WEEKLY NEWS FLASH #41

Le soutien de Barack Obama à Hillary Clinton et la très mauvaise semaine de Donald Trump au sommaire de votre Weekly News Flash. Bonne lecture 😉

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Hillary Clinton a remporté les primaires démocrates. Elle sera donc la première femme candidate à la présidence des Etats-Unis pour le compte de l’un des deux grands partis politiques américains. Pour en savoir plus à ce sujet (et connaître les résultats des dernières primaires qui ont eu lieu mardi 7 juin), lisez notre article Hillary Clinton remporte l’investiture démocrate et écrit une page d’histoire.

LE SOUTIEN DE LA SEMAINE

Barack Obama a annoncé son soutien à Hillary Clinton dans une vidéo longue de plus de trois minutes. Il y déclare notamment :

I don’t think there’s ever been someone so qualified to hold this office. (Je pense qu’il n’y a jamais eu quelqu’un d’aussi qualifié pour ce poste)

Après avoir vanté les mérites de Clinton, le président américain rend aussi hommage à Bernie Sanders pour son « incroyable campagne ». Il le remercie d’avoir mis en avant les questions des inégalités économiques et de l’influence trop importante de l’argent dans le système politique. Et il se réjouit du fait que le sénateur du Vermont ait réussi à mobiliser autant de jeunes électeurs.

Quelques heures avant la publication de cette vidéo, Barack Obama avait d’ailleurs reçu Bernie Sanders à la Maison Blanche. Les deux hommes ont discuté pendant plus d’une heure. À l’issue de la rencontre, Sanders a déclaré à la presse qu’il rencontrerait bientôt Hillary Clinton et qu’il était prêt à travailler avec elle pour empêcher l’élection de Donald Trump.

Le Président Obama ayant désormais officiellement annoncé son soutien à Hillary Clinton, il devrait s’impliquer davantage dans la campagne. Un premier meeting commun Clinton/Obama devait d’ailleurs avoir lieu ce mercredi 15 juin à Green Bay, Wisconsin. Mais il a été annulé en raison des événements tragiques qui se sont déroulés ce week-end à Orlando*.

*Petite parenthèse à ce propos: nous ne vous parlerons pas de ces événements dans ce Weekly News Flash. Nous publierons un article sur le sujet dans les jours à venir.

Hillary Clinton a reçu le soutien d’autres personnalités démocrates importantes cette semaine :

  • Joe Biden, Vice-Président des Etats-Unis
  • Nancy Pelosi, chef de file des Démocrates à la Chambre des Représentants
  • Martin O’Malley, ex-gouverneur du Maryland et ex-adversaire de Clinton et Sanders lors des primaires
  • Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts et héroïne de l’aile la plus à gauche du Parti Démocrate. Idéologiquement, Warren est donc beaucoup plus proche de Sanders que de Clinton. Mais face à Donald Trump, qu’elle a énormément critiqué ces dernières semaines, elle semble décidée à s’allier à Hillary Clinton. Les deux femmes se seraient même rencontrées, laissant place à des rumeurs quant à la possibilité d’une candidature de Warren à la vice-présidence.

LE TWEET DE LA SEMAINE

Hillary Clinton a mis le feu à Twitter cette semaine.

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Quelques explications s’imposent. Après que Barack Obama ait annoncé son soutien à la candidate démocrate, Donald Trump publiait un tweet affirmant que « Obama vient d’apporter son soutien à Hillary la malhonnête. Il veut quatre ans de plus d’Obama – mais personne d’autre n’en veut! ». L’argument selon lequel Hillary Clinton incarnerait quatre années supplémentaires de la politique mise en place par Barack Obama est régulièrement utilisé par les Républicains. Hillary Clinton (ou plutôt l’équipe qui gère son compte Twitter) a répondu : « Delete your account ». Cette expression, que l’on peut traduire par « supprime ton compte », est couramment utilisée sur Twitter, généralement de manière humoristique. Elle signifie quelque chose comme « Ton argument est tellement idiot que tu ferais mieux de supprimer ton compte et de disparaître du réseau ». Le tweet de Clinton a été massivement partagé, plus de 470,000 fois à ce jour ! Cela en fait le tweet le plus partagé qu’elle ait jamais publié. À première vue, un vrai succès. Cependant, plaisanter sur le thème de la suppression de données n’était peut-être pas le plus intelligent à faire pour la candidate démocrate. Ses opposants, y compris Donald Trump lui-même, n’ont pas tardé à lui rétorquer qu’elle s’y connaissait certainement mieux qu’eux en la matière. Référence bien sûr aux nombreux e-mails qu’elle a définitivement effacés de son serveur privé avant de transmettre les autres au Département d’Etat afin qu’ils soient archivés.

Traduction: Combien de temps a-t-il fallu à votre staff de 823 personnes pour penser à cela -et où sont les 33,000 e-mails que vous avez effacés?
Traduction: Combien de temps a-t-il fallu à votre staff de 823 personnes pour penser à cela -et où sont les 33,000 e-mails que vous avez effacés?
Traduction: Si quelqu'un sait se servir de la touche supprimer, c'est vous.
Traduction: Si quelqu’un sait se servir de la touche supprimer, c’est vous.

LA TRÈS MAUVAISE SEMAINE DE DONALD TRUMP

Semaine cauchemardesque pour Donald Trump. Et pas seulement à cause du tweet d’Hillary Clinton, loin de là. Le candidat républicain a été largement critiqué par la plupart de ses collègues conservateurs, y compris certains de ses soutiens, en raison de ses remarques sur le juge Curiel. Nous vous en parlions déjà la semaine dernière. En résumé, Donald Trump s’en est pris à plusieurs reprises au juge Gonzalo Curiel, qui instruit l’affaire de la Trump University en Californie. Il a déclaré que ce juge devrait être récusé pour « conflit d’intérêts ». La raison? Ses origines mexicaines l’empêcheraient d’être objectif à l’égard de Trump parce que ce dernier veut construire un mur à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Trump a même qualifié à plusieurs reprises le juge de « mexicain » alors qu’il est né aux Etats-Unis. Ces déclarations ont rapidement créé la polémique. Cette semaine, de nombreux hommes politiques républicains ont condamné les propos de Trump. On pouvait évidemment s’attendre à de telles condamnations de la part des quelques Républicains qui refusent d’apporter leur soutien à Trump. Exemple: le sénateur Ben Sasse, qui accuse clairement Trump de racisme.

Traduction: Annonce du service public: Dire que quelqu'un n'est pas capable d'effectuer un certain travail en raison de sa race est la définition littérale du "racisme".
Traduction: Annonce du service public: Dire que quelqu’un n’est pas capable d’effectuer un certain travail en raison de sa race est la définition littérale du « racisme ».

Ou encore le sénateur Lindsey Graham, qui a qualifié les propos de Trump de « chose la plus anti-américaine faite par un politicien depuis Joe McCarthy » !

Mais d’autres personnalités, qui soutiennent pourtant la candidature de Trump, sont aussi montées au créneau. À commencer par Paul Ryan, le speaker de la Chambre des Représentants (qui a récemment annoncé son soutien à Trump après maintes hésitations). Lors d’une conférence de presse, il a déclaré :

Claiming a person can’t do his job because of his race is sort of like the textbook definition of a racist comment. I think that should be absolutely disavowed. It’s absolutely unacceptable. (Dire qu’une personne n’est pas capable de faire son travail en raison de sa race est la définition typique d’un commentaire raciste. Je pense que cela doit être absolument désavoué. C’est absolument inacceptable)

Pas suffisamment inacceptable cependant pour que Ryan retire son soutien à Trump. Car, a-t-il expliqué, Hillary Clinton n’est pas la solution. Hum. Comment peut-on affirmer à la fois que les commentaires de Trump sont racistes et inacceptables ET que l’on votera quand même pour qu’il devienne Président des Etats-Unis? En ce qui nous concerne, on a beaucoup de mal à comprendre.

Outre Ryan, voici d’autres personnalités républicaines qui ont déclaré qu’elles voteraient en faveur de Donald Trump mais qui ont condamné ses propos sur le juge Curiel cette semaine:

  • Mitch McConnell, leader des Républicains au Sénat
  • John McCain, sénateur de l’Arizona et ancien candidat républicain à la présidence
Traduction: Le juge Curiel est l'incarnation du rêve américain - nous devrions nous réjouir du fait que notre nation produise des personnes comme lui, pas les attaquer
Traduction: Le juge Curiel est l’incarnation du rêve américain – nous devrions nous réjouir du fait que notre nation produise des personnes comme lui, pas les attaquer
  • Marco Rubio, sénateur de Floride et ex-adversaire de Trump lors des primaires
  • Newt Gingrich, ex-speaker de la Chambre des Représentants et qui a pourtant beaucoup complimenté Trump ces derniers temps, à tel point que certains observateurs pensent que Trump pourrait le choisir comme colistier.
  • Et même Ben Carson, qui fait partie de l’équipe de campagne de Trump, s’y est mis, déclarant que « chaque être humain est un individu avant d’être membre d’un groupe. Le moment où nous oublions cela est le moment où nous entrons dans une phase de déclin moral ».

Comme Paul Ryan, cela ne les empêche pas pour autant de continuer à dire qu’ils soutiendront Trump face à Clinton.

Ted Cruz, John Kasich et Arnold Schwarzenegger, qui n’ont pour l’instant pas encore dit s’ils soutiendraient Trump ou non, ont aussi condamné les propos de ce dernier.

Traduction: Le juge Curiel est un héros américain qui a tenu tête aux cartels mexicains. Je suis fier de l'avoir nommé lorsque j'étais gouverneur.
Traduction: Le juge Curiel est un héros américain qui a tenu tête aux cartels mexicains. Je suis fier de l’avoir nommé lorsque j’étais gouverneur.

L’un des seuls à avoir pris la défense de Trump est Chris Christie. Il a affirmé à des journalistes qu’il connaissait le milliardaire depuis quatorze ans et qu’il n’était pas raciste. Il s’est aussi attaqué à Lindsey Graham.

I think Senator Graham has lost any credibility that he may have had at any time to give an opinion on this. (Je pense que le sénateur Graham a perdu toute crédibilité, s’il en a eue une un jour, à donner son opinion sur le sujet)

Voici pourtant ce que Christie disait de Graham dans un tweet en décembre 2015.

Traduction: Lindsey Graham est un grand américain et un bon ami. Je l'ai toujours admiré et je lui souhaite le meilleur.
Traduction: Lindsey Graham est un grand américain et un bon ami. Je l’ai toujours admiré et je lui souhaite le meilleur.

Vous faut-il encore des preuves de la division et de la confusion que crée la candidature de Donald Trump au sein du Parti Républicain? En voici une supplémentaire. Mark Kirk, sénateur républicain de l’Illinois, a annoncé qu’il « ne pouvait pas soutenir et ne soutiendrait pas Donald Trump ». Il devient ainsi le troisième sénateur républicain à refuser de soutenir Trump, avec Lindsey Graham et Ben Sasse. Mais contrairement à ces deux derniers, qui ont toujours affiché leur opposition à Trump, Kirk avait précédemment déclaré qu’il soutiendrait le candidat qui remporterait les primaires, quel qu’il soit. Il a donc changé d’avis. Sera-t-il le premier d’une longue liste?

Cerise sur le gâteau, le fils de Ronald Reagan a publié un tweet affirmant que son père, s’il était encore vivant, ne voterait pas en faveur de Donald Trump.

Traduction: Cela serait certainement la première fois que mon père, s'il était vivant, ne soutiendrait pas le candidat du Parti Républicain
Traduction: Cela serait certainement la première fois que mon père, s’il était vivant, ne soutiendrait pas le candidat du Parti Républicain

Dans une interview, il a ensuite affirmé que toute la famille Reagan se sentait insultée à chaque fois que des journalistes comparaient Trump à son père.

Suite à cette avalanche de critiques émanant de son propre camp, Donald Trump a publié un communiqué (à lire ici) dans lequel il dit regretter que ses propos sur le juge Curiel aient été « mal interprétés ». Il ajoute :

I do not feel that one’s heritage makes them incapable of being impartial, but, based on the rulings that I have received in the Trump University civil case, I feel justified in questioning whether I am receiving a fair trial. (Je ne pense pas que les origines de quelqu’un le rende incapable d’être impartial, mais, vu les décisions que j’ai reçues dans l’affaire de la Trump University, je pense qu’il est légitime pour moi de douter du fait que je reçoive un procès juste)

Autrement dit, pas d’excuses directes au juge Curiel. Et Trump continue même d’insinuer que celui-ci n’est pas objectif à son égard. Il affirme ensuite que plus de 10,000 étudiants ont donné un avis favorable concernant la formation reçue à la Trump University, y compris certains des plaignants actuels. Pour Trump, ceux-ci ne chercheraient qu’à gagner de l’argent en portant plainte contre lui. Il conclut son communiqué en disant qu’il ne fera désormais plus aucun commentaire sur cette affaire. Notons également que le communiqué de Trump était rédigé dans un style inhabituel, beaucoup plus conventionnel que d’habitude. Certains journalistes se sont même demandés s’il en était l’auteur.

Jeb Bush, dont on s’étonnait presque qu’il soit resté silencieux jusque-là, a réagi au communiqué de Donald Trump dans un tweet. Il y parle de racisme.

Traduction: Donald Trump devrait retirer ses propos, pas les justifier. Il n'y a pas de place pour le racisme au sein du Parti Républicain, ni de ce pays.
Traduction: Donald Trump devrait retirer ses propos, pas les justifier. Il n’y a pas de place pour le racisme au sein du Parti Républicain, ni de ce pays.

Quelques jours plus tard, c’est Mitt Romney qui a pris la parole lors d’une interview accordée à CNN. Il a déclaré être inquiet à l’idée qu’une présidence Trump ne banalise le racisme et la misogynie.

I don’t want to see a president of the United States saying things which change the character of the generations of Americans that are following. Presidents have an impact on the nature of our nation, and trickle-down racism, trickle-down bigotry, trickle-down misogyny, all these things are extraordinarily dangerous to the heart and character of America. (Je ne veux pas voir un président des Etats-Unis dire des choses qui changent le caractère des générations futures. Les présidents ont un impact sur la nature de notre nation, et le racisme venu d’en haut, l’intolérance venue d’en haut, la misogynie venue d’en haut, toutes ces choses sont extraordinairement dangereuses pour le cœur et le caractère de l’Amérique)

Dans la même interview, Mitt Romney a aussi indiqué qu’il n’excluait pas de voter pour le candidat du Parti Libertarien en novembre, malgré certains désaccords.

Donald Trump n’a pas tardé à répliquer.

Traduction: Mitt Romney a eu sa chance de battre un président raté mais il a craqué comme un chien. Maintenant il me qualifie de raciste - mais je suis la personne la moins raciste qui existe
Traduction: Mitt Romney a eu sa chance de battre un président raté mais il a craqué comme un chien. Maintenant il me qualifie de raciste – mais je suis la personne la moins raciste qui existe

Voilà, voilà. L’unité au sein du parti, c’est pas gagné.

Par la suite, Donald Trump a prononcé deux discours lors desquels il a utilisé un prompteur, contrairement à son habitude. Volonté de rassurer les membres de son parti en paraissant plus professionnel? Sans doute. La question est de savoir si cela va durer.

LA UNE DE LA SEMAINE

Autre épisode gênant pour Donald Trump cette semaine, cette Une de USA Today, le plus grand quotidien américain.

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Le journal révèle que parmi les nombreux procès dans lesquels Donald Trump a été impliqué, des dizaines concernaient des plaintes de particuliers et/ou de petites entreprises l’accusant de ne jamais avoir payé ses factures. Ce sont ainsi des serveurs, peintres, plombiers et même avocats qui accusent Trump de ne pas les avoir rémunérés pour leur travail.

LA DÉCISION DE LA SEMAINE

Le patron du site internet BuzzFeed a adressé cette semaine un e-mail à ses employés pour leur expliquer qu’il avait décidé de renoncer à un accord de 1,3 millions de dollars avec le Parti Républicain. L’accord prévoyait la diffusion sur le site de publicité en faveur du candidat républicain à la présidence. Mais l’accord avait été passé avant que Donald Trump ne remporte les primaires républicaines. D’habitude, BuzzFeed accepte de diffuser des publicités émanant des deux partis. Une manière simple de gagner de l’argent. Mais impossible selon le patron du site de faire de la pub à Donald Trump. Voici ce qu’il écrivait pour justifier sa décision :

The Trump campaign is directly opposed to the freedoms of our employees in the United States and around the world and in some cases, such as his proposed ban on international travel for Muslims, would make it impossible for our employees to do their jobs. (La campagne de Trump est directement opposée aux libertés de nos employés aux Etats-Unis et à travers le monde et dans certains cas, comme sa proposition d’interdire les voyages internationaux pour les musulmans, il rendrait impossible à nos employés de faire leur travail)

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Nous allons vous parler d’un sondage réalisé par Fox News au sujet des intentions de vote à l’élection présidentielle. Puisque les sondages ne sont pas infaillibles et qu’il reste encore cinq mois de campagne, il faut évidemment rester prudent. Néanmoins, les résultats de cette enquête se doivent d’être soulignés.

Tout d’abord, voici les intentions de vote au niveau national d’après ce sondage :

Hillary Clinton 39%

Donald Trump 36%

Gary Johnson 12%

L’avance de Clinton sur Trump serait donc confortable mais pas si énorme que cela. Deuxièmement, le candidat du Parti Libertarien est crédité de 12% des intentions de vote, alors que ce parti n’a jamais réuni plus d’1% des voix au niveau national ! Notons qu’un candidat doit être crédité de 15% des intentions de vote dans cinq sondages différents pour pouvoir participer aux débats télévisés qui auront lieu en septembre et octobre prochains. C’est en raison de cette règle que les débats télévisés opposent généralement uniquement le candidat démocrate au candidat républicain, aucun candidat d’un « petit parti » ne parvenant à atteindre les 15% dans les sondages. Gary Johnson n’y est pas encore mais pourrait y parvenir, ce qui lui permettrait de débattre face à Trump et Clinton.

Voici ensuite les intentions de vote des électeurs indépendants (qui ne se disent ni Démocrates ni Républicains) :

Donald Trump 32%

Gary Johnson 23%

Hillary Clinton 22%

Les électeurs indépendants préféreraient donc largement Trump à Clinton. Et surtout, ils seraient plus nombreux à voter en faveur de Johnson que de Clinton ! Une preuve supplémentaire de l’impopularité de celle-ci auprès de bon nombre d’américains.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Terminons avec cette photo qui circule déjà beaucoup sur les réseaux sociaux. Et ce n’est sans doute pas prêt de s’arrêter. Elle a été prise il y a plusieurs années au mariage de Donald et Melania Trump, auquel les époux Clinton avaient été conviés. Alors, vous votez pour qui?

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