WEEKLY NEWS FLASH #77

Au sommaire: les 100 premiers jours de la présidence Trump en chiffres, la possible révision du statut de certains monuments nationaux, Ivanka Trump à Berlin, le retour de Barack Obama, et bien plus encore. Bonne lecture ! 

PRESIDENT TRUMP, DAY 100

Samedi 29 avril, Donald Trump fêtait ses 100 jours de présidence. Pour l’occasion, il avait organisé un grand meeting en Pennsylvanie. Dans le même temps, de très nombreux journalistes étaient réunis à Washington pour assister au fameux White House Correspondents’ Dinner (WHCD). Le président avait annoncé en février dernier qu’il boycotterait ce dîner. Revenons sur ces deux événements parallèles.

  • Le meeting du président Trump en Pennsylvanie

Ce meeting avait lieu à Harrisburg. Le président a évidemment dressé un bilan positif des 100 premiers jours de sa présidence. Il a aussi consacré une bonne partie de son discours à critiquer la presse, alors que le WHCD avait lieu au même moment à Washington.

As you may know, there’s another big gathering taking place tonight in Washington, D.C. Did you hear about it? A large group of Hollywood actors and Washington media are consoling each other in a hotel ballroom in our nation’s capital right now. They are gathered together for the White House Correspondents’ Dinner without the president. And I could not possibly be more thrilled than to be more than 100 miles away from Washington’s swamp, spending my evening with all of you. (Comme vous le savez sans doute, il y a un autre grand rassemblement ce soir à Washington D.C. Vous en avez entendu parler? Un groupe d’acteurs hollywoodiens et les médias de Washington se consolent les uns les autres dans la salle de bal d’un hôtel de la capitale de notre nation en ce moment même. Ils sont rassemblés pour le dîner des correspondants de la Maison Blanche sans le président. Et je ne pourrais pas être plus ravi d’être à plus de 100 miles du marécage de Washington et de passer ma soirée avec vous)

La volonté de Donald Trump était claire: donner l’image d’un président proche du peuple pendant que les journalistes membres de l’ « élite » étaient réunis en costumes et robes de soirée dans la capitale. Au total, le président a consacré 11 minutes de son discours à la critique des médias, accusés une nouvelle fois de propager des fake news et de ne faire preuve d’aucune objectivité à son égard.

  • Le White House Correspondents’ Dinner à Washington, D.C.

La dernière fois qu’un président n’avait pas assisté au WHCD? C’était en 1981. Le président Reagan se remettait alors d’une tentative d’assassinat. Il s’était cependant exprimé par téléphone au cours de la soirée. Le boycott de Donald Trump, annoncé il y a déjà plusieurs mois, n’avait donc rien de commun. En l’absence du président, la soirée a permis de rappeler que l’objectif premier du WHCD est de célébrer le journalisme et la liberté de la presse.

Jeff Mason, le président de l’Association des correspondants de la Maison Blanche, a assuré que la presse avait autant accès au président Trump et à son équipe qu’à ses prédécesseurs. Mais il a ajouté que la rhétorique « dangereuse » du président à l’égard des médias ne pouvait pas être ignorée pour autant.

The press is still in the White House briefing room and we are still on Air Force One. In fact, press access under President Trump has been very good. With all of the tension in the relationship, that aspect is often overlooked. […] Nevertheless, we cannot ignore the rhetoric that has been employed by the president about who we are and what we do. Freedom of the press is a building block of our democracy. Undermining that by seeking to delegitimize journalists is dangerous to a healthy republic. […] We are not the enemy of the American people. (La presse est toujours bien présente dans la salle de presse de la Maison Blanche et à bord d’Air Force One. En réalité, l’accès de la presse au Président Trump est très bon. En raison de la tension de la relation, cet aspect est souvent négligé. […] Cependant, nous ne pouvons pas ignorer la rhétorique employée par le président pour décrire ce que nous sommes et ce que nous faisons. La liberté de la presse est une composante de base de notre démocratie. La discréditer en cherchant à délégitimer les journalistes est dangereux pour la république. […] Nous ne sommes pas les ennemis du peuple américain)

Les célèbres journalistes Bob Woodward et Carl Bernstein, qui avaient révélé le scandale du Watergate alors qu’ils travaillaient au Washington Post, se sont aussi exprimés lors du dîner.

Carl Bernstein a défini le journalisme comme la recherche de « la meilleure version de la vérité que l’on puisse obtenir ».

When lying is combined with secrecy, there is usually a pretty good roadmap in front of us. Yes, follow the money. But follow also the lies. (Lorsque le mensonge est associé au secret, il y a généralement un bon plan d’action devant nous. Oui, suivez l’argent. Mais suivez aussi les mensonges)

Bob Woodward a quant à lui évoqué les changements auxquels les journalistes doivent faire face à l’heure de l’hégémonie du numérique et de l’instantanéité de l’info sur les réseaux sociaux. Il a rappelé aux journalistes qu’il était essentiel de continuer à prendre le temps d’enquêter pour aller au bout des choses. Il n’a pas non plus hésité à dire que la presse avait aussi ses défauts, notamment la tendance de certains à rapporter des informations parfois erronées ou incomplètes pour être les premiers sur un scoop.

President Nixon once said: « The problem with journalists is that they look in the mirror when they should be looking out the window ». That is certainly one thing that Nixon said that Carl and I agree with. (Le président Nixon a un jour dit: « Le problème avec les journalistes est qu’ils regardent dans le miroir quand ils devraient regarder par la fenêtre ». C’est une chose que Nixon a dite et avec laquelle Carl et moi sommes d’accord)

We also need to face the reality that polling numbers show that most Americans disapprove of and distrust the media. This is no time for self-satisfaction or smugness. (Nous devons aussi faire face à la réalité. Les sondages montrent que la plupart des américains désapprouvent et n’ont pas confiance dans les médias. Ce n’est pas le moment pour l’autosatisfaction et la suffisance)

Enfin, le discours le plus attendu de la soirée restait celui de l’humoriste Hasan Minhaj. L’humour est en effet le traditionnel mot d’ordre du WHCD. Minhaj n’a pas hésité à tacler le grand absent de la soirée. Quelques exemples:

The news coming out of the White House is so stressful, I’ve been watching House of Cards just to relax. (Les informations venant de la Maison Blanche sont tellement stressantes que je me suis mis à regarder House of Cards pour me détendre)

The leader of our country is not here, and that’s because he lives in Moscow and it’s a very long flight. It would be hard for Vlad to make it. (Le leader de notre pays n’est pas ici, et c’est parce qu’il vit à Moscou et c’est un très long vol. C’était difficile pour Vlad de venir)

You know Donald Trump doesn’t drink, right? Think about that. That means every statement, every interview, every tweet completely sober. He tweets at 3 am sober. Who’s tweeting at 3 am sober? (Vous savez que Donald Trump ne boit jamais d’alcool, n’est-ce pas? Réfléchissez à cela. Cela signifie qu’il était sobre lors de chaque déclaration, chaque interview, chaque tweet. Il tweete sobre à 3h du matin. Qui tweete sobre à 3h du matin?)

Hasan Minhaj s’est également adressé aux journalistes qui l’écoutaient.

I don’t have a solution on how to win back trust. I don’t. But in the age of Trump, I know that you guys have to be more perfect now, more than ever. Because you are how the president gets his news. Not from advisers, not from experts, not from intelligence agencies. You guys! (Je n’ai pas la solution pour que vous regagniez la confiance des gens. Je ne l’ai pas. Mais à l’ère de Trump, je sais que vous devez être plus irréprochables que jamais. Parce que c’est auprès de vous que le président s’informe. Pas auprès de ses conseillers, ni des experts, ni des agences de renseignement. Auprès de vous!)

La phrase de la soirée?

Only in America can a first generation Indian-American Muslim kid get on this stage and make fun of the President. (Il n’y a qu’en Amérique qu’un jeune indo-américain musulman de première génération peut venir sur cette scène et se moquer du Président)

  • Les 100 premiers jours de la présidence Trump en chiffres

D’après le Washington Post, Donald Trump aurait tenu 6 promesses de campagne sur 60 jusqu’ici. Parmi ces promesses, citons notamment la nomination d’un juge conservateur à la Cour Suprême et le retrait des Etats-Unis du Trans-Pacific Partnership. D’autre part, le président aurait fait 469 déclarations mensongères en 100 jours ! On sait que les hommes et femmes politiques ne disent pas toujours la vérité mais un tel nombre de mensonges, dont certains s’apparentent parfois à la théorie du complot, est sans précédent.

Jamais un président n’a été aussi impopulaire que Donald Trump après seulement 100 jours passés à la Maison Blanche. Tous les sondages le créditent de 40% à 45% d’opinions favorables. À titre de comparaison, voici les cotes de popularité de ses prédécesseurs après 100 jours au pouvoir (chiffres Washington Post/ABC News).

Donald Trump 42%

Barack Obama 69%

George W. Bush 63%

Bill Clinton 59%

George H.W. Bush 71%

Ronald Reagan 73%

Autres chiffres intéressants (source: CBS News). En 100 jours, le président Trump c’est:

145 discours et autres allocutions (dont 28 à l’aide d’un téléprompteur)

9 conférences de presse (dont 8 en compagnie d’un autre chef d’état étranger)

32 interviews accordées à la presse

17 rencontres avec un chef d’état étranger

0 déplacements à l’étranger

15 déplacements aux Etats-Unis (sans compter les déplacements au Mar-a-Lago)

7 week-ends passés au Mar-a-Lago

0 journées passées à Camp David, résidence secondaire officielle des présidents américains

11 états américains visités (tous à l’Est du Mississippi)

28 vols à bord d’Air Force One

28 lois et 30 décrets présidentiels signés

Sur Twitter. Donald Trump est le premier président américain à utiliser Twitter avec autant de régularité. Voici les cinq mots que le président a le plus souvent utilisés dans ses tweets pendant les 100 premiers jours de sa présidence (source: Twitter).

  1. Great
  2. America/American
  3. News/Media
  4. Jobs
  5. Today

Notons que l’expression Fake News arrive en sixième position.

  • Les titres à la Une du New York Times

En cliquant ici, vous pourrez voir les titres qui figuraient à la Une du New York Times lors des 100 premiers jours des présidences de Donald Trump, Barack Obama et George W. Bush. La comparaison n’est pas inintéressante.

Voici par exemple les titres du Jour 1.

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  • Quelques chiffres sur les 100 premiers jours de Sean Spicer

NBC News s’est aussi intéressée aux 100 premiers jours de Sean Spicer au poste de porte-parole de la Maison Blanche.

En 100 jours, Sean Spicer a tenu 42 conférences de presse, lors desquelles il a répondu à 2,346 questions pendant 1,983 minutes. Et voici les adjectifs qu’il a le plus souvent utilisés lors de ces conférences de presse.

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Cela vous rappelle quelqu’un?

LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

This is more work than in my previous life. I thought it would be easier. (C’est plus de travail que dans ma vie précédente. Je pensais que ce serait plus simple)

Donald Trump, lors d’une interview accordée à Reuters.

THE TRUMP TRANSITION STORY

Les nominations des deux derniers membres du Cabinet de Donald Trump ont été confirmées par le Sénat. Sonny Perdue sera bien Secrétaire à l’Agriculture (87-11) et Alexander Acosta sera bien Secrétaire au Travail (60-38).

LE BRIEFING DE LA SEMAINE

Tous les sénateurs américains ont été convoqués à la Maison Blanche pour assister à un briefing sur la Corée du Nord ! La réunion était animée par Rex Tillerson (Secrétaire d’Etat), James Mattis (Secrétaire à la Défense), Joseph Dunford (chef d’état major des armées) et Dan Coats (directeur des services de renseignement).

Mais cette convocation des sénateurs à la Maison Blanche n’était-elle pas avant tout un coup de pub voulu par Donald Trump? C’est ce que l’on peut se demander quand on sait que les 100 sénateurs ont embarqué à bord de deux autocars pour se rendre du Capitole à la Maison Blanche, sous l’œil attentif des caméras de télévision. Une scène assez surréaliste. Bernie Sanders avait d’ailleurs refusé de participer à l’événement, dénonçant une manipulation médiatique de la part de la Maison Blanche.

Les sénateurs interrogés à l’issue de la réunion ont tous laissé entendre qu’ils n’avaient rien appris de nouveau. « Nous n’avons rien appris que vous ne puissiez pas lire dans les journaux », a déclaré Jeff Merkley.

LES TAXES DE LA SEMAINE

L’administration Trump a décidé de mettre en place des taxes de 3% à 24% sur les importations de bois en provenance… du Canada ! Ce sont les premières taxes à l’importation mises en place par le président américain depuis son arrivée à la Maison Blanche. La décision a quelque peu surpris puisqu’il avait plutôt annoncé sa volonté de taxer les importations chinoises ou mexicaines durant sa campagne.

L’administration américaine estime que les entreprises canadiennes actives dans le secteur du bois bénéficient de subventions importantes de la part de leur gouvernement et exercent donc une concurrence déloyale face aux entreprises américaines. Les taxes à l’importation mises en place ont pour but d’aider ces dernières.

L’an dernier, les exportations de bois vers les Etats-Unis auraient rapporté 5,6 milliards de dollars aux entreprises canadiennes.

DES MONUMENTS NATIONAUX EN DANGER ?

Cette information intéressera particulièrement ceux qui, parmi nos lecteurs, aiment voyager aux Etats-Unis. Certains sites classés comme « monuments nationaux » (national monuments) pourraient bientôt perdre leur statut. Donald Trump, via un décret présidentiel, a en effet ordonné à son Secrétaire à l’Intérieur, Ryan Zinke, de réévaluer les désignations des monuments nationaux dont la superficie dépasse 100,000 acres (environ 40,500 hectares) et qui ont été désignés après le 1er janvier 1996.

Qu’est-ce qu’un monument national? Une loi de 1906 permet au président des Etats-Unis de classer un site comme « monument national » pour protéger l’environnement ou un héritage culturel et/ou historique. Une fois que le site est classé, il est protégé. Il est donc interdit d’en exploiter les ressources (charbon, pétrole, gaz), d’y installer des exploitations agricoles, d’y bâtir des habitations, etc.

Combien de monuments nationaux sont concernés par le décret présidentiel de Donald Trump? 27, tous situés dans les états de l’Ouest du pays ou en mer (à l’exception d’un monument dans le Maine). Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez la liste des sites concernés ci-dessous.

En Californie

Berryessa Snow Moutain National Monument

Carrizo Plain National Monument

Giant Sequoia National Monument

Mojave Trails National Monument

Sand to Snow National Monument

San Gabriel Moutains National Monument

En Arizona

Grand Canyon-Parashant National Monument

Ironwood Forest National Monument

Sonoran Desert National Monument

Vermilion Cliffs National Monument

Au Nevada

Basin and Range National Monument

Gold Butte National Monument

Au Nouveau Mexique

Organ Mountains-Desert Peaks National Monument

Rio Grande del Norte National Monument

En Utah

Bears Ears National Monument

Grand Staircase-Escalante National Monument

Au Colorado

Canyons of the Ancients National Monument

En Idaho

Craters of the Moon National Monument

Au Montana

Upper Missouri River Breaks National Monument

En Oregon

Cascade Siskiyou National Monument

Dans l’état de Washington

Hanford Reach National Monument

Dans le Maine

Katahdin Woods and Waters National Monument

En mer

Marianas Trench National Monument (Océan Pacifique)

Pacific Remote Islands National Monument (Océan Pacifique)

Papahanaumokuakea National Monument (Hawaï/Océan Pacifique)

Rose Atoll National Monument (American Samoa/Océan Pacifique)

Northeast Canyons and Seamounts National Monument (Océan Atlantique)

Ryan Zinke a désormais 120 jours pour visiter les différents sites concernés et décider s’il y a lieu ou non de les retirer de la liste des monuments nationaux. Rien n’est donc encore fait. Nous vous tiendrons évidemment au courant de la décision du Secrétaire à l’Intérieur lorsqu’elle sera connue.

LE NUMÉRO VERT DE LA SEMAINE

Comme prévu dans l’un des décrets présidentiels signés par Donald Trump, le Département à la Sécurité Intérieure a créé un nouveau service chargé de s’occuper exclusivement des victimes de crimes commis par des immigrants en situation irrégulière. La décision de créer ce service a été fortement critiquée. Les opposants au projet rappellent que le taux de criminalité des immigrants est moins élevé que celui des américains. Or, la création du service en question pourrait donner l’impression que le pays est confronté à une véritable épidémie de crimes commis par des personnes en situation irrégulière. Mais pour John Kelly, le Secrétaire à la Sécurité Intérieure, les victimes des crimes perpétrés par des illégaux méritent un traitement particulier car « elles sont les victimes de crimes qui n’auraient jamais dû avoir lieu, parce que ceux qui les ont perpétrés n’auraient jamais dû se trouver dans le pays ».

Le Victims of Immigration Crime Engagement Office ou VOICE, puisque c’est ainsi qu’il a été baptisé, dispose d’un numéro de téléphone vert. Les victimes de crimes perpétrés par des « criminal aliens » peuvent appeler ce numéro pour obtenir des réponses à leurs questions, se renseigner sur leurs droits et sur les services à leur disposition, etc. À peine mis en place, le numéro vert a toutefois été submergé d’appels de personnes voulant témoigner de crimes ou d’enlèvements commis par des extraterrestres ! Never change, America. 👽🇺🇸

LA POLÉMIQUE DE LA SEMAINE

Lors d’une conversation téléphonique, Donald Trump a invité Rodrigo Duterte à la Maison Blanche. Aucune date n’a été fixée mais le président américain a fait savoir à son très controversé homologue philippin qu’il serait le bienvenu à Washington s’il le désirait. L’information a aussitôt suscité la polémique. Est-il normal que le président des Etats-Unis invite un homme accusé de bafouer les droits de l’homme depuis son arrivée au pouvoir à la Maison Blanche? Rappelons que Rodrigo Duterte a lancé une politique de lutte drastique contre les consommateurs et trafiquants de drogue. En six mois, plus de 6,000 philippins ont été exécutés sans avoir eu droit à un procès. De plus, Duterte avait aussi qualifié Barack Obama de « fils de p*** ».

LE VOYAGE DE LA SEMAINE

Ivanka Trump a effectué son premier voyage officiel à l’étranger. Elle s’est rendue à Berlin. Elle avait été invitée par Angela Merkel à participer au W20 Summit, un colloque réunissant des femmes issues des pays du G20 et visant à promouvoir les droits des femmes. Ivanka Trump a participé à une discussion publique aux côtés de la chancelière allemande et de Christine Lagarde, directrice du FMI.

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La First Daughter, comme l’a surnommée la presse allemande, a été huée par le public lorsqu’elle a affirmé que son père avait toujours défendu les femmes au sein de ses entreprises.

I think the thousands of women who have worked with and for my father for decades when he was in the private sector are a testament to his belief and solid conviction in the potential of women and their ability to do the job as well as any man. (Je pense que les milliers de femmes qui ont travaillé avec ou pour mon père pendant des décennies lorsqu’il était dans le secteur privé sont le testament de sa croyance et de sa conviction dans le potentiel des femmes et dans leur capacité à faire le job aussi bien que n’importe quel homme)

Lors de ce déplacement, Ivanka Trump a également rendu visite au personnel de l’ambassade américaine à Berlin. Elle a aussi visité une usine Siemens et le mémorial dédié aux juifs d’Europe exterminés durant la Seconde Guerre Mondiale.

LA PROPOSITION DE LOI DE LA SEMAINE

Ted Cruz sait faire preuve d’imagination… Le sénateur du Texas va introduire une proposition de loi baptisée Ensuring Lawful Collection of Hidden Assets to Provide Order Act. Sous sa forme acronyme, El Chapo Act. (NB: Pour ceux qui ne connaîtraient pas El Chapo, de son vrai nom Joaquín Guzmán, il s’agit d’un richissime trafiquant de drogue mexicain récemment arrêté). L’idée de Ted Cruz est simple. Puisqu’il n’est pas certain que le Congrès accepte de voter en faveur d’un budget alloué à la construction du fameux mur que Donald Trump veut ériger à la frontière mexicaine, l’adoption du El Chapo Act permettrait de financer la construction de ce mur avec l’argent confisqué par les autorités américaines à El Chapo et d’autres trafiquants de drogue. Les contribuables américains n’auraient ainsi pas à financer la construction du mur. Pour l’instant, le montant des saisies de biens d’El Chapo s’élèverait déjà à 14 milliards de dollars.

LE COME-BACK DE LA SEMAINE

Barack Obama est de retour ! Après plusieurs mois de vacances, l’ex-président a prononcé son premier discours public depuis son départ de la Maison Blanche. C’était à l’Université de Chicago. Ses premiers mots?

So, what’s been going on while I’ve been gone? (Alors, que s’est-il passé pendant mon absence?)

L’ancien président n’a jamais mentionné le nom de son successeur et a évité de critiquer trop fortement les Républicains. Il a davantage axé son discours sur la nécessité de s’engager politiquement. Il s’adressait après tout à de jeunes étudiants. L’ex-président a aussi mis ces jeunes en garde contre les dangers d’Internet. Il leur a recommandé de faire attention à ce qu’ils partagent sur les réseaux sociaux.

If you had pictures of everything I’d done in high school, I probably wouldn’t have been President of the United States. (Si vous aviez vu des photos de tout ce que j’ai fait à l’école, je n’aurais probablement jamais été Président des Etats-Unis)

LES CHIFFRES DE LA SEMAINE

Barack Obama a aussi commencé à prononcer des discours rémunérés lors de conférences privées. Pour son premier discours de ce type, il a touché 400,000$ ! Même si la pratique est courante pour les anciens présidents, le montant réclamé par Barack Obama pour ce type de prestations est plus élevé que celui exigé par ses prédécesseurs. D’après Axios, George W. Bush ne demande en moyenne « que » 200,000$ par discours, soit à peine la moitié. Bill Clinton, 250,000$. On a aussi appris que Michelle Obama sera rémunérée 200,000$ par discours, soit moitié moins que son mari mais autant que l’ex-président Bush !

LES AUTRES CHIFFRES DE LA SEMAINE

Ils sont issus d’une étude très intéressante réalisée par le Harvard Institute of Politics. Des chercheurs ont interrogé de jeunes américains âgés de moins de 30 ans et ont pu constater un fossé important entre Démocrates et Républicains. Notamment au niveau de leurs fréquentations sociales. Quelques statistiques:

∗ 55% des jeunes républicains déclarent être proches d’au moins une personne ayant soutenu Hillary Clinton lors de la dernière élection présidentielle. À l’inverse, seulement 39% des jeunes démocrates déclarent fréquenter quelqu’un ayant soutenu Donald Trump.

∗ 43% des jeunes républicains déclarent connaître au moins un vétéran de la guerre d’Irak ou d’Afghanistan, contre 26% des jeunes démocrates.

∗ 53% des jeunes républicains déclarent connaître un officier de police, contre 28% des jeunes démocrates.

∗ 80% des jeunes républicains déclarent connaître quelqu’un qui possède une arme à feu, contre 49% des jeunes démocrates.

∗ 61% des jeunes démocrates déclarent connaître une personne LGBT, contre 49% des jeunes républicains.

∗ Davantage de jeunes républicains connaissent un millionnaire (28%) qu’un musulman (22%). NB: Précisons tout de même qu’il y a beaucoup moins de musulmans aux Etats-Unis qu’en Europe. Les musulmans ne représentent qu’environ 1% de la population des Etats-Unis, contre 3% pour les millionnaires. D’ailleurs, seulement 28% des Démocrates déclarent connaître un musulman. Mais 14% seulement déclarent connaître un millionnaire.

ROAD TO 2018

Deux informations importantes en vue des élections de 2018.

  • Le neveu de Mitt Romney candidat au poste de gouverneur du Colorado

Doug Robinson, l’un des neveux de Mitt Romney, est candidat au poste de gouverneur du Colorado ! L’information a été révélée par le Denver Post. Robinson, 55 ans, est un homme d’affaires qui n’a jusqu’ici jamais fait de politique. Il affirme que ses priorités sont l’éducation et la rénovation du réseau routier de l’état. Peut-il l’emporter? Ce ne sera pas simple. Même si son oncle pourra sans doute le conseiller, il n’a aucune expérience politique et devra d’abord affronter plusieurs concurrents plus expérimentés lors d’une primaire républicaine. S’il remporte cette primaire, il devra ensuite l’emporter contre un adversaire démocrate. Ce n’est pas gagné. Le Colorado est un swing state et le gouverneur sortant est Démocrate.

  • Ileana Ros-Lehtinen prend sa retraite

Ileana Ros-Lehtinen est députée à la Chambre des Représentants depuis 38 ans. Elle y représente la Floride. Elle est membre du Parti Républicain et fut la première personne d’origine cubaine à être élue au Congrès. À 64 ans, elle a annoncé qu’elle ne briguerait pas de nouveau mandat en 2018.

CUOMO 2020 ?

Andrew Cuomo, gouverneur démocrate de l’état de New York, a recruté une nouvelle chef de cabinet. Il s’agit de Maria Cornella. Particularité? Cette Républicaine (ou désormais ex-Républicaine?) est loin d’être une inconnue dans le milieu politique. Elle a notamment travaillé pour George W. Bush, John McCain, Rudy Giuliani et plus récemment Chris Christie pendant six ans. Elle avait démissionné l’an dernier après que Christie ait apporté son soutien à Donald Trump. Elle avait ensuite annoncé qu’elle voterait pour Hillary Clinton afin de faire barrage à Trump. Le recrutement de Cornella est un indice supplémentaire de la volonté probable d’Andrew Cuomo de se présenter à l’élection présidentielle de 2020.

LA UNE DE LA SEMAINE

On termine par la Une de la semaine. D’après le très fiable National Enquirer, la Troisième Guerre Mondiale est imminente. Préparez-vous !

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POUR ALLER PLUS LOIN

Pour ceux qui voudraient de la lecture supplémentaire, sachez que l’équipe de CNN Politics a lancé un magazine mensuel digital nommé STATE. Il sera accessible gratuitement en ligne tous les premiers vendredis du mois. Dans le premier numéro (cliquez ici pour y accéder), nous vous recommandons vivement l’article sur les 100 premiers jours de la présidence Trump, ainsi que le portrait de la sénatrice démocrate Kamala Harris.

 

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