WEEKLY NEWS FLASH #49

Encore une actualité politique très chargée cette semaine ! On la parcourt en passant des infos les plus sérieuses aux plus légères. Bonne lecture 😉

LES ÉMEUTES DE LA SEMAINE

Des émeutes ont éclaté dans la ville de Charlotte, en Caroline du Nord. L’état d’urgence a même dû être décrété par le gouverneur de l’état, Pat McCrory. Des émeutes qui faisaient suite à un scénario désormais bien connu, celui d’un homme noir abattu par la police. Il s’appelait Keith Lamont Scott. La police se défend en affirmant que Scott était armé et menaçant. Sa famille affirme que c’est faux. Une enquête est en cours. Un autre afro-américain, Terence Crutcher, a également été abattu par une policière à Tulsa, en Oklahoma, après que sa voiture soit tombée en panne sur la voie publique. La policière a été inculpée d’homicide et risque jusqu’à quatre ans de prison.

Les candidats à la présidence ont évidemment réagi à ces affaires. Hillary Clinton a déclaré :

We have two more names to add to a list of African-Americans killed by police officers. It’s unbearable. And it needs to become intolerable. (Nous avons deux noms supplémentaires à ajouter à une liste d’afro-américains tués par des officiers de police. C’est insupportable. Et il faut que cela devienne intolérable)

La candidate démocrate a une nouvelle fois évoqué un problème de « racisme institutionnel ». Donald Trump est bien plus prudent sur ce point, affichant généralement son soutien aux forces de l’ordre. Après avoir visionné la vidéo de l’événement, il a toutefois reconnu que la décision de la policière de Tulsa d’abattre Terence Crutcher semblait difficilement justifiable.

That man went to the car – hands up – put his hand on the car. To me, it looked like he did everything you’re supposed to do. (Cet homme s’est dirigé vers son véhicule – les mains en l’air – et a mis ses mains sur la voiture. D’après moi, il me semble qu’il a fait tout ce que vous êtes supposé faire)

Les émeutes de Charlotte ont aussi ravivé le débat sur l’insécurité dans certains quartiers majoritairement habités par des afro-américains. Donald Trump, qui répète régulièrement que certains de ces quartiers sont plus dangereux que l’Afghanistan (!), a proposé d’y instaurer la politique du stop and frisk, notamment à Chicago. Cette politique consiste à autoriser les forces de l’ordre à interpeller toute personne leur semblant suspecte sur la voie publique et à la fouiller pour vérifier qu’elle ne possède pas d’armes ou de drogue. D’après ses opposants, cette pratique s’apparente à un contrôle au faciès et n’est pas constitutionnelle. D’après ses partisans, elle a fait ses preuves à New York dans les années 90. La ville était à l’époque gangrenée par la violence et son maire, Rudy Giuliani (qui soutient aujourd’hui Donald Trump), avait mis le stop and frisk en place. Le taux de criminalité avait rapidement chuté. Le successeur de Rudy Giuliani, Michael Bloomberg, avait poursuivi sur la même voie. En 2013, Bill de Blasio, le nouveau maire de New York, a mis fin à cette pratique.

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SEMAINE

Celle des Nations Unies, qui se tenait à New York. Comme chaque année depuis le début de son mandat (et pour la dernière fois), Barack Obama y a prononcé un discours. Le président américain a surtout fait l’éloge de la démocratie, de la diplomatie et du libre-échange. Il a également déclaré ceci :

At times both America’s adversaries and some of our allies believe that all problems were either caused by Washington or could be solved by Washington. And perhaps too many in Washington believe that as well. (Parfois les adversaires de l’Amérique et certains de nos alliés croient que tous les problèmes ont été causés par Washington ou bien peuvent être réglés par Washington. Et peut-être que trop de gens à Washington le croient également)

Une manière d’insister sur la nécessité d’une diplomatie internationale. Barack Obama a démontré tout au long de sa présidence qu’il croit davantage au multilatéralisme qu’à l’unilatéralisme. Pour les critiques du président américain, cette déclaration montre surtout qu’il ne croit pas au rôle prépondérant de l’Amérique comme garante de la stabilité mondiale. Sa frilosité à intervenir en Syrie en serait la preuve.

Hillary Clinton et Donald Trump ont quant à eux profité de l’Assemblée Générale des Nations Unies pour rencontrer plusieurs chefs d’état étrangers à New York. Ils se sont tous les deux entretenus avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Hillary Clinton s’est également entretenue avec le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président ukrainien Petro Poroshenko.

LA POLÉMIQUE DE LA SEMAINE

C’est Donald Trump Jr., le fils aîné de Donald Trump, qui est à l’origine de la polémique de la semaine. En cause? La publication de ce tweet très controversé.

Traduction: Cette image dit tout. Arrêtons l'agenda politiquement correct qui ne place pas l'Amérique en premier.
Traduction: Cette image dit tout. Arrêtons l’agenda politiquement correct qui ne place pas l’Amérique en premier.

Le texte sur l’image qui accompagne le tweet dit : Si j’avais un bol de Skittles et que je vous disais que seulement trois peuvent vous tuer, en prendriez-vous quand même une poignée? C’est notre problème avec les réfugiés syriens. Le logo officiel de la campagne de Donald Trump est associé à l’image en question. Donald Trump Jr. reprend ici un argument qui a déjà été avancé par bon nombre d’élus républicains: les Etats-Unis ne devraient plus accueillir de réfugiés syriens car le risque que certains d’entre eux soient des terroristes infiltrés est trop grand. L’argument de Donald Trump Jr. n’est donc pas inédit mais la manière de l’illustrer a choqué bon nombre d’américains. Peut-on vraiment comparer des réfugiés à des Skittles? Même Mars Candy, la firme qui produit les fameux bonbons, a tenu à réagir en publiant le message suivant :

Skittles are candy. Refugees are people. We don’t feel it’s an appropriate analogy. We respectfully refrain from further commentary as anything we say could be misinterpreted as marketing. (Les Skittles sont des bonbons. Les réfugiés sont des êtres humains. Nous ne pensons pas que la comparaison soit appropriée. Nous nous abstenons poliment de tout autre commentaire puisque toute autre déclaration de notre part pourrait être mal interprétée comme du marketing)

Autre réaction, celle de ce député démocrate qui a placé un bol de Skittles sur son bureau.

Traduction: L'Amérique est un pays ouvert et tolérant. Passez dans mon bureau et prenez un skittle.
Traduction: L’Amérique est un pays ouvert et tolérant. Passez dans mon bureau et prenez un skittle.

LE DYSFONCTIONNEMENT DE LA SEMAINE

Voici une nouvelle qui pourrait bien s’avérer être du pain béni pour Donald Trump Jr. et son père. Un rapport du Département de la Sécurité Intérieure révèle qu’au moins 858 personnes se sont vues attribuer la nationalité américaine par erreur ! Ces personnes auraient en réalité dû être expulsées du territoire. Originaires de pays considérés comme « sources d’inquiétude pour la sécurité nationale », elles auraient utilisé de faux noms et lieux de naissance dans les documents demandant leur naturalisation. Le gouvernement américain ne se serait pas aperçu de la fraude parce que leurs empreintes digitales n’auraient pas été correctement insérées dans la base de données prévue à cet effet.

LE VETO DE LA SEMAINE

Le président Obama a mis son veto au Justice Against Sponsors of Terrorism Act, une loi adoptée récemment par le Congrès. Cette loi bipartisane aurait pour effet d’autoriser les citoyens américains à porter plainte contre des états étrangers suspectés d’être impliqués dans le financement ou l’organisation d’attaques terroristes. La loi a notamment pour but de permettre aux familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001 d’attaquer l’Arabie Saoudite en justice. Barack Obama s’oppose à cette loi. Il estime qu’il s’agirait d’un dangereux précédent qui créerait des tensions diplomatiques inutiles et inciterait d’autres pays à adopter le même type de législation. Les ressortissants de pays étrangers pourraient alors attaquer les Etats-Unis ou les membres du personnel diplomatique américain en justice, ce qui n’est pas souhaitable. Il est possible que le Congrès outrepasse le veto du président. La loi serait alors tout de même adoptée. Il faudrait pour cela qu’une majorité des deux-tiers des députés et sénateurs revotent en sa faveur.

LA VENTE D’ARMES DE LA SEMAINE

On a décidément beaucoup parlé de l’Arabie Saoudite cette semaine. Le Sénat devait en effet voter afin d’autoriser ou non une vente d’armes au royaume wahhabite, pour un montant de plus d’un milliard de dollars. Une résolution bipartisane visant à s’opposer à cette vente avait été introduite par Rand Paul (R) et Chris Murphy (D). D’après eux, les Etats-Unis ne devraient plus armer un pays qui massacre des civils au Yémen, qui ne respecte pas les droits de l’homme et qui finance le terrorisme. Mais pour la majorité de leurs collègues, l’Arabie Saoudite reste un allié important au Moyen-Orient et un contrepoids face à l’Iran. Le Sénat a finalement donné son feu vert. 71 sénateurs ont voté en faveur de la vente d’armes. 27 ont voté contre, dont seulement 4 Républicains (Rand Paul, Mark Kirk, Mike Lee et Dean Heller). Les Démocrates étaient plus partagés (21 voix pour, 22 voix contre).

LE MUSÉE DE LA SEMAINE

Le National Museum of African American History and Culture a été inauguré ce samedi à Washington, D.C. Comme son nom l’indique, ce musée s’intéresse à l’histoire des noirs américains – y compris à ses épisodes les plus douloureux tels que l’esclavage et la ségrégation – mais aussi à la culture afro-américaine et à ce qu’elle a apporté au pays. Barack Obama assistait à la cérémonie d’inauguration, tout comme ses deux prédécesseurs, George W. Bush et Bill Clinton. Hillary Clinton et Donald Trump n’étaient pas présents. John Lewis, qui a participé à la lutte pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King Jr. et est aujourd’hui député à la Chambre des Représentants, a déclaré :

This place is more than a building, it is a dream come true. (Cet endroit est plus qu’un building, c’est un rêve devenu réalité)

Lewis était en effet l’un des députés à l’origine du projet. Le Président George W. Bush avait quant à lui signé la loi autorisant la construction du musée en 2003. L’ancien président a qualifié le nouveau musée de « trésor national ». Il a aussi utilisé les mots suivants :

A great Nation does not hide its history, it faces its flaws and corrects them. This museum tells the truth: that a country founded on the promise of liberty held millions in chains, that the price of our Union was America’s original sin. (Une grande nation ne cache pas son histoire, elle fait face à ses défauts et les corrige. Ce musée dit la vérité: qu’un pays fondé sur la promesse de liberté a maintenu des millions de personnes enchaînées, que le prix de notre Union fut le péché originel de l’Amérique)

À l’issue de la cérémonie, les caméras de télévision ont surpris George W. Bush en train de demander de l’aide à Barack Obama pour prendre une photo.

Mais c’est une autre image qui a véritablement affolé les internautes. Celle de Michelle Obama enlaçant chaleureusement l’ancien président. Voici la photo.

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Et la vidéo.

Venons-en maintenant à la campagne électorale de 2016, en commençant par une nouvelle surprenante.

LE SOUTIEN DE LA SEMAINE

Après avoir refusé de le faire lors de la Convention Républicaine, Ted Cruz a finalement apporté son soutien à Donald Trump ! Non, vous ne rêvez pas. Cruz soutient donc un homme qu’il a qualifié de « sniveling coward » (lâche pleurnichard, après que Trump s’en soit pris à son épouse), « pathological liar » (menteur compulsif) et « utterly amoral » (complètement immoral). Un homme qui a également accusé son père d’être impliqué dans l’assassinat du président Kennedy. Comment Ted Cruz justifie-t-il sa décision? Il s’explique dans un message publié sur son compte Facebook.

Tout d’abord, il faut préciser qu’il écrit qu’il votera pour Donald Trump, et non qu’il lui apporte un soutien indéfectible. La nuance est mince, on vous l’accorde. Ted Cruz mentionne deux raisons principales pour expliquer sa décision.

  1. Le document qu’il a signé (comme tous les candidats aux primaires) et dans lequel il s’engageait à soutenir le vainqueur des primaires, quel qu’il soit. Il dit vouloir tenir parole. Les récentes menaces de sanctions émises par Reince Priebus, le patron du Parti Républicain, auraient-elles influencé la décision de Cruz? Le fait que cet argument soit le premier que le sénateur du Texas mette en avant peut le laisser penser.
  2. Ted Cruz dit vouloir absolument éviter qu’Hillary Clinton accède à la présidence.

Dans un bref communiqué, Donald Trump s’est dit « très honoré » de recevoir le soutien du « sénateur Ted Cruz ». Le 22 juillet, au lendemain de la Convention Républicaine, il déclarait pourtant : « Je ne veux pas de son soutien. S’il me le donne, je le refuserai ».

LES AUTRES SOUTIENS DE LA SEMAINE

  • George H.W. Bush / Hillary Clinton

Oui, vous avez bien lu. On savait que les deux ex-présidents Bush n’appréciaient guère Donald Trump. Ils avaient refusé de lui apporter leur soutien et ne s’étaient pas rendus à la Convention Républicaine. Un geste qui en disait long. Ils avaient toutefois expliqué ne pas avoir l’intention de s’exprimer davantage sur l’élection. George H.W. Bush n’a d’ailleurs pas annoncé officiellement son soutien à Hillary Clinton. C’est Kathleen Kennedy Townsend, la fille de Robert Kennedy, qui a publié une photo d’elle en compagnie de l’ex-président sur son compte Facebook. Légende? The President told me he’s voting for Hillary!! (Le Président m’a dit qu’il voterait pour Hillary!!). Une déclaration privée devenue publique, probablement sans l’accord du principal intéressé. Mais est-ce seulement vrai? George H.W. Bush a-t-il vraiment l’intention de voter pour Hillary Clinton? Son porte-parole n’a en tout cas pas démenti.

La nouvelle a suscité de nombreuses réactions, dont celle très distinguée de Donald Rumsfeld, ex-Secrétaire à la Défense de George W. Bush, qui soutient Donald Trump. Interrogé sur MSNBC, il a déclaré que la décision de Bush père ne le surprenait pas. Lorsque la journaliste qui l’interrogeait lui a demandé pourquoi, il a répondu : He’s up in years (Il est âgé). Notons que Rumsfeld a lui-même 84 ans.

  • The New York Times / Hillary Clinton

Cette déclaration de soutien-là est tout à fait officielle et beaucoup moins surprenante. Le prestigieux New York Times est réputé libéral et n’a plus apporté son soutien à un candidat républicain à la présidence depuis Dwight Eisenhower en 1956. Il avait déjà apporté son soutien à Clinton lors des primaires.

LA LETTRE DE LA SEMAINE

Hillary Clinton a également reçu le soutien de 75 diplomates à la retraite (anciens ambassadeurs et/ou employés du Département d’Etat, ayant servi sous des administrations démocrates comme républicaines), qui ont publié une lettre dans laquelle ils prennent avant tout position contre Donald Trump. Une telle prise de position de la part de diplomates, même à la retraite, est rare. Les diplomates ne s’expriment en effet généralement jamais quant à leurs préférences politiques. La lettre peut être lue en cliquant ici.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

258,000$. La somme provenant de sa fondation que Donald Trump aurait utilisée pour régler des conflits juridiques impliquant ses entreprises. Autrement dit, il aurait utilisé de l’argent versé par des contribuables généreux à sa fondation « philanthropique » à des fins privées. C’est ce que rapporte David Fahrenthold, journaliste au Washington Post, qui a enquêté sur le sujet. Il a trouvé plusieurs exemples de tels agissements. Si on les cumule tous, on atteint la somme de 258,000$. Voici l’un de ces exemples. En 2007, le Mar-a-Lago, hôtel de Donald Trump en Floride, doit payer une amende de 120,000$ à la mairie de Palm Beach. Celle-ci accepte finalement de retirer l’amende, à condition que Donald Trump s’engage à faire un don de 100,000$ à une association de vétérans. Le chèque qui est parvenu à cette association provenait de la Trump Foundation et non du compte personnel de Donald Trump. De tels agissements pourraient être illégaux puisque la loi américaine interdit le self-dealing, c’est-à-dire l’utilisation par le dirigeant d’une œuvre de charité de l’argent recueilli par celle-ci à des fins personnelles.

L’ARTICLE DE LA SEMAINE

Un article de Newsweek intitulé Donald Trump either lied to the Republicans or broke the law (Donald Trump a soit menti aux Républicains soit enfreint la loi). Newsweek a en effet mis la main sur une déposition qui permet d’affirmer que Trump a soit menti lors d’un débat, soit sous serment. Explications.

Lors du second débat républicain, en septembre 2015, un échange oppose Donald Trump à Jeb Bush. Donald Trump accuse Bush d’être à la solde des personnalités et entreprises qui financent sa campagne électorale. Jeb Bush réplique en l’accusant d’avoir tenté de le convaincre d’autoriser les jeux d’argent en Floride lorsqu’il était gouverneur. Il déclare que Donald Trump lui a proposé de l’argent pour qu’il accède à sa requête, sans succès. Donald Trump nie catégoriquement. Voici l’échange entre les deux hommes:

BUSH : The one guy that had some special interests that I know of, that tried to get me to change my views on something, that was generous and gave me money, was Donald Trump. He wanted casino gambling in Florida. (La seule personne que je connaisse qui avait des intérêts bien précis, qui a essayé de me faire changer d’avis sur quelque chose, qui était généreux et m’a donné de l’argent, c’est Donald Trump. Il voulait pouvoir implanter des casinos en Floride)

TRUMP : I didn’t. (Je ne le voulais pas)

BUSH : Yes, you did. (Si, tu le voulais)

TRUMP : Totally false. (Totalement faux)

BUSH : You wanted it, and you didn’t get it, because I was opposed to… (Tu le voulais, et tu ne l’as pas eu, parce que j’étais opposé…)

TRUMP : I would have gotten it. (Je l’aurais obtenu)

BUSH : Casino gambling before… (aux casinos avant…)

TRUMP : I promise, I would have gotten it. (Je le promets, je l’aurais obtenu)

BUSH : During and after. I’m not going to be bought by anybody. (Pendant et après. Je ne serai jamais acheté par personne)

TRUMP : I promise, if I wanted it, I would have gotten it. (Je le promets, si je l’avais voulu, je l’aurais obtenu)

BUSH : No way. Believe me. (Impossible. Croyez-moi)

Et voici ce que Donald Trump déclarait sous serment lors d’une déposition en 2007.

I actually spoke with Governor-elect Bush. I had a big fundraiser for Governor-elect Bush and I think it was his most successful fundraiser, the most successful that he had had up until that point, that was in Trump Tower in New York on Fifth Avenue. (J’ai parlé avec le gouverneur Bush. J’ai organisé une grande récolte de fonds pour le gouverneur Bush et je pense que ce fut la récolte de fonds la plus réussie qu’il ait eue jusque-là, c’était à la Trump Tower à New York sur la Cinquième Avenue)

On lui demande ensuite s’il savait à ce moment-là que Jeb Bush était opposé à l’implantation de casinos en Floride. Réponse de Trump ?

I thought that he could be convinced otherwise. (Je pensais qu’il pouvait être convaincu autrement)

Vous pouvez lire l’article complet de Newsweek en cliquant ici.

LA PUBLICITÉ ÉLECTORALE DE LA SEMAINE

Evan McMullin, candidat indépendant à la présidence, a eu l’idée de transformer un message vocal raciste reçu par sa porte-parole en publicité électorale. La porte-parole de McMullin, Rina Shah, est née aux Etats-Unis mais a des origines indiennes. Elle explique recevoir régulièrement des messages téléphoniques et des e-mails haineux de la part de supporters de Donald Trump. Le message vocal utilisé ici provient d’un supporter de Donald Trump prénommé Alan. Il traite Shah de « salope », « chienne islamique » et autres insultes. Il lui suggère également de « retourner dans son pays ». La vidéo se conclut par le message suivant :

Alan is a preview of Donald Trump’s America. We can do better. (Alan est un aperçu de l’Amérique de Donald Trump. Nous pouvons faire mieux)

Un spot plutôt efficace.

LES VIDÉOS DE LA SEMAINE

Outre la publicité électorale d’Evan McMullin, deux autres vidéos ont attiré notre attention cette semaine.

1. Ce clip dans lequel plusieurs stars d’Hollywood (Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Julianne Moore etc.) incitent les américains à se rendre aux urnes le 8 novembre. Et même s’ils ne prononcent jamais les noms d’Hillary Clinton et de Donald Trump, on comprend aisément que leur cœur penche pour la première.

2. Cette vidéo du Daily Show, une émission que l’on pourrait comparer au Petit Journal. Un reporter est parti à la rencontre des supporters de Donald Trump lors de l’un des meetings du candidat républicain, à la recherche d’informations sur les dernières théories du complot en vogue. Mention spéciale à cet homme qui déclare que Barack Obama a joué un rôle dans les attentats du 11 septembre 2001 et lui reproche d’être toujours en vacances. Lorsque le journaliste lui demande pourquoi, à son avis, Barack Obama n’était pas dans le Bureau Ovale le 11 septembre, il répond très sérieusement : « Ça, je l’ignore mais j’aimerais bien mettre cela au clair ».

LE JEU DE LA SEMAINE

Surprise ! Nous vous proposons de jouer à un petit jeu cette semaine. Cela vous permettra de savoir si vous avez la même tournure d’esprit que Sarah Palin. Vous êtes partants? D’abord, une petite mise en contexte s’impose. L’ex-candidate à la vice-présidence a participé à un jeu télévisé nommé Match Game et animé par l’acteur Alec Baldwin.

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Nous ne nous sommes pas penchés attentivement sur les règles du jeu mais les candidats devaient en tout cas compléter des phrases surréalistes dans lesquelles il manquait un mot. Exemple :

Hillary Clinton just opened up a new magic show on the Las Vegas Strip. For her final trick, she makes everyone’s _____ disappear. (Hillary Clinton vient de créer un spectacle de magie sur le strip de Las Vegas. Pour son dernier tour, elle fait disparaître le/la/les _____ de tout le monde)

Certains participants ont proposé « bulletins de vote » ou « Donald Trump ». Et vous, qu’auriez-vous donné comme réponse humoristique? Auriez-vous eu la même idée que Sarah Palin? Réponse en fin d’article.

LES TWEETS DE LA SEMAINE

Terminons par nos tweets de la semaine.

1. Ce tweet d’Ashley Killough, journaliste à CNN.

Traduction: Aperçu devant la Trump Tower
Traduction: Aperçu devant la Trump Tower

2. Ce tweet de Donald Trump, qui continue de sous-entendre régulièrement que son opposante ne serait pas en bonne santé.

Traduction: Hillary Clinton prend de nouveau un jour de congé, elle a besoin de se reposer. Dors bien Hillary - rendez-vous au débat!
Traduction: Hillary Clinton prend de nouveau un jour de congé, elle a besoin de se reposer. Dors bien Hillary – rendez-vous au débat!

!!! UN RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER !!!

Justement, le premier débat présidentiel opposant Donald Trump à Hillary Clinton aura lieu cette nuit ! Coup d’envoi à 3h du matin. Le débat durera 1h30, sans aucune pause publicitaire. Si vous désirez le suivre en direct, sachez qu’il sera diffusé sur CNN et sur France 24. Il devrait aussi être visible en streaming sur les sites web de toutes les grandes chaînes de télévision américaines (ABC, CBS, NBC, CNN etc.) ainsi que sur Twitter. Vous avez l’embarras du choix ! Et pour ceux qui n’ont pas le courage de passer une nuit blanche, nous publierons bien évidemment un compte-rendu sur le blog le plus rapidement possible.


RÉPONSE AU JEU

Voici la réponse donnée par Sarah Palin :

Hillary Clinton just opened up a new magic show on the Las Vegas Strip. For her final trick, she makes everyone’s BRAINS disappear. (Hillary Clinton vient de créer un spectacle de magie sur le strip de Las Vegas. Pour son dernier tour, elle fait disparaître les CERVEAUX de tout le monde)

 

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