WEEKLY NEWS FLASH #135

Au sommaire ce lundi: le rétablissement des sanctions contre l’Iran, la Space Force, la tempête Omarosa, la suite du procès Manafort, les ennuis de Chris Collins et bien plus encore. Bonne lecture ! 

LES SANCTIONS DE LA SEMAINE

Trois mois après avoir retiré les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, l’administration Trump a rétabli des sanctions économiques contre l’Iran. Ces sanctions interdisent notamment aux entreprises américaines de faire affaire avec des entreprises iraniennes actives dans les domaines de l’automobile ou de l’aviation. Elles interdisent également l’importation d’un certain nombre de produits iraniens aux Etats-Unis, dont les tapis et les pistaches. Et elles interdisent à l’Iran d’utiliser le dollar américain dans le cadre de ses transactions commerciales sur le marché international.

Donald Trump a affirmé que l’Iran devrait modifier son comportement pour obtenir la levée des sanctions, en cessant notamment de financer des mouvements terroristes. Mais le président iranien Hassan Rouhani a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de négocier avec le président américain. Si la situation n’évolue pas, les Etats-Unis rétabliront d’autres sanctions encore plus drastiques le 5 novembre prochain, y compris un embargo sur le pétrole iranien.

Le rétablissement des sanctions contre l’Iran est un sujet de désaccord majeur entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Plusieurs pays européens signataires de l’accord sur le nucléaire ont indiqué qu’ils allaient tenter de trouver un moyen de protéger leurs entreprises qui voudraient continuer à investir en Iran. Le problème des entreprises européennes qui ne respecteraient pas les sanctions américaines est qu’elles pourraient être durement sanctionnées aux Etats-Unis si elles y exercent des activités.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

1,427 ou le nombre de décès attribuables à l’ouragan Maria à Porto Rico, selon un nouveau rapport transmis par les autorités de l’île au Congrès.

Le bilan officiel de l’ouragan Maria fait toujours état de 64 morts. Ce chiffre correspond aux personnes décédées au moment même où l’ouragan a frappé Porto Rico, dans les inondations et les glissements de terrain. Mais, d’après le nouveau rapport, des centaines de personnes seraient décédées au cours des mois suivants en raison des conséquences directes de l’ouragan, notamment l’absence d’électricité. Le rapport montre qu’il y a eu 1,427 décès supplémentaires comptabilisés entre septembre et décembre 2017 par rapport à la moyenne des décès au cours de la même période lors des quatre années précédentes.

PS: Cette semaine, le gouvernement porto-ricain a annoncé que l’électricité avait enfin été rétablie pour l’ensemble des habitants de l’île. Au mois de juin, soit huit mois après le passage de Maria (!), plus de 10,000 personnes étaient toujours privées de courant.

LA SPACE FORCE, C’EST DU SÉRIEUX !

Dans un discours prononcé au Pentagone, le vice-président Mike Pence a réaffirmé que l’administration Trump avait pour objectif de créer une « force de l’espace » (United States Space Force) comme sixième branche des forces armées américaines d’ici 2020.

Rappelons que la création d’une nouvelle branche au sein des forces armées doit être votée par le Congrès. À ce stade, il n’y a donc aucune certitude que le projet aboutisse. Le discours de Mike Pence marque toutefois un tournant important. En effet, le vice-président s’est exprimé depuis le Pentagone et le Ministre de la Défense James Mattis était présent à ses côtés. Mike Pence a expliqué que le Pentagone avait commencé à rédiger une feuille de route pour la création de la Space Force et que celle-ci serait bientôt transmise au Congrès. C’est donc du sérieux !

Le projet de création d’une Space Force, peut-être parce qu’il a été annoncé en premier lieu par Donald Trump, a suscité beaucoup de moqueries sur les réseaux sociaux et ailleurs. Le projet aurait-il été accueilli aussi ironiquement s’il avait été proposé par une autre administration? Est-ce vraiment une idée aussi absurde que cela? Ce sont des questions que nous nous sommes posées cette semaine et auxquelles nous n’avons pas de réponse définitive, pour la simple et bonne raison que nous ne sommes spécialistes ni de stratégie militaire ni de l’espace.

Il semble évident que l’un des inconvénients du projet soit son coût. Beaucoup de détracteurs de la Space Force affirment que sa création va coûter des milliards de dollars et que le gouvernement américain ferait bien d’avoir d’autres priorités. C’est un argument recevable. D’un autre côté, ce ne serait pas la première fois qu’une nouvelle branche de l’armée serait créée pour mieux répondre aux défis contemporains. L’U.S. Air Force n’a ainsi été créée qu’en 1947. D’autre part, il est avéré que la Russie et la Chine sont actuellement en train de développer des technologies visant à détruire des satellites dans l’espace. Certains de ces satellites transmettent des informations cruciales à l’armée américaine. Est-il donc si ridicule de penser que les Etats-Unis devront peut-être un jour mener des combats dans l’espace? Ou qu’ils auront un jour l’ambition de coloniser une autre planète? Pourquoi ne s’y prépareraient-ils pas sérieusement? Encore une fois, nous ne faisons que poser des questions (et peut-être que notre amour de la science-fiction nous fait délirer). Qu’en pensez-vous?

Le célèbre astronaute Buzz Aldrin, l’un des hommes qui a marché sur la Lune en 1969, a en tout cas fait savoir sur Twitter qu’il était favorable au projet, qu’il a qualifié de « grand pas dans la bonne direction ».

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LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Le comité de campagne pour la réélection de Donald Trump en 2020 propose déjà aux supporters du président de voter pour choisir le futur logo de la Space Force.

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LA DÉCLARATION DE LA SEMAINE

I can look myself in the mirror at the end of the day and say I avoided that tragedy, I avoided that tragedy, I avoided that tragedy. (Je peux me regarder dans le miroir à la fin de la journée et me dire que j’ai évité cette tragédie, cette tragédie et cette tragédie)

Le Speaker de la Chambre des Représentants Paul Ryan, cité dans un article du New York Times. Il répondait à ceux qui lui reprochent de ne pas suffisamment s’opposer à Donald Trump, notamment lorsque le président s’éloigne des idées autrefois défendues par le Parti Républicain. Ryan a refusé de donner des exemples de « tragédies » qu’il aurait contribué à éviter, affirmant qu’il en avait déjà dit plus que ce qu’il s’autorisait à dévoiler d’habitude.

LA FEMME DE LA SEMAINE

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Omarosa Manigault-Newman. Cette star de la téléréalité a travaillé pendant près d’un an à la Maison Blanche, avant de se faire licencier en décembre dernier. Dans un livre, elle raconte désormais ce qu’elle y a vu et tacle sévèrement le président Trump, qu’elle qualifie notamment de raciste et de misogyne. Elle écrit également que son état mental est inquiétant. Le président aurait ainsi beaucoup de mal à « appréhender des informations complexes ».

Le livre, intitulé Unhinged: An Insider Account of the Trump White House, ne sera disponible en librairie que le 14 août. Cette semaine, on ne parlait pourtant déjà que de lui à Washington. Il faut dire que certains extraits sont déjà parus dans la presse et qu’Omarosa est apparue ce week-end à la télévision pour en faire la promotion.

La porte-parole de la Maison Blanche a affirmé que le livre était rempli de mensonges et qu’Omarosa n’était qu’une « ancienne employée mécontente » qui cherchait à se venger à la suite de son licenciement. Il est vrai que les déclarations d’Omarosa ne doivent sans doute pas toutes être prises pour argent comptant. Il est a priori surprenant qu’elle s’attaque ainsi à Donald Trump alors qu’elle a longtemps été très proche de lui et qu’elle ne tarissait pas d’éloges à son égard avant de se faire licencier. Cependant, elle a apparemment de quoi prouver que de nombreuses scènes qu’elle décrit dans son livre se sont bien produites. Elle a en effet expliqué avoir secrètement enregistré de nombreuses conversations au sein de la Maison Blanche !!! Et elle a déjà fourni l’un de ces enregistrements à NBC lors de sa participation à l’émission Meet the Press. On y entend John Kelly, le chef de cabinet de la Maison Blanche, lui annoncer son licenciement.

Le plus étonnant n’est en réalité pas vraiment ce que l’on entend sur l’enregistrement mais plutôt le fait qu’Omarosa prétende que la conversation a eu lieu dans la Situation Room, une pièce ultra-sécurisée de la Maison Blanche habituellement utilisée pour les réunions sensibles relatives à la sécurité nationale. Si Omarosa dit la vérité, il est inquiétant qu’elle soit parvenue à enregistrer en cachette une conversation dans cette pièce. Les téléphones portables n’y sont en effet en principe pas admis.

Lors de son interview à Meet the Press, Omarosa a également affirmé qu’elle avait entendu un mystérieux enregistrement datant de l’époque où Donald Trump présentait l’émission The Apprentice et dans lequel on l’entendrait prononcer le mot « nègre ». Elle affirme avoir été définitivement convaincue du fait que Donald Trump soit raciste après avoir entendu cet enregistrement.

LA DEVINETTE DE LA SEMAINE

À votre avis, qui a déclaré ceci dans les années 90? Réponse en fin d’article.

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Traduction: Si vous et moi tombons dans de mauvaises habitudes morales, nous pouvons faire du mal à nos familles, nos employeurs et nos amis. Le Président des Etats-Unis peut incinérer la planète. Sérieusement, l’idée selon laquelle nous ne devrions pas avoir plus d’exigences morales pour le chef de l’exécutif que pour notre voisin est absurde et dangereuse. Tout au long de notre histoire, nous avons vu la présidence comme le dépositaire de tous nos plus grands espoirs, idéaux et valeurs. Exiger moins est faire une injustice au sang qui a acheté nos libertés.

L’INVITATION DE LA SEMAINE

Rand Paul était à Moscou cette semaine. Le sénateur républicain a rencontré des députés russes et les a invités à venir prochainement à Washington. Comme Donald Trump, Rand Paul – qui a toujours affiché des positions différentes de celles de la majeure partie des membres de son parti en matière de politique étrangère – affirme qu’il est essentiel de dialoguer avec la Russie. Il considère son voyage à Moscou comme une continuation du sommet d’Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine, sur lequel il avait été à peu près le seul à émettre un jugement positif.

Rand Paul a aussi affirmé sur son compte Twitter qu’il avait transmis une lettre rédigée par Donald Trump à Vladimir Poutine.

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Traduction: Je suis honoré d’avoir remis une lettre du Président Trump à l’administration du Président Vladimir Poutine. La lettre mettait l’accent sur l’importance d’une plus grande collaboration dans plusieurs domaines, y compris la lutte contre le terrorisme, l’amélioration du dialogue législatif et la reprise des échanges culturels.

Ce tweet est un peu trompeur. Rand Paul était bien en possession d’une lettre rédigée par Donald Trump et l’a bien remise au cabinet de Vladimir Poutine. Mais, en réalité, il espérait rencontrer le président russe et avait demandé à Donald Trump de rédiger cette lettre d’introduction pour convaincre Vladimir Poutine de le recevoir. Il n’a donc pas joué le rôle de messager entre Donald Trump et Vladimir Poutine comme son tweet pourrait le laisser penser.

Pour info, la lettre de Donald Trump n’a pas convaincu Vladimir Poutine. Le président russe n’a pas accepté de rencontrer Rand Paul.

PROCÈS MANAFORT, SEMAINE 2

Le procès Manafort s’est poursuivi cette semaine. Le moment marquant fut le témoignage de Rick Gates, l’ancien associé de Manafort pendant plus de dix ans. Gates avait été inculpé par le procureur Mueller en même temps que Manafort mais a signé un accord de coopération avec les autorités judiciaires. En échange de son témoignage contre son ancien patron, il espère obtenir une réduction de peine.

Rick Gates a déclaré avoir été le complice de Manafort pour tous les crimes dont ce dernier est accusé. Il a expliqué comment ils avaient ouvert ensemble quinze comptes en banque à l’étranger sans les déclarer aux autorités américaines, en sachant très bien que c’était illégal.

Rick Gates a aussi avoué qu’il avait dérobé des centaines de milliers de dollars à Manafort sans que celui-ci s’en aperçoive !

CHRIS COLLINS, CALL YOUR OFFICE

Le député républicain Chris Collins a été inculpé par la justice de New York cette semaine. Il est accusé de délit d’initié. En tant qu’actionnaire d’un groupe pharmaceutique australien, il aurait appris que le test d’un nouveau médicament avait échoué et que l’entreprise allait perdre de l’argent. Il aurait alors contacté son fils pour l’avertir, afin que celui-ci vende certaines actions avant que l’information soit rendue publique. Son fils aurait ensuite transmis à son tour l’information à d’autres personnes. Il a également été inculpé. Chris Collins est aussi accusé d’avoir menti aux enquêteurs du FBI lorsqu’ils l’ont interrogé. Il clame son innocence et a annoncé qu’il plaiderait non coupable. La date de son procès n’a pas encore été fixée.

Il faut savoir que Chris Collins est candidat aux élections de mi-mandat du 6 novembre dans la 27ème circonscription de l’état de New York. Cette circonscription vote habituellement en faveur du Parti Républicain et Collins avait donc de très grandes chances d’être réélu avant que cette affaire éclate. Il a décidé de suspendre sa campagne électorale. Mais il est trop tard pour retirer son nom des bulletins de vote. Concrètement, cela signifie que Collins ne fera plus campagne et que son adversaire démocrate aura donc le champ libre pour tenter de convaincre les électeurs, sans se faire attaquer par son rival. Néanmoins, le 6 novembre, les électeurs pourront voter en faveur de Collins et le réélire si tel est leur choix.

D’autre part, vous vous demandez peut-être en lisant ces lignes: Mais un membre du Congrès américain peut donc être actionnaire d’une grande entreprise pharmaceutique? La réponse est oui. La loi américaine n’interdit pas aux membres du Congrès d’être actionnaires dans des entreprises. Pour beaucoup d’observateurs, il faudrait changer la loi pour interdire cette pratique qui peut donner lieu à des conflits d’intérêts. Mais la loi ne peut bien évidemment être modifiée que par les députés eux-mêmes…

LES ACCUSATIONS DE LA SEMAINE

Le député démocrate Keith Ellison est accusé de violences conjugales par son ex-petite amie. Karen Monahan a déclaré à CNN que Keith Ellison l’avait harcelée moralement pendant toute la durée de leur relation et qu’elle s’était finalement décidée à rompre avec lui à la fin de l’année 2016 après qu’il l’ait agressée physiquement pour la première fois. Le fils de Karen Monahan a affirmé qu’il avait trouvé une vidéo de cette altercation sur l’ordinateur de sa mère. On y verrait Keith Ellison l’insulter et la traîner violemment hors de son lit. Interrogée par CNN au sujet de cette vidéo, Karen Monahan a affirmé l’avoir prise à l’aide de son téléphone portable. Elle refuse qu’elle soit diffusée car cela serait « embarrassant ». De son côté, Keith Ellison affirme que Monahan ment et qu’il n’a jamais été violent. Il affirme que si elle refuse de transmettre la vidéo aux journalistes, c’est tout simplement parce que cette vidéo n’existe pas.

L’ÉLECTION DE LA SEMAINE

Plusieurs primaires ont eu lieu cette semaine (voir ci-dessous la rubrique Road to the midterms) mais tous les yeux étaient rivés sur une élection spéciale dans la 12ème circonscription de l’Ohio. Le Républicain Troy Balderson y était opposé au Démocrate Danny O’Connor. Les sondages étaient très serrés, alors que cette circonscription favorise habituellement le Parti Républicain. Une victoire d’O’Connor aurait donc été interprétée comme le signe annonciateur d’une probable large victoire des Démocrates lors des élections de mi-mandat à venir. Finalement, Balderson l’a emporté de justesse (50,2% des voix).

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Le président Trump s’est réjoui de ce résultat et a affirmé qu’il était probablement le responsable de la victoire de Balderson. Alors que celui-ci était mal en point dans les sondages, le président s’était rendu en Ohio pour participer à l’un de ses meetings et inciter les gens à voter en sa faveur. Il n’est pas impossible que l’intervention de Donald Trump ait joué un rôle mais il est évidemment impossible de le quantifier. De plus, il faut aussi noter que Balderson a reçu le soutien de dernière minute de John Kasich, gouverneur de l’Ohio. Le soutien de Kasich a sans doute lui aussi été décisif, rassurant des Républicains modérés et des électeurs indépendants ne sachant pas s’ils pouvaient faire confiance à Balderson.

ROAD TO THE MIDTERMS

Plus que 8⃣5⃣ jours avant les élections de mi-mandat…

Des primaires avaient lieu cette semaine au Kansas, au Missouri, au Michigan, dans l’état de Washington et à Hawaï. Comme d’habitude, nous ne détaillerons pas tous les résultats ici. Nous nous contenterons de vous parler de ce qui nous paraît être le plus important à retenir.

Au Michigan

Un vétéran afro-américain a remporté la primaire républicaine pour le Sénat. Il s’appelle John James. Il n’est pas favori pour l’emporter en novembre face à la Démocrate Debbie Stabenow, qui briguera un quatrième mandat. Mais s’il parvenait à l’emporter, il y aurait un deuxième républicain afro-américain au Sénat l’an prochain.

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Toujours au Michigan, Gretchen Whitmer a largement remporté la primaire démocrate pour le poste de gouverneur face à Abdul El-Sayed, un candidat très soutenu par Bernie Sanders. Depuis le début de l’année, beaucoup de candidats soutenus par Sanders ont été battus lors des primaires démocrates. La révolution socialiste semble donc avoir un peu de mal à s’imposer. La jeune Alexandria Ocasio-Cortez, qui avait créé l’exploit en remportant une primaire contre un poids lourd du Parti Démocrate dans sa circonscription de l’état de New York, reste pour l’instant une exception. Ce qui est possible à New York ne l’est pas forcément partout ailleurs aux Etats-Unis.

Enfin, Rashida Tlaib sera très probablement la première femme musulmane élue au Congrès des Etats-Unis en novembre prochain. Cette fille d’immigrés palestiniens a remporté la primaire démocrate dans la 13ème circonscription du Michigan, qui recouvre la majeure partie de la ville de Detroit. À moins d’une énorme surprise de dernière minute, elle devrait l’emporter en novembre puisqu’elle n’a pas d’adversaire républicain déclaré. (C’est l’un des éléments surprenants du système électoral américain. Il arrive qu’un parti ne présente aucun candidat dans une circonscription jugée totalement acquise au parti adverse. On pourrait évidemment débattre des mérites démocratiques de cette pratique).

Au Missouri

Claire McCaskill a remporté la primaire démocrate pour le Sénat. Elle sera donc candidate à sa réélection en novembre. Elle sera opposée au Républicain Josh Hawley. Ce siège est l’un de ceux que les Républicains espèrent reprendre aux Démocrates.

Au Kansas

Kris Kobach est candidat au poste de gouverneur. Vous vous souvenez peut-être de cet homme. Il avait présidé la commission que Donald Trump avait mise en place pour enquêter sur les soi-disant votes de milliers d’immigrants illégaux lors de l’élection présidentielle de 2016. Kobach est donc un personnage quelque peu controversé. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons s’il sera bien candidat en novembre. Le résultat final de la primaire républicaine l’opposant au gouverneur sortant Jeff Colyer n’a en effet pas encore été annoncé. Il n’y aurait que quelques voix d’écart entre les deux hommes. Il sera peut-être nécessaire de recompter les bulletins de vote.

MICHAEL AVENATTI 2020 ?

L’avocat de Stormy Daniels songe sérieusement à se présenter à l’élection présidentielle de 2020. Côté démocrate, bien sûr. Il l’a clairement affirmé cette semaine alors qu’il était en déplacement en Iowa.

I’m exploring a run for the presidency of the United States. (J’explore la possibilité de me présenter à la présidence des Etats-Unis)

Depuis que l’affaire Stormy Daniels a éclaté, son avocat est devenu une star des plateaux de télévision. Il affirme régulièrement que les Démocrates ne s’opposent pas suffisamment à Donald Trump. Ou, en tout cas, qu’ils n’adoptent pas la bonne tactique. Avenatti pense que le seul moyen de battre Trump est d’adopter la même attitude combative que lui, quitte à manquer de respect à l’adversaire.

L’ÉCHEC DE LA SEMAINE

Ce dimanche, c’était le premier anniversaire des tristes événements de Charlottesville. Pour rappel, l’an dernier, des centaines de manifestants proches du KKK et/ou néonazis s’étaient rassemblés dans cette ville de Virginie pour une manifestation baptisée Unite the Right. Des affrontements avaient éclaté avec des contre-manifestants anti-racistes et une jeune femme avait été tuée par un néonazi ayant foncé volontairement dans la foule avec sa voiture.

Pour « célébrer » cet anniversaire, des manifestants néonazis avaient décidé d’organiser une manifestation Unite the Right 2. Et cette fois, ils avaient carrément décider de se rassembler à Washington, D.C., devant la Maison Blanche. La mairie de Washington avait donné son feu vert à la manifestation mais avait aussi décidé de l’encadrer très strictement. Finalement, les policiers et les contre-manifestants étaient beaucoup plus nombreux que les néonazis. Ceux-ci étaient à peine une vingtaine. Epic fail.

MEANWHILE, IN HOLLYWOOD…

Le conseil municipal de West Hollywood a voté en faveur du retrait de l’étoile de Donald Trump du fameux Hollywood Walk of Fame. Les cinq membres du conseil ont approuvé la décision à l’unanimité. Ils invoquent à la fois l’envie de protester contre la manière dont Donald Trump traite les femmes et les manifestations organisées très régulièrement autour de son étoile. Ces manifestations perturbent le trafic et donnent parfois lieu à des affrontements entre pro et anti-Trump. L’étoile du président est également régulièrement vandalisée. Elle a déjà été détruite à deux reprises au marteau-piqueur. Et il faut à chaque fois la remplacer, ce qui a un coût.

Attention ! Même si le conseil municipal a voté en faveur du retrait de l’étoile de Donald Trump, il y a peu de chance que celle-ci soit effectivement retirée du trottoir le plus célèbre du monde. En effet, c’est la Chambre de Commerce d’Hollywood qui est la seule habilitée à prendre la décision définitive de retirer une étoile du Walk of Fame. Et en quarante ans, cela n’est encore jamais arrivé.

D’autre part, le retrait de l’étoile de Donald Trump serait peut-être contre-productif. Un artiste anonyme admirateur du président a récemment fabriqué une dizaine de fausses étoiles très ressemblantes à l’originale et les a disposées sur les pavés encore libres du Walk of Fame. Il affirme que si l’étoile de Donald Trump était retirée, il multiplierait ce genre d’actions.

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À VOS AGENDAS

L’audition de Brett Kavanaugh devant le Senate Judiciary Committee débutera le 4 septembre. Elle devrait durer trois ou quatre jours.


RÉPONSE À LA DEVINETTE

Mike Pence

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