WEEKLY NEWS FLASH #141

La saga Kavanaugh a nettement dominé l’actualité de ces sept derniers jours. Deux femmes accusent désormais le juge candidat à la Cour Suprême d’agression sexuelle. Retour sur ce dossier et sur les autres infos de la semaine. Bonne lecture ! 

BRETT KAVANAUGH, CHRISTINE BLASEY FORD, DEBORAH RAMIREZ ET LA FRACTURE GRANDISSANTE ENTRE RÉPUBLICAINS ET DÉMOCRATES AU SÉNAT

À VOS AGENDAS: Christine Blasey Ford, qui accuse Brett Kavanaugh d’agression sexuelle, témoignera devant le Senate Judiciary Committee le JEUDI 27 SEPTEMBRE.

Fixer la date de l’audition de Christine Blasey Ford n’a pas été simple. Tout au long de la semaine, les Républicains se sont agacés de l’attitude de Ford qui voulait témoigner, puis qui ne voulait plus témoigner tant que le FBI n’aurait pas ouvert une enquête, puis qui voulait de nouveau bien témoigner mais seulement sous certaines conditions. Pendant ce temps-là, les Démocrates n’ont cessé de critiquer l’attitude des Républicains, accusés de ne pas prendre l’affaire suffisamment au sérieux et de ne pas respecter Christine Blasey Ford. Et tout s’est encore compliqué lorsqu’une deuxième femme a accusé à son tour Brett Kavanaugh de l’avoir agressée sexuellement. Retour sur les principaux rebondissements de la semaine.

Lundi 17 septembre. Après que les accusations de Christine Blasey Ford aient été rendues publiques au cours des jours précédents*, Chuck Grassley, le président républicain du Senate Judiciary Commitee, déclare que celle-ci sera invitée à témoigner devant le comité avant que celui-ci ne vote pour ou contre la confirmation de Brett Kavanaugh à la Cour Suprême.

*En résumé, Christine Blasey Ford accuse le juge Kavanaugh d’avoir tenté de la violer lors d’une soirée dans les années 80, alors qu’ils étaient tous les deux lycéens. Pour plus de détails, voir notre Weekly News Flash de la semaine dernière.

Les avocats de Ford répondent que leur cliente est prête à témoigner mais voudrait que le FBI ouvre d’abord une enquête. D’après eux, il faudrait que le FBI interroge les différents témoins potentiels de l’agression dont elle a été victime. Cela pourrait permettre de faire éclater la vérité et le FBI rédigerait un rapport objectif et non-partisan à destination des sénateurs. Ceux-ci pourraient lire ce rapport et être ainsi mieux informés avant d’interroger leur cliente. Les avocats de Ford expliquent aussi que son audition ne peut pas avoir lieu tout de suite car elle a reçu des menaces de mort et a été obligée de quitter son domicile. Elle est donc sous pression et a besoin d’un peu de temps pour se préparer à témoigner devant le comité.

Les Républicains estiment que le plus important est que les sénateurs puissent entendre le témoignage de Christine Blasey Ford au plus vite. Ils proposent que son audition ait lieu le lundi 24 septembre. Ce qui laisse à Ford une semaine pour se préparer.

Les Démocrates accusent les Républicains de mettre la pression sur Ford et, comme les avocats de celle-ci, réclament qu’une enquête du FBI soit effectuée avant que son audition devant le comité ait lieu.

Mardi 18 septembre. La sénatrice démocrate d’Hawaï Mazie Hirono, qui est membre du Senate Judiciary Committee, critique fortement l’attitude de ses collègues républicains lors d’une conférence de presse. Elle estime que leur attitude démontre qu’ils ne croient pas à l’histoire de Christine Blasey Ford. Elle affirme aussi que le fait qu’autant d’hommes refusent de la croire démontre à quel point le sexisme est encore présent dans la société américaine. Elle finit par déclarer que les hommes devraient « se taire et progresser ».

I just want to say to the men in this country: just shut up and step up. Do the right thing for a change. (Je veux juste dire aux hommes de ce pays: taisez-vous et progressez. Faites la bonne chose pour une fois)

Les Républicains rappellent que si Christine Blasey Ford mérite d’être entendue, elle n’a apporté jusqu’ici aucune preuve de ce qu’elle avance et que Brett Kavanaugh reste présumé innocent.

Mercredi 19 septembre. Chuck Grassley met la pression sur Christine Blasey Ford et ses avocats. Il déclare qu’ils doivent répondre à son invitation avant vendredi matin. Dans le cas contraire, il considérera que Ford refuse de témoigner. Les Démocrates accusent encore plus les Républicains de maltraiter Ford et réclament toujours l’ouverture d’une enquête du FBI.

Jeudi 20 septembre. Via ses avocats, Christine Blasey Ford fait savoir à Chuck Grassley qu’elle est d’accord pour témoigner devant le comité la semaine suivante, sous certaines conditions. Des négociations démarrent entre Grassley et les avocats de Ford pour se mettre d’accord sur la date et les conditions de l’audition.

On apprend par ailleurs dans la presse que Christine Blasey Ford et Brett Kavanaugh ont tous les deux reçus de nombreuses menaces de mort.

Vendredi 21 septembre. Le président Trump, qui était jusque-là resté très modéré dans ses propos tout au long de la semaine (affirmant qu’il faisait toujours confiance à Brett Kavanaugh mais que Christine Blasey Ford méritait d’être entendue par le Sénat), publie un tweet dans lequel il affirme que Brett Kavanaugh a une « réputation impeccable » et que si Christine Blasey Ford avait été victime d’une agression aussi grave que celle qu’elle décrit, elle l’aurait immédiatement signalé à ses parents et ceux-ci auraient porté plainte. Une déclaration assez maladroite lorsque l’on sait que de nombreuses victimes d’agression sexuelle et de viol ne portent jamais plainte (7 sur 10 d’après certaines associations). Les Démocrates et quelques Républicains critiquent le tweet de Donald Trump.

Pendant ce temps-là, Chuck Grassley négocie toujours avec Ford et ses avocats. Le Washington Post rapporte que Grassley est disposé à répondre favorablement à certaines exigences de Ford, à savoir garantir sa sécurité rapprochée, autoriser ses avocats à être présents à ses côtés pour la conseiller durant son témoignage, lui accorder autant de pauses qu’elle le jugera nécessaire durant son témoignage, limiter le nombre de journalistes présents dans la salle durant son témoignage et garantir que Brett Kavanaugh ne soit pas présent dans la salle durant son témoignage. En revanche, il refuserait qu’elle témoigne après Kavanaugh. Il veut laisser à celui-ci la possibilité de témoigner après Ford, pour pouvoir répondre aux accusations dont il fait l’objet.

Les Démocrates continuent d’accuser les Républicains de manquer de respect à Christine Blasey Ford et réclament toujours l’ouverture d’une enquête du FBI. La sénatrice démocrate Dianne Feinstein publie un tweet dans lequel elle accuse les Républicains d’ « intimider la rescapée d’une tentative de viol ».

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Les Républicains accusent les Démocrates de croire Christine Blasey Ford sur parole et d’oublier le principe de la présomption d’innocence. (Dianne Feinstein ne devrait-elle d’ailleurs pas parler de la rescapée présumée d’une tentative de viol?). Ils rappellent que Christine Blasey Ford n’a apporté aucune preuve de ce qu’elle avance et dit ne pas se souvenir de plusieurs éléments importants comme la date et le lieu exact de son agression. De plus, au cours de la semaine, les trois autres personnes qui étaient selon elles présentes à la soirée lors de laquelle elle a été agressée par Kavanaugh ont toutes contacté Chuck Grassley pour lui faire savoir qu’elles ne se souvenaient pas d’une telle soirée. L’une de ces personnes déclare même qu’elle ne connaît pas Brett Kavanaugh et n’a aucun souvenir d’avoir un jour participé à une soirée à laquelle il aurait été présent. L’avocate de Christine Blasey Ford rétorque qu’il n’est pas étonnant que les gens ne se souviennent pas d’une soirée qui s’est déroulée il y a plus de trente ans si rien de particulier ne leur est arrivé ce jour-là.

Dimanche 23 septembre. Chuck Grassley et les avocats de Christine Blasey Ford annoncent avoir trouvé un accord. Christine Blasey Ford témoignera devant le comité le jeudi 27 septembre. Brett Kavanaugh ne sera pas présent dans la salle à ce moment-là mais témoignera également devant le comité, juste après Ford. La sécurité de Ford sera assurée. Elle sera autorisée à consulter ses avocats durant son témoignage et à réclamer autant de pauses qu’elle le désirera.

Quelques heures après l’annonce de la date de l’audition, nouveau rebondissement. Le New Yorker publie un article contenant le témoignage d’une deuxième femme accusant à son tour Brett Kavanaugh d’agression sexuelle ! Elle s’appelle Deborah Ramirez et est âgée de 53 ans. Elle accuse Brett Kavanaugh de lui avoir montré son pénis et de l’avoir approché de sa figure lors d’une soirée étudiante à l’Université de Yale. Ramirez reconnaît toutefois que les faits se sont déroulés lors d’une soirée durant laquelle elle avait beaucoup bu. On peut même lire dans l’article du New Yorker qu’elle a d’abord hésité à parler, n’étant pas tout à fait certaine que l’étudiant lui ayant montré son pénis soit bien Kavanaugh. Mais, écrit le New Yorker, « après avoir évalué ses souvenirs avec soin pendant six jours et consulté son avocat », elle pense pouvoir affirmer avec certitude que Kavanaugh est bien le coupable. Ramirez affirme avoir été contrainte de toucher le pénis de Kavanaugh en le repoussant alors qu’elle ne le souhaitait pas. Exposer son sexe et contraindre quelqu’un à le toucher sans son consentement constitue une agression sexuelle.

À la suite de la publication de l’article du New Yorker, Dianne Feinstein, soutenue par d’autres Démocrates, adresse une lettre à Chuck Grassley pour lui demander de reporter l’audition de Christine Blasey Ford dont la date vient d’être fixée quelques heures auparavant. Elle réclame que le FBI ouvre une enquête au sujet des deux accusations pesant désormais sur Brett Kavanaugh et que le comité attende le rapport du FBI avant d’auditionner qui que ce soit.

Les Républicains sont furieux. Ils estiment que les accusations de Deborah Ramirez ne sont pas crédibles et que le New Yorker n’aurait pas publié son article s’il avait respecté certains standards déontologiques. Les Démocrates accusent les Républicains de n’avoir aucune considération pour les victimes d’agression sexuelle qui osent courageusement rompre le silence.

Chuck Grassley a refusé de reporter l’audition de Christine Blasey Ford. Jusqu’à preuve du contraire, celle-ci témoignera donc bien le jeudi 27 septembre prochain.

NOUVEL ACCORD ENTRE LES DEUX CORÉES

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Alors que le dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord semble ne pas avoir beaucoup progressé depuis le sommet de Singapour, la Corée du Sud continue à trouver des points d’accord avec son voisin. Cette semaine, Moon Jae-In et Kim Jong-Un se sont rencontrés à Pyongyang et ont signé un nouvel accord dans lequel leurs deux pays s’engagent à « cesser toute activité hostile l’un envers l’autre ». Moon Jae-In a déclaré que « l’ère de la paix » avait débuté. L’accord prévoit notamment de supprimer des postes de garde dans la zone démilitarisée d’ici à la fin de l’année, de créer des routes et des voies de chemin de fer reliant les deux pays et de présenter une candidature commune pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2032. Kim Jong-Un devrait aussi se rendre à Séoul « le plus rapidement possible », ce qu’aucun leader nord-coréen n’a jamais fait. Le président Trump a qualifié la signature de cet accord d’avancée très positive.

L’IMAGE DE LA SEMAINE

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Le président Trump réconforte et distribue des repas aux victimes de l’ouragan Florence en Caroline du Nord.

L’ouragan Florence a dévasté la Caroline du Nord et la Caroline du Sud la semaine dernière. Au moins 36 personnes sont décédées et les dégâts matériels causés par les inondations sont très importants.

ROD ROSENSTEIN, CALL YOUR OFFICE

D’après le New York Times, Rod Rosenstein, le numéro 2 du Département de la Justice, aurait suggéré en mai 2017 d’enregistrer en secret ses conversations avec le président Trump, afin d’avoir de quoi convaincre les membres de son Cabinet d’invoquer le 25ème amendement. Dans sa section 4, le 25ème amendement de la Constitution américaine prévoit que le président des Etats-Unis peut être destitué si son vice-président et une majorité des membres de son Cabinet signent un document affirmant qu’il est incapable d’exercer ses fonctions. Cette procédure n’a encore jamais été utilisée.

Rod Rosenstein a démenti et affirmé que « Au vu de mes interactions avec le président, il n’y a pas lieu d’invoquer le 25ème amendement ».

La question est de savoir comment Donald Trump va réagir à ces allégations. Pourrait-il licencier Rosenstein, qui, on le rappelle, supervise l’enquête de Robert Mueller sur la Russie?

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

D’après un sondage Gallup, la majorité des Américains estiment que les standards éthiques du président Trump sont moins élevés que ceux des sept derniers présidents élus avant lui, y compris Richard Nixon ! 43% des Américains estiment ainsi que les standards éthiques de Trump sont inférieurs à ceux de Nixon, contre 37% qui pensent qu’ils sont supérieurs.

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LA PHRASE DE LA SEMAINE

You need to build a wall around the Sahara. (Vous devriez construire un mur autour du Sahara)

C’est ce qu’aurait déclaré le président Trump au ministre des Affaires Étrangères espagnol, d’après ce dernier. Josep Borrell a expliqué dans un discours prononcé à Madrid que Donald Trump lui avait récemment conseillé de construire un mur le long du Sahara pour stopper l’immigration de l’Afrique vers l’Espagne. Inutile de préciser qu’il serait quelque peu compliqué pour le gouvernement espagnol de construire un mur sur le territoire de plusieurs autres états souverains.

LE LIVRE DE LA SEMAINE

Stormy Daniels a rédigé son autobiographie, intitulée Full Disclosure.

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Elle y parle de son enfance difficile. Elle dit notamment avoir été violée à de nombreuses reprises par un voisin dès l’âge de neuf ans. Elle raconte ensuite comment elle est devenue strip-teaseuse et actrice dans des films pornographiques.

Mais ce qui a passionné les médias cette semaine, c’est le chapitre dans lequel elle évoque la relation sexuelle qu’elle a eue avec Donald Trump en 2006. Elle raconte, comme elle l’avait déjà fait précédemment, qu’elle a rencontré Donald Trump lors d’un tournoi de golf au Lake Tahoe et que ce dernier l’a invitée dans sa chambre d’hôtel. Elle a ensuite accepté de coucher avec lui. Ce qui est nouveau, c’est que Stormy Daniels décrit de manière assez détaillée l’anatomie de celui qui est désormais Président des Etats-Unis. Pour info, le pénis de Donald Trump ressemblerait à un champignon…..

Stormy Daniels affirme aussi que lors d’une autre rencontre avec Donald Trump en 2007, elle l’a entendu avoir une conversation téléphonique très amicale avec Hillary Clinton. Après avoir raccroché, Trump aurait dit à Daniels au sujet de Clinton qu’il l’adorait et qu’elle était très intelligente. Daniels affirme aussi que Trump et Clinton ont discuté de la possibilité que leurs deux familles partent ensemble en vacances.

LA POLÉMIQUE DE LA SEMAINE

Connaissez-vous Salt Bae? Si ce n’est pas le cas, on vous rassure, ce n’est pas très grave. Salt Bae, de son vrai nom Nusret Gökçe, est un cuisinier turc devenu célèbre sur Internet en raison de sa manière particulière de jeter du sel sur ses steaks… Il est aujourd’hui le patron de sa propre chaîne de restaurants huppés. Ses différents établissements se trouvent à Istanbul, Dubaï, Abu Dhabi, New York et Miami.

Venons-en aux faits. Cette semaine, Salt Bae a reçu le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse dans son restaurant d’Istanbul. Pour l’occasion, il a réalisé une vidéo qu’il a publiée sur Twitter et Instagram. Dans cette vidéo, on le voit servir des côtes d’agneau à Nicolas Maduro. On voit aussi le président vénézuélien dire toute son admiration pour le restaurateur, plaisanter avec lui et se régaler tout en fumant le cigare. La vidéo a fait scandale étant donné que beaucoup de Vénézuéliens n’ont plus de quoi manger à leur faim et qu’un steak au restaurant de Salt Bae coûte au minimum $275. D’après cette photo publiée sur son compte Twitter, Salt Bae vend aussi des steaks enrobés d’or 24 carats.

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Vu l’ampleur de la polémique suscitée, Salt Bae a rapidement supprimé la vidéo le montrant en train de plaisanter avec Maduro de ses comptes Twitter et Instagram.

Le sénateur républicain Marco Rubio, très engagé sur le dossier vénézuélien, a toutefois eu le temps de voir cette vidéo avant qu’elle ne soit effacée et n’a pas du tout apprécié. Dans un tweet, il a publié l’adresse et le numéro de téléphone du restaurant de Salt Bae à Miami.

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Traduction: Cet homme qui admire tant le dictateur Nicolas Maduro possède un restaurant à Miami. Il s’appelle NUSR-ET STEAKHOUSE MIAMI situé au 999 Brickell Avenue, Miami, FL 33131. Le numéro de téléphone est le 1 305 415 9990 au cas où quelqu’un voudrait appeler.

L’initiative de Rubio a été très critiquée. Est-ce le rôle d’un sénateur d’encourager les gens à boycotter un commerce parce qu’il est en désaccord politique avec son propriétaire? Et si, au lieu de se plaindre par téléphone, quelqu’un avait décidé d’avoir recours à la violence, Rubio n’aurait-il pas pu être accusé de l’y avoir encouragé?

Interrogé un peu plus tard par le Miami Herald, Rubio a reconnu avoir agi sous le coup de l’émotion. (L’un des défauts des réseaux sociaux n’est-il pas qu’ils nous poussent tous à réagir instantanément sous le coup de l’émotion? 🤔)

This guy’s here celebrating him as some sort of hero. I don’t know. I got pissed. Is that a good answer? (Ce type est en train de le célébrer comme une sorte de héros. Je ne sais pas. Cela m’a énervé. Est-ce que c’est une bonne réponse?)

PS: Un article du Miami Herald expliquait aussi que Salt Bae avait déjà créé la polémique à l’époque où il avait ouvert son restaurant à Miami. Il avait alors publié une photo de lui habillé en guérillero à côté d’un portrait de Fidel Castro. On espère que personne n’a montré cette photo à Marco Rubio.

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ROAD TO THE MIDTERMS

Plus que 4⃣3⃣ jours avant les élections de mi-mandat…

  • Une famille déchirée par les élections

Paul Gosar est candidat républicain à la Chambre des Représentants dans la 4ème circonscription de l’Arizona. Au lieu de le soutenir, six de ses frères et sœurs ont décidé de tourner dans l’un des clips de campagne de son adversaire démocrate. Ils appellent les électeurs à ne pas voter en faveur de leur frère.

Paul Gosar a répondu à ses frères et sœurs dans un communiqué assez incroyable, dans lequel il déclare notamment à leur sujet que « comme tous les gauchistes, ils font passer l’idéologie politique avant la famille. Lénine, Mao, et Kim Jong-Un seraient fiers d’eux ». Et il conclut par « Aux six Gosar démocrates en colère – rendez-vous à la maison de papa et maman! ». Thanksgiving et les fêtes de fin d’année s’annoncent joyeuses dans la famille Gosar…

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  • Sondages très serrés en Floride

Qui de Bill Nelson, sénateur démocrate sortant qui brigue un nouveau mandat, ou du républicain Rick Scott, actuel gouverneur de l’état, remportera l’élection au Sénat en Floride? Difficile à dire. Les sondages sont très serrés. Le dernier en date crédite Rick Scott de 42% des intentions de vote, contre 41% pour Bill Nelson. Incontestablement l’un des duels à suivre lors de ces élections.

MEANWHILE, IN CALIFORNIA…

Le gouverneur de Californie Jerry Brown vient de signer une loi qui fait de son état le premier état américain à interdire aux bars et restaurants de servir automatiquement des pailles en plastique à leurs clients avec leurs boissons. Les serveurs ne pourront fournir une paille à un client que si celui-ci en fait expressément la demande. Le but est de lutter contre la production de déchets plastiques, très néfastes pour l’environnement.

 

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