WEEKLY NEWS FLASH #15

On fêtait Thanksgiving aux Etats-Unis cette semaine. Mais l’actualité politique ne s’est pas totalement arrêtée pour autant. Résumé.

LA RENCONTRE DE LA SEMAINE

Celle de Barack Obama et François Hollande à la Maison Blanche. Suite aux attentats de Paris, le président français a entamé une tournée diplomatique pour tenter de convaincre ses homologues de former une grande coalition pour vaincre l’Etat Islamique. Il avait d’abord reçu le Premier Ministre britannique David Cameron à Paris avant de se rendre à Washington. Il s’est ensuite rendu à Moscou pour s’entretenir avec le président russe Vladimir Poutine. Il a également rencontré la chancelière allemande Angela Merkel.

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Cette rencontre Obama/Hollande aura finalement accouché d’une souris. Le président américain est toujours réticent à l’idée de s’allier avec la Russie de Poutine. La rencontre se tenait d’ailleurs après qu’on ait appris que la Turquie avait abattu un avion russe survolant son territoire. Obama a pris la défense de la Turquie sur ce point, en affirmant que les turcs avaient le droit de défendre leur espace aérien. Il en a profité pour rappeler que les opérations russes dans la région avaient en réalité jusqu’à présent visé davantage les forces d’opposition modérées au président syrien Bachar El-Assad que les combattants de l’Etat Islamique.

Lors de la conférence de presse suivant l’entretien entre les deux présidents, c’est avant tout l’amitié franco-américaine qui a été mise à l’honneur. Barack Obama a affirmé Nous sommes tous français, en français dans le texte.

We love France for your spirit and your culture and your joie de vivre. Since the attacks, Americans have recalled their own visits to Paris, visiting the Eiffel Tower or walking along the Seine. (Nous aimons la France pour votre esprit et votre culture et votre joie de vivre. Depuis les attaques, les Américains se sont souvenus de leurs propres visites à Paris, visiter la Tour Eiffel ou marcher le long de la Seine)

Il a même ajouté qu’il possédait lui-même dans son appartement une photo de lui et de sa femme Michelle en train de s’embrasser dans le Jardin du Luxembourg.

Obama a également déclaré que la collaboration entre les Etats-Unis et la France serait sans failles. Le partage d’informations entre les services de renseignement des deux pays a notamment été renforcé depuis les attaques de Paris, ce qui a aidé la France à mener ses raids aériens contre la ville de Raqqa. Obama a aussi affirmé que les raids aériens en Syrie allaient être encore intensifiés, tout en rappelant que les Etats-Unis en avaient déjà effectués plus de 8,000 depuis le début du conflit.

L’HOMME DE LA SEMAINE

Donald Trump, encore et toujours. Le candidat à l’investiture républicaine a encore une fois fait beaucoup parler de lui, pour plusieurs raisons.

1 – Fausses statistiques sur le crime

Donald Trump a l’habitude de publier des tweets peu élogieux à l’encontre de ses adversaires ou de la presse. Mais il retweete (ndlr: pour les non-initiés, retweeter un tweet revient à partager sur son propre profil un tweet rédigé par une autre personne) également régulièrement des messages qui lui sont adressés par ses supporters. Et cette semaine, l’un de ces retweets contenait la photo suivante.

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Problème : ces statistiques sur la criminalité aux Etats-Unis sont erronées. Le nombre de meurtres commis par les noirs y est fortement exagéré. Ainsi, on peut lire que 81% des blancs victimes de meurtres seraient assassinés par des noirs. Le vrai chiffre est de 15%*. L’utilisateur ayant initialement publié la photo citait comme source le Crime Statistics Bureau de San Francisco mais en réalité, cet organisme n’existe pas.

*D’après les statistiques du FBI pour l’année 2014. On ne dispose pas encore de chiffres pour l’année 2015 (comme prétendu sur la photo) puisque celle-ci n’est pas terminée.

Lors d’une interview, le journaliste de Fox News Bill O’Reilly a reproché à Donald Trump d’avoir partagé ces fausses informations sur son compte Twitter. Trump s’est défendu en disant qu’il n’avait fait que partager le tweet de quelqu’un d’autre et qu’il ne pouvait pas vérifier chaque statistique qui lui parvenait. Autrement dit, il a reconnu ne pas avoir pris le temps de vérifier l’information avant de la diffuser !

2 – Un activiste du collectif Black Lives Matter passé à tabac

Histoire encore plus fâcheuse pour Donald Trump : un activiste du collectif Black Lives Matter aurait été passé à tabac par plusieurs de ses supporters lors de l’un de ses meetings. Plusieurs activistes du collectif Black Lives Matter, qui accusent Trump de diffuser et banaliser des idées racistes, avaient décidé de venir protester pendant son meeting en Alabama. Après qu’ils aient interrompu son discours, l’un d’entre eux, Mercutio Southall, a été pris à partie par plusieurs supporters de Trump. Il dit avoir été insulté (de nègre et de singe notamment) et passé à tabac. La police est intervenue pour l’évacuer. Il est possible que Trump n’ait pas vu depuis son podium que Southall était au sol et se faisait frapper par plusieurs personnes (ses meetings ont lieu dans de très grandes salles remplies de milliers de personnes). Mais Southall a expliqué que lorsque son discours a été interrompu, il a déclaré : « Faites-les sortir d’ici », ce qui revient d’après lui à avoir incité le public à les faire déguerpir par tous les moyens. Et surtout, dans les jours qui ont suivi l’incident et après que celui-ci ait été rapporté par la presse, Trump a refusé de condamner l’attitude des hommes ayant attaqué Southall. Il a même déclaré lors d’une interview sur Fox News :

Maybe he should have been roughed up because it was absolutely disgusting what he was doing. (Peut-être qu’il aurait dû être passé à tabac parce que ce qu’il faisait était absolument répugnant)

L’un des conseillers de campagne de Trump a été dans le même sens, affirmant qu’un agitateur venu dans le but de créer des problèmes méritait parfois ce qui lui arrivait.

3 – Le 11 septembre 2001 soi-disant célébré par des musulmans dans le New Jersey

La polémique Southall ne semblait pas suffisante pour Trump. Il s’est ensuite laissé aller à des déclarations qui ont elles aussi fait couler beaucoup d’encre. Après avoir envisagé la semaine dernière la possibilité de fermer les mosquées américaines et de ficher les musulmans du pays, il a déclaré que des milliers de musulmans avaient célébré les attaques du 11 septembre 2001 dans le New Jersey. Il a assuré l’avoir vu de ses propres yeux à la télévision. La police du New Jersey a déclaré que les propos de Trump étaient complètement infondés. Politifact (un site web dont les journalistes vérifient la véracité des propos des politiciens américains) et le Washington Post ont également accusé Trump de mentir. Il y a bien eu quelques rumeurs à l’époque qui faisaient état de célébrations dans le New Jersey, mais elles se sont révélées infondées. Et il n’y avait en tout cas certainement pas des milliers de musulmans qui célébraient les attentats comme l’affirme Trump.

Les propos de Trump ont suscité de nombreuses réactions négatives dans le monde politique. Voici à titre d’exemple un tweet du maire démocrate de Jersey City, une ville du New Jersey.

Traduction: Soit Donald Trump a des troubles de la mémoire soit il déforme délibérément la réalité, l'un ou l'autre devrait être inquiétant pour le Parti Républicain
Traduction: Soit Donald Trump a des troubles de la mémoire soit il déforme délibérément la réalité, l’un ou l’autre devrait être inquiétant pour le Parti Républicain

Les candidats républicains à la présidence George Pataki, Jeb Bush et Marco Rubio ont également déclaré que les affirmations de Trump étaient fausses.

4 – Moqueries envers le physique d’un journaliste handicapé

Enfin, comme si cela ne suffisait toujours pas, Donald Trump s’est moqué ouvertement d’un journaliste du New York Times lors d’un meeting en Caroline du Sud. Le journaliste en question, Serge Kovaleski, travaillait pour le Washington Post en 2001 et avait écrit dans l’un de ses articles que plusieurs personnes avaient été arrêtées par la police et interrogées dans le New Jersey après avoir été vues en train de célébrer les attentats du 11 septembre. Trump avait notamment repris cet article pour démontrer que ses affirmations étaient fondées. Kovaleski et le Washington Post ont répondu qu’il ne s’agissait d’abord pas de milliers de personnes et qu’il s’était avéré par la suite que ces personnes avaient été victimes de rumeurs infondées. Lors de son meeting, Trump s’est moqué de Kovaleski. Il l’a imité en tordant ses bras de manière étrange tout en déclarant I don’t know what I said. I don’t remember. (Je ne sais pas ce que j’ai dit. Je ne me souviens pas). Problème? Kovaleski souffre d’un handicap. Il est atteint d’une maladie qui affecte le fonctionnement des articulations, d’où la manière dont Trump a positionné ses bras et ses mains en les tordant alors qu’il imitait le journaliste. Trump prétend aujourd’hui ne pas s’être moqué volontairement de l’apparence physique de Kovaleski. Il dit en effet ne pas le connaître et donc ne pas savoir qu’il souffre d’un handicap. Difficile à croire, d’autant plus que Kovaleski dit l’avoir rencontré à de nombreuses reprises.

Suite à toutes ces déclarations polémiques, Trump a une fois de plus suscité la réprobation. L’équipe éditoriale du Washington Post a même publié une tribune appelant les autres candidats républicains à dénoncer davantage ses mensonges récurrents et ses attitudes ! On peut y lire que si de nombreux candidats républicains ne critiquent qu’occasionnellement Trump, c’est avant tout par crainte que les critiques ne fassent que le rendre plus fort. En effet, il est populaire auprès d’une frange importante d’électeurs et se positionne déjà en candidat anti-système. Des critiques trop nombreuses pourraient donc lui permettre de se faire passer encore davantage pour une victime de l’establishment du parti et d’un monde politique déconnecté des réalités. Le Washington Post écrit que cela sera en effet peut-être le cas mais que cela ne peut plus suffire à justifier le silence. Un individu comme Trump qui ment et joue sur les peurs des gens est dangereux et il faut dénoncer plus vigoureusement ses agissements.

LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

Of course I would try to stop it. If I could do it physically, I would. (Bien sûr que j’essayerais d’arrêter cela. Si je pouvais le faire physiquement, je le ferais)

Déclaration de Jeb Bush qui évoquait sa réaction si une personne devait se faire frapper lors de l’un de ses meetings. Référence bien sûr à ce qui est arrivé à un activiste de Black Lives Matter lors d’un meeting de Donald Trump.

Jeb Bush est sans doute le candidat républicain qui a le plus régulièrement critiqué Trump depuis le début de la campagne. Dans sa tribune, le Washington Post le désignait d’ailleurs comme le bon élève aux côtés de John Kasich. Et cette semaine encore, Bush a critiqué Trump à plusieurs reprises. Concernant les affirmations du milliardaire sur les musulmans qui auraient célébré le 11 septembre dans le New Jersey, il a affirmé :

What I remember was a lot of peaceful Muslims disheartened and sad and angry. (Ce dont je me souviens, c’est de beaucoup de musulmans pacifiques, découragés, tristes et en colère)

Il a aussi ajouté que les musulmans américains étaient des américains comme les autres et que la tentative de Trump de les stigmatiser ne fonctionnerait pas. Il a aussi estimé que Trump n’était pas un candidat sérieux et que la perspective de le voir accéder à la présidence était « effrayante ». Il a cependant ajouté que n’importe qui ferait mieux qu’Hillary Clinton.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

Celle du président Barack Obama, de sa femme Michelle et de leurs deux filles distribuant des repas à des sans-abris pour Thanksgiving.

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Auparavant, le président avait évidemment gracié une dinde dans les jardins de la Maison Blanche, comme le veut la tradition.

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La journée de Thanksgiving a aussi été marquée par l’intrusion d’un jeune homme de vingt-trois ans dans les jardins de la Maison Blanche. Il a tout simplement sauté par-dessus la grille entourant la propriété. Il a rapidement été intercepté par les agents de sécurité puis arrêté par la police. Il devra désormais subir des examens psychiatriques avant d’être jugé. ll semble en effet qu’il s’agisse d’un déséquilibré. Il portait sur lui un drapeau américain, une clé USB imitant la forme du bouclier de Captain America et un livre sur la Constitution américaine. Au moment de son arrestation, il aurait déclaré I love my country (J’aime mon pays). Il avait aussi laissé une lettre d’adieu à sa famille dans l’hôtel où il séjournait. Il y indiquait notamment que « la mort est une partie naturelle de la vie ». Cet incident sans gravité pose tout de même une nouvelle fois la question de la sécurité à la Maison Blanche, car ce n’est pas la première fois qu’un individu parvient à y pénétrer.

LE VOYAGE DE LA SEMAINE

Alors que la plupart des candidats à la présidence ont mis leur campagne entre parenthèses pendant quelques jours pour profiter de la fête de Thanksgiving en famille, Ben Carson s’est lui rendu en Jordanie où il a visité deux camps de réfugiés syriens. La presse n’avait pas été prévenue à l’avance de ce voyage et aucun journaliste n’accompagnait Carson pour couvrir l’événement. Ce dernier ne semblait donc pas vouloir que son voyage soit trop médiatisé. Dans un court texte publié sur sa page Facebook, il a expliqué avoir discuté avec des réfugiés, des médecins et autres membres d’ONG, ainsi que des membres du gouvernement jordanien. Il affirme que les réfugiés qu’il a rencontrés lui ont tous affirmé que leur souhait était de pouvoir retourner chez eux, en Syrie. Accueillir quelques milliers de réfugiés aux Etats-Unis n’est donc pas la solution au problème (ndlr: Carson a fait partie dernièrement des candidats s’exprimant fortement contre le plan d’accueil de 10,000 réfugiés syriens prévu par l’administration Obama, avant tout en raison d’une possible infiltration terroriste). Il faut en revanche apporter davantage de soutien à la Jordanie pour qu’elle puisse accueillir encore plus dignement les réfugiés et surtout, mettre un terme au conflit syrien pour que les réfugiés puissent rentrer chez eux. Il ne donne cependant toujours pas plus de détails sur son plan pour mettre fin au conflit. Il dit qu’il s’exprimera davantage à ce sujet dans les jours qui viennent. La suite au prochain épisode, donc.

LA FUSILLADE DE LA SEMAINE

Une fusillade meurtrière de plus aux Etats-Unis. Elle a eu lieu à Colorado Springs (Colorado), dans une clinique Planned Parenthood pratiquant des avortements. Elle a fait trois morts (deux civils et un policier) et neuf blessés. Le tireur a été arrêté. Il s’agit de Robert L. Dear, un homme de 57 ans, originaire de Caroline du Nord. Ses motivations seraient politiques. Il aurait voulu démontrer son opposition à l’avortement. On se souvient que l’organisation Planned Parenthood a fait l’objet de très nombreuses critiques ces derniers mois suite à la diffusion de vidéos prises en caméra cachée et montrant des responsables de l’organisation discuter de la possibilité de revendre les tissus des fœtus avortés. De nombreux élus et candidats à la présidence républicains avaient alors appelé à supprimer le financement public de l’organisation. Les Républicains ont cependant unanimement condamné cette attaque et l’usage de la violence à des fins politiques en général. Mike Huckabee, que l’on connaît pourtant pour ses positions très engagées contre l’avortement, a estimé qu’il n’y avait aucune excuse au meurtre et a même parlé d’acte de terrorisme.

Cette fusillade relance aussi bien sûr une fois de plus le débat sur le port d’armes puisque l’assaillant était armé d’un fusil d’assaut. Barack Obama a encore une fois fait part de son exaspération.

We have to do something about the easy accessibility of weapons of war on our streets to people who have no business wielding them. Period. Enough is enough. (Nous devons faire quelque chose à propos de l’accessibilité si facile d’armes de guerre dans nos rues par des personnes qui n’ont pas à les manier. Point barre. Trop, c’est trop)

LA CHANSON DE LA SEMAINE

Amazing Grace. Vous avez certainement déjà entendu ce chant religieux célèbre, rédigé en 1779 par John Newton, un homme d’église américain qui fut aussi marchand d’esclaves avant de militer pour l’abolition de l’esclavage. Pourquoi vous en parler? Parce que Barack Obama avait entonné quelques phrases de cette célèbre chanson alors qu’il assistait aux obsèques de Clementa Pinckney, l’une des victimes de la tuerie de Charleston. (Rappel: En juin 2015, un jeune homme blanc tuait neuf personnes noires dans une église de Charleston, en Caroline du Sud. Il avait rapidement avoué les motivations racistes de son crime).

Amazing grace ! How sweet the sound
That saved a wretch like me !
I once was lost, but now am found.
Was blind, but now I see.

Obama prononçait en fait l’éloge funéraire de Pinckney, qui était le pasteur de l’église où a eu lieu le drame mais aussi sénateur au parlement de la Caroline du Sud. Les images avaient fait le tour du monde. Et l’on a appris cette semaine que le président avait donné son autorisation au groupe britannique Coldplay d’utiliser cet extrait dans l’une des chansons de son prochain album, qui sortira le mois prochain. Avis aux amateurs.

LES MÉDAILLÉS DE LA SEMAINE

Barack Obama a aussi remis cette semaine la Medal of Freedom à dix-sept personnalités. Il s’agit de la plus haute distinction pouvant être attribuée à des personnalités issues de la société civile aux Etats-Unis. On peut la comparer à la Légion d’Honneur en France. Parmi les lauréats, on retrouve notamment le réalisateur Steven Spielberg et les chanteuses Barbra Streisand et Gloria Estefan. Mais aussi une mathématicienne de la NASA ou d’anciens joueurs de base-ball. Et quelques personnalités politiques comme Shirley Chisolm, la première femme noire élue au Congrès ou Barbara Mikulski, sénatrice Démocrate du Maryland en poste depuis 1987 !

L’IMAGE INSOLITE DE LA SEMAINE

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Terminons par cette image insolite. Celle d’une éléphante d’Asie, nommée Essex, qui se promenait samedi aux abords du lieu où devait se tenir un meeting de Donald Trump. Cela se passait à Sarasota, en Floride. L’éléphante arborait même sur son flan le fameux slogan de Trump Make America Great Again. Mais pour une fois, Donald Trump n’était pour rien dans cette mise en scène. C’est le propriétaire de l’éléphante qui avait décidé de l’emmener avec lui au meeting du candidat ! Pour ceux qui l’ignoreraient, l’éléphant est le symbole du Parti Républicain.

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