WEEKLY NEWS FLASH #35

À l’affiche de votre Weekly News Flash cette semaine : Carly Fiorina, Donald Trump et Barack Obama. Entre autres…

LES ÉLECTIONS DE LA SEMAINE

Des primaires ont eu lieu dans cinq états le 26 avril. Donald Trump et Hillary Clinton en sont ressortis vainqueurs. Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article Le bilan des primaires du mardi 26 avril.

LA FEMME DE LA SEMAINE

Carly Fiorina. Parce que Ted Cruz a annoncé qu’il l’avait choisie pour être sa colistière. L’annonce a été faite lors d’un meeting en Indiana.

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On sait donc désormais que si Ted Cruz remporte l’élection présidentielle, Carly Fiorina deviendra la première femme vice-présidente des Etats-Unis. Un nouveau logo de campagne a même été dévoilé.

2Cette annonce est toutefois étonnante. En effet, les candidats à la présidence annoncent généralement le nom de leur colistier APRÈS avoir remporté les primaires de leur parti. Preuve supplémentaire que cette campagne électorale n’est vraiment pas comme les autres. En agissant de la sorte, Ted Cruz a sans doute voulu attirer l’attention des médias qui n’avaient d’yeux que pour Donald Trump depuis ses larges victoires lors des dernières primaires. Le revers de la médaille? Les électeurs pourraient percevoir cette annonce comme un geste désespéré.

Mais pourquoi Cruz a-t-il choisi Fiorina? De nombreux critères sont certainement entrés en ligne de compte. En voici trois qui nous paraissent importants.

1 – Depuis qu’elle a annoncé son soutien à Ted Cruz au mois de mars, Carly Fiorina a fait campagne de manière intensive à ses côtés. Le contact semble très bien passer entre eux et la bonne entente pour un ticket présidentiel, c’est important. On a même appris que Carly Fiorina s’entendait particulièrement bien avec les deux petites filles de Ted Cruz, âgées de sept et quatre ans. Elle leur composerait et chanterait régulièrement des chansons. Elle s’est même mise à chanter pour elles pendant le meeting lors duquel son statut de colistière a été révélé !

2 – Carly Fiorina est une femme. Cela pourrait s’avérer bien utile pour séduire l’électorat féminin, particulièrement lors d’une élection générale face à Hillary Clinton.

3 – Carly Fiorina a longtemps vécu et travaillé en Californie. Elle pourra donc faire campagne au nom de Ted Cruz dans cet état qui organisera sa primaire le 7 juin et où un grand nombre de délégués sera en jeu.

La réaction la plus remarquée suite à l’annonce du ticket Cruz/Fiorina fut peut-être celle de la sénatrice démocrate Barbara Boxer sur Twitter. Boxer avait battu Fiorina lorsque celle-ci s’était présentée au poste de sénatrice de Californie en 2010. Elle soutient officiellement Hillary Clinton pour l’élection présidentielle.

Traduction: Je prédis que la dernière fusion de Carly Fiorina sera aussi réussie que la dernière en date.
Traduction: Je prédis que la dernière fusion de Carly Fiorina sera aussi réussie que la dernière en date.

Boxer fait évidemment référence ici à la fusion entre Hewlett-Packard et Compaq, voulue par Fiorina lorsqu’elle était PDG de Hewlett-Packard. Les résultats de cette fusion avaient été mitigés et de nombreux employés avaient été licenciés.

LE DISCOURS DE LA SEMAINE

Donald Trump a prononcé cette semaine un discours important à Washington. L’objectif de ce discours était de présenter de manière plus détaillée ses plans en matière de politique étrangère. Principal mot d’ordre? America First. Autrement dit, ce sont uniquement les intérêts de l’Amérique qui guideront la politique étrangère de l’administration Trump.

D’après Donald Trump, la politique étrangère des Etats-Unis fut autrefois un succès. Il a cité le fait que l’Amérique ait « sauvé le monde » durant la Seconde Guerre Mondiale ou encore qu’elle ait fini par vaincre le communisme. Mais il estime que depuis la fin de la Guerre Froide, c’est le désastre. Ce serait particulièrement le cas au Moyen-Orient, où les erreurs commises en Irak, en Egypte, en Libye et en Syrie auraient conduit à la montée en puissance de l’Etat Islamique. Et, toujours d’après Trump, ces erreurs ont été commises parce que l’Amérique a cru qu’elle pourrait exporter la démocratie à la sauce occidentale dans la région.

It all began with a dangerous idea that we could make western democracies out of countries that had no experience or interests in becoming a western democracy. (Tout a commencé avec la dangereuse idée selon laquelle nous pourrions construire des démocraties occidentales dans des pays n’ayant aucune expérience ni aucun intérêt à devenir une démocratie occidentale)

Dans son discours, Donald Trump a identifié les cinq « faiblesses » de la politique étrangère américaine actuelle.

  1. Les Etats-Unis gaspillent trop de ressources pour s’occuper d’autres pays, alors qu’il y a de nombreux problèmes à régler sur leur propre sol.
  2. Les alliés des Etats-Unis ne contribuent pas suffisamment à l’effort commun.
  3. Les alliés des Etats-Unis n’ont plus confiance en eux. Ils risquent donc d’aller chercher du soutien ailleurs, ce qui n’est pas une bonne chose. Ce manque de confiance des alliés serait avant tout le résultat de la politique menée par Barack Obama. Trump a notamment critiqué le fait que le Président ait négocié un accord désastreux avec l’Iran mais qu’il n’ait pas cessé de critiquer Israël.
  4. Les rivaux des Etats-Unis ne les respectent plus. En guise de preuve, Trump mentionnera le fait que Raùl Castro n’a pas accueilli Barack Obama à l’aéroport lors de son arrivée à La Havane. Il parlera aussi de la Chine qui se permet de mener des cyber-attaques de grande envergure contre les Etats-Unis, sans crainte de représailles.
  5. Les Etats-Unis n’ont plus d’objectifs clairs. Leur politique étrangère n’est plus cohérente, comme on peut le voir au Moyen-Orient.

Mais Donald Trump est resté assez évasif quant aux solutions concrètes qu’il entend apporter. Il a assuré que son premier objectif serait de vaincre l’Islam radical. Il a déclaré qu’il travaillerait pour cela avec les alliés musulmans des Etats-Unis. Mais il a aussi répété qu’il faudrait avoir une politique d’immigration plus ferme afin de lutter contre la montée de l’Islam radical aux Etats-Unis. En ce qui concerne plus spécifiquement l’Etat Islamique, il a assuré que celui-ci serait rapidement détruit s’il était élu président, mais a refusé de donner plus de détails sur la tactique qu’il entend utiliser. Il estime en effet que les Etats-Unis doivent être plus « imprévisibles ».

We must as a nation be more unpredictable. We are totally predictable. We tell everything. We’re sending troops, we tell them. We’re sending something else, we have a news conference. We have to be unpredictable. (Nous devons en tant que nation être plus imprévisibles. Nous sommes totalement prévisibles. Nous disons tout. Nous envoyons des troupes, nous leur disons. Nous envoyons quelques chose d’autre, nous faisons une conférence de presse. Nous devons être plus imprévisibles)

Donald Trump s’est également engagé à reconstruire l’armée américaine, dont les effectifs ont diminué et dont le matériel est trop vieux. Enfin, il a répété qu’il n’utiliserait la force armée qu’en dernier recours.

Our goal is peace and prosperity, not war and destruction. (Notre objectif est la paix et la prospérité, pas la guerre et la destruction)

Le discours de Trump a été vivement critiqué par les Démocrates. Dans le camp républicain, il a été accueilli de façon mitigée. Certains membres du parti comme Newt Gingrich (ex-speaker de la Chambre des Représentants) l’ont salué, mais d’autres l’ont vivement critiqué. Le plus acerbe fut comme souvent Lindsey Graham. Le sénateur de Caroline du Sud a qualifié le discours de Trump de « pathétique » et « effrayant ». Il a notamment déclaré qu’il était contradictoire d’assurer vouloir travailler avec les pays alliés musulmans tout en interdisant à tout musulman de venir aux Etats-Unis. Graham a également publié le tweet suivant, qui aurait clairement pu figurer dans nos tweets de la semaine.

Traduction: Je ne sais pas qui conseille Trump sur la politique étrangère mais je peux comprendre pourquoi il ne révèle pas leurs noms.
Traduction: Je ne sais pas qui conseille Trump sur la politique étrangère mais je peux comprendre pourquoi il ne révèle pas leurs noms.

LES SOUTIENS DE LA SEMAINE

Quelques marques de soutien à signaler cette semaine. En gardant à l’esprit que la primaire de l’Indiana aura lieu ce mardi 3 mai.

  • Mike Pence / Ted Cruz

Mike Pence est le gouverneur républicain de l’Indiana. Il a annoncé son soutien à Ted Cruz. Ou plus exactement, il a fait savoir qu’il voterait en sa faveur.

I’m not against anybody, but I will be voting for Ted Cruz in the upcoming Republican primary. (Je ne suis contre personne, mais je voterai pour Ted Cruz lors de la primaire républicaine qui vient)

  • Bobby Knight / Donald Trump

Un soutien qui n’est pas véritablement politique mais dont Donald Trump s’est beaucoup vanté ces derniers jours. Celui de Bobby Knight, un coach de basketball très célèbre. Knight a notamment entraîné une équipe de l’Indiana pendant plusieurs années. Il est apparu aux côtés de Donald Trump lors de plusieurs meetings.

  • Indianapolis Star / John Kasich & Hillary Clinton

L’Indianapolis Star est le journal le plus lu de l’Indiana. Ses rédacteurs ont déclaré qu’ils estimaient que tous les candidats encore en lice pour la présidentielle étaient décevants. Ils ont toutefois encouragé leurs lecteurs démocrates à choisir Hillary Clinton et leurs lecteurs républicains à choisir John Kasich. Clinton et Kasich représenteraient les meilleurs choix possibles. Le journal a aussi choisi d’insister fortement sur le danger que représente Donald Trump.

A President Trump would be a danger to the United States and to the world. (Un Président Trump serait un danger pour les Etats-Unis et pour le monde)

L’INTERVIEW DE LA SEMAINE

Jeb Bush a accordé à CNN sa toute première interview depuis la fin de sa campagne en février. Et devinez quoi? Il n’est toujours pas fan de Donald Trump. Lorsqu’on lui a demandé s’il soutiendrait ce dernier en novembre s’il était le candidat de son parti, Bush a simplement déclaré qu’il espérait que ce ne serait pas le cas. Il ne s’est donc pas engagé à voter en sa faveur. Il a toutefois précisé qu’il ne voterait en aucun cas pour Hillary Clinton. Bush a également critiqué la presse, qu’il a qualifiée de « complice » de Donald Trump. D’après lui, les médias auraient accordé plus de visibilité à Trump qu’aux autres candidats, tout simplement pour faire plus d’audience. Il avait d’ailleurs récemment partagé un article qui défendait la même thèse sur son compte Twitter. Il s’agissait d’un article rédigé par un ancien animateur TV pour Politico. Cet homme expliquait, chiffres à l’appui, que les chaînes de télévision avaient accordé beaucoup plus de temps d’antenne à la campagne de Donald Trump qu’à celles des autres candidats. La presse aurait donc une part de responsabilité dans le succès de Trump. Pour en revenir à Jeb Bush, il a déclaré qu’il n’excluait pas totalement de se présenter une nouvelle fois à l’élection présidentielle. « Ne jamais dire jamais », a-t-il dit. Il a cependant reconnu que 2016 était sans doute sa meilleure chance et qu’il avait échoué. Il assure toutefois n’avoir aucun regret concernant sa campagne. Il a déclaré en être arrivé à la conclusion que son message ne correspondait tout simplement pas à ce que les électeurs souhaitaient entendre en 2016. Et qu’il n’avait pas eu envie de changer uniquement pour plaire aux électeurs.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

Donald Trump a été obligé d’emprunter un passage imprévu pour se rendre à une réunion du Parti Républicain de Californie. De nombreux manifestants bloquaient en effet la route permettant d’accéder au bâtiment où se tenait la réunion. Les membres des services secrets chargés de protéger Trump ont préféré lui éviter d’avoir à traverser la foule hostile. Des scènes violentes avaient par ailleurs déjà été filmées la veille, en marge de l’un de ses meetings à Costa Mesa, toujours en Californie. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées pour protester contre sa venue. Quelques incidents violents avaient éclaté entre ces manifestants et certains supporters de Trump. Une voiture de police avait également été vandalisée et dix-sept personnes interpellées.

LES INSULTES DE LA SEMAINE

John Boehner, ex-speaker républicain de la Chambre des Représentants (auquel Paul Ryan a succédé l’année dernière après qu’il ait décidé de prendre sa retraite), a littéralement insulté Ted Cruz lors d’une conférence à l’Université de Stanford. Il l’a qualifié de Lucifer in the flesh (Lucifer en chair et en os), avant de déclarer :

I’ve never worked with a more miserable son of a bitch in my life. (Je n’ai jamais travaillé avec un fils de pute plus misérable de toute ma vie)

Merci John pour cette intervention, cela manquait d’insultes dans la campagne républicaine…

LES BLAGUES DE LA SEMAINE

Samedi, c’était le White House Correspondents’ Dinner à Washington, D.C ! De quoi s’agit-il? Pour ceux qui ne le sauraient pas, le White House Correspondents’ Dinner est un dîner de gala organisé chaque année par l’Association des Correspondants de la Maison Blanche. Cette association regroupe les journalistes qui possèdent une accréditation à la Maison Blanche. Le dîner a traditionnellement lieu le dernier samedi du mois d’avril. Il regroupe des journalistes, des politiciens et des stars qui sont invitées à y assister. Cette année, les acteurs Morgan Freeman, Will Smith, Jeff Goldblum et Jared Leto étaient par exemple présents. Le Président des Etats-Unis assiste également au dîner chaque année et doit y prononcer un discours humoristique, dans lequel il lui est demandé d’égratigner le monde politique en général mais également de pouvoir faire preuve d’auto-dérision. C’est une véritable tradition à laquelle les présidents américains se plient de bonne grâce. Samedi, Barack Obama a donc fait quelques blagues. Nous vous en avons sélectionnées quelques-unes. (Attention ! Il faut avoir un peu suivi la campagne électorale pour les apprécier à leur juste valeur)

1 – Le Président a qualifié ironiquement Bernie Sanders, qui était présent dans la salle, de « brillant nouveau visage du Parti Démocrate ». Il s’est ensuite adressé directement à lui en ces termes :

Bernie, you look like a million bucks – or we’ll put it in terms you’ll understand : you look like 37,000 donations of $27. (Bernie, tu ressembles à un million de dollars – ou pour le dire dans des termes que tu comprendras : tu ressembles à 37,000 dons de 27$)

2 – Barack Obama s’est moqué d’Hillary Clinton en raison de son incapacité à séduire les jeunes électeurs. Il l’a comparée à la vieille tante de la famille qui tente de se créer un compte Facebook.

3 – Barack Obama s’est étonné de l’absence de Donald Trump, qui avait pourtant été invité à assister au dîner.

You got a room full of reporters, celebrities, cameras, and he says no? (Vous avez une pièce pleine de journalistes, de célébrités, de caméras, et il dit non?)

Le Président s’est ensuite demandé ce qu’il pouvait bien avoir de mieux à faire.

Is he at home eating a Trump steak, tweeting out insults to Angela Merkel? (Est-il chez lui en train de manger un steak Trump, en tweetant des insultes à Angela Merkel?)

4 – En s’adressant au président du Parti Républicain, Reince Priebus, qui était présent parmi les convives :

Glad to see that you feel that you’ve earned a night off. Congratulations on your success. The party, the nomination process – it’s all going great. Keep it up. (Heureux de voir que tu as pensé avoir mérité une soirée de repos. Bravo pour ton succès. Le parti, le processus de nomination – tout se déroule parfaitement bien. Continue comme cela)

5 – En référence à tous les invités républicains :

Guests were asked if they wanted steak or fish, and a whole bunch of you wrote in Paul Ryan. (On a demandé aux invités s’ils voulaient du steak ou du poisson, et un grand nombre d’entre vous a inscrit Paul Ryan)

Et comme c’était son dernier White House Correspondents’ Dinner, Barack Obama a conclu en prononçant les mots Obama out avant de laisser tomber son micro au sol.

L’AUTOGRAPHE DE LA SEMAINE

L’anecdote a été rapportée par des journalistes ayant assisté à la scène. Un jeune homme a demandé à Ted Cruz de lui signer un autographe dans son « livre d’économie ». Il s’agissait en réalité du Manifeste du Parti Communiste. Il semblerait que le jeune homme ait voulu faire une blague à Ted Cruz, ou tout simplement le mettre mal à l’aise. Quelle serait sa réaction? Ted Cruz n’a pas refusé de signer l’autographe en question mais il y a ajouté les mots suivants : Millions have suffered because of this (Des millions de personnes ont souffert à cause de ceci).

Crédit photo : Ben Gittleson, journaliste à ABC (twitter.com/bgittleson)
Crédit photo: Ben Gittleson, journaliste à ABC (twitter.com/bgittleson)

LES TWEETS DE LA SEMAINE

1 – Quand Donald Trump encourage Bernie Sanders à se présenter à l’élection générale de novembre en tant que candidat indépendant !

Traduction: Bernie Sanders a été affreusement mal traité par les Démocrates - en termes de délégués & autrement. Il devrait leur montrer, et se présenter en tant qu'Indépendant!
Traduction: Bernie Sanders a été affreusement mal traité par les Démocrates – en termes de délégués & autrement. Il devrait leur montrer, et se présenter en tant qu’Indépendant!

2 – Ce tweet du gouverneur du Texas, Greg Abbott, pour vous apprendre à parler le texan 😉

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LES BONUS DE LA SEMAINE

Deux bonus cette semaine. Nous les devons aux journalistes de Politico.

  • BONUS #1 – Les tweets de Donald Trump

Des journalistes de Politico ont analysé les désormais fameux tweets de Donald Trump. Ils ont découvert que, depuis août 2015, les quatre mots que Trump a le plus souvent utilisé sur Twitter sont I (Je), You (Tu/Vous), Great (Grand) et… Trump ! Voici aussi une infograhie montrant les adjectifs utilisés le plus régulièrement, ainsi que les personnes auxquelles ils ont été le plus souvent adressés. Mention spéciale à Marco Rubio, qui s’est fait traiter de « light-weight » (poids léger) pas moins de 47 fois !

Source: Politico
Source: Politico
  • BONUS #2 – Que pensent les journalistes de la campagne ?

Politico a effectué un sondage auprès de 82 journalistes qui suivent la campagne électorale sur le terrain. Le sondage a été effectué au mois de mars. Tout d’abord, la majorité des journalistes interrogés n’est membre d’aucun des deux grands partis. Seuls 21% se déclarent affiliés au Parti Démocrate et 8% au Parti Républicain. Étonnamment, un grand nombre d’entre eux (31) déclare ne pas encore savoir pour qui il votera en novembre. Ils sont même 17 à déclarer n’avoir pas l’intention de voter ! 12 déclarent avoir l’intention de voter en faveur d’Hillary Clinton, contre 1 seul pour chacun des autres candidats (Sanders, Trump, Cruz et Kasich). Par ailleurs, 86% d’entre eux pensent que c’est Hillary Clinton qui l’emportera, contre 10% pour Donald Trump.

Politico a ensuite demandé à ces journalistes quel était le candidat le plus hostile à l’égard de la presse. Ils sont 78% à avoir déclaré qu’il s’agissait de Donald Trump. 18% estiment qu’il s’agit d’Hillary Clinton. Quant au candidat le plus conciliant avec la presse, les avis sont plus partagés. Ted Cruz arrive en tête avec 25% des voix, suivi de Bernie Sanders (23%) et de John Kasich et Marco Rubio (16% chacun).

Les sondeurs ont ensuite demandé aux journalistes d’évaluer le travail de la presse depuis le début de la campagne (donc, en quelque sorte, leur propre travail). Ils ont attribué une note moyenne de 5,7/10 aux médias pour leur couverture de la campagne. Ce n’est pas une note très élevée. En ce qui concerne la couverture médiatique de la campagne de Donald Trump, 39% estiment qu’elle est biaisée à l’avantage de Trump, 38% estiment qu’elle est objective, et 23% estiment qu’elle est biaisée en défaveur de Trump. Par ailleurs, ils sont 94% à penser que Trump manipule habilement les médias. Une majorité des journalistes interrogés (56%) pense aussi que les journalistes qui ne suivent qu’un seul candidat finissent par devenir subjectifs à son égard. On a aussi demandé aux journalistes interrogés quelle chaîne de télévision avait fait le meilleur boulot pour l’organisation des débats. C’est Fox News qui a recueilli le plus grand nombre de voix, devant CNN. En ce qui concerne la qualité de l’information dans la presse écrite, c’est le Washington Post qui recueille le plus grand nombre de voix.

Enfin, pour nos lecteurs qui se demanderaient encore pourquoi nous accordons autant d’importance à Twitter dans nos articles, sachez que sur les 82 journalistes interrogés, 78 ont déclaré qu’ils commentaient la campagne sur le web. C’est donc le premier support, devant la presse écrite, la télévision et la radio. Et concernant les réseaux sociaux, Twitter reste le plus utilisé par les journalistes, devant Facebook, Instagram et autres Snapchat.

Si vous voulez jeter un coup d’œil à l’entièreté du sondage (avec encore plus d’informations), il est présenté ICI sous forme d’une super infographie facile à lire. Nous vous le recommandons.

 

 

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