéré comme la meilleure publicité électorale réalisée cette année.

En novembre, Hegar sera opposée au député républicain sortant John Carter.

Au Texas, on connaît aussi désormais l’identité de celle qui sera la candidate démocrate au poste de gouverneur en novembre. Il s’agit de Lupe Valdez, qui a remporté le second tour de la primaire démocrate. Valdez est latino-américaine, ouvertement lesbienne et a été shérif du comté de Dallas. En novembre, elle affrontera le gouverneur républicain sortant Greg Abbott. Celui-ci reste largement favori.

  • Bernie Sanders candidat

Bernie Sanders a annoncé qu’il serait candidat aux midterms de novembre. Le sénateur du Vermont, âgé de 76 ans, briguera un nouveau mandat de six ans. Les grandes lignes de son programme restent les mêmes: se battre pour un salaire fédéral minimum de $15 de l’heure, pour la mise en place d’une couverture santé universelle à l’européenne et pour la gratuité des études supérieures.

  • Don Blankenship candidat du Constitution Party?

La saga Don Blankenship n’est pas terminée… Souvenez-vous, ce candidat républicain au Sénat en Virginie Occidentale avait beaucoup fait parler de lui en surnommant Mitch McConnell « Cocaine Mitch » durant sa campagne électorale. Il a récemment perdu la primaire républicaine. Mais il lui en fallait plus pour le décourager. Il déclare désormais vouloir se présenter à l’élection générale en novembre sous les couleurs du Constitution Party. Problème? Une loi interdit en Virginie Occidentale à une personne ayant perdu une primaire de se présenter ensuite à l’élection générale sous les couleurs d’un autre parti. Don Blankenship a déclaré qu’il allait contester devant les tribunaux. Affaire à suivre…

  • Twitter crée un label pour les candidats aux élections

Les candidats aux élections recevront désormais un label officiel de la part de Twitter le temps de la campagne électorale. Exemple ici avec le compte de Ted Cruz.

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Le sigle est visible sur le profil du candidat mais aussi sur chacun de ses tweets. D’après Twitter, il s’agit d’aider les utilisateurs du réseau social à identifier les véritables comptes des candidats et à faire la différence entre informations légitimes et fausses informations.

TOM GARRETT, CALL YOUR OFFICE

Il ne s’agit cette fois pas d’un scandale de harcèlement sexuel supposé, mais un nouveau scandale touche un membre du Congrès. Plusieurs anciens membres du staff du député républicain de Virginie Tom Garrett l’accusent de les avoir traités comme des « esclaves ». Ils affirment que Tom Garrett et son épouse, très présente à ses côtés, leur demandaient d’effectuer de nombreuses tâches domestiques n’ayant rien à voir avec le travail d’assistant parlementaire pour lequel ils avaient été recrutés. On leur aurait ainsi demandé d’aller faire des courses au supermarché, de ramener les filles de Garrett à son domicile situé à trois heures de route de Washington ou de s’occuper de son chien.

Le porte-parole de Tom Garrett a refusé de réagir, affirmant simplement qu’il ne répondrait pas à des accusations anonymes infondées.

Si les accusations sont vérifiées, elles pourraient poser de sérieux problèmes à Tom Garrett puisque le règlement de la Chambre des Représentants interdit explicitement aux députés de confier des tâches non-parlementaires à leurs assistants.

LE LIVRE DE LA SEMAINE

Avis aux amateurs, le dernier livre de John McCain est sorti en librairie cette semaine. Le sénateur de l’Arizona, atteint d’une tumeur au cerveau, l’a co-rédigé avec Mark Salter, l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Le mémoire s’intitule The Restless Wave: Good Times, Just Causes, Great Fights, and Other Appreciations.

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Voici un extrait paru dans la presse:

Maybe I’ll be gone before you read this. I’m getting prepared. I have some things I’d like to take care of first, some work that needs finishing, and some people I need to see. I made a small place for myself in the story of America and the history of my times. The bell tolls for me. I knew it would. I hope those who mourn my passing, and those who don’t, will celebrate as I celebrate a happy life lived in imperfect service to a country made of ideals, whose continued success is the hope of the world. And I wish all of you great adventures, good company, and lives as lucky as mine. (Je serai peut-être déjà parti lorsque vous lirez ces lignes. Je me prépare. Il y a des choses dont j’aimerais prendre soin avant, du travail que j’aimerais terminer, et des gens que j’ai besoin de voir. Je me suis fait une petite place dans l’histoire de l’Amérique et l’histoire de mon époque. L’heure va bientôt sonner pour moi. Je savais qu’elle le ferait. J’espère que ceux qui pleureront ma disparition, et ceux qui ne le feront pas, célébreront comme je l’ai fait une vie heureuse vécue en servant de manière imparfaite un pays fait d’idéaux, dont le succès continu demeure l’espoir du monde. Et je vous souhaite à tous de grandes aventures, une belle compagnie, et des vies aussi chanceuses que la mienne)

LA COVER DE LA SEMAINE

Le livre de l’ex-First Lady Michelle Obama ne sera publié qu’au mois de novembre mais la couverture en a été dévoilée cette semaine.

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OBAMA AND CHILL

En parlant des Obama… Barack et Michelle viennent de signer un contrat avec Netflix. Ils vont produire des films et des séries qui seront uniquement accessibles sur la plateforme de streaming. Aucun détail supplémentaire n’a été révélé pour le moment.

LE TWEET DE LA SEMAINE

God bless you, Cher 💕

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