LA VISITE HISTORIQUE DE BARACK OBAMA À CUBA

Le président américain vient d’effectuer une visite historique de trois jours à Cuba. Nous vous en faisons le récit. 

INTRODUCTION

Barack Obama était le premier président américain à se rendre à Cuba depuis Calvin Coolidge en… 1928 ! À l’époque, ce dernier y était arrivé à bord de l’USS Texas, un navire de guerre. Le voyage avait pris trois jours. Barack Obama a quant à lui effectué le déplacement en avion. Air Force One s’est ainsi posé pour la toute première fois à La Havane. Voici quelques repères chronologiques pour vous aider à mieux saisir la portée historique de l’événement.

1928 – Dernière visite d’un président américain à Cuba (Calvin Coolidge).

1959 – Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba et met en place un régime communiste et autoritaire. De nombreux cubains fuient aux Etats-Unis.

Janvier 1961 – Les Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba. L’ambassade américaine de La Havane est fermée.

Avril 1961 – Opération de la Baie des Cochons menée par les Etats-Unis dans l’espoir de renverser Fidel Castro. C’est un échec.

1962 – Mise en place de l’embargo économique américain sur Cuba.

Les deux pays ne se parlent plus pendant plus de 50 ans

Décembre 2014 – Après plusieurs mois de négociations secrètes, Barack Obama et Raúl Castro annoncent que les relations diplomatiques entre leurs deux pays vont être rétablies.

Août 2015 – Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry se rend à La Havane pour la réouverture de l’ambassade américaine.

Mars 2016 – Visite du Président Obama à Cuba.

La visite du président Obama intervient donc après plus d’un an de réchauffement diplomatique entre les deux pays. Ce rapprochement a permis toute une série d’initiatives comme la réouverture des ambassades, le rétablissement des liaisons aériennes entre les deux pays (et la possibilité pour les américains de se rendre à Cuba sous certaines conditions), ou encore le rétablissement d’un service postal entre les deux pays. Mais l’embargo économique est lui toujours en vigueur. Barack Obama souhaiterait y mettre fin mais il ne peut pas le faire tout seul. Il s’agit en effet d’une prérogative du Congrès.

La visite de Barack Obama à La Havane a duré trois jours. Il était accompagné de son épouse et de ses deux filles, ainsi que de 11 chefs d’entreprise et 39 membres du Congrès. 974 journalistes issus de 50 pays étaient présents dans la capitale cubaine pour couvrir l’événement ! Si la visite d’Obama était historique, elle a aussi suscité bon nombre de critiques de la part des Républicains. Bon nombre d’entre eux estiment qu’en se rendant sur place, le président n’a fait que légitimer un régime communiste autoritaire. Chacun se fera sa propre opinion à ce sujet. Ci-dessous, nous avons choisi de vous faire le récit du séjour du président américain à La Havane, en y incluant certaines des critiques qui l’ont accompagné.

JOUR 1 (DIMANCHE 20 MARS)

Barack Obama embarque avec sa femme et ses deux filles à bord d’Air Force One. L’avion présidentiel américain va se poser pour la toute première fois sur le sol cubain. L’instant est immortalisé par ce cliché saisissant.

Air Force One s'apprête à atterrir à La Havane (Reuters/Alberto Reyes)
Air Force One s’apprête à atterrir à La Havane (Reuters/Alberto Reyes)

Une autre photo remarquable a été prise à bord d’Air Force One par le photographe attitré de la Maison Blanche. On y voit Barack Obama regarder à travers un hublot alors que l’avion survole Cuba.

À bord d'Air Force One (Photo officielle Maison Blanche)
À bord d’Air Force One (Photo officielle Maison Blanche)

À sa descente d’avion, la famille Obama est accueillie sur le tarmac de l’aéroport de La Havane par une fine pluie et par le ministre des affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez. Les images font le tour du monde.

Barack Obama publie rapidement un tweet qui rentrera sans doute dans les annales.

Traduction: Comment ça va Cuba ? Je viens d'atterrir ici, j'ai hâte de rencontrer et d'écouter directement le peuple cubain.
Traduction: Comment ça va Cuba ? Je viens d’atterrir ici, j’ai hâte de rencontrer et d’écouter directement le peuple cubain.

Barack Obama et sa famille effectuent ensuite une visite de La Havane. Ils se promènent à pied dans les rues de la capitale cubaine et serrent la main de quelques habitants. Ils se rendent dans un musée ainsi que dans la cathédrale de la ville, où ils rencontrent le cardinal Jaime Ortega (qui aurait joué un rôle de médiation important dans les négociations ayant mené au rapprochement entre les deux pays). Enfin, la famille passe la soirée dans un restaurant de la ville.

Barack Obama dans les rues de La Havane (Photo officielle Maison Blanche)
Barack Obama dans les rues de La Havane (Photo officielle Maison Blanche)

Pendant ce temps-là, la presse américaine rapporte qu’une cinquantaine de personnes qui manifestaient pour le respect des droits de l’homme quelques heures à peine avant l’arrivée de Barack Obama sur l’île ont été arrêtées. Politico publie une carte blanche rédigée par Ted Cruz, candidat républicain à la présidence (et d’origine cubaine). Ted Cruz y écrit que pendant que Barack Obama sera en train de passer du bon temps avec Raúl Castro et que les médias couvriront largement l’événement, personne ne parlera des opposants politiques enfermés dans les prisons cubaines. Avec le sens de la formule qui le caractérise, Cruz note que There will be no mojitos at the U.S. Embassy for them (Il n’y aura pas de mojitos pour eux à l’ambassade américaine). D’après Cruz, la présence du président américain sur l’île revient à légitimer le régime de Castro. Il rappelle que le président Obama avait déclaré il y a quelques mois qu’il ne se rendrait à Cuba que si des progrès en matière de liberté d’expression étaient observés. Or, ce n’est pas le cas.

I have news, Mr. President: No progress has taken place. Cuba is going backward. Over the weekend a makeshift boat was rescued off Marco Island carrying 18 desperate refugees who were willing to risk their lives rather than endure the « progress » in Cuba. Nine had perished on the journey. The independent Cuban Commission for Human Rights and National Reconciliation says that 1,141 Cubans were detained for political reasons last month alone, following the 1,447 that were detained in January. (J’ai des nouvelles, Mr. le Président: il n’y a pas eu de progrès. Cuba recule. Ce week-end un bateau de fortune a été secouru au large de Marco Island avec 18 réfugiés désespérés à son bord qui étaient prêts à risquer leurs vies plutôt que d’endurer le « progrès » à Cuba. Neuf ont péri pendant le voyage. La commission cubaine indépendante pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale dit que 1,141 cubains ont été détenus pour des raisons politiques rien que le mois dernier, suivant les 1,447 qui ont été détenus en janvier)

Ted Cruz s’adresse ensuite aux cubains.

I have a word for the people of Cuba who will witness the gaudy spectacle in Havana this weekend: America has not forgotten you. I am the son of a Cuban who was beaten and tortured by Batista’s regime, and my aunt was likewise brutalized by Castro’s thugs. Thankfully, both my father and my Tía Sonia found freedom in the United States. That freedom can come to Cuba, and I pledge to work to make it so. But it cannot happen by enriching and empowering the dictatorship. (J’ai quelque chose à dire aux habitants de Cuba qui vont être les témoins du spectacle tapageur à La Havane ce week-end: l’Amérique ne vous a pas oubliés. Je suis le fils d’un cubain qui a été battu et torturé par le régime de Batista, et ma tante a été brutalisée de la même manière par les voyous de Castro. Heureusement, mon père et ma tante Sonia ont trouvé la liberté aux Etats-Unis. Cette liberté peut venir à Cuba, et je promets de travailler pour faire en sorte que cela soit le cas. Mais cela ne peut pas se produire en enrichissant et en valorisant la dictature)

Jeb Bush publiera également un tweet critique à l’encontre de Barack Obama. Le tweet contenait un lien renvoyant à un article de presse mentionnant l’arrestation de dizaines de manifestants quelques heures avant l’arrivée d’Obama sur l’île. Bush y avait ajouté un commentaire disant que la visite du président ne faisait que renforcer le régime cubain. C’était le premier tweet publié par Bush depuis la fin de sa campagne électorale il y a un mois.

JOUR 2 (LUNDI 21 MARS)

Le plus grand quotidien américain, USA Today, consacre sa Une à l’arrivée de Barack Obama à Cuba. Le drapeau cubain est même mis à l’honneur à côté du nom du journal (en haut à gauche). Toutefois, le quotidien rappelle également que plusieurs dizaines de militants des droits de l’homme ont été arrêtés quelques heures avant l’arrivée du président américain sur l’île.

3

Barack Obama entame sa deuxième journée à La Havane. Il se rend sur la Place de la Révolution où se situe le mémorial de José Marti, célèbre poète et héros de l’indépendance cubaine. Il lui rend hommage en y déposant une gerbe de fleurs. Mais l’un des buildings de la Place de la Révolution est également orné d’un portrait géant de Che Guevara. Les photographes captureront donc ces clichés insolites où l’on voit un président américain se recueillir sous le regard du célèbre révolutionnaire.

Barack Obama rend hommage à José Marti sur la Place de la Révolution
Barack Obama rend hommage à José Marti sur la Place de la Révolution

Le président américain assiste ensuite à un meeting réunissant des entrepreneurs cubains et américains, avant de rencontrer le président cubain Raúl Castro au Palais de la Révolution. Les deux hommes discutent en privé pendant une heure. Une conférence de presse commune est ensuite organisée.

Rencontre entre Barack Obama et Raúl Castro au Palais de la Révolution
Rencontre entre Barack Obama et Raúl Castro au Palais de la Révolution

Lors de cette conférence de presse, Barack Obama et Raúl Castro afficheront au moins une position commune. Ils souhaitent tous les deux que l’embargo américain imposé à Cuba depuis 1962 prenne fin. Mais comme nous l’avons déjà dit, cette décision revient au Congrès américain. Au-delà de cela, les deux présidents n’ont pas caché qu’ils étaient encore en désaccord sur de nombreux points. Barack Obama assure que la question du respect des droits de l’homme a été abordée lors de leur entrevue privée et que les Etats-Unis continueront à défendre les principes démocratiques auxquels ils sont attachés.

We will continue to stand up for basic principles that we believe in. America believes in democracy. We believe that freedom of speech, freedom of assembly, are not just American values but universal values. (Nous continuerons à défendre les principes de base auxquels nous croyons. L’Amérique croit à la démocratie. Nous croyons que la liberté d’expression, la liberté de réunion, ne sont pas seulement des valeurs américaines mais des valeurs universelles)

Raúl Castro, peu habitué à l’exercice des conférences de presse, va quelque peu s’emporter lorsqu’il sera interrogé par un journaliste de CNN au sujet des prisonniers politiques. Voici la question posée par ce journaliste :

President Castro, my father is Cuban. He left for the United States when he was young. Do you see a new and democratic direction for your country? And why do you have Cuban political prisoners? And why don’t you release them? (Monsieur le Président Castro, mon père est cubain. Il a quitté Cuba pour les Etats-Unis quand il était jeune. Voyez-vous une direction nouvelle et démocratique pour votre pays? Et pourquoi avez-vous des prisonniers politiques cubains? Et pourquoi ne les libérez-vous pas?)

Réponse de Castro? Il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba.

Did you ask if we had political prisoners? Give me a list of political prisoners and I will release them immediately. (Vous avez demandé si nous avions des prisonniers politiques? Donnez-moi une liste des prisonniers politiques et je les ferai libérer immédiatement)

Plusieurs journalistes américains n’ont pas tardé à réagir. Ce fut notamment le cas du célèbre journaliste hispanique Jorge Ramos qui a rapidement publié une liste d’opposants politiques détenus à Cuba sur son compte Twitter.

Traduction: Raúl Castro: Voici une liste de 47 prisonniers politiques à Cuba. Nous espérons que, comme vous l'avez dit, vous les libérerez cette nuit.
Traduction: Raúl Castro: Voici une liste de 47 prisonniers politiques à Cuba. Nous espérons que, comme vous l’avez dit, vous les libérerez cette nuit.

Lors de cette même conférence de presse, Raúl Castro a également émis des critiques à l’encontre du système américain. Il a notamment dénoncé le fait que tous les américains n’aient pas un accès suffisant aux soins de santé ou que les femmes n’aient pas le même salaire que les hommes. Le Républicain Mike Huckabee a réagi à ces propos sur Twitter.

Traduction: Castro dit que la "santé" est le droit le plus sacré. C'est bon de savoir que vous avez un médecin même lorsque vous êtes emprisonné pour un discours politique.
Traduction: Castro dit que la « santé » est le droit le plus sacré. C’est bon de savoir que vous avez un médecin même lorsque vous êtes emprisonné pour un discours politique.

JOUR 3 (MARDI 22 MARS)

Pour sa dernière journée à La Havane, Barack Obama prononce un discours adressé directement au peuple cubain. Ce discours est retransmis en direct à la télévision cubaine (et américaine). Le président américain commence par remercier le gouvernement et le peuple cubain pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à sa famille. Il assure ensuite que sa visite à Cuba avait pour but de tourner une page d’histoire et d’entamer un processus de réconciliation entre les deux pays.

I have come here to bury the last remnant of the Cold War in the Americas. I have come here to extend the hand of friendship to the Cuban people. (Je suis venu ici pour enterrer le dernier vestige de la Guerre Froide en Amérique. Je suis venu ici pour tendre la main de l’amitié au peuple cubain)

Barack Obama parle ensuite de ce qui rapproche Cuba et les Etats-Unis, qu’il compare à deux frères qui se seraient éloignés l’un de l’autre alors qu’ils partagent le même sang. Il mentionne le fait que les deux pays font partie d’un nouveau monde, colonisé par les Européens et en partie bâti par des esclaves venus d’Afrique.

We both live in a new world, colonized by Europeans. Cuba, like the United States, was built in part by slaves brought here from Africa. Like the United States, the Cuban people can trace their heritage to both slaves and slave-owners. We’ve welcomed both immigrants who came a great distance to start new lives in the Americas. (Nous vivons tous les deux dans un nouveau monde, colonisé par les Européens. Cuba, comme les Etats-Unis, a été construite en partie par des esclaves amenés ici depuis l’Afrique. Comme les Etats-Unis, le peuple cubain peut faire remonter son héritage à la fois aux esclaves et aux propriétaires d’esclaves. Nous avons tous les deux accueillis des immigrants qui sont venus de très loin pour commencer une nouvelle vie en Amérique)

Obama insiste aussi sur certaines affinités culturelles qui existent entre les deux pays, en particulier la passion pour le baseball. Il cite des valeurs communes comme le patriotisme et l’attachement à la famille. Après avoir parlé des points communs, le président américain en vient aux différences « qu’on ne peut pas ignorer ».

We cannot, and should not, ignore the very real differences that we have – about how we organize our governments, our economies, and our societies. Cuba has a one-party system, the United States is a multi-party democracy. Cuba has a socialist economic model, the United States is an open market. Cuba has emphasized the role and rights of the state, the United States is founded upon the rights of the individual. (Nous ne pouvons pas, et nous ne devrions pas, ignorer les différences réelles que nous avons – à propos de la manière d’organiser nos gouvernements, nos économies, et nos sociétés. Cuba a un système de parti unique, les Etats-Unis sont une démocratie multipartite. Cuba a un modèle économique socialiste, les Etats-Unis sont un marché libre. Cuba a mis l’accent sur le rôle et les droits de l’état, les Etats-Unis ont été fondés sur les droits de l’individu)

Barack Obama s’adresse ensuite au peuple cubain, et notamment à la jeunesse, pour lui dire que c’est à elle de décider de l’avenir de son pays. Il déclare même en espagnol Creo en el pueblo cubano (Je crois dans le peuple cubain).

I’ve made it clear that the United States has neither the capacity, nor the intention to impose change on Cuba. What changes come will depend upon the Cuban people. We will not impose our political or economic system on you. We recognize that every country, every people, must chart its own course and shape its own model. (J’ai dit clairement que les Etats-Unis n’ont ni la capacité, ni l’intention d’imposer le changement à Cuba. Les changements qui viendront dépendront du peuple cubain. Nous ne vous imposerons pas notre système politique ou économique. Nous reconnaissons que chaque pays, chaque peuple, doit tracer sa propre route et déterminer son propre modèle)

Mais Barack Obama fera tout de même en quelque sorte un plaidoyer en faveur de la démocratie à l’américaine.

I believe citizens should be free to speak their mind without fear, to organize, and to criticize their government, and to protest peacefully, and that the rule of law should not include arbitrary detentions of people who exercise those rights. I believe that every person should have the freedom to practice their faith peacefully and publicly. And, yes, I believe voters should be able to choose their governments in free and democratic elections. Not everybody agrees with me on this. Not everybody agrees with the American people on this. But I believe those human rights are universal. I believe they are the rights of the American people, the Cuban people, and people around the world. (Je crois que les citoyens devraient être libres de s’exprimer sans crainte, de s’organiser, et de critiquer leur gouvernement, et de manifester pacifiquement, et que la loi ne devrait pas permettre les détentions arbitraires de personnes qui exercent ces droits. Je crois que chaque personne devrait avoir la liberté de pratiquer sa foi paisiblement et publiquement. Et, oui, je crois que les électeurs devraient pouvoir choisir leurs gouvernements lors d’élections libres et démocratiques. Tout le monde n’est pas d’accord avec moi à ce sujet. Tout le monde n’est pas d’accord avec le peuple américain à ce sujet. Mais je crois que ces droits humains sont universels. Je crois qu’ils sont les droits du peuple américain, du peuple cubain, et de tous les peuples à travers le monde)

Barack Obama dira aussi que l’Amérique a des défauts et des problèmes à régler, mais que c’est précisément le système démocratique qui permet d’en discuter et d’évoluer. Il évoquera les progrès énormes réalisés depuis les années 60 et fera même référence à la campagne électorale actuelle.

You had two Cuban Americans in the Republican Party, running against the legacy of a black man who is President, while arguing that they’re the best person to beat the Democratic nominee who will either be a woman or a Democratic Socialist. Who would have believed that back in 1959? That’s a measure of our progress as a democracy. (Vous aviez deux cubains-américains au sein du Parti Républicain, faisant campagne contre l’héritage d’un homme noir qui est Président, et affirmant qu’ils sont la meilleure personne pour battre le nominé démocrate qui sera soit une femme soit un socio-démocrate. Qui aurait pu croire cela en 1959? C’est une mesure de notre progrès en tant que démocratie)

Autrement dit, l’argument de Barack Obama était de dire qu’aucune société démocratique n’est parfaite mais que la démocratie permet d’évoluer.

Après avoir prononcé ce discours au peuple cubain, Barack Obama a rencontré des dissidents. Il a ensuite assisté à un match de baseball en compagnie de Raúl Castro. Ce match avait été organisé spécialement pour l’occasion. Il opposait l’équipe nationale cubaine à un club du championnat américain, les Tampa Bay Rays. Ce match de baseball était la dernière étape de la visite d’Obama à Cuba. Le président américain s’est ensuite envolé pour l’Argentine.

 

 

 

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