MARCO RUBIO EN DIFFICULTÉ LORS DU HUITIÈME DÉBAT RÉPUBLICAIN

Le huitième débat républicain a eu lieu samedi 6 février dans le New Hampshire, trois jours avant que la primaire de cet état n’ait lieu. Ce que tout le monde aura retenu de ce débat? Les déboires de Marco Rubio. Compte-rendu. 

INTRODUCTION

Ce huitième débat républicain avait lieu au Saint Anselm College, dans le New Hampshire. Il était organisé par la chaîne ABC News. Après avoir boycotté le débat précédent, Donald Trump était de retour. À l’inverse, Carly Fiorina n’avait pas été invitée et son absence a suscité la polémique. Quelques explications sur ce point. Comme vous le savez, vu le nombre important de candidats républicains, les chaînes de télévision se sont, depuis le début de la campagne, basées sur les sondages pour établir la liste des participants à leurs débats. Les candidats les mieux classés étant invités à participer à un débat principal et les autres à un Happy Hour Debate. Mais depuis quelques jours, les candidats à l’investiture républicaine ne sont plus que neuf. C’est pourquoi ABC avait choisi de supprimer le Happy Hour Debate. Autrement dit, un seul débat était organisé et sept candidats sur neuf y avaient été invités. Les deux exclus? Carly Fiorina et Jim Gilmore. ABC avait décidé d’inviter d’office les trois candidats arrivés en tête en Iowa (Cruz, Trump et Rubio). Pour se qualifier, les autres devaient faire partie des six candidats les mieux classés dans les sondages au niveau national et/ou au New Hampshire. Seuls Fiorina et Gilmore ne remplissaient pas ces critères. Mais comment expliquer que Fiorina ne puisse pas participer à ce débat alors qu’elle a obtenu davantage de voix en Iowa que John Kasich et Chris Christie? Le résultat d’une élection ne compte-t-il pas autant, voire plus, que les sondages? Carly Fiorina a mis cet argument en avant pour protester contre son exclusion. Elle a été soutenue par certains de ses adversaires. Ted Cruz a ainsi qualifié la décision d’ABC d’ « erreur » et a appelé la chaîne à inclure Fiorina dans le débat. Ben Carson a publié un tweet allant dans le même sens.

Traduction: Avec 9 Républicains restants, j'appelle le Parti Républicain à se débarrasser des exigences arbitraires pour les débats. Les américains méritent d'entendre chaque candidat.
Traduction: Avec 9 Républicains restants, j’appelle le Parti Républicain à se débarrasser des exigences arbitraires pour les débats. Les américains méritent d’entendre chaque candidat.

D’autres figures importantes du Parti Républicain ont également pris la défense de Fiorina, comme Rick Perry (ancien gouverneur du Texas qui soutient désormais Ted Cruz) ou encore Mitt Romney.

Traduction: Carly Fiorina devrait être sur la scène du débat samedi !!
Traduction: Carly Fiorina devrait être sur la scène du débat samedi !!
Traduction: Hey ABC: incluez Carly Fiorina sur la scène du débat! Elle a obtenu plus de votes en Iowa que John et Chris. N'excluez pas la seule femme.
Traduction: Hey ABC: incluez Carly Fiorina sur la scène du débat! Elle a obtenu plus de votes en Iowa que John et Chris. N’excluez pas la seule femme.

Mais rien n’y a fait. ABC a refusé de revenir sur sa décision et Carly Fiorina n’a pas pu s’exprimer.

Venons-en maintenant au compte-rendu du débat. RAPPEL : Nos comptes-rendus n’ont pas vocation à être exhaustifs. Nous nous focalisons sur les déclarations et les affrontements entre candidats qui ont le plus retenu l’attention des analystes et des médias, ou que nous jugeons particulièrement importants.

LE DÉBAT

1

Participants: Donald Trump, Ted Cruz, Marco Rubio, Ben Carson, Jeb Bush, Chris Christie, John Kasich

Modérateurs: David Muir & Martha Raddatz, journalistes à ABC

Durée du débat: 2h

Compte-rendu:

  • Un début de soirée chaotique

Comme lors de chaque débat, les candidats étaient appelés à tour de rôle à faire leur entrée sur scène sous les applaudissements et à rejoindre leur place. Mais Ben Carson et Donald Trump n’ont pas entendu leur nom lorsqu’ils ont été appelés et sont par conséquent restés coincés dans le couloir menant à la scène. Les présentateurs ont continué d’appeler les candidats suivants, auxquels Carson et Trump bloquaient quelque peu le passage. Ce qui a donné lieu à cette petite collision entre Donald Trump et Jeb Bush.

Enfin, pour couronner le tout, les présentateurs ont fini par oublier d’appeler John Kasich, avant de se rendre compte qu’un podium était vide au moment de poser leur première question. Rien de bien grave dans tout cela évidemment, mais un mauvais point pour ABC tout de même.

  • Mais qu’est-il donc arrivé à Marco Rubio ?

Si vous avez lu les autres comptes-rendus que nous avons publiés sur ce blog, vous savez que Marco Rubio a souvent été l’auteur de très bonnes performances lors des débats. Mais ce samedi soir, Rubio était méconnaissable. Tout le monde a été surpris par sa piteuse prestation. Alors qu’il venait d’obtenir une belle troisième place au caucus de l’Iowa, le jeune sénateur était appelé à confirmer son statut de favori à l’investiture aux côtés de Donald Trump et de Ted Cruz. Au lieu de cela, il a été ridiculisé par Chris Christie. Mais que s’est-il passé au juste?

Pour bien comprendre, il faut rappeler que son manque d’expérience est l’une des critiques les plus souvent utilisées contre Rubio*. Certains de ses adversaires et plusieurs journalistes n’ont d’ailleurs pas hésité à le comparer au Barack Obama de 2008. Un jeune sénateur intelligent et très doué pour les beaux discours mais qui, en réalité, n’aurait pas encore suffisamment d’expérience pour devenir président.

*Rubio est jeune (44 ans) et n’exerce que son premier mandat de sénateur (depuis 2011). Il a auparavant été député au parlement de Floride pendant huit ans (2000-2008).

Chris Christie va donc attaquer une fois de plus Marco Rubio sur son manque d’expérience et le mettre en grande difficulté. Christie affirmera qu’il ne faut pas reproduire la même erreur qu’il y a huit ans en élisant un sénateur n’ayant pas l’expérience nécessaire pour être président.

I like Marco Rubio, and he’s a smart person and a good guy, but he simply does not have the experience to be president of the United States. (J’aime bien Marco Rubio, et c’est une personne intelligente et un bon gars, mais il n’a tout simplement pas l’expérience nécessaire pour être président des Etats-Unis)

S’ensuivra un échange musclé entre les deux hommes, lors duquel Rubio va répéter presque mot pour mot la même phrase à trois reprises et à quelques minutes d’intervalle !

1 – Let’s dispel once and for all with this fiction that Barack Obama doesn’t know what he’s doing. He knows exactly what he’s doing. (Dissipons une bonne fois pour toutes cette invention selon laquelle Barack Obama ne sait pas ce qu’il fait. Il sait exactement ce qu’il fait)

2 – Let’s dispel with this fiction that Barack Obama doesn’t know what he’s doing. He knows exactly what he’s doing. (Dissipons cette invention selon laquelle Barack Obama ne sait pas ce qu’il fait. Il sait exactement ce qu’il fait)

3 – This notion that Barack Obama doesn’t know what he’s doing is just not true. He knows exactly what he’s doing. (Cette idée que Barack Obama ne sait pas ce qu’il fait n’est juste pas vraie. Il sait exactement ce qu’il fait)

Christie s’empressera de faire remarquer au public les répétitions de Rubio, qu’il qualifiera de memorized 25-second speech (discours de 25 secondes appris par cœur) rédigé par ses conseillers.

Et comme si cela n’avait pas suffi, Rubio se répétera encore une fois environ une heure plus tard, alors qu’il répondait à une autre question.

4 – I think anyone who believes that Barack Obama isn’t doing what he’s doing on purpose doesn’t understand what we’re dealing with here, ok? (Je pense que quiconque croit que Barack Obama ne fait pas ce qu’il fait délibérément ne comprend pas ce à quoi nous faisons face, ok?)

Voici la vidéo qui résume le tout :

Le spectacle est bien sûr assez affligeant et honnêtement, on ne s’explique toujours pas pourquoi Rubio s’est entêté à répéter cette phrase encore et encore. Cela pourrait en tout cas avoir des conséquences auprès des électeurs. En effet, Rubio était vu jusqu’ici comme le meilleur candidat pour débattre face à Hillary Clinton lors de l’élection générale. Ce statut est désormais mis à mal. À sa décharge et avec un peu de recul, l’argument de Rubio n’était pas si idiot que cela. Ses adversaires l’accusent d’être comme Obama, c’est-à-dire seulement un bon orateur mais incapable de gérer les choses. Il répond à cette accusation que contrairement à ce que l’on pourrait penser, Obama gère très bien les choses puisqu’il a réussi à faire des réformes importantes. Rubio juge bien sûr ces réformes désastreuses mais il veut montrer qu’Obama est parvenu à faire ce qu’il voulait faire. Donc, un sénateur inexpérimenté n’est pas forcément incapable de gérer la présidence. Et peut-être même que le Parti Républicain aurait bien besoin de son Barack Obama… Mais il n’empêche que la manière dont Rubio a présenté les choses n’était pas du tout convaincante. Suite à ses répétitions, il a été baptisé par une partie de la presse et surtout par les internautes « Robot Rubio ». On ne compte plus les moqueries qu’il subit depuis samedi. Un exemple parmi tant d’autres : rubiobot.com.

  • Jeb Bush vs Donald Trump, énième épisode

On ne compte plus les affrontements entre Donald Trump et Jeb Bush, qui semblent avoir de plus en plus de mal à se supporter. Il y en a eu un nouveau au cours de ce débat. Donald Trump était interrogé sur le droit de préemption, c’est-à-dire le droit de saisir la propriété privée d’un individu (contre indemnisation) dans l’intérêt public. Par exemple, le gouvernement peut expulser des habitants de leur maison et détruire celle-ci si elle se trouve sur le tracé d’une nouvelle route qu’il entend construire. Donald Trump a affirmé que ce droit du gouvernement était une nécessité pour le pays.

Without it, you wouldn’t have roads, you wouldn’t have hospitals, you wouldn’t have anything. You wouldn’t have schools, you wouldn’t have bridges. (Sans le droit de préemption, vous n’auriez pas de routes, vous n’auriez pas d’hôpitaux, vous n’auriez rien. Vous n’auriez pas d’écoles, vous n’auriez pas de ponts)

Trump a aussi ajouté que les personnes expulsées n’étaient pas tellement à plaindre puisqu’elles étaient largement indemnisées.

Bush a alors choisi d’attaquer Trump en l’accusant d’avoir tenté d’utiliser le droit de préemption à des fins personnelles, alors qu’il ne devrait être utilisé que dans l’intérêt public. Il a accusé Trump d’avoir tenté de faire expulser une vieille dame de chez elle pour pouvoir construire un parking pour limousines pour l’un de ses casinos à Atlantic City (ndlr: Bush dit vrai. Dans les années 90, Donald Trump a bien tenté de faire expulser une femme de sa maison qui était située à côté de l’un de ses casinos à Atlantic City, parce qu’il voulait étendre le parking de celui-ci afin d’y accueillir des limousines).

The difference between eminent domain for public purpose – as Donald said, roads and infrastructure, pipelines and all that – that’s for public purpose. But what Donald Trump did was use eminent domain to try to take the property of an elderly woman on the strip in Atlantic City. (La différence entre le droit de préemption dans l’intérêt public – comme l’a dit Donald, pour des routes et des infrastructures, des pipelines et tout cela – c’est dans l’intérêt public. Mais ce que Donald Trump a fait est d’utiliser le droit de préemption pour essayer de saisir la propriété d’une vieille dame sur le strip d’Atlantic City)

Trump s’est défendu d’avoir fait expulser cette dame. Bush a rétorqué qu’évidemment il ne l’avait pas fait, puisqu’il en avait été empêché par les tribunaux. Trump, agacé, finira par demander à Bush de se taire, tout en faisant le geste de poser son index sur sa bouche.

Let me talk. Quiet ! (Laisse-moi parler. Tais-toi!)

Il sera hué par le public, ce à quoi il répondra que celui-ci n’est constitué que des grands donateurs du parti qui soutiennent Bush. Notons que cet affrontement entre Trump et Bush fut le moment le plus commenté de la soirée sur Twitter.

  • Les excuses de Ted Cruz à Ben Carson

Les journalistes ont interrogé Ben Carson au sujet du stratagème utilisé par la campagne de Ted Cruz quelques heures avant le caucus de l’Iowa. Rappel des faits. Quelques heures avant le caucus de l’Iowa, CNN annonce que Ben Carson prendra quelques jours de repos après le vote au lieu de se rendre immédiatement dans le New Hampshire comme les autres candidats. L’équipe de campagne de Ted Cruz s’empare de l’information et envoie un mail indiquant à ses supporters que Carson va mettre fin à sa campagne et qu’il faut le faire savoir aux gens qui veulent voter pour lui lors du caucus. Carson avait rapidement accusé Cruz d’avoir divulgué un mensonge lui permettant de récupérer certains de ses électeurs. Carson a répété qu’il était très déçu de ce qu’il s’était passé.

Washington ethics basically says, if it’s legal, you do what you need to do in order to win. That’s not my ethics. My ethics is you do what’s right. (L’éthique de Washington dit essentiellement que, si c’est légal, vous faites ce qu’il faut faire pour gagner. Ce n’est pas mon éthique. Mon éthique est que vous faites ce qui est légitime)

Ted Cruz lui a présenté ses excuses.

Ben, I’m sorry. (Ben, je suis désolé)

Mais il s’est aussi défendu en disant que l’information de CNN n’était pas claire et pouvait être interprétée de la manière dont son équipe l’avait interprétée, c’est-à-dire que Carson songeait bien à mettre fin à sa campagne électorale. Il a déclaré que CNN n’avait clarifié les choses que beaucoup plus tard. CNN a réagi en accusant Ted Cruz de mentir. En réalité, la chaîne avait publié une seconde information quelques minutes après la première pour bien préciser que si Ben Carson faisait un « break », cela ne signifiait pas pour autant qu’il entendait mettre définitivement fin à sa campagne.

  • Le waterboarding

Les candidats ont été brièvement interrogés sur la pratique du waterboarding, cette technique d’interrogatoire qui consiste à faire ingérer de grandes quantités d’eau au suspect interrogé afin de lui donner l’impression de se noyer. Cette technique était notamment utilisée lors des interrogatoires de terroristes présumés à Guantanamo pendant la présidence de George W. Bush. Elle a depuis été interdite par le Congrès, grâce notamment au combat du sénateur républicain John McCain, ancien prisonnier de guerre torturé au Vietnam et qui s’y opposait catégoriquement. Jeb Bush a déclaré qu’il ne ré-autoriserait pas de telles pratiques mais qu’il s’opposait par contre à la fermeture de Guantanamo. Ted Cruz a déclaré que le waterboarding n’était pas véritablement de la torture d’après les définitions internationales (ndlr: ce point est disputé) mais qu’il n’entendait pas en rétablir la pratique à grande échelle pour autant. Il a seulement déclaré qu’il serait prêt à l’autoriser dans un cas d’extrême urgence, si l’on savait qu’un attentat allait avoir lieu et qu’un prisonnier était susceptible de divulguer des informations permettant de le déjouer. Par contre, Donald Trump a déclaré qu’il rétablirait l’usage du waterboarding « et bien pire ».

  • L’affirmation étrange de Donald Trump

Donald Trump a déclaré concernant la lutte contre l’Etat Islamique en Syrie qu’il fallait à la fois bombarder les installations pétrolières et « prendre le pétrole ». Cela n’est pas la première fois qu’il le déclare, mais il n’explique jamais comment il entend s’y prendre concrètement. Il a aussi déclaré que Barack Obama refusait de bombarder les installations pétrolières en Syrie parce qu’il ne voulait pas « polluer l’atmosphère ».

  •  Les femmes et l’armée

Marco Rubio, Jeb Bush et Chris Christie ont tous les trois déclaré qu’ils ne voyaient aucune objection à ce que les femmes puissent occuper les mêmes positions que les hommes dans l’armée. Interrogés pour savoir s’ils étaient également favorables à ce qu’elles soient recrutées comme les hommes si la conscription devait être rétablie en cas d’urgence, ils ont également répondu par l’affirmative. Bush a toutefois précisé que la question des journalistes était un peu étrange puisqu’il n’y avait a priori aucune raison que la conscription soit rétablie. Notons que Ted Cruz n’a pas été interrogé à ce sujet lors du débat mais a déclaré le lendemain qu’il était lui opposé à cette idée.

  • L’avortement

Marco Rubio a répété son opposition totale à l’avortement, sans exceptions. La position de Rubio a souvent été jugée extrême, y compris au sein de son propre parti. C’est aussi l’avis de Jeb Bush. Ce dernier a déclaré être un fervent opposant à l’avortement mais accepter des exceptions en cas de viol, d’inceste ou de danger pour le vie de la mère. Chris Christie a affiché la même position que Jeb Bush.

  • Les phrases de la soirée

Our country is going to hell. (Notre pays est en train d’aller en enfer)

– Donald Trump

I would like to see more millionaires. (J’aimerais voir plus de millionaires)

– Jeb Bush, en réponse à une question sur l’économie

I’m not here just to add beauty to the stage. (Je ne suis pas ici juste pour ajouter de la beauté sur la scène)

– Ben Carson, qui se plaignait de ne pas être suffisamment interrogé

If I get elected president, head out tomorrow and buy a seat belt, because there’s going to be so much happening in the first 100 days. (Si je suis élu président, sortez demain et achetez une ceinture de sécurité, parce qu’il va se passer beaucoup de choses durant les 100 premiers jours de mon mandat)

– John Kasich

If I’m elected president, we will win, we will win, and we will win. (Si je suis élu président, nous gagnerons, nous gagnerons, et nous gagnerons)

– Donald Trump

VAINQUEURS ET PERDANTS

Voici notre avis sur les gagnants et perdants de la soirée.

  • Les gagnants

Jeb Bush, John Kasich & Chris Christie. Les trois gouverneurs (ou ex-gouverneur pour Bush) présents sur la scène ont réussi à mettre en avant leur expérience à la tête de leur état, qui les préparerait mieux à affronter la tâche d’un président des Etats-Unis qu’un poste de sénateur ou que tout autre poste. Ils ont également tous les trois été les auteurs d’une meilleure performance que lors de la plupart des débats précédents.

Donald Trump. La performance de Trump n’a pas été étincelante, loin de là. Mais il faut reconnaître qu’il n’a pas été attaqué par ses adversaires (sauf Bush), alors même qu’il occupe la tête des sondages dans le New Hampshire. Il n’a donc pas été mis en danger et cela suffit probablement à le placer dans le camp des gagnants.

  • Le perdant

Marco Rubio. Nous en avons suffisamment parlé dans notre compte-rendu. Il n’y a plus grand-chose à ajouter. Reste à voir si Rubio sera sanctionné par les électeurs du New Hampshire et ensuite, comment il parviendra à rebondir lors des prochains débats.

À ce propos, le prochain débat républicain aura lieu samedi 13 février.

 

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