WEEKLY NEWS FLASH #188

L’actualité politique américaine est un peu plus calme que d’habitude en ce mois d’août. Au cours des sept derniers jours, on a essentiellement parlé du peu de soutien apporté par le président Trump aux manifestants de Hong Kong et de la décision d’Israël d’interdire à deux députées démocrates de pénétrer sur son territoire. Sans oublier le scoop du Wall Street Journal selon lequel Donald Trump voudrait acheter le Groenland…

À HONG KONG, LES MANIFESTANTS BRANDISSENT LE DRAPEAU AMÉRICAIN ET CHANTENT L’HYMNE NATIONAL AMÉRICAIN

Le mouvement de protestation ne faiblit pas à Hong Kong. Cette semaine, les manifestants se sont rassemblés dans l’aéroport de la ville et y ont bloqué tous les vols pendant deux jours.

La crainte de voir le gouvernement chinois intervenir brutalement pour réprimer les manifestations est de plus en plus grande. La Chine a effectivement positionné des dizaines de chars à l’intérieur et aux alentours du stade de Shenzhen, une ville située tout près de la frontière entre la Chine continentale et Hong Kong. Le gouvernement de Pékin ne cesse de hausser le ton, affirmant notamment que les manifestants hongkongais présentent des « germes de terrorisme ».

Sur les réseaux sociaux, les images de manifestants hongkongais brandissant le drapeau américain et chantant l’hymne national américain se sont multipliées.

Certains manifestants ont également appelé le président Trump à « libérer Hong Kong ».

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En dépit de la diffusion de ces images sur les chaînes de télévision américaines, le président Trump n’a jamais pris la parole pour apporter clairement son soutien aux manifestants. Voici le message qu’il a publié sur Twitter lors du deuxième jour de blocage de l’aéroport.

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Traduction: Nos services de renseignement nous ont informés que le gouvernement chinois était en train d’amener des troupes à la frontière avec Hong Kong. Tout le monde devrait rester calme et à l’abri!

Le contraste avec les messages de soutien envoyés aux manifestants hongkongais par le reste de la classe politique américaine est saisissant. De nombreux élus, Démocrates comme Républicains, ont effectivement clairement affiché leur soutien aux manifestants et mis en garde la Chine contre toute intervention militaire. Nous avons sélectionné trois exemples ci-dessous.

  1. Beto O’Rourke, Démocrate, candidat à l’élection présidentielle de 2020
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Traduction: Aux manifestants qui risquent leur vie pour la démocratie à Hong Kong, je veux que vous sachiez que nous sommes avec vous. Nous croyons en vous. Et peu importe ce que dit notre président, l’Amérique sera toujours du côté de la liberté.
  1. Mitt Romney, Républicain, sénateur de l’Utah
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Traduction: Les manifestations à Hong Kong exposent encore un peu plus au grand jour la campagne de répression implacable menée par la Chine, la censure et l’emprisonnement de millions de personnes. Je soutiens le peuple de Hong Kong dans sa quête de liberté et d’autonomie. Le Parti Communiste chinois et l’armée devraient rester à Pékin.
  1. Kevin McCarthy, Républicain, député de Californie et leader de la minorité républicaine à la Chambre des Représentants
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Traduction: Aux milliers de jeunes gens à Hong Kong qui prennent la défense des droits de l’homme et dénoncent le Parti Communiste de Chine: nous vous voyons brandir le drapeau américain et nous vous entendons chanter notre hymne national. L’Amérique défend la liberté. L’Amérique soutient Hong Kong.

Quelques jours plus tard, le président Trump a publié un autre tweet dans lequel il qualifiait le président chinois Xi Jinping de « grand leader » et semblait vouloir l’encourager à résoudre le « problème hongkongais » humainement.

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Traduction: Je connais très bien le Président Xi de Chine. C’est un grand leader qui est très respecté par son peuple. C’est aussi un homme bien confronté à un « job difficile ». Je n’ai AUCUN doute sur le fait que si le Président Xi veut résoudre la problème hongkongais rapidement et humainement, il peut le faire. Rencontre personnelle?

Par curiosité, nous avons effectué une petite recherche pour savoir qui avait déjà été qualifié de « grand leader » par Donald Trump sur Twitter. Voici la liste des heureux élus:

  • Benjamin Netanyahu
  • Margaret Thatcher
  • Joe Torre, Tony La Russa & Bobby Cox (joueurs de baseball, à l’occasion de leur entrée au Hall of Fame)
  • Steve Crisafulli (à l’époque Speaker de la Chambre des Représentants de Floride)
  • Barack Obama (*ironiquement)
  • John Kelly
  • Michael Whatley (président du Parti Républicain de Caroline du Nord)
  • Xi Jinping

LA MAISON BLANCHE ANNONCE QUE CERTAINES IMPORTATIONS CHINOISES NE SERONT FINALEMENT TAXÉES QU’À PARTIR DU 15 DÉCEMBRE

L’une des raisons pour lesquelles le président Trump évite d’apporter un soutien trop prononcé aux manifestants hongkongais est peut-être sa volonté d’aboutir à un accord commercial avec la Chine…

À ce propos, la Maison Blanche avait récemment annoncé qu’une nouvelle taxe de 10% allait être mise en place à partir du 1er septembre sur tous les produits chinois qui n’étaient pas encore concernés jusqu’à présent. L’entrée en vigueur de cette nouvelle taxe est finalement reportée au 15 décembre pour un certain nombre de produits, dont notamment les téléphones portables, les ordinateurs, les jouets et certains vêtements. Le président Trump a affirmé que la décision avait pour but de ne pas nuire au consommateur américain durant la période des achats de Noël.

LA CONTROVERSE DE LA SEMAINE

Sur les conseils insistants de Donald Trump, Israël a décidé d’interdire aux députées démocrates Rashida Tlaib et Ilhan Omar de pénétrer sur son territoire. Celles-ci ont donc été contraintes d’annuler un déplacement qu’elles devaient effectuer très prochainement. Le gouvernement israélien a indiqué qu’il avait décidé de refuser l’accès à son territoire aux deux députées en raison de leur soutien affiché au mouvement BDS.

Le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) est un mouvement appelant à mettre en place un boycott international de l’état d’Israël jusqu’à ce que celui-ci mette fin à la colonisation des territoires occupés et respecte le droit au retour des réfugiés palestiniens. Rashida Tlaib et Ilhan Omar soutiennent ouvertement ce mouvement mais elles font figure d’exceptions au sein de la classe politique américaine. La Chambre des Représentants a d’ailleurs récemment voté à une très large majorité en faveur d’une résolution condamnant ce mouvement, jugé antisémite par ses détracteurs. Tous les députés républicains (à l’exception de Thomas Massie) et l’immense majorité des députés démocrates ont voté en faveur de cette résolution.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’objectif de la visite d’Ilhan Omar et de Rashida Tlaib en Israël était de profiter de l’occasion pour afficher leur soutien au mouvement BDS et pour nier la légitimité de l’existence d’Israël. Les Israéliens s’appuient sur les déclarations passées des deux députées, ainsi que sur l’itinéraire de leur voyage. Celui-ci était organisé par une association palestinienne et ne prévoyait aucune rencontre avec des officiels israéliens, ni aucune visite sur les sites historiques d’Israël ou au mémorial Yad Vashem. Les deux députées prévoyaient de se rendre quasi exclusivement dans les territoires occupés. Pour l’ambassadeur d’Israël en poste à Washington, c’est la preuve que leur voyage « avait pour but de créer des problèmes, pas d’apprendre ». Les détracteurs de Tlaib et Omar notent qu’elles ont également refusé de participer il y a quelques semaines au voyage officiel d’une délégation bipartisane du Congrès en Israël.

La décision du gouvernement israélien a été condamnée par l’ensemble des élus démocrates, même ceux qui ne soutiennent pas le mouvement BDS et qui ne partagent pas les opinions de Tlaib et Omar concernant Israël. Ils estiment que le gouvernement d’Israël, allié des Etats-Unis, ne devrait pas refuser d’accueillir deux députées américaines démocratiquement élues et devrait être capable de tolérer la critique. Ils craignent que cette affaire nuise aux relations entre les Etats-Unis et Israël et reprochent à Benjamin Netanyahu d’avoir simplement obéi aux désirs de Donald Trump. Autrement dit, d’avoir fait passer ces derniers avant les intérêts de son propre pays.

Rashida Tlaib a ensuite fait une demande pour un visa humanitaire afin de pouvoir rendre visite à sa grand-mère palestinienne, qui vit en Cisjordanie. Ce visa humanitaire lui a été accordé par Israël, à condition qu’elle s’engage à ne pas promouvoir le boycott de l’état juif lors de sa visite. Après réflexion, Rashida Tlaib a annoncé qu’elle avait décidé de ne pas faire usage du visa humanitaire obtenu et de ne pas rendre visite à sa grand-mère vu les conditions imposées par Israël.

I have decided that visiting my grandmother under these oppressive conditions stands against everything I believe in – fighting against racism, oppression and injustice. (J’ai décidé que rendre visite à ma grand-mère dans ces conditions oppressives serait contraire à tout ce en quoi je crois – la lutte contre le racisme, l’oppression et l’injustice)

Le ministre de l’Intérieur israélien a déclaré au sujet de la décision de Tlaib que « sa haine pour Israël est plus forte que son amour pour sa grand-mère ».

DONALD TRUMP VOUDRAIT QUE LES ÉTATS-UNIS ACHÈTENT LE GROENLAND !

Le Wall Street Journal a révélé cette semaine que, d’après plusieurs sources bien informées, le président Trump aurait évoqué lors de plusieurs réunions la possibilité pour les Etats-Unis d’acheter le Groenland. Il aurait même demandé aux conseillers juridiques de la Maison Blanche de se pencher sur le sujet.

Le Groenland est l’une des plus grandes îles du monde. Elle est située au nord-est du Canada, à cheval entre l’Océan Atlantique et l’Océan Arctique. Le Groenland appartient au Danemark mais dispose d’une large autonomie.

Si le scoop du WSJ a suscité beaucoup de moqueries, l’idée de Donald Trump n’est en réalité pas si absurde que cela sur le plan géopolitique. Le Groenland est situé à un endroit hautement stratégique. Les Etats-Unis y disposent d’ailleurs d’une base militaire importante – la Thule Air Base – depuis 1951. Il suffit de regarder la carte ci-dessous pour se rendre compte de l’intérêt géostratégique que représenterait la possession du Groenland (en vert sur la carte) pour les Etats-Unis. (Regardez le double front que constitueraient l’Alaska et le Groenland en face de la Russie).

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Le sol du Groenland est en outre très riche en ressources naturelles. De nouvelles routes maritimes pourraient aussi être bientôt praticables dans la région en raison de la fonte de la banquise entraînée par le réchauffement climatique.

Donald Trump n’est pas le premier président américain à songer à acheter le Groenland. Les Etats-Unis avaient déjà proposé de le faire en 1946. Ce ne serait pas non plus la première fois que les Etats-Unis achèteraient un territoire à un autre pays. Il suffit de penser à l’achat de la Louisiane en 1803 ou de l’Alaska en 1867. Le tout dernier achat de territoire par les Américains remonte à 1917. Les Etats-Unis avaient alors acheté les Îles Vierges américaines au… Danemark (!), pour la modique somme de 25 millions de dollars.

Si l’idée de Donald Trump est donc loin d’être totalement absurde en tant que telle, elle semble toutefois difficilement réalisable. En effet, le monde a changé depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les achats de territoire effectués sans demander l’avis des populations locales ne sont plus très à la mode et rien n’indique que les 56,000 habitants du Groenland aient envie de devenir Américains. Rien n’indique non plus que le Danemark ait envie de se séparer du Groenland.

Sur Twitter, le gouvernement du Groenland a d’ores et déjà fait savoir que le territoire n’était pas à vendre – tout en profitant de l’opportunité pour renvoyer les internautes vers le site web de l’office du tourisme local.

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L’ANECDOTE INCROYABLE DE LA SEMAINE

En mai 2017, le magazine Bloomberg Businessweek plaçait le premier ministre canadien Justin Trudeau à sa Une, le présentant comme l’ « anti-Trump ».

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Si l’on en croit un article d’Axios, Donald Trump aurait à l’époque écrit « Looking good! Hope it’s not true » (Vous êtes beau! J’espère que ce n’est pas vrai) sur la couverture d’un exemplaire du magazine et l’aurait envoyé par courrier à l’ambassade du Canada à Washington. L’ambassadeur canadien aurait cru qu’il s’agissait d’un canular.

L’HOMME DE LA SEMAINE

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Anthony Scaramucci. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est parce qu’Anthony Scaramucci a occupé brièvement le poste de directeur de la communication de la Maison Blanche en juillet 2017. Pendant 11 jours exactement. Il a par la suite continué à dire qu’il soutenait le président Trump. Jusqu’à ce qu’il change radicalement de ton… Il avait déjà récemment critiqué les propos de Donald Trump lorsque celui-ci avait appelé quatre députées démocrates à « rentrer dans leur pays ». Cette semaine, il a affirmé que le président Trump était désormais totalement hors de contrôle et que le Parti Républicain devrait nommer un autre candidat à l’élection présidentielle de 2020 !

Lors d’une interview, Scaramucci a comparé Donald Trump au réacteur nucléaire de la série Chernobyl récemment diffusée à la télévision américaine.

We are now in the early episodes of Chernobyl on HBO, where the reactor is melting down and the apparatchiks are trying to figure out whether to cover it up or start the clean-up process. A couple more weeks like this and « country over party » is going to require the Republicans to replace the top of the ticket in 2020. (Nous sommes maintenant dans les premiers épisodes de Chernobyl sur HBO, quand le réacteur entre en fusion et que les apparatchiks essayent de déterminer s’il faut le cacher ou commencer à le réparer. Encore quelques semaines comme celle-ci et la nécessité de placer les intérêts du pays avant ceux du parti devrait forcer les Républicains à placer un autre candidat sur leur ticket en 2020)

Anthony Scaramucci assure qu’il est loin d’être le seul parmi les anciens membres de l’administration Trump – et même parmi ses membres actuels – à avoir cette opinion, mais qu’il est le premier à oser s’exprimer publiquement. Il déclare vouloir inciter les autres à faire de même et à alerter le public sur l’instabilité du président et les dangers que sa réélection représenterait.

Scaramucci déclare avoir décidé de prendre la parole à la suite des récents propos du président sur les quatre députées démocrates qui devraient « rentrer dans leur pays » et sur la ville de Baltimore. Il affirme que ces commentaires lui ont fait prendre conscience que la stratégie du président était de diviser le pays et que son bon bilan économique n’était plus une excuse suffisante pour le soutenir.

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Traduction: À ceux qui me demandent, « pourquoi as-tu mis autant de temps? », vous avez raison. J’ai essayé de voir le meilleur en Donald Trump en me basant sur des interactions privées et des accords sur certains sujets. Mais sa rhétorique qui divise de plus en plus – et les dégâts qu’elle cause au sein de notre société – pèse plus lourd que n’importe quel gain économique sur le court terme.

D’après Donald Trump, Scaramucci est tout simplement un ancien employé frustré qui cherche à faire parler de lui. Le président n’a pas hésité à publier plusieurs tweets pour le critiquer. Dans l’un de ces tweets, il le qualifie notamment d’ « incapable ».

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Traduction: Anthony Scaramucci, qui a été rapidement licencié (11 jours) d’un poste qu’il était totalement incapable d’occuper, semble maintenant passer son temps à la télévision en temps qu’expert sur le « Président Trump ». Comme beaucoup d’autres soi-disant experts à la télévision, il ne sait presque rien de moi….

ROAD TO 2020

Terminons par les informations concernant la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle de 2020, à commencer par l’abandon de John Hickenlooper.

  • John Hickenlooper n’est plus candidat à l’élection présidentielle

L’ex-gouverneur du Colorado a annoncé cette semaine qu’il mettait un terme à sa campagne pour l’élection présidentielle. Il a aussi indiqué qu’il allait réfléchir à la possibilité de se présenter au Sénat. Un siège de sénateur du Colorado sera effectivement en jeu en novembre 2020 et le sénateur républicain sortant Cory Gardner semble affaibli. Beaucoup de Démocrates pensent que si John Hickenlooper se présentait face à lui, il aurait de très grandes chances de l’emporter, ce qui permettrait aux Démocrates de reprendre un siège aux Républicains. Affaire à suivre.

  • Beto O’Rourke relance sa campagne

Après avoir cessé de faire campagne pendant une dizaine de jours à la suite de la tuerie qui a touché sa ville natale d’El Paso, Beto O’Rourke a tenté de se relancer. Il a prononcé un discours dans lequel il a indiqué qu’il ne se rendrait pas à la Iowa State Fair et qu’il ferait désormais campagne dans des endroits où les candidats ont moins l’habitude de se rendre mais qui, selon lui, hébergent les communautés les plus dangereusement menacées par les politiques et la rhétorique du président Trump.

  • La déclaration de la semaine

There’s an awful lot of really good Republicans out there. I get in trouble for saying that with Democrats, but the truth of the matter is, every time we ever got in trouble with our administration, remember who got sent up to Capitol Hill to fix it? Me. Because they know I respect the other team. I do. They’re decent people. They ran because they care about things, but they’re intimidated right now. (Il y a énormément de très bons Républicains là dehors. Je me crée des ennuis en disant cela aux Démocrates, mais la vérité est que, chaque fois que nous avions un problème au sein de notre administration, vous vous souvenez de qui était envoyé au Capitole pour arranger les choses? Moi. Parce qu’ils savaient que je respectais l’autre équipe. C’est le cas. Ce sont des personnes décentes. Ils ont été candidats aux élections parce que les choses leur importent, mais ils sont intimidés en ce moment)

Joe Biden lors d’un discours ce week-end. L’ancien vice-président semble déterminé à continuer de faire une distinction entre Donald Trump et la majorité des élus républicains du Congrès. Au début de sa campagne, il avait déjà indiqué que le Parti Républicain retrouverait ses esprits lorsque Donald Trump quitterait le pouvoir et qu’il serait alors de nouveau possible pour les Démocrates de travailler avec les Républicains. Une opinion qui est loin de faire l’unanimité dans le camp démocrate.

  • La vidéo de la semaine

Bernie Sanders a dévoilé une vidéo dans laquelle on le voit discuter politique avec la rappeuse Cardi B. La vidéo a été tournée dans un salon de manucure de Detroit. Le but principal de l’initiative serait de sensibiliser et de séduire les plus jeunes électeurs.

  • L’interview de la semaine

L’ex-sénateur républicain Jeff Flake a accordé une interview au Deseret News. Il y annonce (attention, énorme surprise) qu’il ne votera pas pour Donald Trump en 2020. Jeff Flake affirme qu’il aimerait que le Parti Républicain nomme un autre candidat, mais il reconnaît que cela ne sera certainement pas le cas. Par conséquent, il affirme qu’il n’exclut pas de voter pour le candidat démocrate à la prochaine élection présidentielle si celui-ci est un « Démocrate responsable ». Si ce n’est pas le cas, il n’exclut pas de voter pour un troisième candidat, comme il l’avait déjà fait en 2016.

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Il est important de noter que même si Jeff Flake n’exclut pas de voter Démocrate en 2020, il indique aussi clairement dans cette même interview qu’il n’a nullement l’intention de quitter le Parti Républicain.

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