COMPTE-RENDU DU DEUXIÈME DÉBAT DÉMOCRATE, PARTIE 1

Les candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020 se sont retrouvés à Detroit pour un deuxième débat télévisé. La première partie de ce débat a mis en lumière les failles existantes entre les candidats les plus radicaux et les candidats les plus centristes. Compte-rendu.

INTRODUCTION

Les critères d’admission fixés par le Parti Démocrate pour se qualifier à ce deuxième débat étaient les mêmes que pour le premier débat. Vingt candidats les avaient de nouveau remplis. Un seul changement sur la grille de départ: l’absence du député de Californie Eric Swalwell, qui a récemment mis un terme à sa campagne pour la présidence, et la qualification du gouverneur du Montana Steve Bullock.

Le député Seth Moulton, le maire de la ville de Miramar (Floride) Wayne Messam, l’ex-député Joe Sestak et le milliardaire Tom Steyer n’étaient pas qualifiés.

Comme à Miami au mois de juin, les vingt candidats qualifiés avaient été répartis en deux groupes par tirage au sort. Le premier groupe de dix candidats a débattu le mardi 30 juillet et le deuxième groupe a débattu le mercredi 31 juillet. Le compte-rendu qui suit est celui du débat qui a eu lieu le mardi 30 juillet.

LE DÉBAT

Participants: Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Pete Buttigieg, Beto O’Rourke, Amy Klobuchar, John Hickenlooper, Tim Ryan, John Delaney, Marianne Williamson, Steve Bullock

Organisateur: Le débat était organisé par CNN

Modérateurs: Jake Tapper, Dana Bash et Don Lemon

Durée du débat: 2h30

Compte-rendu:

(Attention, ce compte-rendu n’est pas un résumé exhaustif du débat. Revenir sur tout ce qui a été dit serait bien trop long. Nous avons seulement sélectionné les moments les plus marquants de la soirée)

  • La soirée en résumé: Sanders/Warren vs Delaney/Bullock/Ryan/Hickenlooper

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Ce débat avait été présenté comme un potentiel affrontement sanglant entre Bernie Sanders et Elizabeth Warren. Warren défend effectivement un programme électoral assez semblable à celui de Sanders. Les deux candidats semblent donc en concurrence directe pour séduire les électeurs démocrates situés le plus à gauche sur l’échiquier politique. Étant donné qu’ils n’étaient pas sur le même plateau lors du premier débat, cette soirée était leur première occasion pour tenter de se différencier l’un de l’autre. En réalité, ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passé. Sanders et Warren, qui se disent amis, ne se sont jamais attaqués mutuellement. Au contraire, ils ont fait front comme des alliés face aux critiques incessantes de quatre candidats plus centristes (John Delaney, Steve Bullock, Tim Ryan et John Hickenlooper) les accusant de défendre des positions trop extrêmes et de risquer ainsi de faire réélire Donald Trump. Cet affrontement Sanders/Warren vs Delaney/Bullock/Ryan/Hickenlooper fut véritablement l’élément déterminant de la soirée. Ce qui n’a d’ailleurs pas rendu service aux autres candidats présents sur le plateau, comme Pete Buttigieg et Beto O’Rourke, qui ont eu du mal à se faire remarquer.

L’opposition Sanders/Warren vs Delaney/Bullock/Ryan/Hickenlooper est apparue clairement dès le coup d’envoi du débat et est assez bien résumée par ces déclarations croisées de John Delaney et Elizabeth Warren dans leurs opening statements respectifs. John Delaney a d’emblée affirmé que les Démocrates pouvaient choisir d’emprunter la voie « que le sénateur Sanders et la sénatrice Warren veulent nous faire prendre » et adopter de « mauvaises politiques » qui feront fuir les électeurs indépendants et réélire Donald Trump en 2020, ou choisir une voie plus réaliste et pragmatique permettant de remporter l’élection. De son côté, Elizabeth Warren a d’emblée affirmé que Donald Trump n’était que l’illustration d’un « système corrompu » qui ne sert que les intérêts des plus riches et qu’il faut avoir le courage de réformer en profondeur.

Le sujet sur lequel les deux camps se sont affrontés le plus longuement est celui du Medicare for All.

  • Affrontements autour du Medicare for All

Sans entrer dans des détails trop complexes, il faut d’abord expliquer ici brièvement ce qu’est le Medicare for All. Il s’agit d’une proposition de loi originellement rédigée et introduite au Congrès par Bernie Sanders et visant a réformer le système de santé américain en profondeur. Bernie Sanders a fait de cette proposition l’un des points principaux de son programme électoral. Elizabeth Warren soutient également ce plan.

L’idée principale du Medicare for All est de créer un système d’assurance maladie universel géré directement par le gouvernement fédéral. L’état prendrait en charge tous les frais médicaux des citoyens – consultations chez le médecin, frais d’hospitalisation, mais aussi les visites chez le dentiste, l’achat de lunettes, etc. Le patient ne devrait plus rien payer lors des consultations. Ce serait l’état qui se chargerait de rémunérer directement les professionnels du secteur de la santé.

Trois principaux points de discorde autour du Medicare for All:

1 – Environ la moitié de la population américaine (entre 150 et 180 millions de personnes selon les sources) dispose aujourd’hui d’une assurance santé via son employeur. L’autre moitié de la population est assurée via un programme de l’état comme Medicare ou Medicaid et/ou via une assurance privée personnelle et/ou n’est toujours pas assurée. Les adversaires du Medicare for All estiment qu’il est fou de vouloir forcer les Américains qui sont satisfaits de leur assurance actuelle à en changer au profit d’un système totalement géré par le gouvernement. Pour eux, il s’agit d’une idée qui sera extrêmement impopulaire auprès de la majorité des électeurs américains et qui coûtera l’élection présidentielle aux Démocrates. De leur côté, Sanders et Warren se défendent en affirmant que les personnes assurées via leur employeur sont peut-être satisfaites, mais qu’elles peuvent perdre leur assurance à tout moment si elles perdent leur emploi. D’après eux, le Medicare for All apporterait de la stabilité à tous les Américains et ceux-ci se rendraient rapidement compte qu’il s’agit d’un bien meilleur système.

2 – Comment financer le Medicare for All? Les détracteurs du projet notent qu’il serait indispensable d’augmenter considérablement les impôts de la classe moyenne pour le financer, ce qui serait encore une fois très impopulaire. Bernie Sanders a lui même reconnu qu’il avait l’intention d’augmenter les impôts pour financer le programme. Cependant, il rappelle que, même si les Américains verraient leur impôts augmenter, ils seraient débarrassés de leurs frais d’assurance et ne devraient plus payer lorsqu’ils se rendraient chez le médecin. Au total, selon lui, ils gagneraient donc de l’argent.

3 – Certains adversaires du Medicare for All affirment que celui-ci mènerait à la fermeture de très nombreux hôpitaux, notamment dans les zones rurales. En effet, malgré une hausse des impôts, le programme coûterait extrêmement cher à l’état et celui-ci rémunérerait donc les professionnels de la santé à des taux inférieurs à ceux pratiqués actuellement. Par conséquent, les petits hôpitaux qui rencontrent déjà des difficultés financières à l’heure actuelle mais qui parviennent à survivre grâce aux prix qu’ils pratiquent se retrouveraient en faillite et seraient contraints de fermer leurs portes. C’est un argument que John Delaney a mis en avant lors du débat. Bernie Sanders a de son côté affirmé que ces hôpitaux gagneraient certes moins d’argent mais auraient aussi moins de frais administratifs puisqu’ils ne devraient plus s’occuper de toutes sortes de démarches administratives compliquées liées à toutes les politiques d’assurance différentes de leurs patients.

Venons-en plus précisément aux arguments mis en avant lors du débat par les candidats opposés au Medicare for All. John Delaney, Tim Ryan, Steve Bullock et John Hickenlooper n’ont pas hésité à critiquer fortement Bernie Sanders et Elizabeth Warren sur ce point.

John Delaney

John Delaney a clairement déclaré que le Medicare for All était une très mauvaise idée et que la défendre contribuerait à la réélection de Donald Trump. Il a affirmé que le Parti Démocrate ne devrait pas être le « parti de la soustraction » qui priverait les Américains qui en sont satisfaits de leur assurance privée. Il a aussi affirmé que le système serait difficile à financer et condamnerait de nombreux hôpitaux à fermer leurs portes.

Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont rapidement accusé John Delaney de se servir de faux arguments habituellement mis en avant par les Républicains (« Republican talking points »). En réponse à une question posée par le modérateur Jake Tapper au sujet de son plan, Bernie Sanders a même lancé à ce dernier: « Jake, your question is a Republican talking point » (Jake, votre question est un argument républicain).

Steve Bullock

Comme John Delaney, le gouverneur du Montana a pris position contre le Medicare for All et a suggéré qu’il vaudrait mieux tenter d’améliorer progressivement l’Obamacare au lieu de changer totalement de système et de priver les Américains qui ne le souhaitent pas de leur assurance actuelle. (NB: C’est aussi la position que défend Joe Biden). Bullock a même comparé Sanders et Warren aux Républicains qui ont passé des années à affirmer qu’ils voulaient « abroger et remplacer l’Obamacare ».

It used to be just Republicans who wanted to repeal and replace. Now many Democrats do, as well. (Avant, c’était seulement les Républicains qui voulaient abroger et remplacer l’Obamacare. Maintenant, de nombreux Démocrates le veulent aussi)

John Hickenlooper

L’ex-gouverneur du Colorado a défendu les mêmes positions que Delaney et Bullock, affirmant que le Medicare for All déplairait à la majorité des électeurs américains. Par conséquent, si le candidat démocrate à l’élection présidentielle défend cette idée, cela contribuera à la réélection de Donald Trump. « You might as well FedEx the election to Donald Trump », a déclaré Hickenlooper.

Tim Ryan

Tim Ryan a également critiqué le Medicare for All, en insistant lourdement sur le fait que de nombreux Américains sont satisfaits de leur assurance privée ou de l’assurance dont ils bénéficient grâce à leur employeur. Le député de l’Ohio a aussi souligné que certains contrats d’assurance offerts par les entreprises à leurs travailleurs ont été soigneusement négociés par les syndicats et que certains travailleurs ont parfois accepté de légères baisses de salaire en échange de l’obtention d’une bonne assurance santé. Pour Tim Ryan, il est inconcevable que le gouvernement aille dire aux syndicats et à ces travailleurs qu’il va désormais leur retirer tout ce qu’ils ont obtenu sous prétexte qu’il dispose d’un « meilleur plan ».

Bernie Sanders a répliqué que le plan qui serait offert par le gouvernement serait effectivement meilleur puisqu’il couvrirait toutes les dépenses médicales, y compris les soins dentaires, l’achat de lunettes, etc. Ryan a alors interrompu Sanders pour dire qu’il « n’en savait rien », ce à quoi Sanders a répondu: « Je le sais, j’ai écrit cette fichue proposition de loi » (I know, I wrote the damn bill). Une réplique qui n’est évidemment pas passée inaperçue.

  • L’image de la soirée

Quand John Hickenlooper et Bernie Sanders font un concours pour savoir qui lève le mieux les bras en l’air…

  • Les déclarations de la soirée

Agacés face aux critiques incessantes de leurs opposants, Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont fini par dire qu’il faudrait peut-être arrêter d’avoir peur d’être ambitieux.

Elizabeth Warren a ainsi lancé à John Delaney, qui lui expliquait une nouvelle fois qu’il fallait faire campagne sur « de vraies solutions, pas des promesses impossibles », que:

I don’t understand why anybody goes to all the trouble of running for president of the United States just to talk about what we really can’t do and shouldn’t fight for. (Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un fait campagne pour la présidence des Etats-Unis juste pour parler de ce que nous ne pouvons pas faire et de ce pour quoi nous ne devrions pas nous battre)

Plus tard, Bernie Sanders a quant à lui affirmé:

I get a little bit tired of Democrats afraid of big ideas. Republicans are not afraid of big ideas. (Je commence à en avoir un peu marre des Démocrates qui ont peur des grandes idées. Les Républicains n’ont pas peur des grandes idées)

Pete Buttigieg a semblé prendre quelque peu le parti de Warren et Sanders sur ce point, affirmant qu’il ne servait à rien de se préoccuper sans cesse de ce que les Républicains diraient de l’adversaire démocrate de Donald Trump en 2020. D’après Buttigieg, le candidat démocrate, quel qu’il soit et quel que soit son programme, sera de toute façon qualifié de « socialiste » par Donald Trump et les Républicains.

It is time to stop worrying about what the Republicans will say. It’s true that if we embrace a far-left agenda, they’re going to say we’re a bunch of crazy socialists. If we embrace a conservative agenda, you know what they’re going to do? They’re going to say we’re a bunch of crazy socialists. So let’s just stand up for the right policy, go out there and defend it. (Il est temps d’arrêter de se préoccuper de ce que les Républicains diront. Il est vrai que si nous adoptons un programme d’extrême gauche, ils diront que nous sommes une bande de socialistes fous. Mais si nous adoptons un programme conservateur, vous savez ce qu’ils diront? Ils diront que nous sommes une bande de socialistes fous. Alors adoptons simplement la politique qui est juste et défendons-la)

  • L’autre déclaration de la soirée

You don’t have to yell. (Il n’est pas nécessaire de hurler)

Tim Ryan lors d’une altercation avec Bernie Sanders

  • Tim Ryan veut faire concurrence à la Chine

Tim Ryan a déclaré que s’il était élu président, il nommerait un « chief manufacturing officer » chargé de mettre en place une politique visant à relancer le secteur industriel américain. Ryan veut que l’activité des usines américaines – notamment celles de son état de l’Ohio et du Midwest – soit relancée grâce à la construction de voitures électriques ou de panneaux solaires. Ryan a affirmé qu’entre 50% et 60% des panneaux solaires et des véhicules électriques du monde étaient actuellement fabriqués en Chine. Il voudrait que les Etats-Unis aillent concurrencer la Chine sur ce terrain.

  • Elizabeth Warren et l’arme nucléaire

Elizabeth Warren a été interrogée au sujet d’une idée qu’elle défend, à savoir que les Etats-Unis devraient formellement s’engager à ne jamais être les premiers à utiliser l’arme nucléaire. D’après elle, il s’agit de « rendre le monde plus sûr ».

We don’t expand trust around the world by saying, « You know, we might be the first ones to use a nuclear weapon ». (Nous ne propageons pas la confiance à notre égard dans le monde en disant, « Vous savez, nous pourrions être les premiers à utiliser l’arme nucléaire »)

Cette idée ne va-t-elle toutefois pas à l’encontre du principe même de dissuasion nucléaire, qui réduit le risque pour les Etats-Unis d’être attaqués? C’est ce qu’a suggéré Steve Bullock. Le gouverneur du Montana a affirmé qu’il espérait que les Etats-Unis n’auraient plus jamais à utiliser l’arme nucléaire et qu’il fallait travailler en faveur de la dénucléarisation au niveau international, mais qu’il serait absurde pour les Etats-Unis, à l’heure où des pays comme la Corée du Nord possèdent l’arme nucléaire, de dire qu’ils sont prêts à attendre qu’une ville américaine soit touchée avant de répliquer. « Une partie de notre force réside dans notre capacité de dissuasion », a-t-il affirmé.

  • Et Marianne Williamson dans tout cela?

Après avoir fait sensation lors du premier débat, Marianne Williamson s’est montrée plus discrète cette fois-ci. Mais elle a tout de même déclaré que le président Trump avait apporté une « force psychique sombre de haine collective » aux Etats-Unis et que les Démocrates devaient trouver les moyens de la combattre.

VAINQUEURS ET PERDANTS

(Pour chaque débat, nous vous donnerons notre avis sur les gagnants et les perdants de la soirée. Attention, même si nous tentons d’analyser les choses de la manière la plus objective possible – il ne s’agit pas de déclarer gagnant le candidat dont nous partageons le plus les positions -, il s’agit évidemment d’un choix quelque peu subjectif. Il n’est pas interdit d’avoir un avis divergent)

  • Les gagnants

Il nous semble assez difficile de désigner un vainqueur clair à l’issue de ce débat lors duquel personne n’est véritablement sorti du lot. Voici néanmoins notre verdict.

John Delaney/Steve Bullock/Tim Ryan/John Hickenlooper. Ces quatre candidats méritent une distinction collective pour avoir assumé leurs opinions centristes et avoir ainsi apporté de l’intérêt au débat. Leurs critiques envers Bernie Sanders et Elizabeth Warren tout au long de la soirée nous ont permis d’assister à un véritable débat d’idées et ont permis de mettre en lumière les failles existantes au sein du Parti Démocrate.

Rien n’indique pour autant que Delaney, Bullock, Ryan et Hickenlooper auront convaincu beaucoup d’électeurs démocrates de voter en leur faveur lors des primaires. Ils sont pour l’instant tous très mal classés dans les sondages, contrairement à Bernie Sanders et Elizabeth Warren. Et tout semble indiquer que les électeurs démocrates plus modérés aient jeté leur dévolu sur Joe Biden.

Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont a défendu ses positions avec aplomb face aux attaques de Delaney, Bullock, Ryan et Hickenlooper. Après une performance plutôt discrète lors du premier débat, il a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa détermination. Sa bonne performance lui aura sans doute aussi permis de rappeler aux électeurs, sans même avoir à la critiquer, qu’Elizabeth Warren n’est que la simple copie du révolutionnaire original qu’il incarne.

Marianne Williamson. Elle s’est montrée bien plus discrète que lors du premier débat. Sa mention d’une « force psychique sombre » a toutefois fait le buzz et elle continue de susciter la curiosité des Américains. D’après Google, parmi les noms de tous les candidats, le sien fut le plus recherché au cours du débat dans tous les états américains, à l’exception du Montana.

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  • Les perdants

Amy Klobuchar. Depuis le début de sa campagne, Amy Klobuchar se présente comme une candidate pragmatique et relativement modérée, au même titre que John Delaney, Steve Bullock, Tim Ryan et John Hickenlooper. Mais, contrairement à ces derniers, elle n’a pas profité de ce débat pour se distinguer de Bernie Sanders et d’Elizabeth Warren. Pire encore, après avoir regardé le débat, nous serions incapables de nous souvenir ne fût-ce que d’une seule chose qu’elle ait dite ou d’une seule position qu’elle ait défendue.

Beto O’Rourke. En perte de vitesse dans les sondages et après une mauvaise performance lors du premier débat, O’Rourke devait se rattraper. Ce ne fut pas vraiment le cas. Sa performance n’était pas catastrophique mais est passée assez inaperçue au milieu de l’affrontement Sanders/Warren vs Delaney/Bullock/Ryan/Hickenlooper. Pas de quoi susciter un regain d’enthousiasme particulier.

 

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