WEEKLY NEWS FLASH #187

Au sommaire cette semaine: les réactions politiques aux tueries d’El Paso et de Dayton, les tweets de Donald Trump (encore et toujours) et quelques autres informations plus ou moins importantes. Bonne lecture !

LE POINT SUR LES TUERIES D’EL PASO ET DE DAYTON

Tout au long de la semaine, on a énormément parlé des deux fusillades survenues le week-end précédent à El Paso et à Dayton. Pour rappel, ces deux fusillades ont fait 31 morts. L’une d’entre elles semble pouvoir être qualifiée d’attentat terroriste puisque son auteur avait des motivations politiques et racistes affichées. L’autre semble correspondre au schéma malheureusement trop classique des fusillades de masse américaines perpétrées par des individus instables dont il est difficile de saisir les motivations exactes.

El Paso. La fusillade qui a éclaté dans un supermarché Walmart d’El Paso, au Texas, a fait 22 morts. Le bilan initial de 20 morts a été revu à la hausse cette semaine après que deux victimes soient décédées des suites de leurs blessures à l’hôpital. Huit victimes sont de nationalité mexicaine. Le tireur s’est rendu lorsque la police est arrivée sur les lieux et a été arrêté. Il a avoué que son objectif était de « tuer des Mexicains ». Peu avant de passer à l’action, il avait publié un manifeste politique sur Internet, dans lequel il affirmait que son acte était une réponse à l’ « invasion hispanique du Texas ».

Dayton. La fusillade qui a éclaté dans une rue fréquentée de Dayton, en Ohio, a fait 9 morts. Le tireur a été rapidement abattu par la police. Même s’il possédait un compte Twitter sur lequel il se décrivait comme « de gauche » et publiait parfois des messages de soutien à Bernie Sanders et Elizabeth Warren, rien n’indique que ce soient ses opinions politiques qui l’aient poussé à passer à l’action. Les enquêteurs déclarent ne pas savoir ce qui a motivé son geste, mais plusieurs articles parus dans la presse américaine cette semaine dressent le portrait d’un jeune homme fasciné par la violence. D’après de nombreux témoignages, il avait notamment rédigé une liste des étudiants qu’il voulait assassiner (pour les garçons) et violer (pour les filles) lorsqu’il était au lycée.

LA UNE DE LA SEMAINE

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La Une du magazine TIME après les fusillades d’El Paso et de Dayton. On peut y lire les noms des 253 localités américaines qui ont été touchées par une fusillade de masse depuis le début de l’année 2019. (Une fusillade étant comptabilisée comme fusillade de masse lorsqu’au moins quatre personnes – sans compter l’assaillant – sont tuées et/ou blessées).

LE DISCOURS DE LA SEMAINE

Lundi dernier, le président Trump s’est adressé à la nation depuis la Maison Blanche après les fusillades d’El Paso et de Dayton. Voici ce qu’il fallait retenir de son allocution:

1. Le président a fermement condamné le racisme et la suprématie blanche.

In one voice, our nation must condemn racism, bigotry and white supremacy. These sinister ideologies must be defeated. Hate has no place in America. (D’une seule voix, notre nation doit condamner le racisme, le sectarisme et la suprématie blanche. Ces idéologies sinistres doivent être vaincues. La haine n’a pas sa place en Amérique)

2. Le président a également appelé à lutter contre la « glorification de la violence » dans la société, y compris dans certains jeux vidéos.

3. En revanche, le président n’a pas mentionné la nécessité de durcir la législation en vigueur sur les armes à feu. Il a même déclaré:

Mental illness and hatred pulls the trigger, not the gun. (La maladie mentale et la haine appuient sur la détente, pas l’arme à feu)

4. Le président a adressé ses condoléances aux victimes des fusillades d’El Paso et de Toledo, au lieu de Dayton (ndlr: Toledo est une autre ville de l’Ohio). L’erreur n’est évidemment pas passée inaperçue. Le député démocrate de l’Ohio et candidat à l’élection présidentielle de 2020 Tim Ryan a réagi d’une façon peu orthodoxe sur Twitter.

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LE TERME À RETENIR DE LA SEMAINE

Red flag laws ou « lois sur les signaux d’alarme ». Les tueries d’El Paso et de Dayton ont une nouvelle fois relancé le débat politique relatif à la législation sur les armes à feu et un certain nombre d’élus républicains se disent désormais favorables à l’adoption de red flag laws, tout comme le président Trump. Le Congrès pourrait donc trouver un point d’entente à ce sujet après les vacances parlementaires du mois d’août. (Il reste en revanche peu probable que d’autres mesures soient adoptées tant que les Républicains détiendront la majorité des sièges au Sénat).

Qu’est-ce qu’une red flag law? Il s’agit d’une loi permettant à un juge d’interdire à une personne d’acheter des armes et de lui confisquer celles qu’elle détient déjà si cette personne a été signalée par un proche comme présentant des troubles psychologiques ou comme étant potentiellement dangereuse.

On parle plutôt de red flag laws au pluriel car les modalités potentielles d’une telle législation sont multiples. Par exemple, quel signalements pourraient être pris en compte par la police? Uniquement ceux des membres de la famille de la personne ou aussi ceux de ses collègues de travail? Si un juge confisquait ses armes à quelqu’un, pendant combien de temps la mesure pourrait-elle être valable? etc. C’est en raison de toutes ces possibilités que les Républicains du Congrès qui se disent favorables à l’adoption de red flag laws ne projettent pas d’adopter une red flag law au niveau fédéral, mais plutôt une législation visant à inciter tous les états américains à adopter leur propre red flag law. Les modalités exactes de la législation pourraient donc légèrement varier d’un état à l’autre. Les sénateurs Lindsey Graham et Marco Rubio plaident notamment en faveur de l’adoption d’une telle législation depuis un certain temps. À la suite des tueries d’El Paso et de Dayton, ils espèrent pouvoir convaincre la majorité de leurs collègues de les rejoindre. Ils affirment que les red flag laws permettraient d’éviter de nombreuses tragédies. On a par exemple appris que la mère du tireur d’El Paso avait alerté la police il y a plusieurs semaines au sujet de son fils, rapportant qu’il était potentiellement dangereux et possédait une mitrailleuse. La police lui a répondu que c’était légal et qu’elle ne pouvait absolument rien faire tant que son fils n’avait pas enfreint la loi. Si une red flag law avait existé au Texas, la police aurait pu agir et un juge aurait pu confisquer son arme à l’auteur du futur massacre. Certains élus républicains restent toutefois opposés à l’adoption de red flag laws. Ils craignent notamment que certains juges privent trop rapidement des citoyens de leur droit constitutionnel à posséder une arme, sans que ceux-ci aient eu droit à un procès équitable.

Des red flag laws ont déjà été adoptées dans 17 états américains ainsi qu’à Washington, D.C. Le Texas et l’Ohio, où ont eu lieu les récentes tueries, ainsi que 31 autres états ne disposent d’aucune législation de ce type.

LA CARTE BLANCHE DE LA SEMAINE

White-Nationalist Terrorism Must Be Stopped, par George P. Bush

Le fils aîné de Jeb Bush, qui occupe aussi le poste de Land Commissioner au Texas, a rédigé cette carte blanche publiée par The Atlantic quelques jours après la tuerie d’El Paso. En plus du débat sur les armes à feu, cette dernière a aussi déclenché un débat relatif à la progression du racisme, des idées des suprémacistes blancs et du terrorisme d’extrême droite aux Etats-Unis.

George P. Bush qualifie clairement l’auteur de la fusillade d’El Paso de « terroriste » et affirme qu’il est temps pour les membres de son parti de reconnaître que le « terrorisme nationaliste blanc » est un véritable problème contre lequel il faut se donner les moyens de combattre.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Mercredi, le président Trump et son épouse se sont rendus à Dayton puis à El Paso pour rencontrer des victimes des fusillades ainsi que les forces de l’ordre locales. Dans les deux villes, des manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre la venue du président, l’accusant de contribuer au climat de violence dans le pays. À l’hôpital d’El Paso, aucun des huit patients blessés lors de la fusillade n’a souhaité le rencontrer. Donald Trump s’est donc contenté de discuter avec des membres du personnel de l’hôpital. Il a également rencontré un bébé que son oncle avait spécialement amené sur place pour l’occasion. Les parents de ce bébé ont tous les deux perdus la vie lors de la fusillade d’El Paso. Melania Trump a publié sur son compte Twitter une photo sur laquelle on la voit tenir le bébé orphelin dans ses bras tandis que Donald Trump se tient fièrement à côté d’elle, le pouce levé.

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Le cliché a suscité l’indignation de nombreux Américains qui le jugent obscène. Ils estiment que le président et son épouse ont fait preuve d’une attitude totalement inappropriée vu les circonstances. Mais l’oncle du bébé a pris leur défense, précisant que ses parents étaient des supporters du président et auraient apprécié le geste.

Cette photo n’est pas la seule polémique ayant entouré la visite du président Trump à l’hôpital d’El Paso. Alors qu’il s’adressait aux membres du personnel de l’hôpital, il a en effet pris le temps de parler fièrement du meeting qu’il avait tenu dans leur ville il y a plusieurs mois. Il s’est vanté d’avoir rassemblé davantage de monde à l’époque que les organisateurs d’une manifestation visant à protester contre sa venue – et à laquelle avait participé Beto O’Rourke, ex-député et aujourd’hui candidat démocrate à l’élection présidentielle de 2020.

I was here three months ago. That place was packed. (…) And then you had this crazy Beto. Beto had like 400 people in a parking lot. (J’étais ici il y a trois mois. Cet endroit était plein à craquer. (…) Et puis, il y avait ce fou, Beto. Beto a rassemblé 400 personnes sur un parking)

La veille, Donald Trump avait déjà publié ce tweet au sujet de Beto O’Rourke, après que ce dernier l’ait accusé d’être raciste.

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Traduction: Beto (faux nom pour indiquer une origine hispanique) O’Rourke, qui est embarrassé par ma dernière visite dans le grand état du Texas, où je l’ai battu à plates coutures, et qui est maintenant encore plus embarrassé par les sondages qui le donnent à 1% pour la primaire démocrate, devrait respecter les victimes et les forces de l’ordre & se taire!

Réponse du principal intéressé:

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Traduction: 22 personnes sont mortes dans ma ville dans un acte terroriste inspiré par votre racisme. El Paso ne va pas se taire et moi non plus.

LES DÉCLARATIONS DE LA SEMAINE

Les candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020 ont passé beaucoup de temps à parler des fusillades d’El Paso et de Dayton durant toute la semaine. Ils ont tous appelé le Congrès à durcir la législation sur les armes à feu. Certains d’entre eux ont aussi accusé le président Trump d’être en partie responsable du climat de violence régnant dans le pays et de la tuerie raciste d’El Paso. D’après eux, la rhétorique du président, qu’ils jugent raciste, encouragerait les suprémacistes blancs à passer à l’action. Certains Démocrates sont même allés beaucoup plus loin, accusant le président d’être lui-même un suprémaciste blanc. C’est notamment le cas de Beto O’Rourke, Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Kirsten Gillibrand. Cette accusation n’a évidemment pas plu au président Trump, qui a accusé en retour les Démocrates de qualifier toute personne ne partageant pas leurs opinions politiques d’être raciste.

Pour info, voici la définition de « suprémaciste blanc » telle qu’elle figure dans le dictionnaire américain Merriam-Webster: « Une personne qui croit que la race blanche est fondamentalement supérieure aux autres races et que les Blancs devraient avoir le contrôle sur les personnes appartenant à une autre race ». O’Rourke, Sanders, Warren et Gillibrand affirment donc désormais ouvertement que le président Trump correspond à cette définition. Joe Biden s’est quant à lui gardé de qualifier directement le président de suprémaciste blanc. Il a toutefois indiqué que « tout ce qu’il dit contribue à encourager les suprémacistes blancs et je ne suis pas sûr qu’il y ait vraiment une différence ».

Joe Biden a d’ailleurs prononcé un discours assez remarqué en Iowa, lors duquel il a prononcé les mots suivants:

How far is it from Trump saying « this is an invasion » to the shooter in El Paso declaring « this attack is a response to the Hispanic invasion of Texas »? Not far at all. How far is it from the white supremacists and neo-nazis in Charlottesville – Trump’s « very fine people » – chanting « You will not replace us » to the shooter at the Tree of Life synagogue in Pittsburgh saying Jews « were committing genocide to his people »? Not far at all. (…) This president has fanned the flames of white supremacy in this nation. (Quelle différence y a-t-il entre Trump disant « ceci est une invasion » et le tireur d’El Paso déclarant « ceci est une attaque en réponse à l’invasion hispanique du Texas »? Pas une très grande différence. Quelle différence y a-t-il entre les suprémacistes blancs et les néonazis de Charlottesville – les « gens très bien » de Trump – chantant « Vous ne nous remplacerez pas » et le tireur de la synagogue Tree of Life de Pittsburgh disant que les Juifs « commettent un génocide contre son peuple »? Pas une très grande différence. (…) Ce président a attisé les flammes de la suprématie blanche au sein de cette nation)

L’ancien vice-président a cependant également ajouté que:

I wish I could say this hate began with Trump and will end with him. It didn’t and it won’t. The battle for the soul of this nation has been a constant push-and-pull between the American ideal that we are all created equal and the harsh reality that racism has long torn us apart. (J’aimerais pouvoir dire que cette haine a débuté avec Trump et finira avec lui. Ce n’est pas le cas et ce ne sera pas le cas. La bataille pour l’âme de cette nation a toujours été un combat constant entre l’idéal américain selon lequel nous sommes tous nés égaux et la dure réalité du racisme qui nous a longtemps déchirés)

Le président Trump n’a pas manqué de réagir au discours de Joe Biden sur Twitter.

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Traduction: Je suis en train de regarder le discours de Joe Biden le fatigué. C’est tellement ennuyeux! Les médias bidons verront leur audience mourir avec ce type. Ce sera fini pour eux, sans mentionner le fait que notre Pays ira mal avec lui. Ce sera un gros crash, mais au moins la Chine sera heureuse!

Le président a publié ce tweet alors qu’il se trouvait à bord d’Air Force One pour se rendre de Dayton à El Paso.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

2,000 ou le nombre de publicités contenant le mot « invasion » diffusées sur Facebook par le compte officiel de la campagne 2020 de Donald Trump depuis le mois de janvier, d’après une analyse du New York Times. Toutes ces publicités étaient relatives au thème de l’immigration et souvent accompagnées d’images de migrants traversant la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.

LE GESTE SYMPATHIQUE DE LA SEMAINE

Kamala Harris a fait livrer un déjeuner à l’équipe de campagne de Beto O’Rourke à El Paso. Un joli geste de solidarité dont a témoigné le directeur adjoint de la communication d’O’Rourke sur Twitter.

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LA POLÉMIQUE DE LA SEMAINE

Le député démocrate Joaquin Castro – qui est aussi le frère jumeau du candidat à la présidence Julián Castro – a publié sur Twitter une liste contenant les noms de 44 personnalités originaires de sa ville de San Antonio, au Texas, et qui ont fait des dons financiers conséquents à la campagne électorale de Donald Trump.

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Le tweet de Joaquin Castro indiquait qu’il était triste de voir autant de citoyens de San Antonio contribuer à « une campagne de haine qui qualifie les immigrants hispaniques d’envahisseurs ».

De nombreux Républicains se sont rapidement indignés, accusant Joaquin Castro de « harceler » des citoyens américains en raison de leurs opinions politiques et de les mettre potentiellement en danger en jetant leurs noms en pâture à ses milliers d’abonnés sur Twitter. Le député républicain Steve Scalise, qui a été gravement blessé lors d’une fusillade visant des élus républicains sur un terrain de baseball en 2017, a déclaré que « les gens ne devraient pas être pris pour cible en raison de leurs opinions politiques. Ce n’est pas un jeu. C’est dangereux ».

Joaquin Castro se défend d’avoir commis une erreur en diffusant cette liste sur Twitter. Il affirme que ces informations sont publiques et disponibles sur le site officiel de la Commission Électorale Fédérale (FEC), ce qui est vrai. Aux Etats-Unis, les campagnes électorales doivent déclarer toutes les contributions qu’elles reçoivent à cette commission et ces informations sont effectivement publiques. Tout citoyen effectuant une recherche aurait donc pu trouver les informations diffusées par Joaquin Castro sur son compte Twitter. Celui-ci estime par conséquent que son tweet n’a rien de scandaleux. Tout le monde n’est pas convaincu.

LA CONDAMNATION DE LA SEMAINE

Cesar Sayoc, cet homme qui avait envoyé des enveloppes contenant des engins explosifs à de nombreuses personnalités démocrates en octobre 2018, a été condamné à une peine de 20 ans de prison.

Lors de son procès, Sayoc a plaidé coupable et a déclaré qu’il avait des regrets. « Je suis plus que désolé pour ce que j’ai fait. Maintenant que je suis un homme sobre, je sais que j’étais un homme très malade. J’aurais dû écouter ma mère, l’amour de ma vie. Elle m’avait dit de me faire aider », a-t-il déclaré.

Les avocats de Sayoc ont affirmé que celui-ci avait été abusé sexuellement par un professeur au sein de l’école catholique qu’il avait fréquentée durant son enfance et qu’il souffrait d’un syndrome de stress post-traumatique. Ils ont aussi décrit leur client comme une personne aux capacités mentales limitées et comme un drogué. Ils affirment qu’il a pris conscience de la gravité de ses actes.

L’OPÉRATION CHIRURGICALE DE LA SEMAINE

Le sénateur républicain Rand Paul a dû se faire retirer une partie du poumon 😱 Cette opération est une conséquence supplémentaire de l’agression violente que lui a infligée son voisin en 2017. Rand Paul a indiqué qu’il allait se remettre de son opération pendant les vacances parlementaires du mois d’août et qu’il devrait être de retour en forme à Washington en septembre.

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Traduction: Malheureusement, je vais devoir limiter mes activités au mois d’août. Une partie de mon poumon qui a été abîmée lors de mon agression en 2017 a dû être retirée lors d’une opération ce week-end. Les médecins, infirmiers et tout le personnel du Centre Médical de la Vanderbilt University ont été géniaux. Je devrais pouvoir revenir au Sénat en septembre.

L’EMBARGO DE LA SEMAINE 🇻🇪

La Maison Blanche a décrété un embargo sur le Venezuela. Des sanctions contre des membres du gouvernement vénézuélien et contre certaines entreprises vénézuéliennes étaient déjà en place mais l’embargo économique américain sera désormais total, comme pour Cuba, l’Iran, la Corée du Nord et la Syrie.

Quelques jours après la mise en place de cet embargo par les Etats-Unis, Nicolas Maduro a annoncé que son gouvernement ne participerait plus aux négociations entamées il y a plusieurs semaines avec l’opposition et sponsorisées par la Norvège.

LA DÉMISSION DE LA SEMAINE

Jon Huntsman a annoncé qu’il quitterait son poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Russie le 3 octobre prochain. Il avait pris ses fonctions en octobre 2017.

Si l’on en croit certaines rumeurs, Huntsman songerait à se présenter aux prochaines élections au poste de gouverneur de l’Utah. Un poste qu’il a déjà occupé de 2005 à 2009. Il a également été ambassadeur des Etats-Unis en Chine et candidat à l’élection présidentielle en 2012.

LE SCÉNARIO DE POLITIQUE-FICTION DE LA SEMAINE

Des guerres pourraient-elles éclater dans les années à venir en raison du réchauffement climatique? C’est la question posée par Foreign Policy dans un récent article. Celui-ci commence par un scénario de politique-fiction plutôt surprenant. Le magazine imagine qu’en 2025, le président des Etats-Unis Gavin Newsom (actuel gouverneur démocrate de Californie) annonce qu’il a donné un ultimatum d’une semaine au gouvernement brésilien pour cesser ses activités de déforestation en Amazonie et que, si celui-ci ne le respecte pas, il lancera une opération militaire contre le Brésil.

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Alors, vous y croyez?

ROAD TO 2020

En attendant de savoir si Gavin Newsom sera élu à la présidence des Etats-Unis en 2024 comme semble le penser Foreign Policy, revenons-en à la campagne actuelle pour l’élection présidentielle de 2020.

  • Joe Biden, call your office

Joe Biden a prononcé un discours important cette semaine. Nous en avons parlé ci-dessus. Mais il a aussi commis plusieurs gaffes qui n’ont pas manqué de susciter l’inquiétude dans les rangs de ses supporters…

Tout d’abord, l’ancien vice-président a maladroitement déclaré que « les enfants pauvres sont aussi intelligents et talentueux que les enfants blancs ». Il s’est immédiatement corrigé, affirmant qu’il avait voulu parler des enfants riches. Ses détracteurs estiment toutefois qu’il s’agit d’un lapsus révélateur.

Biden a aussi fait référence à Margaret Thatcher alors qu’il voulait parler de Theresa May. Et il a affirmé que les élèves du lycée de Parkland étaient venus le voir lorsqu’il était vice-président. Or, la fusillade de Parkland a eu lieu en février 2018, soit plus d’un an après que Biden ait quitté la vice-présidence des Etats-Unis.

  • L’événement de la semaine

Le coup d’envoi de la Iowa State Fair, cette foire agricole organisée chaque année au mois d’août en Iowa. Cet état étant le premier à voter lors des primaires et caucus, les candidats à l’élection présidentielle ont l’habitude d’y défiler pour aller à la rencontre des électeurs. Il faut dire que c’est l’occasion rêvée pour eux d’en séduire beaucoup. La foire accueille chaque année environ 1,3 million de visiteurs !

Les candidats n’oublient évidemment pas de s’arrêter à presque tous les stands pour goûter les produits des agriculteurs locaux, un peu comme les politiciens français au Salon de l’Agriculture. Chaque candidat a aussi la possibilité de s’exprimer pendant 20 minutes depuis une tribune improvisée. Simplement muni d’un micro à un emplacement réservé au milieu de la foule, il doit se débrouiller pour parvenir à capter l’attention du public afin que celui-ci se rassemble pour l’écouter.

Il existe aussi un stand qui organise un sondage très peu scientifique. Le public est amené à désigner son candidat à la présidence favori en déposant un grain de maïs dans le pot portant son nom.

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La Iowa State Fair a débuté ce jeudi 8 août et se prolongera jusqu’au 18 août.

  • La crème glacée de la semaine

Le créateur de la marque Ben & Jerry’s a créé une glace spéciale en l’honneur de Bernie Sanders, à l’occasion de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2020. Ben Cohen est un ardent supporter du sénateur du Vermont et avait déjà créé une crème glacée en son honneur en 2016. La nouvelle version a été baptisée « Bernie’s Back« .

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Elle n’est disponible qu’en édition limitée. Pour tenter de remporter un pot collector, il fallait s’inscrire à un concours sur le site web de Bernie Sanders avant le 9 août.

LE DÉCÈS DE LA SEMAINE

Jeffrey Epstein est décédé. Cet homme d’affaires récemment arrêté et inculpé pour trafic de mineures a été retrouvé mort dans sa cellule d’une prison de New York ce week-end. Il se serait suicidé. Le ministre de la Justice William Barr a déclaré que le FBI avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de sa mort.

Les théories du complot se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux et le président Trump a lui-même partagé le tweet d’un comédien suggérant que les époux Clinton étaient responsables de l’assassinat d’Epstein ! Pour rappel, il est avéré que Bill Clinton a voyagé à quatre reprises à bord du jet privé de ce dernier.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump contribue à propager une théorie du complot, mais il reste évidemment assez incroyable qu’un président des Etats-Unis accuse l’un de ses prédécesseurs d’être coupable d’un assassinat…..

LE CARNET ROSE DE LA SEMAINE

George W. Bush est devenu grand-père pour la troisième fois. Sa fille Jenna a donné naissance à son troisième enfant, un petit garçon prénommé Henry. L’ex-président et son épouse Laura ont posé fièrement avec leur premier petit-fils.

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(Photo publiée sur le compte Instagram de George W. Bush)

 

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