WEEKLY NEWS FLASH #84

La semaine qui vient de s’écouler fut une nouvelle fois particulièrement chargée. Tour d’horizon. 

LE TRISTE ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Des élus républicains ont été attaqués par un assaillant muni d’une arme semi-automatique lors d’un entraînement de baseball. Le député Steve Scalise a été grièvement blessé et est toujours hospitalisé à l’heure où nous écrivons ces lignes. Pour tout savoir, lisez notre article La fusillade qui a ébranlé Washington.

DONALD TRUMP DURCIT LA POLITIQUE AMÉRICAINE VIS-À-VIS DE CUBA

Donald Trump a présenté la nouvelle politique des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba lors d’un discours prononcé à Miami. Il était accompagné du sénateur Marco Rubio et des députés Mario Diaz-Balart et Carlos Curbelo, tous d’origine cubaine. Rubio et Diaz-Balart seraient en réalité à l’origine du projet. Plusieurs mesures d’ouverture enclenchées par l’administration Obama sont annulées.

⚠️ Il ne s’agit pas d’une rupture totale des relations diplomatiques avec Cuba. L’ambassade américaine à La Havane reste ouverte, tout comme l’ambassade cubaine à Washington. En revanche, des restrictions concernant les voyages et les activités économiques à Cuba sont rétablies. Voici les principales mesures mises en place:

∗ Les investisseurs américains ne pourront plus faire affaire qu’avec des petites entreprises privées détenues par des citoyens cubains. Tout accord commercial avec une entreprise détenue par la GAESA (Grupo de Administración Empresarial), qui est elle-même gérée par l’armée cubaine et donc par le gouvernement, est proscrite. Or, à l’heure actuelle, la majorité des entreprises cubaines sont toujours détenues par la GAESA. Le but de la manœuvre est qu’aucun dollar américain ne vienne enrichir la dictature castriste et donc, l’aider à se maintenir. L’administration Trump espère aussi que cette mesure incitera le gouvernement cubain à autoriser davantage de citoyens à créer leurs propres entreprises. Les citoyens cubains pourraient ainsi acquérir une indépendance économique et à long terme, peut-être, une plus grande liberté politique.

∗ Les touristes américains ne pourront de nouveau plus se rendre à Cuba, sauf dans le cadre de voyages de groupe organisés ou pour des voyages humanitaires. Les organisateurs de ces séjours auront l’obligation de loger leurs clients dans des logements de type airbnb ne dépendant pas de la GAESA. Les américains d’origine cubaine ayant de la famille sur place pourront en revanche continuer à se rendre à Cuba aussi souvent qu’ils le désirent et pourront continuer d’envoyer de l’argent à leurs proches.

∗ Enfin, la Maison Blanche réaffirme sa volonté de maintenir l’embargo économique contre Cuba tant que le régime cubain violera les droits de l’homme et n’organisera pas d’élections libres et démocratiques.

D’après Marco Rubio et Donald Trump, les Etats-Unis veulent tendre la main au peuple cubain, alors que Barack Obama n’avait fait que tendre la sienne au régime qui les oppresse.

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Lors de son discours à Miami, Donald Trump a affirmé que le communisme avait « détruit chaque nation où il a été essayé ». Il a assuré que les Etats-Unis dénonceraient à nouveau les crimes du régime castriste et soutiendraient les cubains dans leur « lutte pour la liberté ». Il a aussi affirmé que l’embargo ne serait pas levé tant que des progrès démocratiques ne seraient pas constatés sur l’île.

We will not lift sanctions on the Cuban regime until all political prisoners are free, freedoms of assembly and expression are respected, all political parties are legalized, and free and internationally supervised elections are scheduled. (Nous ne lèverons pas les sanctions contre le régime cubain tant que tous les prisonniers politiques ne seront pas libres, tant que les libertés de réunion et d’expression ne seront pas respectées, tant que les partis politiques ne seront pas légalisés, et tant que des élections libres supervisées par la communauté internationale ne seront pas organisées)

Donald Trump a aussi rendu hommage au travail de Marco Rubio, qu’il a qualifié d’ « ami » et de « great guy ». Il semble loin le temps où il le qualifiait de « Little Marco ». À ce propos, certains observateurs commencent à s’interroger au sujet de cette supposée « amitié » naissante entre les deux hommes. Marco Rubio est l’une des rares personnes ayant réussi à obtenir ce qu’il voulait de Donald Trump, puisque celui-ci met ici en oeuvre son plan concernant la politique à adopter vis-à-vis de Cuba. D’après Ana Navarro, consultante sur CNN, Rubio aurait décidé de travailler avec le président sur les dossiers qui lui tiennent particulièrement à cœur et aurait trouvé le moyen de l’influencer. Elle parle de l’ « art de négocier avec Trump ». Certains sceptiques se demandent toutefois si Donald Trump n’essayerait pas d’amadouer Rubio en espérant un retour d’ascenseur en échange. Rappelons que Rubio fait partie du comité du renseignement du Sénat qui enquête sur la Russie. Affaire à suivre… (Plusieurs collègues de Rubio, y compris Démocrates, ont cependant affirmé n’avoir aucune crainte à ce sujet et Rubio continue pour l’instant de critiquer régulièrement le président sur certains dossiers)

Revenons-en à Cuba. De nombreux anciens membres de l’administration Obama et de nombreux élus ont vivement critiqué la décision de Donald Trump. D’après eux, il s’agit d’un « retour en arrière » inutile qui ne fera que nuire au peuple cubain. Ils estiment aussi que Donald Trump et Marco Rubio n’agissent que pour satisfaire la communauté des exilés cubains de Miami et s’assurer ainsi de son soutien électoral. C’est aussi le sens de ce dessin publié dans Newsday.

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Le critique le plus acerbe de la nouvelle politique mise en place par Donald Trump est sans doute Ben Rhodes, ex-conseiller adjoint à la sécurité nationale de Barack Obama et l’un des principaux architectes du rapprochement avec Cuba. Dans une carte blanche publiée par The Atlantic (à lire ici), il estime que les changements décidés par la Maison Blanche vont nuire au peuple cubain et à l’image des Etats-Unis dans le monde.

While President Obama raised the hopes of Americans and Cubans alike with a forward-looking opening in diplomatic, commercial and people-to-people ties, President Trump is turning back the clock to a tragically failed Cold War mindset. (Alors que le Président Obama a cultivé les espoirs des américains et des cubains grâce à une ouverture diplomatique, commerciale et des relations de particulier à particulier tournée vers l’avenir, le Président Trump revient en arrière en adoptant une mentalité de la Guerre Froide qui a tragiquement échoué)

Ben Rhodes estime également que Donald Trump fait preuve d’une grande hypocrisie en  justifiant sa politique vis-à-vis de Cuba au nom du respect des droits de l’homme. En effet, de nombreux pays ne respectent pas les droits de l’homme et les Etats-Unis n’interdisent pas pour autant à leurs citoyens de s’y rendre ou à leurs entreprises d’y investir. Que dire des relations américaines avec l’Arabie Saoudite ou la Chine? Cet argument a également été repris par plusieurs élus. Ex: Le député républicain Justin Amash.

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Traduction: La politique du Président vis-à-vis de Cuba n’a rien à voir avec les droits de l’homme ou la sécurité. Si c’était le cas, pourquoi a-t-il dansé avec les Saoudiens et leur a-t-il vendu des armes?

En réalité, la question cubaine divise la classe politique américaine au-delà des identités partisanes. Certains Républicains, comme Jeff Flake, s’opposent à la ligne dure souvent défendue par leur parti et militent depuis des années pour la levée de l’embargo. À l’inverse, certains Démocrates avaient critiqué le rapprochement initié par Barack Obama et ont salué l’initiative de Donald Trump. C’est notamment le cas du sénateur Bob Menendez, qui a même co-signé une carte blanche avec Marco Rubio et Mario Diaz-Balart. Elle est parue dans le Miami Herald (à lire ici).

Le gouvernement cubain a quant à lui réagi à l’annonce de Donald Trump en affirmant qu’il n’avait pas de leçons à recevoir en matière de respect des droits de l’homme de la part d’un pays « où il y a un très grand nombre de meurtres et d’abus policiers, particulièrement à l’encontre des afro-américains ». Le communiqué cubain évoquait aussi les inégalités salariales entre hommes et femmes, la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris sur le climat et d’ériger un mur à la frontière mexicaine, l’emprisonnement de détenus à Guantanamo, les guerres menées par les Etats-Unis à l’étranger, etc.

L’AUDITION DE LA SEMAINE

Après James Comey, c’était au tour de Jeff Sessions de témoigner devant le comité du renseignement du Sénat. Le ministre de la Justice a refusé de répondre à plusieurs questions, affirmant qu’il ne pouvait pas révéler la teneur de ses conversations avec le Président. Il a aussi très souvent répété « I don’t recall » (Je ne me souviens pas) en guise de réponse à des questions posées par ses ex-collègues. Cette attitude a profondément agacé les Démocrates. Le sénateur démocrate Martin Heinrich l’a accusé d’ « entraver » l’enquête du Sénat.

You are not answering questions. You are impeding this investigation. (Vous ne répondez pas aux questions. Vous entravez cette enquête)

Un autre échange particulièrement tendu a opposé Sessions au sénateur démocrate Ron Wyden. Ce dernier a accusé le ministre de la Justice de délivrer des « réponses évasives ». Sessions n’a pas apprécié. Haussant le ton, il a répliqué:

I am not stonewalling. I’m following historic policies of Department of Justice. You don’t walk into any committee meeting and reveal confidential communications with the president of the United States. (Je ne donne pas de réponses évasives. Je suis la politique historique du Département de la Justice. Vous n’entrez pas dans une réunion d’un comité pour révéler des conversations confidentielles avec le président des Etats-Unis)

Jeff Sessions a tout de même répondu à un certain nombre de questions. Voici ce qu’il fallait retenir de son témoignage:

1 – Sessions nie avoir eu des conversations avec des officiels russes au sujet de la campagne électorale de 2016. Il affirme toujours que ses deux rencontres avec l’ambassadeur russe Sergey Kislyak étaient des rencontres de routine dans le cadre de sa fonction de sénateur, et non de membre de l’équipe de campagne de Donald Trump.

I have never met with or had any conversation with any Russians or any foreign officials concerning any type of interference with any campaign or election in the United States. Further, I have no knowledge of any such conversations by anyone connected to the Trump campaign. (Je n’ai jamais rencontré ou eu une conversation avec les Russes ou tout autre officiel étranger au sujet d’une possible interférence avec la campagne électorale ou l’élection aux Etats-Unis. De plus, je n’ai connaissance d’aucune conversation de ce type de la part de quiconque au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump)

The suggestion that I participated in any collusion or that I was aware of any collusion with the Russian government to hurt this country, which I have served with honor for 35 years, or to undermine the integrity of our democratic process, is an appalling and detestable lie. (L’idée que je puisse avoir participé à une collusion ou que j’étais au courant d’une collusion avec le gouvernement russe pour nuire à ce pays, que je sers avec honneur depuis 35 ans, ou pour discréditer l’intégrité de notre processus démocratique, est un mensonge épouvantable et détestable)

2 – Le témoignage de Jeff Sessions n’a jamais véritablement contredit celui de James Comey. Sessions a notamment confirmé qu’il avait laissé l’ex-directeur du FBI seul avec Donald Trump dans le Bureau Ovale le 14 février. Il a aussi confirmé que Comey lui avait fait part de ses inquiétudes suite à cette entrevue.

3 – Jeff Sessions ignore si Donald Trump a enregistré ses conversations avec James Comey. C’est en tout cas ce qu’il a affirmé en réponse à une question posée par Marco Rubio. Lorsque Rubio lui a demandé si de tels enregistrements devraient être préservés pour les besoins de l’enquête s’ils existaient, Sessions a répondu: « Je ne sais pas, Sénateur Rubio. Probablement ».

4 – Le sénateur républicain Tom Cotton avait semble-t-il décidé de prendre quelque peu la défense de l’administration Trump. D’après lui, l’enquête sur la Russie dure désormais depuis des mois et aucun élément probant pouvant prouver une complicité entre Donald Trump et les Russes n’a pu être mis en évidence. Cotton a très sérieusement demandé à Jeff Sessions s’il aimait les films de James Bond et de Jason Bourne (!), avant d’expliquer que si un scénario aussi ridicule que celui d’une complicité entre un candidat à la présidence et le Kremlin y était présenté, les spectateurs n’y croiraient même pas.

PLUSIEURS VOTES IMPORTANTS AU SÉNAT

Le Sénat a très largement voté (98-2) en faveur de la mise en place de nouvelles sanctions contre la Russie. La résolution adoptée par les sénateurs prévoit également que le Président des Etats-Unis doive désormais obtenir l’aval du Congrès avant de pouvoir lever les sanctions mises en place ! Pour entrer en vigueur, cette résolution devra toutefois être votée à la Chambre et signée par… Donald Trump. (Notons toutefois que si Donald Trump refuse de la signer, il risque encore d’éveiller les soupçons et de relancer la polémique). Les deux seuls sénateurs ayant voté contre cette résolution sont Rand Paul et Bernie Sanders.

Les sénateurs ont également voté à l’unanimité (100-0) en faveur d’une résolution présentée par Lindsey Graham et réaffirmant l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis de l’OTAN et de son Article V. Un message clair adressé à la fois aux alliés européens et à la Maison Blanche.

Enfin, le Sénat s’est aussi prononcé sur une vente d’armes à l’Arabie Saoudite. Cette vente devrait rapporter 510 millions de dollars aux entreprises américaines. Elle faisait partie des accords signés par Donald Trump lors de sa récente visite à Riyad. Les sénateurs Rand Paul (R) et Chris Murphy (D) avaient introduit une résolution bipartisane visant à bloquer cette vente d’armes. Le Sénat a en effet le pouvoir de s’opposer à une vente d’armes à un pays étranger en vertu du Arms Export Control Act de 1976. Rand Paul et Chris Murphy affirmaient notamment que l’Arabie Saoudite allait se servir de ces armes contre des civils dans le cadre du conflit dans lequel elle est engagée au Yémen. Mais les partisans de la vente estiment que l’Arabie Saoudite reste un allié important des Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en général et l’Etat Islamique en particulier. La résolution de Rand Paul et Chris Murphy a été rejetée de justesse (47-53). La vente d’armes à l’Arabie Saoudite aura donc bien lieu. Tous les Démocrates ont voté en faveur de la résolution, c’est-à-dire contre la vente d’armes, à l’exception de Bill Nelson, Claire McCaskill, Joe Manchin, Mark Warner et Joe Donnelly. À l’inverse, tous les Républicains ont voté en faveur de la vente d’armes, à l’exception de Rand Paul, Mike Lee, Dean Heller et Todd Young.

LES ÉLECTIONS DE LA SEMAINE

En Virginie, les électeurs devront se choisir un nouveau gouverneur au mois de novembre prochain. L’élection opposera le démocrate Ralph Northam au républicain Ed Gillespie. Ils ont remporté cette semaine les primaires respectives de leur parti.

Du côté démocrate, Ralph Northam, actuel lieutenant-gouverneur de l’état, a largement battu l’ancien député Tom Perriello (56% vs 44%). Notons que Bernie Sanders avait officiellement apporté son soutien à Perriello.

Du côté républicain, l’élection s’est avérée beaucoup plus serrée que prévue. Ed Gillespie, ex-président du Parti Républicain et ex-conseiller de George W. Bush à la Maison Blanche, l’a emporté de justesse (44% vs 42,5%) face à Corey Stewart, un candidat pro-Trump controversé. Stewart avait notamment placé la sauvegarde des monuments confédérés situés en Virginie au cœur de son programme. Il n’avait pas non plus hésité à qualifier son adversaire de cuckservative, un terme utilisé par le mouvement alt-right pour désigner les « faux conservateurs » vendus aux idées de la « gauche mondialiste ». Un troisième candidat, Frank Wagner, avait reçu le soutien du Washington Post et a obtenu 14% des voix.

LE VERDICT DE LA SEMAINE

Le procès de Greg Gianforte, ce député qui avait agressé un journaliste à la veille de son élection, s’est déroulé au Montana. Gianforte plaidait coupable. Il a été condamné à 40 heures de travaux d’intérêt général + une amende de 385$ + 20 heures de thérapie comportementale pour apprendre à gérer sa colère.

À la fin de l’audience, Gianforte s’est adressé directement à Ben Jacobs, le journaliste qu’il avait agressé:

I just want to say I’m sorry, and if and when you’re ready, I look forward to sitting down with you. (Je veux juste vous dire que je suis désolé, et que si et quand vous le désirez, je suis prêt à vous accorder un entretien)

Suite à sa condamnation, le Parti Démocrate du Montana a appelé Gianforte à la démission, estimant qu’un « criminel violent » ne pouvait pas dignement représenter le Montana à Washington. Gianforte n’a évidemment pas fait part de sa volonté de démissionner.

LA PROPOSITION DE LOI DE LA SEMAINE

Le député démocrate Mike Quigley a introduit une proposition de loi baptisée Covfefe Act (abréviation de Communications Over Various Feeds Electronically for Engagement ) !!

L’objectif de cette proposition de loi est de modifier le Presidential Records Act pour y inclure les publications du Président des Etats-Unis sur les réseaux sociaux. Cela inclurait notamment les tweets publiés par Donald Trump et ses successeurs sur leur compte Twitter personnel. Ces publications ne pourraient ainsi plus être effacées et devraient être obligatoirement archivées en tant que communications présidentielles officielles, au même titre que les communiqués de la Maison Blanche et autres documents écrits.

Pour reprendre les mots de Quigley:

President Trump’s frequent, unfiltered use of his personal Twitter account as a means of official communication is unprecedented. If the President is going to take to social media to make sudden public policy proclamations, we must ensure that these statements are documented and preserved for future reference. Tweets are powerful, and the President must be held accountable for every post. (L’usage fréquent, sans filtres de son compte Twitter personnel par le Président Trump comme un moyen officiel de communication est sans précédent. Si le Président a l’intention d’utiliser les réseaux sociaux pour faire des déclarations soudaines de politique publique, nous devons nous assurer que ces déclarations soient préservées. Les tweets sont puissants, et le Président doit être tenu pour responsable de chaque publication)

EN PARLANT DES TWEETS DE DONALD TRUMP…

Le Président a semblé confirmer dans un tweet qu’il faisait désormais bien l’objet d’une enquête pour possible entrave à la justice !

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Traduction: Je fais l’objet d’une enquête pour avoir licencié le directeur du FBI par l’homme qui m’a dit de licencier le directeur du FBI ! Chasse aux sorcières

On sait désormais que Donald Trump, contrairement à Michael Flynn et d’autres membres de son équipe de campagne, n’a jusqu’ici jamais fait personnellement l’objet d’une enquête du FBI pour des liens suspects avec la Russie. James Comey l’a confirmé lors de son audition devant le Sénat. Il l’avait aussi expliqué au président. Ce dernier ferait en revanche désormais l’objet d’une enquête pour entrave à la justice, provoquée par sa décision de licencier Comey. Autrement dit, Donald Trump aurait lui-même involontairement provoqué l’ouverture d’une enquête à son encontre ! (NB: Rappelons que faire l’objet d’une enquête ne signifie pas forcément être coupable).

De même, le président a l’art d’alimenter les soupçons et la polémique en publiant des tweets rageurs. Il est assez surprenant qu’aucun de ses conseillers ou de ses avocats n’ait encore réussi à le dissuader de publier ce genre de tweets.

PREMIER WEEK-END À CAMP DAVID

Donald et Melania Trump ont passé leur premier week-end à Camp David, résidence secondaire officielle des présidents américains. C’était le premier week-end passé par Donald Trump hors de la Maison Blanche ou de l’une de ses propriétés depuis son investiture ! Lors d’une interview avant son élection, il avait déclaré que Camp David était un lieu très « rustique ». « Vous savez combien de temps vous apprécieriez Camp David? Environ 30 minutes », avait-il déclaré. Il est vrai que Camp David n’est pas un endroit particulièrement luxueux. Il s’agit d’un ensemble de chalets situés dans les montagnes du Maryland, non loin de Washington. Le site présente cependant l’avantage pour le président de se retrouver isolé en pleine nature avec sa famille. Une bonne manière de décompresser et de se ressourcer. Parmi les présidents récents, George W. Bush est celui qui s’est le plus souvent rendu à Camp David au cours de son mandat.

LES ANIMAUX DE LA SEMAINE

Un peu de douceur dans ce monde de brutes… La semaine dernière, nous vous annoncions le décès d’Oreo, l’un des deux chats de la famille Pence. Leur chien était également décédé en novembre dernier. Cette semaine, la famille du vice-président a donc décidé d’adopter un nouveau chat baptisé Hazel et un nouveau chien baptisé Harley. Le chiot a en réalité été offert à Mike Pence par sa fille pour la fête des pères ! Il s’agit d’un berger australien. Le vice-président était apparemment ravi de cette surprise.

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Récapitulons. La famille Pence possède désormais un chien, deux chats et un lapin.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Cette semaine, c’était aussi l’anniversaire de George H.W. Bush. L’ex-président a fêté ses 93 ans. À cette occasion, Jeb Bush Jr. (l’un des fils de Jeb Bush et donc petit-fils de George Bush) a publié cette photo d’archive sur son compte Twitter.

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LE TWEET DE LA SEMAINE

Flashback. Voici un tweet qui a été publié par Donald Trump en juin 2014. Nous sommes tombés dessus par hasard et nous ne résistons pas à vous faire partager notre découverte.

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Traduction: J’espère que nous ne trouverons jamais de vie sur d’autres planètes parce qu’il ne fait aucun doute que le gouvernement américain commencerait à leur envoyer de l’argent!

BONUS – INSOLITE

Un bulletin de vote FN/Trump/Poutine a été retrouvé dans les urnes à Martigues lors du second tour des élections législatives en France. (Source: Le Figaro)

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