WEEKLY NEWS FLASH #28

Encore une semaine très riche en actualité politique qui vient de se terminer. Comme chaque lundi, petit coup d’œil dans le rétroviseur. Bonne lecture 😉

LES RÉSULTATS ÉLECTORAUX DE LA SEMAINE

On a voté dans de nombreux états cette semaine. Mardi 1er mars, c’était le Super Tuesday lors duquel les électeurs de douze états étaient appelés aux urnes. Côté démocrate, Hillary Clinton a remporté sept états (Alabama, Arkansas, Géorgie, Massachusetts, Tennessee, Texas, Virginie) et Bernie Sanders en a remporté quatre (Colorado, Minnesota, Oklahoma, Vermont). Côté républicain, Donald Trump a remporté sept états (Alabama, Arkansas, Géorgie, Massachusetts, Tennessee, Vermont, Virginie), Ted Cruz en a remporté trois (Alaska, Oklahoma, Texas) et Marco Rubio en a remporté un (Minnesota). Pour en savoir plus, lisez notre article Le bilan du Super Tuesday.

Ce week-end, on votait de nouveau dans plusieurs états. Côté démocrate, on votait au Kansas, au Nebraska et en Louisiane samedi et dans le Maine dimanche. Bernie Sanders a remporté trois de ces quatre états (Kansas, Nebraska, Maine) alors qu’Hillary Clinton l’a emporté en Louisiane. Côté républicain, on votait samedi au Kansas, au Kentucky, en Louisiane et dans le Maine. Donald Trump (Kentucky, Louisiane) et Ted Cruz (Kansas, Maine) l’ont chacun emporté dans deux de ces états. Enfin, dimanche, les électeurs républicains de Puerto Rico s’exprimaient et c’est Marco Rubio qui l’a largement emporté. Nous publierons très bientôt un article revenant plus précisément sur ces résultats électoraux du week-end.

LES DÉBATS DE LA SEMAINE

Il y avait aussi deux débats cette semaine, tous les deux dans le Michigan.

Les Républicains ont débattu jeudi à Detroit. Le débat était organisé par Fox News. Vous pouvez en lire le compte-rendu ici.

Les Démocrates ont quant à eux débattu dimanche soir à Flint. Le débat était organisé par CNN. Nous en publierons le compte-rendu le plus rapidement possible.

L’ABANDON DE LA SEMAINE

Ben Carson n’est plus candidat à la présidence. Au lendemain du Super Tuesday, il avait déjà annoncé qu’il renonçait à participer au débat de Detroit. Il a ensuite officialisé vendredi qu’il mettait un terme à sa campagne, ne voyant plus aucune possibilité de remporter l’investiture républicaine. Ils ne sont donc désormais plus que quatre candidats dans le camp républicain: Donald Trump, Ted Cruz, Marco Rubio et John Kasich. Carson a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’apporter son soutien à quelqu’un en particulier. On a aussi appris qu’il allait désormais diriger My Faith Votes, une organisation chrétienne à but non lucratif. Cette organisation a pour objectif principal d’inciter les millions de chrétiens évangéliques du pays à participer davantage aux élections. On estime qu’en 2012, environ 25 millions d’évangéliques n’ont pas voté lors de l’élection générale.

LE DISCOURS DE LA SEMAINE

Mitt Romney, ex-gouverneur du Massachusetts et candidat républicain à la présidence en 2012, ne veut absolument pas voir Donald Trump remporter les primaires de son parti. Il a prononcé cette semaine un discours anti-Trump très violent, ce qui ne lui ressemble pas vraiment. Romney n’a pas apporté son soutien officiel à un autre candidat. Son seul mot d’ordre était TOUT SAUF TRUMP. Il a même déclaré qu’en tant qu’électeur républicain, il voterait pour le candidat ayant le plus de chances de battre Trump dans chaque état. Ce qui signifie qu’il voterait pour Marco Rubio en Floride, pour John Kasich en Ohio et ainsi de suite. Le ton du discours fut rapidement donné.

If we Republicans choose Donald Trump as our nominee, the prospects for a safe and prosperous future are greatly diminished. (Si nous Républicains choisissons Donald Trump comme notre nominé, les chances d’un futur prospère et sûr seront grandement diminuées)

Mitt Romney a ensuite avancé cinq arguments anti-Trump. Et comme vous allez le constater, il n’y est pas allé de main morte.

Premier argument – La politique économique de Donald Trump serait un désastre

If Donald Trump’s plans were ever implemented, the country would sink into a prolonged recession. (Si les plans de Donald Trump étaient mis en œuvre, le pays sombrerait dans une récession prolongée)

Mitt Romney a expliqué que même si le programme économique de Donald Trump n’était pour le moment pas très étoffé, le peu de propositions qu’il a déjà faites aurait des conséquences dramatiques pour l’économie américaine et pour les travailleurs américains. Et d’ajouter :

But wait, you say, isn’t he a huge business success that knows what he’s talking about? No, he isn’t. (Mais attendez, dites-vous, n’est-il pas un grand businessman qui sait de quoi il parle? Non, il ne l’est pas)

Romney faisait ici référence au fait que Donald Trump a hérité de l’entreprise de son père mais ne l’a pas créée lui-même. Il a aussi rappelé que certains de ses projets, comme la création d’une compagnie aérienne (la Trump Airlines) avaient fait faillite.

Deuxième argument – La politique étrangère de Donald Trump serait un désastre

Romney a notamment critiqué la rhétorique islamophobe de Trump.

Insulting all Muslims will keep many of them from fully engaging with us in the urgent fight against ISIS. (Insulter tous les musulmans va empêcher beaucoup d’entre eux de s’engager pleinement avec nous dans la lutte urgente contre l’Etat Islamique)

Romney déclarera ensuite :

What he said on « 60 Minutes » about Syria and ISIS has to go down as the most ridiculous and dangerous idea of the campaign season. Let ISIS take out Assad, he said, and then we can pick up the remnants. Think about that. Let the most dangerous terror organization the world has ever known take over a country? This is recklessness in the extreme. Donald Trump tells us that he is very, very smart. I’m afraid that when it comes to foreign policy he is very, very not smart. (Ce qu’il a dit dans « 60 Minutes » à propos de la Syrie et de l’Etat Islamique doit être considéré comme l’idée la plus ridicule et dangereuse de la campagne électorale. Laissons l’Etat Islamique éliminer Assad, a-t-il dit, et ensuite allons chercher les restes. Pensez à cela. Laisser l’organisation terroriste la plus dangereuse que le monde ait jamais connue prendre le contrôle d’un pays? C’est d’une imprudence extrême. Donald Trump nous dit qu’il est très, très intelligent. J’ai peur qu’en ce qui concerne la politique étrangère, il ne soit pas très, très intelligent)

Troisième argument – Donald Trump n’a pas la personnalité adéquate pour devenir Président

This is an individual who mocked a disabled reporter, who attributed a reporter’s questions to her menstrual cycle, who mocked a brilliant rival who happened to be a woman due to her appearance, who bragged about his marital affairs, and who laces his public speeches with vulgarity. (C’est un individu qui s’est moqué d’un journaliste handicapé, qui a attribué les questions d’une journaliste à son cycle menstruel, qui s’est moqué d’un rival brillant dont il s’avère qu’elle était une femme en raison de son apparence, qui s’est vanté de ses liaisons extra-conjugales, et qui utilise la vulgarité dans ses discours publics)

Romney accusera également Trump d’être un menteur, voire un mythomane.

Dishonesty is Trump’s hallmark. He claimed that he had spoken clearly and boldly against going into Iraq. Wrong, he spoke in favor of invading Iraq. He said he saw thousands of Muslims in New Jersey celebrating 9/11. Wrong, he saw no such thing. He imagined it. His is not the temperament of a stable, thoughtful leader. His imagination must not be married to real power. (La malhonnêteté est la marque de fabrique de Trump. Il a affirmé qu’il avait parlé clairement et vigoureusement contre le fait d’aller en Irak. Faux, il a parlé en faveur de l’invasion de l’Irak. Il a dit qu’il avait vu des milliers de musulmans célébrer le 11 septembre dans le New Jersey. Faux, il n’a rien vu de tel. Il l’a imaginé. Son tempérament n’est pas celui d’un leader stable et réfléchi. Son imagination ne doit pas être mariée au pouvoir)

Et ce n’est pas tout.

Think of Donald Trump’s personal qualities, the bullying, the greed, the showing off, the misogyny, the absurd third grade theatrics. We have long referred to him as « The Donald ». He is the only person in America to whom we have added an article before his name. It wasn’t because he had attributes we admired. (Pensez aux qualités personnelles de Donald Trump, la brutalité, l’avarice, l’exhibitionnisme, la misogynie, la théâtralité absurde. Nous l’appelons depuis longtemps « The Donald ». C’est la seule personne en Amérique à qui nous avons ajouté un article devant son nom. Ce n’est pas parce qu’il avait des attributs que nous admirions)

Quatrième argument – Choisir Donald Trump comme candidat républicain revient à élire Hillary Clinton à la présidence

Trump ne pourra pas battre Clinton lors de l’élection générale, d’après Romney.

A person so untrustworthy and dishonest as Hillary Clinton must not become president. But a Trump nomination enables her victory. (Une personne aussi peu fiable et malhonnête qu’Hillary Clinton ne doit pas devenir présidente. Mais la nomination de Trump rend possible sa victoire)

Cinquième argument – Donald Trump instrumentalise la colère des gens et est un danger pour la démocratie

He creates scapegoats of Muslims and Mexican immigrants, he calls for the use of torture and for killing the innocent children and family members of terrorists. He cheers assaults on protesters. He applauds the prospect of twisting the Constitution to limit first amendment freedom of the press. This is the very brand of anger that has led other nations into the abyss. (Il fait des musulmans et des immigrants mexicains des boucs émissaires, il appelle à l’usage de la torture et à tuer les enfants innocents et les membres des familles des terroristes. Il encourage les agressions de manifestants. Il applaudit la perspective de déformer la Constitution pour limiter la liberté de la presse contenue dans le premier amendement. C’est le genre de colère qui a mené d’autres nations dans l’abîme)

Conclusion ?

Donald Trump is a phony, a fraud. His promises are as worthless as a degree from Trump University. He’s playing the American public for suckers: he gets a free ride to the White House and all we get is a lousy hat. His domestic policies would lead to recession. His foreign policies would make America and the world less safe. He has neither the temperament nor the judgment to be president. And his personal qualities would mean that America would cease to be a shining city on a hill. (Donald Trump est un hypocrite, un imposteur. Ses promesses ont autant de valeur qu’un diplôme de la Trump University. Il prend les américains pour des pigeons: il a la vie facile à la Maison Blanche et tout ce que nous obtenons est une casquette pourrie. Sa politique nationale mènerait à la récession. Sa politique étrangère rendrait l’Amérique et le monde moins sûrs. Il n’a ni le tempérament ni le jugement pour être président. Et ses qualités personnelles signifieraient que l’Amérique cesserait d’être une ville brillante sur la colline)

Pour ceux qui voudraient lire l’entièreté du discours de Mitt Romney (en anglais), cliquez ici.

Le discours de Mitt Romney aura-t-il un impact? Rien n’est moins sûr. Ce discours aura certainement été considéré comme brillant par les Républicains déjà opposés à Trump. Par contre, il est peu probable que Romney parvienne à faire douter les supporters de Trump, puisqu’il incarne précisément l’establishment politique qu’ils semblent rejeter en bloc. De plus, Trump a déjà rétorqué que Mitt Romney avait accepté avec joie son soutien en 2012 (ce qui est vrai). Il a même déclaré avec la classe qui le caractérise :

I could have said « Mitt drop to your knees ». He would have dropped to his knees. (J’aurais pu dire « Mitt mets-toi à genoux ». Il se serait mis à genoux)

Mitt Romney publiera le tweet suivant en guise de réponse.

Traduction: Si Trump avait dit il y a 4 ans les choses qu'il dit aujourd'hui à propos du KKK, des musulmans, des mexicains, des handicapés, je n'aurais PAS accepté son soutien
Traduction: Si Trump avait dit il y a 4 ans les choses qu’il dit aujourd’hui à propos du KKK, des musulmans, des mexicains, des handicapés, je n’aurais PAS accepté son soutien

L’IMAGE (PERTURBANTE) DE LA SEMAINE

Puisque l’on parle de Donald Trump, voici son dernier coup d’éclat. Cela se passe samedi lors d’un meeting à Orlando, en Floride. Trump interrompt son discours pour demander à ses supporters de lever la main droite et de lui jurer fidélité « quoi qu’il arrive ». Ils s’exécutent.

Crédit photo: Jenna Johnson, journaliste au Washington Post (twitter.com/wpjenna)
Crédit photo: Jenna Johnson, journaliste au Washington Post (twitter.com/wpjenna)

Voici les mots que Trump a demandé à la foule de répéter après lui, tout en gardant la main droite levée :

I do solemnly swear that I, no matter how I feel, no matter what the conditions, if there’s hurricanes or whatever, will vote on or before the 12th for Donald J. Trump for President. (Je jure solennellement que, peu importe ce que je ressens, peu importe les conditions, s’il y a des ouragans ou quoi que ce soit, je voterai le 12 ou avant pour Donald J. Trump à la présidence)

Notons que Donald Trump se trompe de date puisque la primaire de Floride est prévue pour le 15 mars et non le 12. Pour le reste, ces images nous ont personnellement vraiment fait froid dans le dos.

LA UNE DE LA SEMAINE

Voici la Une du prochain TIME. On y voit le visage de Donald Trump. Les cases déjà cochées indiquent : « brute », « showman », « destructeur de parti » (en référence au Parti Républicain qui se divise autour de sa personnalité) et « démagogue ». La dernière case, qui n’est pas encore cochée, indique « le 45ème Président des Etats-Unis ».

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LES SOUTIENS DE LA SEMAINE

Quelques nouvelles marques de soutien à signaler cette semaine.

  • NASCAR / Donald Trump

La veille du Super Tuesday, Donald Trump a reçu un soutien de poids. Celui du grand patron de la NASCAR* Brian France, ainsi que d’un ancien pilote très célèbre et d’autres pilotes faisant actuellement partie du circuit.

*Acronyme de National Association for Stock Car Auto Racing. La NASCAR organise de très nombreuses courses automobiles. Les compétitions de la NASCAR sont au moins aussi populaires aux Etats-Unis que le circuit de Formule 1.

Inutile de citer les noms des pilotes ayant apporté leur soutien à Trump car ils ne vous diraient probablement rien, mais ce sont de vraies stars aux Etats-Unis. Si l’on compare cela avec la F1, c’est un peu comme si Donald Trump avait reçu le soutien de Bernie Ecclestone, Nikki Lauda, Fernando Alonso, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton.

  • Susana Martinez & Miami Herald / Marco Rubio

Marco Rubio a reçu le soutien de la gouverneure du Nouveau Mexique Susana Martinez ainsi que du journal Miami Herald qui appelle les Républicains de Floride à voter en sa faveur.

  • Arnold Schwarzenegger / John Kasich

L’ex-gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a apporté son soutien officiel à John Kasich alors qu’il participait à un meeting à ses côtés.

LES ENNUIS DE LA SEMAINE

Ceux de Chris Christie. Le gouverneur du New Jersey et ex-candidat à la présidence (ndlr: il avait mis fin à sa campagne électorale après la primaire du New Hampshire) a récemment été très critiqué pour avoir apporté son soutien à Donald Trump. Bon nombre de ses amis et anciens membres de sa propre équipe de campagne ont fait part de leur incompréhension et/ou de leur déception. Christie a aussi été victime des moqueries des internautes lors du Super Tuesday. En cause? L’expression qu’il affichait alors qu’il écoutait le discours de victoire de Donald Trump.

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Mais ses ennuis ne se sont pas arrêtés là. Lors d’une conférence de presse qu’il avait organisée pour présenter le nouveau juge qu’il venait de nommer à la Cour Suprême du New Jersey, Christie a refusé de répondre à toutes les questions des journalistes qui ne portaient pas directement sur la nomination de ce juge. Lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi il refusait de répondre aux questions, Christie a simplement répondu : « Because I don’t want to » (Parce que je ne veux pas). Ce fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Un peu plus tard, six journaux du New Jersey rédigeaient un éditorial commun appelant à la démission du gouverneur. On pouvait notamment y lire :

We’re fed up with Gov. Chris Christie’s arrogance. We’re fed up with his opportunism. We’re fed up with his hypocrisy. (Nous en avons assez de l’arrogance du gouverneur Chris Christie. Nous en avons assez de son opportunisme. Nous en avons assez de son hypocrisie)

L’éditorial critiquait notamment le choix de Christie d’avoir apporté son soutien à Donald Trump après avoir déclaré à plusieurs reprises que ce dernier n’était pas apte à devenir président. On lui reprochait aussi d’avoir délaissé son état pour faire campagne et de continuer désormais à le faire pour assister aux meetings de Trump.

Enfin, le Union Leader, un journal du New Hampshire qui avait apporté son soutien à Christie en novembre dernier, a également publié un éditorial admettant son erreur. « Nous avons eu tort », pouvait-on y lire. Là aussi, c’est le soutien que Christie a apporté à Donald Trump qui n’a pas été accepté. L’ex-candidat à la présidence Rand Paul a repris la nouvelle dans un tweet pour plaisanter. Il y déclarait que si le Union Leader décidait de le soutenir et de demander à ce que la primaire du New Hampshire soit réorganisée, il pourrait être à nouveau candidat.

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LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

87. Cela faisait 87 jours qu’Hillary Clinton n’avait plus accepté de répondre à des questions posées par les journalistes qui suivent sa campagne. Elle a brisé le silence le jour du Super Tuesday. Il faut savoir que lors des campagnes présidentielles aux Etats-Unis, chaque média (chaîne de télévision ou quotidien) envoie un/une journaliste suivre la campagne de chaque candidat dans son entièreté. Chaque candidat a donc son petit groupe de journalistes qui le suit partout durant toute sa campagne. La méthode est parfois critiquée car des liens peuvent se nouer entre ces journalistes et les candidats qu’ils suivent et fréquentent tous les jours pendant des mois. Quoi qu’il en soit, le groupe de journalistes qui suit la campagne d’Hillary Clinton est le seul à ne pas pouvoir voyager avec la candidate entre deux meetings. Par exemple, lorsqu’un déplacement s’effectue en avion, les journalistes doivent prendre un vol différent de celui de la candidate. Tous les autres candidats laissent le groupe de journalistes qui les suit voyager dans le même avion (ou autre moyen de transport) qu’eux. Et cela faisait donc 87 jours que Clinton n’avait pas répondu aux questions de ces journalistes qui la suivent, alors que les autres candidats y répondent quasiment tous les jours.

LE VOTE DE LA SEMAINE

Laissez-nous vous parler quelques instants de la CPAC (Conservative Political Action Conference). Il s’agit d’une conférence annuelle qui réunit des conservateurs de tout le pays : hommes politiques, militants, activistes etc. L’édition 2016 avait lieu cette semaine. Les candidats républicains à la présidence sont tous venus y prononcer un discours. Tous, sauf Donald Trump. Il avait été invité mais a annulé sa venue à la dernière minute. Officiellement, parce qu’il avait des meetings prévus au Kansas et en Floride. Officieusement, certains pensent que Trump a voulu éviter un camouflet. En effet, plusieurs centaines de personnes assistant à la CPAC avaient prévu de se lever et de quitter la salle toutes en même temps lorsque Donald Trump débuterait son discours.

D’autre part, un vote symbolique (straw poll) a lieu chaque année lors de la CPAC. Quelques milliers de personnes présentes sont invitées à « élire » leur homme politique conservateur préféré. Voici les résultats du vote de cette année.

Ted Cruz 40%

Marco Rubio 30%

Donald Trump 15%

On voit bien que Donald Trump est loin de faire l’unanimité au sein de son propre camp. Notons toutefois que les vainqueurs du straw poll de la CPAC parviennent rarement à la Maison Blanche. Le dernier à l’avoir fait est George W. Bush, qui avait gagné ce vote en 2000. Pour ceux que cela intéresse, voici la liste des vainqueurs et dauphins du straw poll de la CPAC ces dix dernières années. La plupart des noms devraient vous dire quelque chose 😉

2006 – GEORGE ALLEN / John McCain

2007 – MITT ROMNEY / Rudy Giuliani

2008 – MITT ROMNEY / John McCain

2009 – MITT ROMNEY / Bobby Jindal

2010 – RON PAUL / Mitt Romney

2011 – RON PAUL / Mitt Romney

2012 – MITT ROMNEY / Rick Santorum

2013 – RAND PAUL / Marco Rubio

2014 – RAND PAUL / Ted Cruz

2015 – RAND PAUL / Scott Walker

2016 – TED CRUZ / Marco Rubio

L’OBJET DE LA SEMAINE

Sachez que vous pouvez désormais obtenir un « certificat de déception » de la Trump University à votre nom sur le site web de Ted Cruz.

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LES TWEETS DE LA SEMAINE

1 – Ce tweet de la gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley (qui soutient Marco Rubio), adressé à Donald Trump qui venait de déclarer qu’elle faisait honte aux habitants de son état.

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On peut le traduire par quelque chose comme « Que Dieu te bénisse » mais dans le Sud des Etats-Unis, l’expression est utilisée de manière plutôt péjorative.

2 – Ce tweet de Marco Rubio

Traduction: Lors de notre meeting à Oklahoma City ce soir, une supportrice avait cette pancarte - et cela m'a fait mourir de rire ! (La pancarte dit: Mon petit ami préfère Trump. Je suis maintenant célibataire)
Traduction: Lors de notre meeting à Oklahoma City ce soir, une supportrice avait cette pancarte – et cela m’a fait mourir de rire ! (La pancarte dit: Mon petit ami préfère Trump. Je suis maintenant célibataire)

3 – Ce tweet assez violent de Bernie Sanders

Traduction: Les habitants de Detroit connaissent le prix des politiques de libre échange d'Hillary Clinton.
Traduction: Les habitants de Detroit connaissent le prix des politiques de libre échange d’Hillary Clinton.

4 – Ce tweet du Secrétaire d’Etat John Kerry à l’occasion de la journée mondiale de la vie sauvage

Traduction: En cette journée mondiale de la vie sauvage - et chaque jour - nous devons tous nous souvenir que le futur de la vie sauvage est entre nos mains.
Traduction: En cette journée mondiale de la vie sauvage – et chaque jour – nous devons tous nous souvenir que le futur de la vie sauvage est entre nos mains.

5 – Pour terminer, ce tweet de Donald Trump

Traduction: Je suis le seul qui peut battre Hillary Clinton. Je ne suis pas un Mitt Romney, qui ne sait pas comment gagner. Hillary ne veut pas de portion de "Trump"
Traduction: Je suis le seul qui peut battre Hillary Clinton. Je ne suis pas un Mitt Romney, qui ne sait pas comment gagner. Hillary ne veut pas de portion de « Trump »

LE DÉCÈS DE LA SEMAINE

Terminons en vous signalant que l’ex-First Lady Nancy Reagan s’est éteinte ce week-end à son domicile de Los Angeles. Elle avait 94 ans. Elle aurait succombé à un malaise cardiaque. Elle sera enterrée auprès de son mari, l’ex-Président Ronald Reagan, qui était décédé en 2004. À la fin de sa vie, Ronald Reagan était atteint de la maladie d’Alzheimer. Nancy Reagan s’était alors consacrée à faire progresser la recherche sur cette maladie. L’ensemble du monde politique (Républicains comme Démocrates) lui a rendu hommage. Quelques exemples issus de Twitter ci-dessous.

Traduction: On se souviendra de Nancy Reagan pour sa passion profonde pour cette nation et pour l'amour pour son mari, Ronald. Nous prions pour la famille Reagan.
Traduction: On se souviendra de Nancy Reagan pour sa passion profonde pour cette nation et pour l’amour pour son mari, Ronald. Nous prions pour la famille Reagan.
Traduction: La force de caractère de Nancy était légendaire, et son plaidoyer - surtout pour la recherche sur Alzheimer - était sans relâche. Je prie pour sa famille.
Traduction: La force de caractère de Nancy était légendaire, et son plaidoyer – surtout pour la recherche sur Alzheimer – était sans relâche. Je prie pour sa famille.
Traduction: Repose en paix, Nancy Reagan.
Traduction: Repose en paix, Nancy Reagan.

 

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