WEEKLY NEWS FLASH #37

Êtes-vous prêts pour le récap de l’actualité politique de la semaine ? C’est parti !

L’ANNONCE DE LA SEMAINE

La Maison Blanche a annoncé que Barack Obama se rendrait à Hiroshima à la fin du mois. Il sera le premier président américain à se rendre sur place. Il sera accompagné du premier ministre japonais Shinzo Abe. John Kerry avait déjà effectué la même visite historique il y a quelques semaines. Barack Obama sera en déplacement au Vietnam puis au Japon – où il participera également à son dernier sommet du G7 – du 21 au 28 mai. Il s’agira de son dixième voyage en Asie depuis son accession à la présidence. Lors de sa visite à Hiroshima, il devrait insister sur l’engagement des Etats-Unis à lutter contre la prolifération nucléaire. La Maison Blanche a d’ores et déjà prévenu qu’il ne s’agirait pas de s’excuser pour les bombardements atomiques de 1945 sur Hiroshima et Nagasaki.

LE MEETING DE LA SEMAINE

Cette semaine, Donald Trump s’est rendu au siège du Parti Républicain, à Washington D.C. Il y a rencontré Paul Ryan, le speaker républicain de la Chambre des Représentants, qui a jusqu’ici refusé de lui apporter son soutien. Reince Priebus, le patron du parti, était également présent lors de cette rencontre, qu’il avait contribué à organiser. Après 45 minutes de discussion, Paul Ryan n’a toujours pas annoncé clairement soutenir Donald Trump. Il a en revanche déclaré à la presse que la rencontre avait été « encourageante ». C’est aussi ce qu’a déclaré Reince Priebus.

Traduction: Le meeting s'est très bien passé. C'était un pas très positif vers l'unité du parti.
Traduction: Le meeting s’est très bien passé. C’était un pas très positif vers l’unité du parti.

Un communiqué commun Ryan/Trump a également été publié. La rencontre y est décrite comme « un pas très positif vers l’unité ». Les deux hommes déclarent qu’ils ont été honnêtes à propos de leurs divergences mais qu’ils sont tous les deux décidés à trouver un terrain d’entente, de manière à unifier le parti et battre Hillary Clinton lors de l’élection générale. Ils annoncent également que d’autres rencontres auront lieu.

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Après avoir rencontré Paul Ryan, Donald Trump s’est également entretenu avec quelques autres députés et sénateurs républicains influents.

AVEC TRUMP OU NEVER TRUMP ?

La question continue de se poser pour l’ensemble des élus républicains. Apporter son soutien à Donald Trump ou déclarer n’avoir pas l’intention de voter pour lui? Nous vous en avons parlé longuement dans des articles précédents. Mais quelques nouvelles personnalités se sont exprimées cette semaine.

  • Marco Rubio

Le sénateur de Floride et ex-adversaire de Trump lors des primaires a accordé à CNN sa première interview depuis la fin de sa campagne. Tout le monde attendait de savoir s’il allait annoncer son soutien à Trump ou non. Et bien, en réalité, oui et non. Pour être honnête, la position de Rubio ne nous a pas semblé très claire. Il a déclaré que les gens savaient quelle était son opinion de Donald Trump et que les critiques qu’il avait pu émettre à son encontre restaient valables. Il déclare avoir toujours des « réserves » concernant la candidature du milliardaire. Il a aussi affirmé qu’il ne souhaitait en aucun cas être son colistier, mettant ainsi fin à bon nombre de rumeurs. Il a même déclaré que Donald Trump devrait trouver un candidat à la vice-présidence qui « partage ses idées ». Cependant, malgré toutes ces réserves, Rubio a indiqué qu’il soutiendrait tout de même le « nominé républicain » (sans citer le nom de Trump) parce qu’il s’y est engagé. Il faisait référence au fameux accord signé par l’ensemble des candidats républicains en septembre dernier, dans lequel ils s’étaient tous engagés à soutenir le candidat qui remporterait les primaires. Rubio ne semble donc pas prêt à rompre son engagement écrit, contrairement à Jeb Bush et Lindsey Graham.

  • Dan Quayle

L’ancien Vice-Président des Etats-Unis (sous la présidence de George Bush) a déclaré qu’il soutiendrait Donald Trump.

  • Tomás Regalado

Le maire de la ville de Miami vient lui s’ajouter à la liste des élus républicains qui refusent de soutenir Trump. Il a annoncé qu’il ne voterait pas pour lui en novembre et qu’il opterait probablement pour le vote blanc. Voici comment Regalado a justifié son refus d’accorder sa voix à Trump :

He mistreats people, speaks derisively of people. […] This guy is capable of creating national and international chaos. (Il maltraite les gens, se moque d’eux. […] Cet homme est capable de créer un chaos national et international)

  • Ted Cruz

Ted Cruz s’est exprimé pour la première fois depuis la fin de sa campagne électorale. C’était à la Convention du Parti Républicain du Texas, qui avait lieu à Dallas. Un stand à son nom avait même été installé et de très nombreux militants sont venus y écrire un mot de remerciement. Lors de son discours, Cruz a lui aussi remercié tous ses supporters mais n’a pas mentionné une seule fois le nom de Donald Trump. Dans une interview accordée quelques heures auparavant au journal Texas Tribune, il affirmait qu’il ne prendrait pas la décision de soutenir ou non Donald Trump pour le moment.

We’ve got a lot of time until this election – two months until the convention, six months until the general election – and I’m going to be doing what I expect many voters will be doing, which is watching and listening to what the candidates have to say, to what they stand for, to how they conduct themselves. (Nous avons encore beaucoup de temps jusqu’à cette élection – deux mois jusqu’à la convention, six mois jusqu’à l’élection générale – et je vais faire ce que je suppose que beaucoup d’électeurs vont faire, c’est-à-dire regarder et écouter ce que les candidats ont à dire, ce qu’ils défendent, comment ils se comportent)

  • Mitt Romney

Terminons avec Mitt Romney. Celui-ci avait déjà annoncé qu’il ne soutiendrait pas Donald Trump et ne voterait jamais en sa faveur. Cette semaine, il s’en est pris une nouvelle fois à Trump dans un message publié sur Facebook.

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Romney critique le fait que Donald Trump refuse de publier ses déclarations de revenus. D’après lui, c’est la preuve qu’il a des choses à cacher. Des choses que les électeurs ne doivent pas savoir.

There is only one logical explanation for Mr. Trump’s refusal to release his returns : there is a bombshell in them. (Il n’y a qu’une seule explication logique au refus de Mr. Trump de publier ses déclarations de revenus : il y a une bombe dedans)

LES ARTICLES DE LA SEMAINE

Deux articles de presse ont fait beaucoup de bruit cette semaine. Les révélations qui y sont faites sont hallucinantes. Oui, c’est le seul mot qui nous vient à l’esprit. Vous jugerez par vous-mêmes.

1 – Le premier article est un article publié par le magazine Mother Jones. On y découvre le genre de messages que publie l’ancien majordome de Donald Trump sur sa page Facebook.

Donald Trump et son majordome, Anthony Senecal (source: Mother Jones)
Donald Trump et son majordome, Anthony Senecal (source: Mother Jones)

Anthony Senecal a 84 ans. Il fut le majordome de Donald Trump pendant dix-sept ans, jusqu’en 2009. Sur sa page Facebook, il publie régulièrement des propos très violents à l’égard de Barack Obama, qu’il surnomme Zero. Il appelle même régulièrement à son assassinat ! C’est son dernier message, publié mercredi dernier, qui a attiré l’attention des journalistes de Mother Jones. Il y demandait à tous ses amis de voter en faveur de Donald Trump en novembre. Il semble persuadé que celui-ci mettra enfin un terme à la corruption généralisée des élites politiques qui ne se soucient guère du bien-être du peuple américain. Mais dans ce message, on peut également lire que Barack Obama « should have been taken out by our military and shot as an enemy agent in his first term » (aurait dû être renversé par notre armée et tué comme un agent ennemi durant son premier mandat). Les journalistes ont ensuite découvert que ce n’était pas la première fois que Senecal publiait ce genre de propos. Ils ont aussi découvert qu’il était un adepte des théories du complot. Il est persuadé que Barack Obama n’est pas né aux Etats-Unis et n’était donc pas éligible à la présidence. Une thèse qui a également été défendue par Donald Trump il y a quelques années. Senecal semble également penser que Barack Obama serait en réalité musulman. Il a même partagé un article affirmant qu’il serait à la tête de l’organisation des Frères Musulmans. Contacté par Mother Jones, il a confirmé qu’il était bien l’auteur de tous les messages publiés sur son compte Facebook, y compris ceux déclarant que le président Obama devrait être abattu ou pendu. « C’est ce que je pense », a-t-il dit. Notons que la porte-parole de Donald Trump a condamné les propos de Senecal. Elle a aussi affirmé que celui-ci ne travaillait plus pour Donald Trump depuis de nombreuses années. Senecal déclare quant à lui qu’il a bien cessé de travailler pour Trump en tant que majordome en 2009, après dix-sept années de bons et loyaux services, mais qu’il continue depuis à faire bénévolement visiter la résidence Mar-o-Lago du milliardaire (située en Floride) à des touristes. Si vous lisez l’anglais et que vous avez envie de vous infliger la lecture des messages hallucinants publiés par Senecal sur sa page Facebook, vous pouvez lire l’article de Mother Jones en cliquant ici.

2 – Le deuxième article qui a fait grand bruit a été publié par le Washington Post. Il révèle que Donald Trump a eu longtemps pour habitude (du début de sa carrière jusque dans les années 90) de se faire passer pour son propre porte-parole ! Il répondait aux demandes d’interview de journalistes (essentiellement de la presse people new-yorkaise), ou les contactait lui-même, en utilisant le pseudonyme de John Miller ou John Barron. Il déclarait être le porte-parole ou le secrétaire de Donald Trump et acceptait de révéler aux journalistes quelques indiscrétions sur son patron. Pour certains de ses opposants les plus fervents, ces agissements prouvent que Trump aurait un sérieux problème psychologique. Interrogé au sujet des révélations du Washington Post lors d’une interview, Trump a tout nié en bloc. Pourtant, le Washington Post affirme que lors d’un procès en 1990, il a déclaré sous serment avoir bien utilisé régulièrement le nom d’emprunt de John Miller. Pour lire l’article complet du Washington Post, cliquez ici.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

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Cette image fait actuellement le buzz sur le web. Il s’agit d’une fresque murale peinte par un artiste local sur la façade d’un restaurant de Vilnius, en Lituanie. On y voit Donald Trump et Vladimir Poutine représentés en train de s’embrasser sur la bouche.

LES PHOTOS DE LA SEMAINE

Des photos inédites du président George W. Bush ont été dévoilées cette semaine par la George W. Bush Presidential Library. Elles ont la particularité d’avoir été prises le 11 septembre 2001. Elles n’avaient jusqu’ici jamais été montrées au public.

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Pour voir plus de photos, cliquez ici.

LE TWEET DE LA SEMAINE

Terminons par le tweet de la semaine. On le doit au tout nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, premier musulman élu à la tête d’une capitale occidentale.

Traduction: La vision ignorante de Donald Trump sur l'Islam pourrait mettre nos deux pays en danger. Elle risque de marginaliser les musulmans traditionnels. Londres a prouvé qu'il avait tort
Traduction: La vision ignorante de Donald Trump sur l’Islam pourrait mettre nos deux pays en danger. Elle risque de marginaliser les musulmans traditionnels. Londres a prouvé qu’il avait tort

 

 

 

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