WEEKLY NEWS FLASH #78

La Chambre des Représentants a voté en faveur de l’adoption de l’AHCA, proposition de loi républicaine visant à abroger et remplacer l’Obamacare. Retour sur ce vote et sur le reste de l’actualité de la semaine.

LE VOTE DE LA SEMAINE

La Chambre des Représentants a voté cette semaine en faveur de l’adoption d’un American Health Care Act (AHCA) remanié.

Rappel: L’AHCA est une proposition de loi républicaine visant à remplacer l’Obamacare et à réformer le système de santé américain. Vous vous souvenez sans doute que les Républicains avaient déjà voulu organiser un vote pour l’adoption de l’AHCA il y a quelques semaines. Ils avaient finalement été contraints d’y renoncer à la dernière minute, faute de majorité. Tous les élus Démocrates s’opposaient en effet au texte, tout comme un trop grand nombre d’élus républicains. Voilà ce que nous écrivions à ce sujet à l’époque.

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En dépit de cet échec initial, les Républicains, qui n’ont cessé de promettre d’abroger l’Obamacare depuis son adoption, ont repris les négociations en coulisses. Le vice-président Mike Pence se serait fortement impliqué dans les discussions. Celles-ci ont permis d’aboutir à plusieurs modifications du texte, histoire de satisfaire suffisamment de députés pour que le texte remanié soit cette fois-ci adopté.

Quels sont les changements qui ont été apportés au texte?

La politique de santé aux Etats-Unis étant un sujet extrêmement complexe, nous n’entrerons pas dans les détails. Pour savoir ce que contenait la version initiale de l’AHCA, nous vous renvoyons à notre Weekly News Flash #71, dans lequel nous avions résumé les points essentiels de la proposition républicaine. Parmi les principales modifications apportées au texte afin de plaire aux députés très conservateurs du House Freedom Caucus, la possibilité pour les états d’autoriser les compagnies d’assurance à appliquer des tarifs plus élevés pour les personnes voulant souscrire à une assurance maladie alors qu’elles ne sont pas en pleine santé. Les américains parlent de pre-existing conditions. En contrepartie, l’état fédéral débloquera 8 milliards de dollars pour alimenter un fonds visant à aider les personnes vulnérables à payer leur assurance. Chaque état pourra aussi décider de ce qui peut être qualifié de essential health benefits, c’est-à-dire les services qui doivent obligatoirement être remboursés par les assureurs. Exemple: Un état pourrait décider que les thérapies comportementales ne sont pas un essential health benefit. Les assureurs n’auraient alors plus l’obligation d’inclure le remboursement de ces thérapies dans leurs assurances santé.

⚠️ FAKE NEWS ⚠️ Vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux des messages affirmant que l’AHCA faisait du viol une pre-existing condition. Autrement dit, les compagnies d’assurance pourraient réclamer des frais supplémentaires aux femmes ayant été violées, comme aux personnes atteintes de certains problèmes de santé chroniques. Cette information est tout simplement fausse. Le Washington Post lui a attribué la note de Four Pinocchios sur son blog consacré au fact-checking. Il s’agit de la moins bonne note, attribuée aux informations totalement mensongères. Tout d’abord, l’AHCA ne classe nullement le viol ou l’agression sexuelle comme une pre-existing condition. De plus, tous les états américains à l’exception de l’Idaho et du Vermont disposent d’une législation qui interdit aux assureurs d’augmenter leurs tarifs pour les personnes victimes de violences conjugales ou d’abus sexuels. Il est en revanche vrai que certaines prestations médicales auxquelles les victimes de viol ont souvent recours (consultations chez un psychologue par exemple) pourraient être retirées de la liste des prestations remboursées par les assurances dans certains états.

L’adoption de l’AHCA à la Chambre des Représentants

Vote final: 217 – 213

Aucun député démocrate n’a voté en faveur du texte. 20 Républicains encore récalcitrants ont également voté contre.

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La liste des vingt députés républicains ayant voté contre l’adoption de l’AHCA

Notons que le vote a été organisé avant même que le Bureau du budget du Congrès (Congressional Budget Office) n’ait le temps de publier ses prévisions sur l’impact du texte. Le CBO avait rendu un rapport sur la version initiale du texte au mois de mars. Il estimait alors que 24 millions d’américains pourraient perdre leur assurance maladie d’ici 2026 si l’AHCA entrait en vigueur. Le CBO estimait également que l’entrée en vigueur de l’AHCA permettrait de réduire le déficit budgétaire de 337 milliards de dollars en dix ans. Le rapport du CBO sur la nouvelle version du texte devrait être rendu aux alentours du 22 mai.

Après le vote, des députés démocrates se sont mis à chanter nah nah nah nah hey hey hey goodbye à leurs collègues républicains. Ils pensent en effet que les électeurs sanctionneront les députés ayant voté en faveur du texte lors des prochaines élections.

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Traduction: Les gens qui n’ont pas les moyens de se payer des soins de santé ne méritent pas de mourir. Je ne sais pas comment le dire plus clairement que cela.

ATTENTION ! Pour l’instant, l’Obamacare est toujours en place. L’AHCA a en effet seulement été adopté par la Chambre des Représentants et pas encore par le Sénat. C’est pourquoi il était d’ailleurs assez surréaliste de voir le président Trump recevoir une délégation de députés républicains à la Maison Blanche pour célébrer le « passage de la loi ». Sic.

Au Sénat, le texte devrait encore être largement remanié puisque plusieurs sénateurs républicains ont émis des réserves à l’encontre du texte adopté par leurs collègues de la Chambre. (Et si le texte est modifié puis adopté au Sénat, la Chambre devra voter une nouvelle fois pour adopter à son tour la nouvelle version du texte).

Les Républicains ont mis en place un groupe de travail composé de treize sénateurs chargés de plancher sur le remaniement du texte. Il s’agit de Mitch McConnell, John Cornyn, John Thune, John Barrasso, Lamar Alexander, Mike Enzi, Orrin Hatch, Ted Cruz, Mike Lee, Tom Cotton, Cory Gardner, Rob Portman et Pat Toomey. Toutes les sensibilités politiques qui composent le Parti Républicain sont représentées au sein de ce groupe, de la plus conservatrice à la plus modérée. Par contre, le groupe de travail ne comprend aucune femme, ce qui a suscité de très nombreuses critiques.

Le clip de la semaine. Regardez cette publicité électorale de Tom Perriello, candidat démocrate au poste de gouverneur en Virginie. Le candidat s’exprime devant une ambulance en train d’être broyée. « Nous ferons en sorte que cela n’arrive jamais en Virginie », affirme-t-il. Il rappelle aussi qu’il avait voté en faveur de l’adoption de l’Obamacare lorsqu’il était député. La publicité a été mise en ligne sur YouTube juste après le vote en faveur de l’AHCA à la Chambre des Représentants.

THE TRUMP TRANSITION STORY

Tous les membres du Cabinet Trump sont désormais nommés mais de nombreux autres postes restent encore à pourvoir. Parmi ceux-ci, celui de Secrétaire de l’Armée américaine. Donald Trump avait d’abord nommé l’homme d’affaires Vincent Viola à ce poste mais ce dernier y avait finalement renoncé. Le président a ensuite nommé Mark Green, un ancien médecin qui a travaillé pour l’armée et qui est actuellement membre du sénat de l’état du Tennessee. Et voilà que Green vient de renoncer à son tour à accepter le poste, avant même d’être entendu par le Sénat pour son audition ! En cause? La pression exercée par les opposants à sa nomination. Ceux-ci ont mis en avant des propos controversés qu’il a tenus par le passé. Ces propos ont également fait l’objet d’articles dans la presse. Green a ainsi souvent déclaré ouvertement qu’il était créationniste. Il s’était aussi déclaré opposé à l’inclusion des personnes transsexuelles dans l’armée. Il avait notamment déclaré au sujet des transsexuels:

If you poll the psychiatrists, they’re going to tell you that transgender is a disease. (Si vous interrogez les psychiatres, ils vous diront qu’être transgenre est une maladie)

Mark Green assure faire l’objet de caricatures et affirme même que ses déclarations passées ne remettent pas en cause sa capacité à exercer le job de Secrétaire de l’Armée. Cependant, il a choisi d’y renoncer car, dit-il, l’acharnement dont il fait l’objet constituerait une « distraction » néfaste pour l’armée américaine.

LA RENCONTRE DE LA SEMAINE

Donald Trump a reçu Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne, à la Maison Blanche. Lors d’une conférence de presse, le président américain a affirmé qu’il était déterminé à jouer un rôle de « médiateur » dans le but de parvenir à la signature d’un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mahmoud Abbas a salué l’engagement de Donald Trump mais a aussi rappelé qu’il était temps pour Israël de mettre fin à l’occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Les Etats-Unis vont-ils déménager leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem? Donald Trump l’avait promis durant la campagne électorale mais ce n’est toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes. Son administration semble partagée sur la question. Rex Tillerson, Secrétaire d’Etat, et James Mattis, Secrétaire à la Défense, y seraient défavorables, alors que Nikki Haley, ambassadrice à l’ONU, y est favorable. Donald Trump devra trancher d’ici au 1er juin. À cette date, il devra en effet décider s’il prolonge ou non la dispense qui repousse régulièrement l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem. En 1995, le Congrès américain a voté une loi pour que l’ambassade soit implantée à Jérusalem. Cependant, tous les président américains ont depuis repoussé la mise en application de cette loi grâce à une dispense qui invoque un empêchement pour des « raisons de sécurité nationale ». La dispense doit être renouvelée tous les six mois.

📌 À VOS AGENDAS

Donald Trump effectuera son premier déplacement à l’étranger à la fin du mois. Il se rendra d’abord en Arabie Saoudite et en Israël. Il ira ensuite à Rome, où il rencontrera notamment le Pape François, puis à Bruxelles, où il assistera au sommet de l’OTAN. Enfin, il se rendra en Sicile pour le sommet du G7. Au total, le déplacement durera neuf jours (du 19 au 27 mai). La Maison Blanche a aussi confirmé que Melania Trump accompagnerait son époux tout au long du voyage.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

4,4% ou le taux de chômage aux Etats-Unis au mois d’avril. Le niveau le plus bas jamais atteint depuis mai 2007 !

LA POLÉMIQUE DE LA SEMAINE

Ou quand Donald Trump refait l’Histoire. Voici ce que le président a déclaré au sujet d’Andrew Jackson et de la Guerre Civile lors d’une interview accordée au Washington Examiner:

I mean, had Andrew Jackson been a little later, you wouldn’t have had the Civil War. He was a very tough person, but he had a big heart. And he was really angry that – he saw what was happening with regard to the Civil War. He said, « There’s no reason for this ». People don’t realize, you know, the Civil War… If you think about it, why? People don’t ask that question, but why was there the Civil War? Why could that one not have been worked out? (Je veux dire, si Andrew Jackson avait été là un peu plus tard, vous n’auriez pas eu la Guerre Civile. Il était une personne très dure, mais il avait un grand cœur. Et il était très en colère – il a vu ce qu’il se passait avec la Guerre Civile. Il a dit, « Il n’y a aucune raison à cela ». Les gens ne réalisent pas, vous savez, la Guerre Civile… Si vous y pensez, pourquoi? Les gens ne posent pas cette question, mais pourquoi y a-t-il eu la Guerre Civile? Pourquoi n’a-t-on pas pu l’éviter?)

Plusieurs remarques au sujet de cette déclaration.

1. Trump déclare au sujet de Jackson, « Il a vu ce qu’il se passait avec la Guerre Civile ». Or, Jackson est mort en 1845 et la Guerre Civile a débuté en 1861 ! Il est toutefois possible que le président américain se soit simplement mal exprimé puisqu’il déclarait juste avant « Si Andrew Jackson avait été là un peu plus tard »… Dans un tweet publié peu après la parution de l’inteview, le président montre d’ailleurs qu’il sait que Jackson n’était plus de ce monde lorsque la guerre a débuté. Mais il affirme toujours que s’il avait été là, il aurait empêché la guerre de se produire. Ce qui nous amène à notre deuxième remarque.

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Traduction: Le Président Andrew Jackson, qui est mort 16 ans avant que la Guerre Civile ne débute, l’avait vue venir et était en colère. Il ne l’aurait jamais laissée se produire!

2. Trump pense que la Guerre Civile ne se serait pas produite si Andrew Jackson avait été président dans les années 1860. Une telle affirmation est évidemment impossible à vérifier. Qu’en pensent les historiens? CNN a interrogé John Meacham, historien ayant rédigé une biographie de Jackson. D’après lui, il est vrai que ce dernier était très attaché à l’Union et aurait sans doute tout fait pour éviter la guerre. Cependant, le problème de l’esclavage rendait le conflit presque inévitable. C’est un point sur lequel Meacham et l’immense majorité des historiens s’accordent. Le seul moyen d’éviter la guerre aurait été de laisser les états du Sud continuer à pratiquer l’esclavage. Donald Trump en est-il conscient? Estime-t-il qu’il se serait agi là d’une bonne solution? D’autre part, Meacham rappelle également qu’Andrew Jackson possédait lui-même des esclaves.

3. Donald Trump déclare que personne ne se demande jamais pourquoi la Guerre Civile est survenue. C’est totalement faux. Les historiens américains se sont très largement penchés sur le sujet.

LE LICENCIEMENT DE LA SEMAINE

Angella Reid, huissière en chef de la Maison Blanche (White House Chief Usher), a été licenciée cette semaine. L’huissier en chef de la Maison Blanche exerce le rôle de chef du personnel. Majordomes, cuisiniers, jardiniers, et autres employés sont placés sous son autorité. Il est aussi responsable de l’organisation logistique des événements ayant lieu à la Maison Blanche, comme les visites d’état. Il travaille donc loin des feux des projecteurs mais en collaboration étroite avec le président et son épouse. En général, le nouveau président ne remplace pas l’huissier de la Maison Blanche lorsqu’il arrive au pouvoir. Neuf personnes seulement ont exercé cette fonction depuis le début du vingtième siècle. Angella Reid était la première femme à occuper ce poste. Elle avait été recrutée en 2011 par Barack Obama. La Maison Blanche n’a pas expliqué les raisons de ce licenciement surprenant.

LA PHRASE DE LA SEMAINE

If the election had been on October 27, I would be your president. (Si l’élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente)

Hillary Clinton, interrogée par Christiane Amanpour lors d’une conférence à New York. L’ex-candidate démocrate à la présidence faisait allusion à la lettre du directeur du FBI publiée le 28 octobre et annonçant la réouverture de l’enquête sur ses e-mails. Clinton et bon nombre de membres de son équipe de campagne sont toujours persuadés que la publication de cette lettre quelques jours avant l’élection est responsable de leur défaite.

Hillary Clinton a reconnu que sa campagne avait connu des « problèmes » et des « insuffisances » et qu’elle avait commis des erreurs. Elle n’a cependant pas expliqué ce qu’elle entendait exactement par là. Elle a bien davantage insisté sur les éléments extérieurs responsables, selon elle, de sa défaite. Elle a affirmé qu’elle était sur le point de remporter l’élection « jusqu’à ce que la lettre de James Comey du 28 octobre et le WikiLeaks russe ne sèment le doute dans l’esprit de gens qui avaient l’intention de voter pour moi et ont été effrayés ». Clinton a également affirmé que la misogynie avait joué un rôle dans sa défaite. Enfin, elle a aussi attribué une part de responsabilité aux questions posées par les modérateurs lors des débats l’ayant opposée à Donald Trump. Elle a notamment regretté que les candidats n’aient pas été interrogés sur la manière dont ils entendaient créer des emplois.

I’ve watched a million presidential debates in my life, and I was waiting for the moment when one of the people asking the questions would have said, « Well, so, exactly how are you going to create more jobs? ». (J’ai regardé des millions de débats présidentiels dans ma vie, et j’attendais le moment où l’une des personnes posant les questions demanderait, « Et bien, comment exactement allez-vous créer plus d’emplois? »)

Sauf que le sujet a bien été abordé lors des débats. Lors du premier débat, c’était même le thème de la toute première question posée par Lester Holt, le journaliste de NBC.

Beginning with you, Secretary Clinton, why are you a better choice than your opponent to create the kinds of jobs that will put more money into the pockets of American workers? (En commençant par vous, Secrétaire Clinton, pourquoi êtes-vous un meilleur choix que votre opposant pour créer des emplois qui mettront plus d’argent dans les poches des travailleurs américains?)

Hillary Clinton a aussi affirmé qu’elle serait désormais une activiste « membre de la résistance » à Donald Trump.

LE LIVRE DE LA SEMAINE

Ivanka Trump publie un livre intitulé Women Who Work: Rewriting the Rules for Success (Femmes au travail: Réécrire les règles du succès). La fille de Donald Trump, qui est désormais aussi son assistante à la Maison Blanche, avait entamé la rédaction de cet ouvrage avant la victoire de son père à l’élection présidentielle. Le livre de 212 pages a pour but de donner des conseils aux femmes qui désirent concilier carrière professionnelle de haut niveau et vie familiale.

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Nous n’avons pas lu le livre mais, d’après une journaliste de CNN, on y apprend notamment qu’Ivanka Trump fait régulièrement du jogging pour se maintenir en forme, aime le jardinage et pratique la méditation. Le livre se vend plutôt bien depuis sa sortie en librairie mais il a été descendu en flèches par la critique.

#DOGGYDAY

Nous vous avions parlé il y a plusieurs semaines de la volonté de Ryan Zinke, le Secrétaire à l’Intérieur, de permettre aux employés de son Département de venir au travail accompagnés de leurs chiens. Ryan Zinke voudrait faire du Département de l’Intérieur la première agence fédérale dog friendly. D’après lui, permettre aux employés de venir accompagnés de leurs chiens au travail est un excellent moyen d’améliorer le moral des troupes et de réduire leur stress. Cette semaine, une première journée de test a été organisée. 85 chiens ont été amenés pour la journée par leurs propriétaires au sein du Département. Ryan Zinke a pris le temps de les recevoir un par un dans son bureau pour une photo en sa compagnie.

U.S. Department Of Interior Holds A Take Your Dog To Work Day
Ryan Zinke et son chien, Ragnar, dans son bureau au Département de l’Intérieur

L’opération a donc rencontré un franc succès. La plupart des employés interrogés par la presse se sont dit ravis de l’initiative. Une deuxième journée de test sera organisée au mois de septembre. Une évaluation aura ensuite lieu pour savoir si la pratique peut être généralisée au quotidien au sein du Département. Ryan Zinke a déjà suggéré que si l’expérience était concluante, d’autres animaux de compagnie pourraient être tolérés par la suite, comme les chats et les tortues !

Mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Dans un article publié sur son blog, Greenpeace a critiqué Ryan Zinke, l’accusant de se présenter comme un ami des animaux alors qu’il travaille au sein d’une administration climatosceptique et qu’il veut autoriser l’exploitation du gaz et du pétrole sur plusieurs sites jusqu’ici protégés. À lire ici.

LE FILM DE LA SEMAINE

L’un de nos lecteurs nous a signalé qu’un film documentaire avait été réalisé sur la campagne présidentielle de Ben Carson !!!

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Le réalisateur, Luke Walker, a suivi ceux qui ont convaincu Ben Carson de se présenter à l’élection présidentielle et qui ont ensuite participé à sa campagne électorale. Le film a été récemment présenté lors d’un festival à Toronto. Si quelqu’un sait comment s’y prendre pour le voir en Belgique et en France, qu’il nous fasse signe SVP.

LA VIDÉO DE LA SEMAINE

Dimanche 7 mai, Emmanuel Macron a remporté le second tour de l’élection présidentielle française face à Marine Le Pen. Quelques jours auparavant, Barack Obama lui avait apporté son soutien dans une vidéo.

Il est rare de voir un ancien président américain s’impliquer ainsi dans une campagne électorale à l’étranger. La possibilité de voir l’extrême droite arriver au pouvoir a sans doute contribué à convaincre Barack Obama de la nécessité de s’exprimer.

LES TWEETS DE LA SEMAINE

On termine par les tweets de la semaine. Sélection spéciale « réactions à l’élection d’Emmanuel Macron ».

1. Le tweet de félicitations du président des Etats-Unis

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Traduction: Bravo à Emmanuel Macron pour sa large victoire à l’élection présidentielle française aujourd’hui. Je suis impatient de travailler avec lui!

2. Le tweet de Bernie Sanders, qui se réjouit avant tout de la défaite de l’extrême droite xénophobe.

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Traduction: Bravo au peuple de France qui aujourd’hui, à une très large majorité, a rejeté le racisme et la xénophobie.

3. Le tweet d’Andrew Cuomo, gouverneur de l’état de New York, qui a connu un franc succès auprès des internautes français.

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Traduction: Peuple de France, ce soir elle brille pour toi.

4. Le tweet d’Hillary Clinton

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Traduction: Victoire pour Macron, pour la France, pour l’Union Européenne, & pour le monde. Défaite pour ceux qui mettent à mal la démocratie. (Mais les médias disent que je n’ai pas le droit de parler de cela)

Hillary Clinton s’en prend ici aux médias après avoir été critiquée suite à l’interview avec Christiane Amanpour dont nous vous avons parlé plus haut. Plusieurs analystes lui ont en effet reproché d’accabler le directeur du FBI et les hackers russes pour expliquer sa défaite au lieu de se remettre en question. Elle n’a visiblement pas apprécié.

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