LA TORNADE DONALD TRUMP

The Donald, comme on le surnomme aux Etats-Unis, est actuellement là où personne ne l’attendait, en tête des intentions de vote aux primaires républicaines. Portrait d’un magnat de l’immobilier devenu star de la téléréalité et visant désormais la présidence.

SON PARCOURS

Donald John Trump est né le 14 juin 1946 dans le quartier du Queens, à New York. Son père, Fred Trump, était un homme d’affaires actif dans le secteur de l’immobilier new-yorkais. Donald étudie à la Wharton School (prestigieuse business school de l’Université de Pennsylvanie). Il hérite ensuite de la compagnie de son père qu’il renomme The Trump Organization. Trump investit et se crée peu à peu un véritable empire immobilier. En 1983, il inaugure la Trump Tower à Manhattan. Elle est située sur la prestigieuse 5th Avenue, avec vue sur Central Park. C’est encore aujourd’hui sa résidence principale et le siège de son entreprise. Trump est également propriétaire d’un casino géant à Atlantic City (baptisé le Trump Taj Mahal), de nombreux buildings à New York, Chicago ou Las Vegas et de nombreux terrains de golfs prestigieux à travers le monde. En 1987, il a publié son autobiographie intitulée The Art of the Deal qui fut un véritable bestseller.

Ses activités dans le secteur de l’immobilier ne lui suffisant plus, Trump a également investi dans le secteur audiovisuel. En 1996, il rachète la Miss Universe Organization qui produit les concours de beauté Miss USA et Miss Universe. En 2004, il devient le héros de sa propre émission de téléréalité, The Apprentice, diffusée sur la chaîne NBC. L’émission rencontre un succès immense et permet à Trump de devenir une véritable star. Le principe est simple : plusieurs candidats cherchent à se faire embaucher par Trump, qui les élimine au fur et à mesure. À chaque fois qu’il élimine un candidat, il prononce la phrase devenue célèbre You’re fired (Vous êtes viré). En 2007, Trump reçoit une étoile à son nom sur le Hollywood Walk Of Fame. Il a renoncé à apparaître dans la prochaine saison de The Apprentice en raison de sa campagne pour l’élection présidentielle mais l’émission va continuer sans lui (et en tant que producteur, il continuera bien sûr à percevoir des dividendes). On vient d’apprendre que c’était Arnold Schwarzenegger qui allait le remplacer.

Grâce à son patrimoine immobilier et à ses émissions de télévision, Donald Trump est milliardaire. En septembre 2012, Forbes évaluait sa fortune à 3,1 milliards de dollars. Lui prétend qu’elle s’élève à plus de 10 milliards de dollars. Difficile donc de savoir quel est le montant exact du patrimoine de Trump mais une chose est sûre : il est très riche et a largement de quoi financer seul sa campagne électorale. Il a d’ailleurs annoncé qu’il n’accepterait aucune grosse contribution afin de garantir son indépendance vis-à-vis des lobbies. Par ailleurs, Trump semble attacher énormément d’importance à sa richesse et à sa réussite. Comme il le dit lui-même, « une partie de ma beauté, c’est que je suis riche ». Ainsi, lorsque certains de ses adversaires mettent en avant le fait que certaines des entreprises qu’il a dirigées ont fait faillite, il nie catégoriquement. Il affirme au contraire avoir profité des imperfections de la loi pour déclarer certaines de ses entreprises en faillite afin de réaliser de bonnes affaires par la suite ! Il affirme que tous les hommes d’affaire ont recours à ce type d’astuces.

La vie privée de Donald Trump est très médiatisée. Il s’est marié une première fois en 1977 avec la mannequin tchèque Ivana Zelnickova. Ils ont eu trois enfants : Donald Jr., Ivanka et Eric. En 1993, il s’est remarié avec l’actrice Marla Maples qui était sa maîtresse depuis plusieurs années. Ils ont une fille prénommée Tiffany. Ils ont divorcé en 1999. Enfin, en 2005, Trump s’est marié une troisième fois avec la mannequin slovène Melania Knauss, de 27 ans sa cadette. La cérémonie a eu lieu dans sa propriété de Palm Beach en Floride devant 450 invités, dont Bill et Hillary Clinton faisaient partie. Donald et Melania vivent toujours ensemble actuellement et ont un fils prénommé Barron William. Trump a donc cinq enfants issus de trois unions différentes et il a également sept petits-enfants.

Donald et Melania Trump
Donald et Melania Trump

Jusqu’ici, Trump n’a jamais fait de politique (même s’il est arrivé qu’il donne son avis sur certains sujets lors d’interviews)*. Lorsqu’il annonce sa candidature à la présidence en juin dernier, personne ne croit donc véritablement en ses chances de l’emporter.

* Exprimant d’ailleurs souvent des vues plus proches de celles des démocrates que des républicains, comme n’ont pas manqué de le rappeler certains de ses adversaires aux primaires républicaines. Il a même été membre du Parti Démocrate pendant plusieurs années.

Mais malgré de nombreuses polémiques, il se retrouve aujourd’hui largement en tête dans les sondages et commence sérieusement à inquiéter ses adversaires. À tel point que le magazine TIME choisit de lui consacrer sa Une il y a quelques semaines. Le titre choisi? Deal with it.

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Selon l’un de ses proches conseillers, cité dans l’article du TIME, deux choses expliqueraient l’attrait des électeurs pour Trump : un rejet de la classe politique et l’impression qu’il ne peut pas être acheté.

L’ANNONCE DE SA CANDIDATURE

Donald Trump a annoncé sa candidature à la présidence le 16 juin. Il a prononcé son discours d’annonce dans une salle de sa Trump Tower.

LE DISCOURS

Le message principal du discours de Donald Trump? Les Etats-Unis sont dans une situation désastreuse parce que leurs dirigeants sont tous stupides et corrompus. Et seul Donald Trump est capable d’arranger tout cela. À part ça, aucune proposition politique concrète si ce n’est celle de construire un mur le long de la frontière avec le Mexique. Voici quelques extraits pour vous donner une idée du contenu de ce discours dont on a parfois du mal à imaginer qu’il s’agit bien du discours d’un candidat à la présidence :

Our country is in serious trouble. We don’t have victories anymore. We used to have victories, but we don’t have them. When was the last time anybody saw us beating, let’s say, China in a trade deal? They kill us. I beat China all the time. All the time. When did we beat Japan at anything? They send their cars over by the millions, and what do we do? When was the last time you saw a Chevrolet in Tokyo? It doesn’t exist, folks. They beat us all the time. When do we beat Mexico at the border? They’re laughing at us, at our stupidity. And now they are beating us economically. They are not our friend, believe me. But they’re killing us economically. (Notre pays est en grande difficulté. Nous n’avons plus de victoires. Nous avions l’habitude d’avoir des victoires, mais nous ne les avons pas. Quand fut la dernière fois que quelqu’un nous a vu battre, disons, la Chine dans un accord commercial? Ils nous tuent. Je bats la Chine tout le temps. Tout le temps. Quand avons-nous battu le Japon à quelque chose? Ils envoient leurs voitures par millions, et que faisons-nous? Quand avez-vous vu pour la dernière fois une Chevrolet à Tokyo? Ça n’existe pas, les gars. Ils nous battent tout le temps. Quand battons-nous le Mexique à la frontière? Ils rigolent de nous, de notre stupidité. Et maintenant ils nous battent économiquement. Ils ne sont pas notre ami, croyez-moi. Mais ils nous tuent économiquement)

I will be the greatest jobs president that God ever created. I tell you that. I’ll bring back our jobs from China, from Mexico, from Japan, from so many places. (Je serai le plus grand président de l’emploi que Dieu n’ait jamais créé. Je vous le dis. Je ramènerai nos emplois de Chine, du Mexique, du Japon, de tellement d’endroits)

So we have to rebuild our infrastructure, our bridges, our roadways, our airports. You come into La Guardia Airport*, it’s like we’re in a third world country. (Donc nous devons reconstruire notre infrastructure, nos ponts, nos routes, nos aéroports. Vous arrivez à l’aéroport de La Guardia, c’est comme si nous étions un pays du tiers monde) – * L’un des aéroports de la ville de New York

I will stop Iran from getting nuclear weapons. And we won’t be using a man like Secretary Kerry that has absolutely no concept of negotiation, who’s making a horrible and laughable deal, who’s just being tapped along as they make weapons right now, and then goes into a bicycle race at 72 years old, and falls and breaks his leg*. I won’t be doing that. And I promise I will never be in a bicycle race. That I can tell you. (J’empêcherai l’Iran de se procurer des armes nucléaires. Et nous n’utiliserons pas un homme comme le Secrétaire Kerry qui n’a absolument aucune idée de la négociation, qui fait un deal horrible et ridicule, qui est mis sur écoute pendant qu’ils font des armes maintenant, et qui ensuite va à une course cycliste à 72 ans, et tombe et se casse la jambe. Je ne ferai pas cela. Et je promets que je n’irai jamais à une course cycliste. Cela je peux vous le dire) – * Le Secrétaire d’Etat John Kerry s’est en effet cassé le fémur en mai dernier alors qu’il faisait du vélo dans les Alpes françaises (mais contrairement à ce que dit Trump, il ne s’agissait pas d’une course cycliste). Kerry était présent en Europe en raison des négociations avec l’Iran qui se tenaient à Genève et avait dû rentrer aux Etats-Unis plus tôt que prévu suite à sa chute.

Mais la déclaration qui a le plus retenu l’attention et qui a immédiatement fait scandale fut la suivante, concernant l’immigration en provenance du Mexique :

When Mexico sends its people, they’re not sending their best. […] They’re sending people that have lots of problems, and they’re bringing those problems with them. They’re bringing drugs. They’re bringing crime. They’re rapists. (Lorsque le Mexique nous envoie ses gens, ils n’envoient pas les meilleurs. […] Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes, et ils apportent ces problèmes avec eux. Ils apportent de la drogue. Ils apportent de la criminalité. Ce sont des violeurs)

Non seulement, Trump y assimile tous les immigrants mexicains à des criminels et à des violeurs mais il laisse également entendre que l’immigration en provenance du Mexique est directement orchestrée par le gouvernement mexicain. On a là affaire à des propos proches de la théorie du complot.

LE TWEET

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SLOGAN DE CAMPAGNE

Le slogan de campagne de Donald Trump est Make America Great Again (Rendre l’Amérique grande à nouveau).

LE SITE WEB OFFICIEL

La page d’accueil du site donaldjtrump.com affiche une photo de Trump faisant le V de la victoire ainsi que son slogan Make America Great Again.

Dans la biographie qui lui est consacrée sur le site, Trump est défini comme « the very definition of the American success story » (la définition parfaite de la success story américaine). Il se vante d’avoir plus de 7 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Il fait aussi la liste de tout ce qu’il possède ou presque.

Extrait de la biographie de Donald Trump sur son site web officiel. (Source: donaldjtrump.com)
Extrait de la biographie de Donald Trump sur son site web officiel. (Source: donaldjtrump.com)

Enfin, il rappelle avec fierté son statut de star de la télévision qui lui a valu une étoile sur le Hollywood Walk Of Fame en 2007.

Dans la rubrique du site consacrée à son programme et intitulée Positions, on ne trouve pour l’instant que sa proposition concernant la réforme du système d’immigration. Ni plus ni moins. Trump y fait un lien entre immigration en provenance du Mexique et criminalité. Il maintient que le gouvernement mexicain enverrait volontairement des criminels aux Etats-Unis afin de se débarrasser d’eux. De plus, le Mexique profiterait aussi de l’argent renvoyé au pays par les mexicains vivant illégalement aux Etats-Unis (22 milliards de dollars en 2013). Trump mentionne également le fait que l’immigration illégale contribuerait aux problèmes économiques des américains de la classe moyenne. Les travailleurs étrangers en situation illégale accepteraient des salaires inférieurs et seraient donc embauchés plus facilement que les travailleurs américains au chômage. Leur présence aurait aussi contribué à une baisse générale des salaires dans le pays.

Le plan de Donald Trump prévoit les trois mesures phares suivantes :

– Le renvoi au Mexique de tous les mexicains vivant illégalement aux Etats-Unis (soit à peu près 11 millions de personnes).

– La construction d’un mur tout le long de la frontière avec le Mexique, payée par le gouvernement mexicain. Trump assure qu’il mettra la pression sur le gouvernement mexicain jusqu’à ce que celui-ci accepte de payer pour la construction du mur. Comment? En faisant saisir par le gouvernement américain tous les versements d’argent effectués par des mexicains séjournant aux Etats-Unis vers le Mexique, en augmentant le prix des visas temporaires pour les hommes d’affaires et les diplomates mexicains voyageant aux Etats-Unis et en augmentant le prix des autres visas délivrés aux mexicains voulant venir aux Etats-Unis, y compris les visas de travail.

– La fin du birthright citizenship (pourtant inscrit dans la Constitution américaine), c’est-à-dire que la citoyenneté américaine ne serait plus automatiquement accordée à un enfant né sur le sol américain de parents étrangers résidant illégalement aux Etats-Unis.

Le plan de Trump prévoit également :

– La multiplication par trois du nombre d’agents de l’immigration

– La mise en place d’un système E-Verify qui permettrait aux employeurs américains de vérifier facilement si la personne qu’ils ont l’intention d’embaucher est bien en règle (cette mesure est également proposée par d’autres candidats républicains dont Jeb Bush).

– L’expulsion immédiate du territoire de tous les criminels n’ayant pas la nationalité américaine.

– La mise en détention des personnes arrêtées alors qu’elles essaient de passer illégalement la frontière, jusqu’à leur expulsion.

– La fin de tout financement fédéral pour les sanctuary cities. Ce terme désigne les villes qui mettent en place une politique de tolérance vis-à-vis des immigrants illégaux. Cela signifie en général qu’elles interdisent aux forces de police locales d’enquêter sur le titre de séjour des habitants. Ainsi, si une personne est arrêtée pour un délit, on ne va pas pour autant enquêter pour savoir si elle séjourne légalement ou non aux Etats-Unis. De même, ces villes refusent en général de transmettre les informations dont elles disposent aux services d’immigration fédéraux. Cela leur permet par exemple d’inciter des illégaux à collaborer sur des enquêtes liées au trafic de drogue sans pour autant craindre de se faire ensuite expulser. Il y aurait aujourd’hui environ 200 sanctuary cities aux Etats-Unis.

Jusqu’à présent, cette réforme de l’immigration est le seul point de son programme rendu public par Trump. Il est pour l’instant resté très vague concernant les mesures qu’il entendait mettre en place dans d’autres domaines (économie, politique étrangère etc.).

LE CHAMPION DES POLÉMIQUES ET DES FRASQUES

Dans notre portrait consacré au candidat républicain Mike Huckabee, nous décrivions ce dernier comme un habitué des déclarations polémiques. Avec Donald Trump, il a probablement trouvé bien meilleur que lui encore à ce petit jeu. Depuis le début de sa campagne électorale, Donald Trump s’est en effet fait bien davantage remarquer par des déclarations polémiques que par des propositions politiques concrètes. Nous avons déjà évoqué ces polémiques dans d’autres articles mais voici tout de même un petit récapitulatif pour vous rafraîchir la mémoire :

1 – Lors du discours annonçant sa candidature, Donald Trump assimile tous les immigrants mexicains à des criminels et des violeurs. Ses propos déclenchent immédiatement la polémique.

2 – Après que John McCain ait déclaré que Trump avait « gonflé à bloc les fous » dans le pays, celui-ci remet en cause le statut de héros de guerre de l’ex-candidat républicain à la présidence.

He’s not a war hero. He’s a war hero because he was captured. I like people that weren’t captured. (Il n’est pas un héros de guerre. Il est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés)

3 – Lors d’un meeting, Donald Trump dévoile au public le numéro de téléphone de Lindsey Graham, l’un de ses adversaires aux primaires républicaines et incite les gens à inonder son téléphone de remontrances. Graham répondra avec humour en publiant une vidéo le mettant en scène en train de détruire son téléphone de différentes manières.

4 – Lors du premier débat télévisé opposant les différents candidats républicains sur Fox News, un vif échange oppose Trump à la journaliste Megyn Kelly qui avait choisi de lui demander de s’expliquer sur les propos désobligeants qu’il aurait tenus à propos de certaines femmes, les traitant par exemple de « cochonnes » ou de « chiennes ». Après le débat, Trump s’en prend à Fox News et à Megyn Kelly dans des messages qu’il publie sur son compte Twitter. Il accuse Fox News de n’avoir dit que du mal de lui alors qu’il leur a apporté une audience historique et il remet en cause les capacités professionnelles de Megyn Kelly. Le lendemain, lors d’une interview à CNN, il déclare :

She starts asking me all sorts of ridiculous questions. You could see there was blood coming out of her eyes, blood coming out of her… wherever. (Elle commence à me poser toutes sortes de questions ridicules. On pouvait voir qu’il y avait du sang qui sortait de ses yeux, du sang qui sortait de son… peu importe où)

5 – Lors d’une conférence de presse de Trump, le célèbre journaliste hispanique Jorge Ramos est expulsé de force de la salle (avant de pouvoir y revenir).

À chacun de ces épisodes, la plupart des autres candidats aux primaires républicaines ont condamné les propos de Trump. Et ces dernières semaines, voyant sans doute que Trump continue de progresser irrémédiablement dans les sondages, certains ont commencé à l’attaquer plus directement (notamment Jeb Bush, Rand Paul et Bobby Jindal). Trump répond en général aux attaques par d’autres attaques beaucoup plus personnelles, souvent via Twitter. Deux de ses cibles favorites semblent être Carly Fiorina et Rand Paul. En témoignent, entre autres, les tweets suivants :

Traduction: Je viens de réaliser que si vous écoutez Carly Fiorina plus de dix minutes, vous développez une migraine énorme. Elle n'a aucune chance!
Traduction: Je viens de réaliser que si vous écoutez Carly Fiorina plus de dix minutes, vous développez une migraine énorme. Elle n’a aucune chance!
Traduction: Le très étrange Senateur du Kentucky Rand Paul me rappelle un enfant gâté sans un cerveau fonctionnant correctement. Il était mauvais au débat!
Traduction: Le très étrange Senateur du Kentucky Rand Paul me rappelle un enfant gâté sans un cerveau fonctionnant correctement. Il était mauvais au débat!
Traduction: Trop de personnes sur scène pour le débat. Rand Paul à la 11ème place, avec 2% dans le sondage de RealClearNews, ne devrait pas être autorisé à participer.
Traduction: Trop de personnes sur scène pour le débat. Rand Paul à la 11ème place, avec 2% dans le sondage de RealClearNews, ne devrait pas être autorisé à participer.

La semaine dernière, un journaliste a également rapporté dans un article les propos suivants, que Trump aurait tenus à propos de Carly Fiorina :

Look at that face ! Would anyone vote for that? Can you imagine that, the face of our next president? (Regardez ce visage ! Quelqu’un voterait pour ça? Pouvez-vous imaginer ça, le visage de notre prochain président?)

Aujourd’hui, Trump semble plus que jamais être seul contre tous dans son propre camp. Le seul autre candidat qui semble encore être en bons termes avec lui est Ted Cruz qui n’a jamais vraiment condamné ses propos et a manifesté à ses côtés contre l’Iran Deal la semaine dernière. Sarah Palin, ex-candidate à la vice-présidence, semble également apprécier Trump. Celui-ci envisagerait même de la recruter dans son administration en cas d’élection.

En parlant de polémiques, il faut aussi mentionner le fait que Donald Trump est actuellement en conflit avec certains des employés de son hôtel à Las Vegas. Il refuse en effet de les laisser adhérer à un syndicat. D’autre part, Trump fait actuellement face à une class action (action en justice commune de plusieurs plaignants visant à obtenir une indemnisation financière). Le motif? En 2005, Trump a créé la Trump University, qui devait consister en une série de séminaires apprenant aux étudiants inscrits toutes les astuces nécessaires pour devenir un bon investisseur dans le secteur immobilier. Le premier séminaire de 90 minutes était gratuit. Le second durait trois jours et coûtait 1,495 $. Les étudiants étaient ensuite invités à payer 35,000 $ pour s’inscrire à la suite du programme. Plusieurs étudiants l’ont fait et estiment avoir été arnaqués car certains instructeurs ne sont jamais venus donner les cours prévus, d’où la class action intentée contre Trump qui était censé gérer le programme.

CONCLUSION

Donald Trump est un milliardaire excentrique n’ayant aucune expérience en politique. Le début de sa campagne a été marqué par de nombreuses déclarations polémiques (propos à la limite du racisme et de la misogynie et attaques personnelles vis-à-vis de journalistes et de certains de ses adversaires). Sans parler du peu de propositions concrètes. Et pourtant, il réunit des foules importantes à chacun de ses meetings et caracole en tête des sondages. Cela peut-il vraiment durer? Difficile à dire. Mais ce qui est certain, c’est que la réussite actuelle de Trump semble démontrer qu’il existe un malaise profond de l’électorat vis-à-vis de la classe politique traditionnelle.

 

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