WEEKLY NEWS FLASH #81

Cette semaine, nous vous emmenons au Montana, où un candidat a remporté une élection après avoir agressé un journaliste à la veille du scrutin ! Et ce n’est évidemment pas tout.

L’ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

Le premier voyage de Donald Trump à l’étranger en tant que Président des Etats-Unis. Pour tout savoir à ce sujet, lisez notre article POTUS & FLOTUS Abroad.

L’ÉLECTION DE LA SEMAINE

Une élection spéciale était organisée cette semaine au Montana. Elle devait désigner le remplaçant de Ryan Zinke, devenu Secrétaire à l’Intérieur, à la Chambre des Représentants.

Qui étaient les principaux candidats?

Greg Gianforte, candidat du Parti Républicain. Cet homme d’affaires est devenu millionaire après avoir créé puis revendu une entreprise active dans le secteur des technologies. Il avait déjà tenté de se présenter au poste de gouverneur en novembre dernier. Il avait été battu par le gouverneur démocrate sortant, Steve Bullock. Lors de sa campagne, il avait déclaré qu’il ne prendrait jamais sa retraite parce que cela irait à l’encontre de ses croyances religieuses. Il affirme en effet que l’idée de la retraite n’est jamais évoquée dans la Bible.

How old was Noah when he built the ark? 600. He wasn’t like, cashing Social Security checks, he wasn’t hanging out, he was working. So, I think we have an obligation to work. The role we have in work may change over time, but the concept of retirement is not biblical. (Quel âge avait Noé lorsqu’il a construit l’Arche? 600 ans. Il ne percevait pas de chèques de la Sécurité Sociale, il ne glandait pas, il travaillait. Donc, je pense que nous avons l’obligation de travailler. Le rôle que nous avons dans le monde du travail peut évoluer avec le temps, mais le concept de la retraite n’est pas biblique)

Notons néanmoins que Gianforte évoquait avant tout son intention personnelle de ne jamais arrêter de travailler. Son programme ne prévoyait pas de supprimer le droit à la retraite des citoyens américains.

Gianforte est aussi un grand amateur de chasse. Il aurait même un jour tué un ours noir à l’aide d’un arc et de flèches ! Il a été soutenu par le vice-président Mike Pence et par Donald Trump Jr., qui ont participé à des meetings à ses côtés.

Rob Quist, candidat du Parti Démocrate. Auteur-compositeur-interprète de musique country/folk relativement connu au Montana, il ne s’était jusqu’ici jamais engagé en politique. Ne se séparant jamais de son chapeau de cow-boy, il a mené une campagne populiste et défendu des idées très libérales, comme la création d’un système d’assurance maladie universelle. Ses idées étaient parfois très proches de celles défendues par Bernie Sanders, qui l’a d’ailleurs activement soutenu. Lorsque la presse locale a rapporté qu’il n’avait pas toujours payé ses factures et ses impôts à temps, Quist a expliqué qu’il avait été contraint de s’endetter en raison de problèmes de santé. Il a utilisé son histoire personnelle pour démontrer la nécessité de réformer en profondeur l’accès à la santé aux Etats-Unis.

Mark Wicks, candidat du Parti Libertarien.

Qui était le favori des sondages?

Le candidat républicain Greg Gianforte était donné favori dans les sondages. Le Montana est en effet un état qui penche plutôt du côté républicain. Néanmoins, les électeurs du Montana sont capables de surprendre. Ils ont ainsi un gouverneur démocrate depuis 2005. En novembre dernier, ils avaient accordé une large victoire à Donald Trump face à Hillary Clinton pour la présidentielle (+20 points), mais avaient dans le même temps réélu leur gouverneur démocrate, Steve Bullock.

Quand Greg Gianforte agresse un journaliste….

Rebondissement de dernière minute ! Nous sommes à la veille du scrutin. Ben Jacobs, journaliste au Guardian, accuse Greg Gianforte de l’avoir agressé et d’avoir cassé ses lunettes.

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Traduction: Greg Gianforte vient de me jeter au sol et a cassé mes lunettes

Ben Jacobs se trouvait au QG de campagne de Gianforte, à Bozeman. Alors qu’il tentait de lui poser une question au sujet de l’AHCA, la proposition de loi de remplacement de l’Obamacare récemment adoptée par la Chambre des Représentants, Gianforte se serait énervé. Il l’aurait plaqué au sol, cassant au passage ses lunettes, et lui aurait ensuite asséné des coups en criant « Sortez d’ici! ». Ben Jacobs a été évacué à bord d’une ambulance et a ensuite porté plainte. Suite à cette plainte, le shérif du comté a annoncé que des témoins avaient été interrogés et que Greg Gianforte avait été inculpé pour voie de fait. Il sera convoqué au tribunal d’ici au 7 juin.

L’agression d’un journaliste par un candidat aux élections a évidemment suscité un émoi important dans les médias. Plusieurs journaux du Montana ayant précédemment apporté leur soutien à Gianforte ont immédiatement annoncé qu’ils lui retiraient ce soutien.

La porte-parole du candidat républicain a quant à elle publié un communiqué accusant Ben Jacobs d’avoir été agressif à l’encontre de Gianforte. D’après ce communiqué, Ben Jacobs serait entré dans la pièce où se trouvait Gianforte sans y avoir été autorisé et aurait « placé agressivement un dictaphone devant le visage » du candidat républicain tout en lui posant des questions. Gianforte lui aurait alors demandé d’abaisser son dictaphone et de partir. Jacobs refusant d’obtempérer, Gianforte aurait tenté de saisir le dictaphone. Jacobs aurait alors agrippé le poignet du candidat et les deux hommes seraient tombés à terre. Le communiqué ne contenait aucun mot d’excuse.

Cette version des faits a été démentie par des journalistes de Fox News présents dans la pièce et qui ont confirmé la version de Ben Jacobs. À savoir que Gianforte, agacé par sa question, aurait pété les plombs, l’empoignant par le cou, le jetant au sol et lui donnant des coups tout en criant qu’il devait quitter les lieux. L’enregistrement audio de la scène, rendu public par Jacobs, semble également confirmer sa version des faits. Jamais Gianforte ne demande poliment à Jacobs d’abaisser son dictaphone ou de quitter les lieux avant de l’agresser. On l’entend en revanche hurler qu’il en a assez de l’attitude des journalistes.

… et remporte l’élection !

À la suite de cet épisode, on pouvait raisonnablement se demander si les électeurs du Montana allaient sanctionner Gianforte, jusque-là favori. La réponse est non. Le candidat républicain a largement remporté le scrutin.

Greg Gianforte (R) 50%

Rob Quist (D) 44%

Mark Wicks (L) 6%

Il faut néanmoins préciser que près de 260,000 personnes (sur 700,000 inscrits sur les listes électorales) avaient déjà voté lorsque Greg Gianforte a agressé Ben Jacobs. Les opposants à la pratique du early voting ont d’ailleurs affirmé que cet événement était la preuve qu’il faudrait le supprimer. D’après eux, les électeurs qui votent à l’avance sont privés d’informations importantes pouvant être divulguées jusque dans les derniers jours précédant le scrutin.

Lors de son discours de victoire, Greg Gianforte a présenté des excuses à Ben Jacobs.

Last night, I made a mistake and I took an action that I can’t take back. And I’m not proud of what happened. I should not have responded in the way that I did and for that I’m sorry. I should not have treated that reporter that way, and for that I’m sorry, Mr. Ben Jacobs. (Hier soir, j’ai commis une erreur et j’ai commis un acte que je ne peux pas effacer. Et je ne suis pas fier de ce qui est arrivé. Je n’aurais pas dû réagir comme je l’ai fait et j’en suis désolé. Je n’aurais pas dû traiter ce journaliste de cette manière, et je suis désolé, Mr. Ben Jacobs)

Le Parti Républicain a-t-il condamné le comportement de son candidat?

Sans doute pas assez fermement. Si aucun Républicain n’a salué le comportement de Gianforte, il n’y a pas eu pour autant de condamnation unanime. La plupart des futurs collègues de Gianforte au Congrès ne se sont tout simplement pas exprimés sur le sujet. Le Parti Républicain n’a pas non plus sanctionné son candidat en lui demandant de retirer sa candidature.

Lors d’une conférence de presse, Paul Ryan a condamné le comportement de Gianforte et déclaré qu’il devrait s’excuser.

I think he should apologize. (Je pense qu’il devrait s’excuser)

There is no time where a physical altercation should occur with the press or just between human beings. (Une altercation physique ne devrait jamais se produire avec la presse ni entre les êtres humains en général)

Le speaker a néanmoins ajouté qu’il revenait aux électeurs du Montana de décider si Gianforte méritait ou non d’être élu et que leur décision serait respectée.

La condamnation la plus ferme dont nous ayons eu connaissance de la part d’un élu républicain est celle de Mark Sanford, député de Caroline du Sud. Il a fermement condamné le comportement de Gianforte et a aussi affirmé qu’il était révélateur du climat politique actuel dans le pays. Il a même accusé le président des Etats-Unis, Donald Trump, d’être en partie responsable de ce climat de violence, en ayant banalisé la haine des médias au cours de sa campagne et en ayant parfois semblé approuver la violence lors de ses meetings.

People feel like if the President of the United States can say anything to anybody at any time « then I guess I can too », and that is a very, very dangerous phenomenon. And then if you’re in a big convention center and you’re yelling, « I wish I could hit you in the face », which the president said, « and if not I’ll pay your legal bills »… Words matter. I think it’s more general than it is specific to the press, but the press is one of the bogeymen out there. (Les gens se disent que si le Président des Etats-Unis peut dire ce qu’il veut à n’importe qui n’importe quand alors « je suppose que je le peux aussi », et c’est un phénomène très, très dangereux. Et lorsque vous êtes dans un palais des congrès et que vous criez « J’aimerais bien pouvoir vous frapper au visage », ce que le président a dit, « et si vous le faites je payerai vos frais de justice »… Les mots ont une importance. Je pense que le problème est plus général que spécifique à la presse, mais la presse est un bouc émissaire)

LE BUDGET DE LA SEMAINE

Le projet de budget 2018 de la Maison Blanche a été officiellement remis au Congrès. Il s’intitule A New Foundation For American Greatness.

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Ce projet de budget correspond bien aux grandes lignes qui avaient déjà été présentées par la Maison Blanche au mois de mars. Nous vous invitons à relire notre Weekly News Flash #72 pour plus d’explications.

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Source: Washington Post

Le projet ayant désormais été officiellement transmis au Congrès, celui-ci va devoir commencer à en débattre.

Au final, c’est bien le Congrès qui décidera du budget. Les projets de budget présentés par la Maison Blanche sont des déclarations d’intention. Ils sont très souvent largement remaniés par le Congrès.

Les Démocrates critiquent fortement le projet de Donald Trump, notamment la diminution de 31% du budget de l’Agence de Protection de l’Environnement, les coupes drastiques dans les dépenses sociales ou dans le domaine des arts et de la culture. D’après le sénateur démocrate Ron Wyden, le budget Trump est tout simplement bon à être jeté à la poubelle.

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Beaucoup de Républicains critiquent également certains points du projet de la Maison Blanche. Ils sont notamment opposés à la réduction du budget du Département d’Etat.

LES CHIFFRES DE LA SEMAINE

Le CBO (Congressional Budget Office), bureau en charge d’évaluer les coûts et répercussions des propositions de loi examinées au Congrès, a rendu ses prévisions sur l’AHCA, la proposition de loi de remplacement de l’Obamacare récemment adoptée à la Chambre des Représentants. Quelques chiffres importants à retenir.

23 millions

D’après le rapport du CBO, 23 millions d’américains pourraient perdre leur assurance maladie ces dix prochaines années si l’AHCA entrait en vigueur.

51 millions

Le nombre de personnes âgées de moins de 65 ans qui n’auraient aucune assurance maladie en 2026 si l’AHCA entrait en vigueur, contre 28 millions seulement si l’Obamacare restait en place.

850%

L’augmentation possible du coût de certaines assurances sur une période de dix ans suivant l’entrée en vigueur de l’AHCA.

119 milliards de dollars

La réduction du déficit budgétaire entraînée par l’entrée en vigueur de l’AHCA. Sans doute le seul chiffre du rapport du CBO qui soit une bonne nouvelle pour les Républicains. Néanmoins, la première version de l’AHCA, qui n’avait pas été adoptée par la Chambre, aurait conduit à une réduction du déficit bien plus importante que la version remaniée adoptée (337 milliards de dollars).

! L’AHCA a été adopté par la Chambre des Représentants mais pas encore par le Sénat. Il est peu probable que les sénateurs républicains votent en faveur du texte sans le modifier. Ils avaient déjà émis des réserves au sujet du texte adopté par leurs collègues de la Chambre et les chiffres du CBO devraient achever de les convaincre de le remanier amplement.

LES RÉVÉLATIONS DE LA SEMAINE

Le feuilleton Trump/Russie continue. Pas une semaine ne passe sans que de nouvelles révélations ne soient divulguées dans la presse. Cette semaine, on a appris que Jared Kushner, le beau-fils et conseiller du président, était désormais une person of interest dans le cadre de l’enquête du FBI. Cela signifie que le FBI s’intéresse à Kushner, en particulier à ses contacts avec l’ambassadeur russe à Washington et avec un banquier de Moscou. Attention ! Cela ne signifie pas pour autant que Jared Kushner ait enfreint la loi. On sait simplement que le FBI s’intéresse à lui dans le cadre de son enquête sur la Russie, tout comme à Michael Flynn et à d’autres conseillers de campagne de Donald Trump. Seule différence majeure entre Kushner et les autres personnes actuellement visées par l’enquête: Kushner travaille à la Maison Blanche.

D’autre part, le Washington Post a également révélé que Jared Kushner aurait demandé à Sergey Kislyak, l’ambassadeur russe en poste à Washington, d’établir un canal de communication direct entre l’équipe de transition de Donald Trump et le Kremlin ! Ce sont des sources anonymes au sein du gouvernement fédéral américain qui ont rapporté cette information au Washington Post. Si elle s’avère exacte, il s’agirait d’un autre élément troublant semblant suggérer une proximité inhabituelle entre l’entourage de Donald Trump et la Russie.

QUI POUR REMPLACER JAMES COMEY À LA TÊTE DU FBI?

Toujours pas de réponse à cette question. Ce ne sera toutefois pas Joe Lieberman. L’ex-sénateur et ex-colistier d’Al Gore lors de l’élection présidentielle de 2000 avait été présenté par la presse comme le nouveau favori de Donald Trump ces derniers jours. Mais il a annoncé qu’il ne pensait pas être la personne adéquate pour le poste.

LE DISCOURS DE LA SEMAINE

Hillary Clinton a prononcé un discours lors de la cérémonie de remise des diplômes du Wellesley College, où elle a elle-même autrefois été étudiante. (NB: Aux Etats-Unis, il est courant que les universités invitent une personnalité de haut rang pour prononcer un discours lors de la cérémonie annuelle de remise des diplômes).

Hillary Clinton a profité de ce discours pour s’en prendre violemment à Donald Trump et le comparer à Richard Nixon. Évoquant le climat politique sur le campus lorsqu’elle avait obtenu son diplôme en 1969, elle a déclaré:

We were furious about the past presidential election of a man whose presidency would eventually end in disgrace with his impeachment for obstruction of justice after firing the person running the investigation into him at the Department of Justice. (Nous étions furieux de la victoire à la dernière élection présidentielle d’un homme dont la présidence finirait finalement en disgrâce avec son impeachment pour entrave à la justice après qu’il ait renvoyé la personne qui menait l’enquête le concernant au Département de la Justice)

Hillary Clinton parlait ici de Nixon mais le parallèle avec Donald Trump et le récent licenciement de James Comey n’aura échappé à personne. Clinton semble suggérer que Donald Trump pourrait finir par être victime d’une procédure d’impeachment comme Nixon.

Hillary Clinton a aussi dénoncé une époque d’ « attaque contre la vérité » et a appelé les jeunes à se mobiliser et à s’engager politiquement pour faire entendre leurs idées.

Enfin, l’ex-candidate à la présidentielle a affirmé en plaisantant qu’elle avait eu un peu de mal à se remettre du résultat de l’élection. Elle a expliqué qu’elle s’était consolée en passant du temps avec sa famille, en faisant de longues promenades dans les bois et… en buvant du Chardonnay !

I won’t lie. Chardonnay helped a little too. (Je ne vais pas mentir. Le Chardonnay m’a un peu aidée aussi)

BONUS. Pour les inconditionnels d’Hillary Clinton, lecture recommandée de l’article du New York Magazine auquel elle s’est confiée sur sa vie post-élection présidentielle perdue face à Donald Trump. Cliquez ici.

LE DÉCÈS DE LA SEMAINE

Zbigniew Brzezinski, intellectuel réputé, spécialiste des questions de politique étrangère et ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter (1977-1981) est décédé cette semaine. Il avait 89 ans.

Brzezinski est né en Pologne mais avait déménagé à Montréal à l’âge de dix ans. Son père, diplomate, y avait obtenu un poste. En raison de l’éclatement de la guerre en Europe, la famille Brzezinski restera au Canada. Zbigniew étudiera la science politique à l’Université McGill de Montréal, avant de partir aux Etats-Unis pour effectuer son doctorat à Harvard. Il écrira de nombreux livres par la suite. Il était avant tout spécialiste de l’Union Soviétique. Il deviendra citoyen américain en 1958. Il épousera la nièce d’Eduard Benes, ex-président de Tchécoslovaquie ! Sa fille Mika est aujourd’hui une journaliste populaire travaillant pour MSNBC. C’est elle qui a annoncé son décès.

En tant que conseiller à la sécurité nationale, Brzezinski a eu une influence certaine sur la politique mise en place par le président Carter. Il n’était pas toujours sur la même longueur d’ondes que le Secrétaire d’Etat de l’époque, Cyrus Vance, ce qui a parfois créé des tensions au sein de l’administration. Vance finira d’ailleurs par démissionner en 1980 lorsque le président Carter prendra la décision, soutenue par Brzezinski mais à laquelle il était opposé, de lancer une opération militaire visant à libérer les 52 américains retenus en otage à l’ambassade américaine de Téhéran. La mission échouera lamentablement, conduisant à la mort de huit soldats américains. Les otages seront libérés bien plus tard, le jour de l’investiture de Ronald Reagan.

Plus récemment, Brzezinski s’est fortement opposé à l’intervention américaine en Irak en 2003 et a régulièrement critiqué l’administration Bush. Il a aussi occasionnellement critiqué Barack Obama, l’accusant notamment de manquer de détermination sur la scène internationale et d’avoir cédé face à Benjamin Netanyahu sur la question des colonies. Brzezinski était en effet un fervent critique de la politique de colonisation israélienne, à tel point qu’il fut parfois accusé d’antisémitisme.

LE LIVRE À LIRE. L’ouvrage le plus connu de Brzezinski est Le Grand Échiquier, paru en 1997.

LA RÉPLIQUE DE LA SEMAINE

Le Secrétaire à la Défense des Etats-Unis, James Mattis, était l’invité de l’émission politique Face the Nation ce dimanche. Lorsque le journaliste qui l’interrogeait lui a demandé ce qui l’empêchait de dormir la nuit, il a tout simplement répondu:

Nothing. I keep other people awake at night. (Rien. C’est moi qui empêche les autres de dormir la nuit)

LES PHRASES DE LA SEMAINE

Elles sont extraites du nouveau livre d’Al Franken, ancien humoriste devenu sénateur démocrate en 2009.

Au sujet de Ted Cruz:

Here’s the thing you have to understand about Ted Cruz. I like Ted Cruz more than most of my other colleagues like Ted Cruz. And I hate Ted Cruz. (Voici ce que vous devez comprendre à propos de Ted Cruz. J’aime davantage Ted Cruz que la plupart de mes autres collègues. Et je déteste Ted Cruz)

Au sujet de Lindsey Graham, qu’il considère comme le Républicain le plus drôle du Sénat:

In 2016, Lindsey ran for president, and found himself somewhere around fifteenth in a field of seventeen. Running into him in the senators’ bathroom, I told him, « Lindsey, if I were voting in the Republican primaries, I’d vote for you ». Without hesitation, he replied, « That’s my problem ». (En 2016, Lindsey était candidat à la présidence, et il s’est retrouvé autour de la quinzième place sur dix-sept. En le croisant dans les toilettes du Sénat, je lui ai dit, « Lindsey, si je votais aux primaires républicaines, je voterais pour toi ». Sans hésiter, il a répondu, « C’est mon problème »)

LES VILLES DE LA SEMAINE

D’après le bureau du recensement, quatre des cinq villes américaines ayant connu la plus forte croissance de population entre juillet 2015 et juillet 2016 sont situées au Texas. Il s’agit de villes situées non loin des grandes métropoles que sont Houston, Dallas ou Austin.

  1. Conroe, Texas
  2. Frisco, Texas
  3. McKinney, Texas
  4. Greenville, Caroline du Sud
  5. Georgetown, Texas

New York reste la ville la plus peuplée des Etats-Unis (8,5 millions d’habitants), devant Los Angeles (4 millions) et Chicago (2,7 millions).

MEANWHILE, IN UTAH….

Une information surprenante et intéressante. En Utah, des déçus du Parti Républicain et du Parti Démocrate ont fondé ensemble un nouveau parti politique centriste baptisé United Utah Party. Ils ont choisi Delicate Arch, l’un des symboles de l’état, pour logo.

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Ils vont maintenant tenter de récolter les 2,000 signatures nécessaires pour que leur parti soit officiellement reconnu et puisse présenter des candidats lors des prochaines élections.

LA PHOTO DE LA SEMAINE

Bono, le célèbre chanteur du groupe U2, a rendu visite à George W. Bush dans son ranch du Texas. L’ex-président a publié ce cliché sur son compte Instagram.

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AND FINALLY, ONE CRAZY THING

Plusieurs journalistes conservateurs ont découvert cette semaine un étrange prospectus dans leur boîte aux lettres. Ils sont plusieurs à en avoir publié la photo sur Twitter. Dans un anglais très approximatif, l’auteur explique que le FBI serait sur le point de faire exploser des bombes nucléaires dans plusieurs villes américaines afin d’entamer une guerre nucléaire contre la Russie ⁉️

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